mercredi 9 octobre 2019

09/10 - EXTINCTION REBELLION. LA DIFFÉRENCE 
ENTRE LA BRANCHE FRANÇAISE 
ET CELLE DE GB ET DES USA.  



Après la fraternité retrouvée dans les rangs des Gilets Jaunes dans la crainte permanente d'être chargés, il a été possible de se poser, d'échanger, de rire, de partager hier au centre de Paris. La voici enfin notre jeunesse. Pour ceux qui désespèrent, allez constater qu'il y a en encore qui désirent se battre pour retrouver le Paradis perdu. Quelle bonheur de converser avec eux, d’échanger des sourires de connivence avec tous et avec les passant charmés de ce spectacle bon enfant. Il nous faut occuper nos rue, nos parcs, nos cafés...
Mais c'est tout de même curieux que les GJ soient persécutés dans des défilés déclarés alors qu'il laissent cette manifestation s'installer sur la Place du Châtelet et que la maire de Paris applaudisse!

Deux semaines d'actions coups de poing dans le monde
De Sydney à Londres en passant par Berlin, les militants écologistes d'Extinction Rebellion ont lancé lundi deux semaines d'actions coups de poing dans le monde pour dénoncer l'inaction "criminelle" des gouvernements face à la crise climatique, entraînant des dizaines d'arrestations.

En France après le blocage du centre commercial Italie 2, les manifestants se sont installées sur la place du Châtelet située à cheval sur le 1ᵉʳ et le 4ᵉ arrondissement de Paris, au bord de la Seine, à l'entrée du pont au Change. 

Le pont au Change

Certains qui avaient peur de rejoindre les rangs de Gilets Jaunes, suite aux mensonges des merdias les concernant ou qui avaient peur de subir les violences de la police à Macron ont rejoint leurs rangs. 
En France, en juin, lors d'une action de blocage d'un autre pont à Paris, des membres de XR avaient été délogés par les forces de l'ordre avec notamment l'utilisation à bout portant de gaz lacrymogènes. Les images, abondamment partagées, avaient conduit à l'ouverture d'une enquête. 

Samedi soir, les autorités avaient également tenté de déloger les militants d'Extinction Rebellion qui avaient investi plusieurs heures auparavant le centre commercial Italie 2. Elles avaient renoncé, avant que les manifestants ne quittent les lieux dimanche aux aurores. 

Depuis leur arrivée place du Châtelet, les militants ont multiplié les prises de parole, lors d'"assemblées citoyennes", annonçant leur intention de rester sur place jusqu'à mercredi. 
------------------------------------------
Maxime Nicolle* est très méfiant quant à ce mouvement, ce qui n'est pas le cas de Jérôme Rodriguez ni le mien. Je suis allée me promener parmi eux et discuter et mon ressenti et très positif ainsi que celui des curieux qui ont fait la même démarche que moi malgré la pluie.
Ce qui sont à la base de ce mouvement et veulent nous tromper une fois de plus avec leur réchauffement climatique et veulent nous pousser vers une écologie industrielle pourraient bien être pris à leur jeu, car à la vue de ces jeunes qui vivent comme les habitants de la ZAD de Notre Dame des Landes en plein Paris, donnent l'envie aux passants de quitter le système et de vivre dans une ambiance aussi fraternelle et joyeuse.
Ici une FlashMob qui a fait la joie des soixante-huitards, avec la bonne odeur de la paille humide et en face du sympathique café "Le Mistral" qui sert de vraies frites avec de la vraie mayonnaise. 
Pour ma part, j'avais envie de danser "Singing in the rain"



