lundi 25 janvier 2021

 

25/01 - LE BOHEMIAN CLUB
AURAIT FERMÉ LE 21 JANVIER. 


 
Washington DC qui a été clôturé à tout jamais. Cette société a été dissoute par Trump.

Le Bohemian Club, créé en 1872 par des journalistes du San Francisco Chronicle et situé à San Francisco en Californie, est l'un des clubs politiques américains les plus fermés du monde. Il regroupe l'élite et des personnes d'influence, il compte quelque 2.000 membres (uniquement des hommes, pour la plupart des Américains, mais aussi quelques Européens et Asiatiques) qui se réunissent tous les ans lors des dernières semaines du mois de juillet au Bohemian Grove.

Alex Jones les dénonce et les filme depuis longtemps
https://www.youtube.com/watch?v=wtSVBTne-KY&ab_channel=theofumar

«Araignées qui tissez, ne venez pas ici.» Ce vers, extrait de la scène 2 du deuxième acte du "Songe d’une nuit d’été" de William Shakespeare, est aussi la devise du club politique le plus fermé du monde : le Bohemian Club.

Il ordonne à ses membres, qui se réunissent chaque été au bord du lac arti­fi­ciel de Bohe­mian Grove, vaste terrain boisé du comté de Sonoma, en Cali­for­nie, d’aban­don­ner leurs soucis et de se lais­ser aller durant deux semaines. Tout comme le rituel du «Bûcher des soucis», qui inau­gure leur réunion et lors duquel une effigie d’en­fant est brûlée au pied d’une statue de hibou, animal emblème du club. Mais ses membres, dont le nombre est estimé à 2.000, figurent parmi les hommes les plus puissants, et les plus conser­va­teurs de la planète. Et beau­coup doutent de leur volonté à cesser de tisser leur toile le temps d’un séjour en forêt. D’au­tant que ce dernier est ponc­tué par de pres­ti­gieuses discus­sions sur les poli­tiques publiques.

L’his­toire du Bohe­mian Club commence en 1872 à San Fran­cisco, et plus préci­sé­ment dans les locaux du San Fran­cisco Chro­nicle, à en croire le fonda­teur de ce jour­nal, Michael Henry de Young. «Le Bohe­mian Club a été lancé dans les bureaux du Chro­nicle par Tommy Newcombe, Suther­land, Dan O’Con­nell, Harry Dam, J.Limon et d’autres employés», affirme-t-il en effet dans une inter­view datant de 1915.

«Les garçons voulaient un endroit où ils pour­raient se retrou­ver après le travail et ils ont pris une chambre dans la rue de Sacra­mento, au-dessous de Kearny. C’était le début du Bohe­mian Club, et cela n’a pas été une béné­dic­tion imma­cu­lée pour le Chro­nicle parce qu’il arri­vait que les garçons y aillent au lieu de se rendre au bureau. Très souvent, lorsque Dan O’Con­nell s’y asseyait pour un bon dîner, il oubliait qu’il avait les poches pleines de notes pour un article impor­tant. »

Mais bien­tôt les dîners ne suffisent plus aux «garçons». Par un beau jour de l’été 1873, plusieurs membres du Bohe­mian Club orga­nisent un pique-nique dans la char­mante petite ville de Sausa­lita, et s’y rendent par la suite à de nombreuses occa­sions. Puis, en 1878, ils découvrent Bohe­mian Grove, alors connu sous le nom de Meeker’s Grove. «Vous tombez dessus soudai­ne­ment», écrit à son sujet le poète Will Irwin en 1908. « Un pas et sa gloire est sur vous. »


