lundi 11 mars 2019

11/03 -  ALTERCATION ENTRE FRANÇOIS RUFFIN 
ET LES DÉPUTÉS MACRONISTES. 

RUFFIN a son franc parler et fait son chemin. Il est journaliste et on le voit toujours sur le terrain dans les usines s'intéresser à la vie des ouvriers. Il lutait pour eux bien avant les GJ.

Son plus beau discours :
François Ruffin porte un maillot de foot à l'Assemblée National pour soutenir le sport amateur
Il a du payer une amende pour avoir porté un maillot de foot à l'Assemblée Nationale alors qu'il a demandé à ne toucher que le SMIC comme salaire de député.
L'envie d'avoir envie est un message fort à notre jeunesse blasée.
Les fans de Jojo ont chanté cette magnifique chanson hier sur le parvis de l'église de la Madeleine, parcours des GJ.
L'envie - Johnny Hallyday
https://www.youtube.com/watch?v=AvxzHIThAno
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Disons le tout de suite, “Ce pays que tu ne connais pas” est écrit avec un sacré talent. Car François Ruffin est une bonne plume, une plume doublée de vigueur et de sensibilité, aucun doute là dessus. Son livre se lit d’une traite ; profondément humain, il est truffé d’images qui font mouche et d’histoires bouleversantes de la France populaire. 
Emmanuel Macron et François Ruffin ont grandi tous les deux derrière les grilles du lycée La Providence à Amiens. Très vite, leurs chemins se séparent. 
L’un devient reporter en Picardie, porte-voix des “gens contre l’argent” avec son journal “Fakir”, et réalisateur de “Merci patron!”. *
L’autre choisit Paris et l’Ena, la commission Attali, la banque Rothschild, le palais de l’Élysée... 
*Le coup de gueule de F. Ruffin lors de la remise du César pour "Merci Patron !

“Ce pays que tu ne connais pas” raconte l’ascension d’un nouveau Rastignac, en opposition avec les Français qui comptent en euros, voire en centimes, avec lesquels François Ruffin partage son engagement. 
Dans ce pamphlet, Ruffin éclaire Emmanuel Macron d’une lumière crue, ce président d’un pays qu’il ne connaît pas. Une vie entière dans le cocon des institutions, dans la bulle du pouvoir. À chaque étape de son ascension, Emmanuel Macron ne fréquente que des normaliens, des millionnaires, des vedettes, des hauts fonctionnaires, des industriels, des journalistes, des PDG. Le livre met en lumière les choix du chef de l’État, les protections qu’il sollicite, ses relations incestueuses avec les patrons de médias et les grandes fortunes, qui sont souvent les mêmes.
François Ruffin a choisi l’autre camp, il se bat pour des auxiliaires de vie, il montre les peines et les joies des précaires, des infirmières psychiatriques, des routiers, des caissières, des ouvriers plaquistes, des chômeuses et des chômeurs, gilets jaunes ou non, et tant d’autres anonymes. En écrivain reporter il réalise un travail journalistique exceptionnel, il plonge dans la vie pénible et réelle des gens du peuple.
A la demande de l’auteur, l’éditeur a envoyé les épreuves du livre non pas à la presse mais à une dizaine d’écrivains et intellectuels. Voici ce qu’ils en disent.
Annie Ernaux : “Le livre de François Ruffin, c’est pour moi la réponse à la question : que peut faire la littérature face à l’injustice du monde ici et maintenant ? D’abord donner à entendre ce que les gens vivent. Ce qu’ils disent de leur vie quotidienne, de leurs rêves. Donner à comprendre pourquoi la honte privée est devenue colère publique. En s’adressant directement à Emmanuel Macron, il se donne simplement le droit d’interpeller celui qui les a presque tous et de lui demander des comptes au nom de ceux qui ont le sentiment de ne pas exister.”
Éric Vuillard : "Dans ce livre drôle et émouvant, François Ruffin nous conte des vies d’hommes et de femmes ordinaires en parallèle à celle de de notre président. Cela permet de saisir qu’il y a deux manières d’être ordinaire. Une manière qui nous ressemble à tous, qui est la possibilité de la démocratie et la marque de l’universel. Et une manière qui ne ressemble qu’à quelques-uns, et qui relève de la dérogation, d’un petit folklore haut-perché.”
François Bégaudeau : “À vingt ans François a trouvé sa joie, et depuis il s’y est tenu. Parallèlement, Emmanuel, grandi dans le même lycée d’Amiens, choisissait de vivre parmi les riches, loin du réel et de la joie. C’est pourquoi Emmanuel est sinistre. Emmanuel est à plaindre. François écrit : “Je vous ai regardé à la télé : c’était triste. J’étais presque triste pour vous.” Lisons le beau livre de François et prions pour Emmanuel.”
Gérard Mordillat :  François Ruffin est monté en première ligne de la bataille qui se mène chaque jour sur les ronds-points. C’est en correspondant de guerre qu’il nous fait entendre ces voix qui nous sont précieuses. 
Hervé Kempf : “Tandis que Macron a volé dans les cieux fortunés de l’oligarchie — “il faudrait un Balzac pour vous dépeindre dans ces années-là“ —, tout en amassant une pelote de trois millions d’euros chez Rothschild, Ruffin a été dans l’univers invisible où “les pauvres se cachent pour souffrir“. Il n’a pas, comme Macron, “le désir de s’élever, mais presque de descendre”, pour “plonger dans l’âme du peuple“. Mais vous, Macron, “que savez-vous de la vie des pauvres ?“, vous qui dînez régulièrement chez Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France.”
Michel Onfray : “François Ruffin ne fait pas de la politique avec des idées mais avec des hommes : il est du parti des gens et des choses. Quand il parle de la misère, ça n’est pas comme une idée, mais comme un enfer vécu par des gens simples et modestes.”
François Ruffin est l’auteur des “Petits Soldats du journalisme” sorti en 2033. (25.000 exemplaires), et du documentaire “Merci patron !” César du meilleur documentaire, avec plus d’un million d’entrées. Il dirige le journal “Fakir” et est député de la Somme.
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Son journal Fakir et son nouveau film qui va sortir en avril
Fakir est un journal indépendant et alternatif engagé de gauche (principalement proche du parti de « la France insoumise »). Il est créé en 1999 à Amiens, en Picardie. Selon deux formules consacrées présentes au début de chacun de ses numéros, le journal se présente comme n'étant lié à « aucun parti politique, aucun syndicat, aucune institution » et comme « largement rédigé, illustré et géré par des bénévoles ». Il connaît une diffusion nationale depuis le  avril 2009.

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