Vidéo de Maxime qui, je l'espère, se trompe cette fois, mais je le comprends, il s'est tant démené pour réveiller ceux qui ont été endormis tout en subissant tant de pression.
Si Maxime, les forces de l'ordre sont intervenues, ils ont gazé comme ils ont pu, mais la détermination des manifestant et leur organisation était plus forte.
---------------------------------------------
**L'AVIS DE JÉRÔME RODRIGUEZ qui était au blocage du centre commercial Italie 2. Il faut être parmi ces jeunes pour juger. 
Occupation du centre commercial Italie 2 : Victoire de la rébellion
---------------------------------------------
EXTINCTION REBELLION : QUAND DES MILLIONNAIRES FINANCENT LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE POUR LE CLIMAT
Les militants d'Extinction Rebellion ont reçu un soutien de poids. Plusieurs investisseurs et philanthropes américains viennent de créer un fonds pour soutenir la désobéissance civile sur le climat. Un don de près de 550.000 euros a été effectué. Si aux États-Unis et au Royaume-Uni le mouvement se réjouit de ses nouveaux investissements, en France, on hésite encore à accepter une partie de la somme de peur de ternir son image.
A son actif :
Décrochage du portrait du Président dans les mairies, chaîne humaine et chorégraphie pour dénoncer les impacts de la fast fashion devant H & M, rassemblement contre les marées vertes… Le mouvement Extinction Rebellion a débarqué en France il y a seulement cinq mois, mais ses actions ont déjà marqué les esprits. La désobéissance civile trouve de plus en plus d’adeptes dans le cercle des militants écologistes. Elle est même devenue une nouvelle arme pour se faire entendre. "Les manifs ça ne suffit pas, il faut passer à l’action"témoignait en avril pour Novethic Nestor, un des militants.
En juillet, plusieurs investisseurs et philanthropes américains ont décidé de créer le Climate Emergency Fund. "Le Fonds d’urgence pour le climat a été créé pour soutenir les activistes et les organisations travaillant individuellement pour sensibiliser le public à la menace du changement climatique et pour exiger des actions de la part de nos dirigeants", décrivent les initiateurs. "Les fondateurs ont été inspirés par des groupes tels qu’Extinction Rebellion, qui a récemment organisé une grande manifestation au centre de Londres, poussant le parlement britannique à déclarer une urgence climatique", ajoutent-ils.

"Nous sommes tous dans le même bateau"
Le 12 juillet, le fonds a ainsi réalisé un don de près de 550.000 euros à Extinction Rebellion US et aux mouvements de grève pour le climat. Parmi les donateurs, Trevor Neilson, pour qui cette somme n’est qu’une première étape. Cet investisseur américain a été une des victimes des incendies de Californie provoqués par le réchauffement climatique. "Ma femme, mon fils de deux ans et mon chien ont sauté dans la voiture avec quelques photos de famille et se sont joints à plus de 250.000 autres personnes lors d’une évacuation de masse, une file de voitures poursuivies par un nuage de fumée apocalyptique et le plus grand incendie de l’histoire de Los Angeles", raconte-t-il. Cette expérience aura eu l’effet de déclic. À ses côtés, Rory Kennedy, la fille de Robert Kennedy, ou encore Aileen Getty, riche héritière d’une famille de pétroliers.
Cette initiative est "un signe que nous arrivons à un point critique", réagit un porte-parole d’Extinction Rebellion UK dans les colonnes du Guardian. "Dans le passé, la philanthropie a souvent été consacrée à des intérêts personnels, mais maintenant, les gens se rendent compte que nous sommes tous dans le même bateau et qu’ils mettent leur argent en avant pour notre bien-être collectif".

Peur de ternir l'image du mouvement  
Mais au sein de ce mouvement international, quelques critiques se font entendre. Si les groupes américain et britannique ont accepté le don, en France, les militants hésitent. "Extinction Rebellion nous a proposé 50.000 euros venant de ce fonds pour financer la rébellion internationale qui débutera le 7 octobre. Nous sommes en train de discuter pour savoir si l’on accepte ou pas", explique un membre du collectif français. Certains militants craignent que le financement par des investisseurs privés de leurs actions ne ternisse l'image du mouvement. 
Certaines entreprises, à leur échelle, ont aussi décidé de "faciliter l’activisme pour le climat" de leurs salariés. Ainsi le moteur de recherche éthique et écologique Ecosia s’est engagé à soutenir ses employés qui participent à des actions de désobéissance civile pacifique, même pendant leur temps de travail. De même, si un employé est incarcéré en raison de son militantisme, le temps d’emprisonnement sera considéré comme du travail et les frais d’avocats et d’arrestation seront réglés par Ecosia. "J’espère que notre nouvelle politique relative aux congés climatiques encouragera d’autres entreprises à changer", écrit Christian Kroll, PDG de l'entreprise. 
Marina Fabre, @fabre_marina



------------------------------------------


Paris doit redevenir vraiment, la plus belle ville du monde, propre et festive, c'est possible en votant en masse pour le forain Marcel Campion, le forain qui nous a donné l'occasion de profiter de la grande roue en bas des Champs Elysée pendant que la diablesse Anne Hidalgo*, mairede Paris lui pourrissait la vie.
Si Marcel Campion devient maire de Paris, notre ville pourra redevenir festive, et propre, écolo... Mais les médias n'en parlent pas
Paris en colère* Bientôt libéré ? Libérons paris avec Marcel Campion. Campion

Le livre que tous les parisiens doivent lire, se passer de main en main pour ensuite comprendre qu'il faut qu'ils votent pour Campion, un Homme fort et hors système.