Séduit, le Bohe­mian Club loue Meeker’s Grove chaque été tout au long des années 1880, puis l’achète en 1899. Entre-temps, il s’est ouvert aux artistes. Mais aussi aux hommes d’af­faires. Car comme l’écrit un membre dans ses mémoires, «
il était appa­rent que le talent, sans l’argent, ne soutien­drait pas le club», et les fonda­teurs prirent la déci­sion de recru­ter des hommes «qui avaient autant d’argent que de cervelle». Comme l’af­firme le socio­logue George William Domhoff, et «contrai­re­ment à ce qu’on prétend souvent, il ne s’agit pas d’un club d’ar­tistes qui aurait été “repris” plus tard par les riches. Le Bohe­mian Club est un club social d’élite depuis le début et il était consi­déré comme tel par les San-Fran­cis­cains de l’époque.» Ainsi que par les étran­gers : après l’avoir visité en 1882, Oscar Wilde aurait sarcas­tique­ment déclaré que de sa vie il n’avait jamais vu «autant de bohé­miens bien habillés, bien nour­ris, et ressem­blant autant à des hommes d’af­faires». Aujourd’­hui, son siège se trouve à quelques rues du Finan­cial District de San Fran­cisco. C’est un immeuble de six étages en briques qui comporte des salles à manger et de réunion, une salle de bal, un bar, une biblio­thèque, une gale­rie d’art, un théâtre et des chambres d’hôtes, mais aucune salle de sport. Les membres du Bohe­mian Club peuvent néan­moins pous­ser la porte de l’Olym­pic Club voisin s’il leur prend l’en­vie de faire de l’exer­cice. Pour en faire partie, il faut y être invité. «Un membre poten­tiel doit être nommé par au moins deux membres régu­liers du club qui donne­ront des garan­ties sur son carac­tère et décri­ront les quali­tés qui feront de lui un “bon bohé­mien”», précise George William Domhoff. Et pour faire partie du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du Bohe­mian Club, il faut être élu par les autres membres. «N’im­porte qui peut aspi­rer à être président des États-Unis, mais peu ont l’es­poir de deve­nir président du Bohe­mian Club»disait Richard Nixon. Lui-même en a été membre. Comme au moins quatre autres prési­dents des États-Unis.
Théo­dore Roose­velt est devenu membre du Bohe­mian Club en 1901. Herbert Hoover, en 1913. D’après le jour­na­liste Jeffrey Frank, il a toujours «chéri» cette adhé­sion. Et c’est lui qui a invité Richard Nixon à se rendre pour la première fois à Bohe­mian Grove, en 1950. Lui devient membre du club en 1953. Mais contrai­re­ment à son initia­teur, il ne lui conserve pas une affec­tion sans borne toute sa vie durant. «Bohe­mian Grove, où je vais de temps en temps, est l’en­droit le plus sacré­ment pédé que vous puis­siez imagi­ner», peut-on l’en­tendre dire sur l’un des enre­gis­tre­ments qui ont fait explo­ser le scan­dale du Water­gate en 1974. Le comité natio­nal du parti Répu­bli­cain, égale­ment écla­boussé, était d’ailleurs dirigé par un autre membre du club, et un futur président des États-Unis, George H.W. Bush. L’an­née suivante, c’était au tour de Ronald Reagan de rejoindre le club. Comme Richard Nixon, il finira par éviter Bohe­mian Grove, mais seule­ment lors de l’élec­tion prési­den­tielle de 1980, et parce qu’il pensait «être un embar­ras pour [ses] compa­triotes bohé­miens à cause de la surveillance de la presse 24 heures sur 24» selon le livre Reagan : A Life in Letters.

Les prési­dents améri­cains Ronald Reagan et Richard Nixon au Bohe­mian Club
La saillie homo­phobe et gros­sière de Richard Nixon à l’égard du camp d’été du Bohe­mian Club est en partie due au fait qu’au­cune femme, aussi riche ou puis­sante soit-elle, n’en a jamais été membre. Mais en 1986, la Cour d’ap­pel de Cali­for­nie a jugé que le droit des membres du Bohe­mian Club à la liberté d’as­so­cia­tion et à la vie privée ne suffi­sait pas à justi­fier son oppo­si­tion à l’em­bauche de femmes. 
Le bûcher des soucis, à Bohe­mian Grove

En 2011, le Bohe­mian Grove attire l’at­ten­tion du collec­tif d’hack­ti­vistes Anony­mous. «Ces réunions secrètes ne doivent plus être tolé­rées», scande-t-il dans une vidéo postée sur YouTube. «Ces réunions secrètes doivent deve­nir trans­pa­rentes. Nous ne devons plus permettre aux membres du gouver­ne­ment de rencon­trer les PDG de grosses compa­gnies, des mili­taires, des magnats du pétrole et des banques trop grosses pour s’ef­fon­drer sans le consen­te­ment du peuple.»

Notre "sympathique" ex président Giscard D'Estaing qui vient d'être éliminé en faisait partie.

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