dimanche 23 août 2020

23/08 - HÉRAULT : À PALAVAS-LES-FLOTS, 
APRÈS DE VIOLENTES BAGARRES, 
LES COMMERÇANTS EXCÉDÉS MANIFESTENT. 
Coupable le protoxyde d’azote. 



Le danger du protoxyde d’azote
A Palavas-les-Flots et dans tout l'Hérault, la situation est sous tension. Avec un nouveau fléau, la consommation du protoxyde d’azote, le fameux gaz hilarant.
« On n’en peut plus. Palavas, c’est devenu la jungle. On est en danger. » Les 6000 habitants de Palavas-les-Flots craquent. Depuis la fin du confinement, les incivilités se multiplient dans la ville. Vendredi dernier, le collectif « Tout n’est pas permis à Palavas ! », qui se veut détaché de toute appartenance politique, a organisé une marche pacifique contre « la délinquance, la racaille et l’insécurité ». Pendant que les touristes prennent l’apéro dans les bars ou sortent de la plage, plusieurs centaines de personnes se sont réunis à 19h devant la Police municipale. Coco et Jules, 23 ans et 17 ans, fils de pêcheur, expliquent « On ne reconnait plus notre village.« La nouvelle mode, c’est le protoxyde d’azote. On retrouve les capsules métalliques partout par terre. La semaine dernière, cinq jeunes dans une voiture en ont consommé, en pleine conduite sur une départementale et ont fini dans l’eau. Par chance, ils ont tous réussi à s’échapper de la voiture et à sortir de l’eau. Pourtant, un arrêté municipal interdit la détention et la consommation de gaz hilarant sur la voie publique. » Pour empêcher les rodéos sauvages, la mairie de Palavas a installé plusieurs dizaines barrières de rues et la vitesse a été limitée à 30 km/h dans toute la ville.

Les commerçants de la station héraultaise ont manifesté et organisé une opération "ville morte", dans la soirée du vendredi 21 août, après de nouveaux incidents avec des jeunes issus de la banlieue parisienne.
La situation reste explosive à Palavas-les-Flots. Dix jours après une manifestation de commerçants et de riverains en colère, de nouveaux incidents se sont produits vendredi 22 août dans la station héraultaise.
Selon divers témoins, plusieurs bagarres ont éclaté sur la rive gauche du Lez, rue Saint-Roch, entre des jeunes vacanciers issus de la banlieue parisienne et certains commerçants dans une ambiance surchauffée.

Un policier aurait été frappé
La police municipale a eu beaucoup de mal à rétablir le calme malgré la venue sur place du maire Christian Jeanjean. Un policier aurait été frappé. Très remontés, tous les commerçants ont baissé le rideau en fin d’après-midi et manifesté une nouvelle fois dans les rues et devant le poste de la police pour dénoncer cet "abandon" des pouvoirs publics. Vendredi soir, ils ont organisé une opération ville morte.
Depuis juin, la station palavasienne est le théâtre de graves incidents et de "run" sur le front de mer, le long de l’avenue du Saint-Maurice. Un jeune de 13 ans avait également été poignardé au Luna Park


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