----------------------------------------------------------------------------------------
Un autre avis sur ce mouvement et sur Greta Thunberg:

GRETA THUNBERG, GILETS JAUNES ET GROS CO******
À priori, rien de commun entre Greta Thunberg et les Gilets Jaunes. Et pourtant les éditocrates insultent autant l'une que les autres. Serait-ce parce qu’elle aussi, à sa manière, menace l’oligarchie ?
---------------------------------------------
QUELQUES REMARQUES SUR GRETA THUNBERG ET EXTINCTION REBELLION. Greta nous vend un capitalisme vert.
par Nicolas Casaux
Nombreux sont ceux qui ont lu un article ou vu une vidéo au sujet de la jeune suédoise Greta Thunberg. Rares sont ceux qui ont entendu parler de « We Don’t Have Time », la startup suédoise ayant orchestré son succès médiatique. En effet, les premières photos de Greta Thunberg qui ont circulé sur internet ont été prises par Mårten Thorslund, responsable marketing et développement durable de We Don’t Have Time.
Selon ses propres termes, « We Don’t Have Time est un mouvement et une startup de la tech qui compte utiliser le pouvoir des réseaux sociaux pour responsabiliser les dirigeants et les entreprises vis-à-vis du changement climatique. » Startup qui compte Greta Thunberg parmi ses deux « conseillères spéciale jeunesse » [mise à jour : entretemps, Greta Thunberg s’est séparée de la startup en question. Ingmar Rentzhog, un des principaux fondateurs de l’entreprise We Don’t Have Time, est aussi le fondateur de l’entreprise suédoise de conseil en communication Laika, spécialisée dans le conseil d’entreprises financières ; Laika a récemment été rachetée par la plateforme de crowdfunding suédoise FundedByMe (une entreprise qui possède des bureaux en Malaisie et à Singapour), qui a alors recruté Rentzhog dans son conseil d’administration. Ingmar Rentzhog est aussi membre du think tank Global Utmaning (Défi Mondial, en français) depuis le 24 mai 2018. En outre, il a été formé par l’ONG de l’ex vice-président états-unien Al Gore* « The Climate Reality Project ». Organisation qui « a pour but de former des individus souhaitant contribuer à la sensibilisation générale sur le sujet du réchauffement climatique, en fournissant les outils, le réseautage et les compétences de communication oratoires nécessaires afin de captiver un public et par conséquent, parvenir à introduire des actions concrètes de changements comportementaux ».
Al Gore qui est un modèle particulièrement important pour la jeune Greta Thunberg qui, d’ailleurs, ne sort pas de nulle part. Sa mère, Malena Ernman, est une célèbre chanteuse d’opéra suédoise et une des héroïnes de l’année 2017, désignée par le WWF, son père, Svante Thunberg, est un acteur suédois, et son grand-père, Olof Thunberg, est aussi un acteur et réalisateur suédois.

Greta Thunberg et Al Gore
« We Don’t Have Time » a publié, le 25 janvier, une « Déclaration sur la neutralité carbone nordique » dans laquelle figurent tous les avatars du capitalisme et de l’industrialisme verts, y compris « l’économie circulaire », le « biomimétisme », les « technologies à zéro émission », les énergies dites « vertes » ou « renouvelables », la « finance verte », les « contrats verts », la création « d’incitatifs » afin que « le secteur privé » agisse vis-à-vis du changement climatique, les « biocombustibles et carburants renouvelables », la « foresterie soutenable », les « technologies de Capture et Stockage du Carbone (CCS) », de « Capture et Utilisation du Carbone (CUS) », de « Capture du Carbone et de Minéralisation (CCM) », de « bioénergies avec CCS », etc.
La mère de Greta est signataire, aux côtés d’Ingmar Rentzog, d’un plaidoyer en faveur d’une transition écologique « attractive, profitable et rapide » vers « une économie à faible émission de carbone » : « Bien que la plupart des changements requis soient à la fois possibles et profitables, de vigoureuses campagnes politiques sont essentielles pour ajuster les prix, les taxes et les régulations de manière à ce que la transition vers une société soutenable soit attractive, profitable et rapide. » Ils rejoignent ainsi parfaitement la position d’Al Gore, exprimée, par exemple, dans une tribune publiée dans le Financial Times du 27 juillet 2014, coécrite avec David Blood, ancien dirigeant de Goldman Sachs :
« Ces temps-ci sont cruciaux pour les investisseurs. C’est au cours des dix prochaines années que nous devons accélérer urgemment la transition vers une économie à faible émission de carbone. Nous pensons que le capitalisme court le risque de s’écrouler. En conséquence, le commerce, qui a été assez timide par le passé en ce qui concerne la mécanique de l’investissement dans la soutenabilité, s’apprête à augmenter sa visibilité. Nous devons y aller à fond. Nous allons devenir plus agressif parce que nous n’avons pas le choix. »
La surmédiatisation fulgurante de Greta Thunberg s’inscrit dans la campagne de propagande organisée par les promoteurs du capitalisme vert.

