mercredi 26 août 2020

26/06 - FRAPPÉ AU VISAGE SUR LA ROUTE DES PLAGES, 
LE CHAUFFEUR DE BUS REPREND LE TRAVAIL 
ACCOMPAGNÉ D'UN COLLÈGUE. 



Un groupe de jeunes s’en était pris, samedi 22 août, à un des chauffeurs de la ligne 633 qui assure le transport du terminus de la ligne 3 de tramway (station Étang de l’Or à Pérols) aux plages de Carnon et La Grande-Motte.
Si tout est revenu à la normale lundi 24 août, dimanche, il était impossible de se rendre à la plage avec la ligne de navettes Hérault Transport. En effet, tous les chauffeurs ont exercé leur droit de retrait individuel pour apporter leur soutien à leur collègue frappé au visage par des jeunes, samedi.

Droit de retrait
En fin d’après-midi, le conducteur assurant la navette des plages entre le terminus de la ligne 3 de tramway (station Étang de l’Or à Pérols) et les plages de Carnon et La Grande-Motte, a été victime d’une agression commise par un groupe de personnes. (quelle origine ? Voyez les passagers de ce bus sur la photo) Ces faits ont eu lieu sur la voie publique à proximité de l’arrêt où était stationné le bus.
Transporté à l’hôpital, le chauffeur en est ressorti après y avoir été soigné pour une blessure à l’arcade sourcilière et de nombreuses contusions. De tels faits ne sont pas isolés d’après Laurent Teissier, responsable syndical : "Nous avons de plus en plus de soucis sur cette ligne. Le chauffeur s’est fait agresser gratuitement par une bande de jeunes de 15-16 ans. Je ne sais pas s’ils étaient de la région ou de l’extérieur".
On ne peut plus faire la moindre remarque
Face à ces situations qui se multiplient, c’est le sentiment d’incompréhension qui domine chez les chauffeurs. "Malheureusement, on en vient à demander à la préfecture des mesures supplémentaires. Il nous faut maintenant des médiateurs ou des vigiles dans les bus".
Une présence plus régulière de la part de la police nationale, notamment aux arrêts, est également souhaitée par le responsable syndical. "Il faut que le lien soit fait, que les chauffeurs soient mieux accompagnés sur ces lignes sensibles".

Marqué physiquement et psychologiquement
Le chauffeur du bus a décidé de reprendre le chemin du travail ce lundi, accompagné par un collègue, sans doute encore marqué physiquement et psychologiquement. "On en vient à redouter qu’il se passe un épisode similaire à celui de Bayonne. On ne peut plus faire la moindre remarque".

Une augmentation des incivilités post-coronavirus
Condamner les faits. Et demander du soutien. Voilà la posture d’Hussein Bourgi, le président d’Hérault Transport. Sur sa page Facebook, il annonce ne "jamais se résigner face à l’insécurité que vivent nos concitoyens tout au long de l’année et singulièrement cet été dans l’Hérault". Il indique aussi réitérer "auprès du préfet de l’Hérault ma demande de renforcer les contrôles autour et dans les transports en commun".
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Fichée S, elle refuse de quitter son voile pour entrer au commissariat de Toulouse
Elle vient d'être condamnée par le tribunal correctionnel de Toulouse. Elle avait violenté et outragé un policier qui lui demande d'ôter son niqab, le voile intégral.

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