*Al Gore et l'arnaque du réchauffement climatique.

«Il n'y a pas de fonte des pôles»,  selon un expert sur les changements climatiques. 

Greta et les médias de masse
En ce qui concerne le discours de Greta en lui-même. Il est assez clair (et clairement confus). Si elle semble fustiger l’idée d’une « croissance verte », elle tient cependant un discours qu’on pourrait entendre dans la bouche de beaucoup de promoteurs du « développement durable », et même du « développement » tout court, cette vieille croyance occidentalecomme dirait Gilbert Ristqui n’est rien d’autre que l’industrialisme. Ainsi que l’écrit Thierry Sallantin dans un article que je vous recommande vivement :
« Rien de changé depuis les temps coloniaux. L’Occident fixe les règles du jeu. Un jeu qui s’appelle « le développement » depuis la Résolution 198–3 de l’ONU du 4 décembre 1948. Il fallait après la guerre trouver une expression plus élégante que « pays arriérés » encore très utilisée. Le Président Truman choisira les mots « pays développés » et « pays sous-développés » dans son discours du 20 janvier 1949 en précisant : « Plus de la moitié de la population du monde vit dans des conditions proches de la misère […] ; sa vie économique est primitive et stagnante ». Puis on remplacera « pays sous-développés » par « pays en voie de développement » sans même saisir l’outrecuidance extraordinaire de cette dernière expression : ces pays n’ont même pas le droit de décider en toute liberté de leur avenir, l’Occident définit d’emblée leur destin, c’est le développement ou rien ! Pas question d’envisager par exemple la stabilité, ou de trouver en eux-mêmes, en étant fiers de leur propre histoire, leur propre culture, les clés de la vie épanouie et agréable, sans tenir compte de ce qui se fait ailleurs, par exemple en Europe ! Et ce développement obligatoire, en plus, les occidentaux veulent désormais le faire « durer », le rendre « durable » pour reprendre le pire mot choisi par certains pour traduire sustainable, alors que la seule urgence, au vu de la dégradation accélérée des équilibres écologiques est d’arrêter le développement. Il est absolument insoutenable. Il ne faut pas simplement changer de « mode de développement », il faut carrément se débarrasser du développement, donc surtout pas le rendre « durable ». Les races supérieures, les civilisés, les développés doivent cesser d’inculquer au reste du monde leur mode de vie suicidaire qui nous précipite tout droit dans le mur des échéances écologiques, le mur de l’épuisement des ressources non renouvelables liquides, gazeuses ou minérales, le mur de létalité des pollutions de l’air, de l’eau, de l’alimentation, les plus graves étant la pollution. Il faut cesser de croire à notre supériorité, arrêter de croire que nous sommes « en avance », arrêter de définir nous-mêmes le sens de l’histoire, de pratiquer le « vol de l’histoire » pour reprendre le titre de l’ouvrage de Jack Goody (Gallimard 2010). »
Lorsque Greta Thunberg affirme, dans sa présentation TED, qu’il faudrait que « les pays plus pauvres » améliorent « leur standard de vie en construisant certaines des infrastructures que nous avons déjà construites, telles que routes, écoles, hôpitaux, eau potable, électricité, etc. », elle promeut à son tour l’idéologie du développement, l’industrialisation du monde. Elle ne s’oppose pas au modèle que constitue le système dominant, elle souhaite son universalisation. Au passage, on rappellera qu’il y avait bien plus d’eau potable avant l’industrialisation du monde, et qu’il y en a de moins en moins précisément à cause d’elle. On rappellera aussi qu’il existait auparavant autant de manières d’éduquer les enfants que de cultures humaines différentes, que la scolarité industrielle est une nuisance et un outil de contrôle social au service des dirigeants des sociétés industrielles, que la construction des infrastructures qu’elle souhaite voir partout implique une société de masse, hiérarchisée, coercitive, bureaucratique, à l’image de nos sociétés industrielles.
Ainsi que l’écrivait déjà François Partant dans La fin du développement – Naissance d’une alternative ? (publié en 1982) :
« Quant aux nations développées, elles se sont découvert une nouvelle mission : aider le tiers monde à avancer sur cette voie du développement […] qui n’est rien d’autre que celle que les Occidentaux prétendent indiquer au reste de l’humanité depuis des siècles. Ainsi la société occidentale persiste-t-elle à penser qu’elle incarne l’avenir de toutes les sociétés. Sa mission civilisatrice s’est transformée en une mission d’aide. »
Et pourtant :
« L’idée que le tiers monde peut et doit se développer comme les pays qui passent pour l’être est parfaitement absurde. L’idée qu’on peut et doit l’y aider l’est tout autant. Mais ces deux idées sont profondément enracinées dans l’opinion. En effet, elles font désormais partie de l’idéologie propre à la société occidentale, idéologie qui comporte beaucoup d’idées fausses et de croyances non fondées, toutes indispensables à la justification de cette société et à la légitimation de ses entreprises. »
En effet l’entreprise consistant à apporter la modernité industrielle (routes, écoles, hôpitaux, etc.) à toutes les populations du monde, en plus de relever d’une mentalité coloniale, est fondamentalement insoutenable. Ce mode de vie, qui est déjà le nôtre, n’est ni viable ni démocratique, ni même satisfaisant (à en juger par les consommations d’antidépresseurs et de psychotropes en tous genres dans les pays riches). Ainsi que le suggérait Illich dans l’introduction de La convivialité, il serait infiniment plus souhaitable, plus intelligent, d’aider (ou de laisser faire) ceux qui « le peuvent encore » à « éviter de traverser l’âge industriel », en choisissant « dès à présent un mode de production fondé sur un équilibre postindustriel — celui-là même auquel les nations surindustrialisées vont être acculées par la menace du chaos. » Autrement dit, ce qui est souhaitable, ce n’est pas que tous les pays du monde se hissent au niveau d’industrialisation du nôtre, mais que toutes les populations du monde parviennent à élaborer des modes de vie et des cultures véritablement soutenables et démocratiques — et donc basés sur des technologies démocratiques, des technologies douces, ou « basses technologies » — dans le cadre des territoires écologiques qui sont les leurs.
S’il s’agit de ce que Greta Thunberg voulait dire en parlant de construire des routes, des hôpitaux, etc., dans les pays pauvres, formidable, mais tout porte à croire qu’elle tenait simplement un discours industrialiste classique. Notamment parce qu’à la fin de son discours, elle énonce ce qui, à ses yeux, constitue la solution pour éviter le désastre climatique et rendre soutenable la société industrielle, à savoir les « panneaux solaires, éoliennes, économie circulaire, etc. ». Elle constate cependant que ces « solutions » ne sont pas implémentées suffisamment rapidement et qu’il faut agir vite, et vite construire tout plein de panneaux solaires, d’éoliennes, de centrales à biomasses, bref, qu’il faut que les industries des énergies dites « vertes » se développent en urgence, mais aussi que les industries des combustibles fossiles cessent immédiatement leurs activités. Ce qui est à la fois contradictoire — les industries des énergies dites « vertes » dépendent toutes intégralement et nécessairement des combustibles fossiles — et indésirable. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, les industries des énergies dites « vertes » impliquent toutes leur lot de pollutions et de destructions environnementales (voir ici, ou encore ). Sans compter que les barrages génèrent des émissions massives de gaz à effet de serre (de méthane), de même que les centrales à biomasse (sachant qu’il s’agit des deux sources d’énergie dite « renouvelable » dominantes). Les technologies modernes, les hautes technologies, dont font partie les technologies de production d’énergie dite « verte » et les technologies dites « vertes » en général, requièrent une organisation sociale établie à l’échelle planétaire (pour l’obtention des différentes matières premières, notamment), nécessairement hiérarchique et coercitive (il faut bien faire en sorte que certains travaillent dans les mines, d’autres dans les usines de traitement des matières premières, d’autres dans les usines d’assemblage des composants, conçus par une classe d’ingénieurs, etc.) ; en d’autres termes, une organisation sociale non démocratique. Outre que l’énergie faussement « verte » produite par ces industries des « renouvelables » alimente les mêmes choses foncièrement anti-écologiques qu’alimentaient déjà les énergies non « vertes » (panneaux solaires sur les toits d’usines, éoliennes pour alimenter en électricité des smartphones, téléviseurs, ordinateurs, réfrigérateurs, tablettes, chaines Hi-Fi, etc., dont les productions sont autant de catastrophes environnementales et sociales). Une société industrielle — qui plus est hautement technologique — verte, soutenable, ou propre, ça n’existe pas. De même qu’une société de masse démocratique — un autre oxymore. Quant à l’économie circulaire et aux autres nouveaux concepts économiques géniaux censés nous permettre de régler tous nos problèmes, ils sont autant de chimères. Selon toute logique, seule une sortie complète du capitalisme et de la société industrielle pourrait mettre un terme au désastre socioécologique en cours, ce qu’aucun d’entre eux ne proposent. Au contraire puisqu’ils vont souvent de pair avec différentes déclinaisons du capitalisme (qui un « capitalisme humain », qui un « capitalisme naturel » et qui un « capitalisme propre », entre autres), qu’ils ne proposent en réalité que différentes variantes de la vieille mystification du « développement durable[1] ». Ce qui m’amène à Extinction Rebellion.

Extinction Rebellion
S’il est encourageant de constater que certains sont prêts à entreprendre diverses actions de désobéissance civile, d’occupations, de sabotages, etc., afin d’entraver le statu quo, de s’attaquer sérieusement aux problèmes socioécologiques actuels, le groupe britannique, à l’origine du mouvement, pose problème pour plusieurs raisons. Et d’abord parce que parmi ses objectifs officiels figure l’illusoire établissement d’une économie neutre en carbone, notamment au moyen du développement des mal nommées industries des énergies dites « vertes » ou « renouvelables » ou « propres » (ils rejoignent ainsi les aspirations de Greta Thunberg, qui leur a apporté son soutien, mais aussi celles d’Al Gore et de tous les promoteurs du « Green New Deal », ce plan de verdissement de la société industrielle capitaliste). On n’y trouve, en revanche, aucune contestation ni de l’industrialisme, ni du capitalisme, ni de la mondialisation économique. On retrouve en effet, parmi leurs objectifs officiels, le fait de faire en sorte « que le gouvernement travaille aux côtés des médias pour expliquer l’urgence du changement et ce que doivent faire les individus, les communautés et les entreprises » et, afin de parvenir à une économie neutre en carbone d’ici 2025, de faire en sorte que le « gouvernement coopère internationalement afin que l’économie mondialisée ne consomme pas plus que la moitié des ressources que la planète produit chaque année ». Une telle formulation semble même suggérer le soutien d’une technocratie mondialisée — celle qui existe déjà. Par ailleurs, ils colportent et s’appuient sur (deuxième point de leurs « principes et valeurs ») le mythe selon lequel « il suffit que 3,5 % d’une population soit mobilisée pour qu’une lutte non violente » triomphe. Cela dit, ils diffèrent des partisans du Green New Deal en ce qu’ils appellent à la création d’une « assemblée citoyenne chargée de décider des mesures à mettre en place pour atteindre ces objectifs », et insistent davantage sur la nécessité de « démanteler les hiérarchies de pouvoir ». Si le « démantèlement des hiérarchies de pouvoir » est très souhaitable, il est aussi incompatible avec le maintien de la société industrielle et de la société de masse. Encore une fois, l’établissement d’une stratification sociale et de hiérarchies est nécessaire pour organiser la société de masse et l’industrialisme. Il est contradictoire, d’un côté, d’appeler au développement massif des industries des énergies dites « vertes » ou « propres » et, de l’autre, d’appeler au « démantèlement des hiérarchies de pouvoir » (il est également contradictoire de souhaiter l’arrêt des industries des combustibles fossiles tout en demandant le développement massif des industries des énergies « renouvelables », sachant que les secondes dépendent intégralement des premières). En cela, le mouvement Extinction Rebellion britannique rejoint la longue liste des organisations écologistes qui croient en — et militent pour — l’avènement d’une civilisation industrielle verte et démocratique, d’une modernité (dans le sens du monde moderne et des types de technologies et d’infrastructures qui le caractérisent) verte et démocratique. Un membre de la branche britannique l’explique clairement dans une interview : ils souhaitent « créer une mobilisation de masse façon Seconde Guerre mondiale afin de résoudre la crise aux moyens d’investissements massifs dans les renouvelables, d’un aménagement territorial et du plein emploi dans le développement d’une société soutenable. »

Dans l’ensemble, les aspirations de la branche britannique d’Extinction Rebellion se rapprochent de celles de Naomi Klein, qui a d’ailleurs déclaré les soutenir. Naomi Klein qui fait actuellement la promotion des illusions vertes pour l’ONG fondée grâce à l’argent des Rockefeller (350.org), et qui affirme sans ambages : « Mais je n’ai jamais dit que nous devrions “tuer”, ou “abandonner” ou “démanteler” le capitalisme afin de combattre le changement climatique. Et je n’ai certainement jamais dit que nous devrions faire cela avant tout. D’ailleurs, je dis exactement l’inverse dès le début du livre (page 25 [de son livre Tout peut changer]), précisément parce qu’il serait dangereux d’affirmer une telle chose. » Naomi Klein dont le livre Tout peut changer témoigne clairement de son choix de participer — désormais, du moins, peut-être qu’à l’époque de ses premiers livres, elle pensait autrement : en effet, en moins de dix ans ses fréquentations se sont inversées, elle est passée du sous-commandant Marcos à Angel Gurria, l’ennemi juré des zapatistes — à la promotion du mythe d’une société industrielle verte et démocratique.
Naomi Klein, son livre de 2013 - "La Stratégie Du Choc - La Montée D'un Capitalisme Du Désastre"  

On notera également au passage qu’Extinction Rebellion reçoit le soutien de Noam Chomsky. Seulement, si Chomsky propose de très bonnes analyses, entre autres, de l’impérialisme, de la propagande et du système médiatique, sa perspective écologiste est très mauvaise. Ainsi Chomsky considère-t-il que « la technologie est neutre » et que « la seule chose qui puisse résoudre les problèmes environnementaux actuels c’est la technologie de pointe », les hautes technologies.
Il parle peut-être de l'énergie libre de Nicolas Tesla et de celle de Mr Keshe, non polluantes
Ces soutiens de célèbres intellectuels très respectés à gauche expliquent pourquoi Extinction Rebellion a bénéficié d’une certaine promotion dans les médias de masse (du New York Times au Guardian et au Monde). Sa promotion dans le Guardian (l’équivalent britannique de notre journal Le Monde) est d’ailleurs liée au fait que George Monbiot, un de ses chroniqueurs et un des écologistes les plus connus du Royaume-Uni (ardent promoteur de l’énergie nucléaire et du mythe d’une société industrielle verte et démocratique), soutient le mouvement.

Entreprendre des actions de désobéissance civile, de sabotage, d’occupations, se rebeller, oui ! Mais pas pour demander aux États de subventionner massivement certains secteurs industriels (les énergies dites « vertes ») plutôt que d’autres. Les objectifs de la branche britannique d’Extinction Rebellion, qui a donné naissance au mouvement, ne correspondent pas à ceux d’un mouvement de résistance souhaitant sérieusement s’attaquer aux problèmes socioécologiques de notre temps. La branche britannique d’Extinction Rebellion semble plutôt s’inscrire dans la veine des GONGE (les Grandes Organisations Non Gouvernementales Écologistes), de Greenpeace et 350.org, par exemple, avec lesquelles elle collabore, c’est-à-dire dans la mouvance qui promeut plus ou moins naïvement tout un tas d’illusions vertes (ainsi que le chercheur Ozzie Zehner qualifie les technosolutions des énergies dites « renouvelables »), l’idée d’une civilisation industrielle écolodurable.
En ce qui concerne la branche française du mouvement, on peut lire, dans un article du journal Le Monde : « Dans les conversations en ligne, les “rebelles”, sous pseudos, débattent pour savoir si le mouvement est anticapitaliste, quelle convergence est possible avec les “gilets jaunes” ou comment “faire bouger les lycées”. » Le mouvement, du moins le mouvement français, ne semble donc pas — encore — partager de diagnostic clair de la situation, et n’a pas encore défini ses objectifs. On peut donc espérer que les différentes branches locales du mouvement, dont la branche française, s’affranchiront des objectifs douteux voire mauvais de la branche principale en adoptant une ligne résolument anticapitaliste et anti-industrielle, ou anti-civilisation.
Face au désastre social et écologique en cours, l’envie d’agir est une chose incroyablement précieuse. Pour autant, devrait-on se précipiter sur les premières initiatives proposées ? Non, bien sûr. Si les branches britannique et états-unienne du mouvement semblent décidées à embrasser l’écologisme dominant, celui du «  développement durable  », des énergies dites «  renouvelables  », de l’économie circulaire et tutti quanti, les autres branches, y compris la française, peuvent et devraient suivre un autre chemin. Nous serons probablement d’accord sur les points suivants :
La civilisation industrielle détruit le monde naturel aussi sûrement qu’elle implique l’exploitation de l’humain par l’humain. Et tout indique que cela va continuer.
Nous devons faire notre possible pour mettre un terme à cette situation.
Nous ajoutons à ce constat une critique des fausses solutions de l’écologisme dominant, qui tente, ainsi que l’écrit Yves-Marie Abraham, «  de nous convaincre que cette civilisation a encore un bel avenir devant elle pourvu seulement que nous fassions preuve d’un peu de bonne volonté écocitoyenne et que nous gardions confiance dans les progrès de la technique. Ces promesses, dont les formes les plus raffinées se nomment “développement durable”, “croissance verte” ou “économie circulaire”, ne sont pas seulement fallacieuses. Elles sont aussi dangereuses parce que rassurantes.  »
Ce qui nous place dans une situation autrement plus difficile et compliquée. Car il ne s’agit pas, pour sauver la situation, de persuader les dirigeants d’investir massivement dans les énergies «  vertes  », ni d’entreprendre un chantier massif visant à mettre aux normes HQE, BBC, ou THPE l’ensemble des bâtiments de France, afin d’essayer de rendre écologique et démocratique la civilisation industrielle. Elle ne le sera jamais. Elle ne peut l’être. Il s’agit d’arrêter la civilisation industrielle. Ce qui implique de construire un véritable mouvement de résistance fondé sur une véritable culture de résistance. Pour cela, nous pouvons nous inspirer des mouvements de résistance du passé, de leurs échecs et de leurs triomphes. En outre, ainsi que DGR le formule : «  Toute stratégie dont l’objectif est un futur viable devrait également inclure un appel à l’édification de démocraties directes basées sur le respect des droits humains et sur des cultures matériellement soutenables.  »
Le livre "Deep Green Resistance" publié aux Éditions Libre, discute tout cela plus en détail. Nous avons eu l’occasion d’en parler avec plusieurs membres de la branche française qui semblent d’accord avec cette analyse. Et aux autres : puissiez-vous prendre ces quelques remarques comme une invitation plus que comme une critique. Peut-être aurons-nous l’occasion d’échanger de vive voix.
Nicolas Casaux
P.S. : Je tiens à rappeler que le fait d’exposer ce que j’expose ici ne signifie pas que tous les impacts de la médiatisation de Greta sont fatalement mauvais, nuisibles. La situation est complexe. Il est tout à fait possible que la médiatisation de Greta puisse avoir quelques effets positifs ci et là, sur X ou Y catégorie de personnes. Il est aussi sûrement possible d’utiliser sa médiatisation à notre avantage (à l’avantage de ceux qui comprennent qu’une société industrielle verte et démocratique ça n’existe pas). Si je publie ça, c’est entre autres choses parce qu’il est important de savoir ce qui se passe en coulisses, de comprendre l’objectif de ceux qui ont coopté le mouvement écologiste il y a longtemps déjà et qui continuent de le dominer, de l’orienter, de l’influencer.)
-------------------------------------------------
Voyez le monde de demain où tout sera recyclé et produit pas des machines, épargnant des tâches pénibles et répétitives aux hommes, leur permettant de s'adonner à leurs passions.
Le projet Venus





Toilettes sèches, écolo
Le village improvisé, avec en Fond la mairie de Paris

La tour de garde pour voir arriver l'ennemi

Le très sympatrique gardien du jardin du Châtelet


-----------------------------
Pour ceux qui aiment sortir "autrement", dans une ambiance familiale

"Malgré les turbulences du monde, notre fureur de vivre n'est pas entamée !" Une famille Nomade qui montre le plus beau de sa Culture tzigane !

Cirque Tzigane Romanès : Les Nomades arrivent !
Près de la Porte Maillot, se dresse le chapiteau du cirque Romanès. Dans ce cirque tzigane, pas de lions en cage, mais de la poésie en liberté, des acrobaties à couper le souffle et des danses gitanes.
Dans un petit village à l'intérieur de l'ancienne caserne de Reuilly

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire