jeudi 28 février 2019

28/02 - FRANC-MAÇONS -  UN PROCUREUR RACONTE SA CROISADE 
CONTRE LA CORRUPTION FRANC-MAÇONNE ET LES PRESSIONS. 

Montgolfier: « Satisfait de les avoir tous fait bien chier? ». chez Karl Zero
L’ex-Proc de Montgolfier est un peu notre La Rochefoucauld, mâtiné de Schopenhauer. Retour sur la carrière de cet homme exemplaire qui, jeune, se faisait une très haute idée de la Justice avant de comprendre que s’il ne donnait pas moult gages au « système », il en s’en verrait exclu…C’était mal le connaître, Eric n’a jamais rien lâché, il a fait le job sans accepter les compromissions et peut avoir aujourd’hui le sentiment du devoir accompli. « Devoir », vous savez, ce vieux mot tombé en désuétude…
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Les faits de gloire d’Éric de Montgolfier sur la côte sont restés gravés dans les mémoires: à peine installé, il veut donner un coup de balai dans la fourmilière des réseaux francs-maçons niçois, luttant contre la corruption jusqu’au sein de son propre tribunal. «Faire confiance à la justice, c’est nécessairement faire confiance aux magistrats Pour moi, ce moment a été le plus difficille.
Éric de Montgolfier.  

Le procureur raconte sa croisade contre la corruption franc-maçonne, ainsi que les pressions du ministre
Les faits de gloire d’Éric de Montgolfier sur la côte sont restés gravés dans les mémoires: à peine installé, il veut donner un coup de balai dans la fourmilière des réseaux francs-maçons niçois, luttant contre la corruption jusqu’au sein de son propre tribunal. «Faire confiance à la justice, c’est nécessairement faire confiance aux magistrats… Pour moi, ce moment a sans doute été le plus difficile de ma carrière», raconte-t-il.
Eric de Montgolfier, pour s’être occupé des réseaux franc-maçons, s’est vu « conseillé » de mettre la pédale douce, par un ministre. Il s’agit d’une preuve évidente de corruption, de loi du silence, de république franc-maçonne, des petites combines entre malfrats

Souvenons-nous de son coup d’éclat :
« A Nice, opération nettoyage à la Grande Loge de France » titrait le journal télévisé : Je me suis rendu compte que Nice n’est pas au sud de la France, mais au nord de la Méditerranée…»
« Les magistrats francs-maçons devraient se dévoiler »Le procureur Eric de Montgolfier dénonce le secret de l’appartenance maçonnique et revient sur le code de déontologie (…).
Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice depuis dix ans, combat depuis longtemps le secret de l’appartenance maçonnique. Pour les juges comme pour l’ensemble des fonctionnaires.
Que pensez-vous aujourd’hui des magistrats franc-maçons ?
Mon point de vue s’est renforcé. Ce n’est pas l’appartenance maçonnique qui est gênante, mais son usage. Mais je mets sur le même plan l’appartenance à une Eglise, à une secte ou à une loge maçonnique. Ce qui me pose problème chez un maçon, c’est quand il ne se dévoile pas, car cela ouvre la possibilité à des opérations occultes. Cela vaut pour un magistrat comme pour un tas de gens.
Vous seriez donc favorable à la création d’un registre des franc-maçons ?
Nous avons aujourd’hui des annuaires, électroniques et sur papier. Rien n’empêcherait que l’appartenance maçonnique y figure… On met bien la Légion d’honneur et le mérite.
Moi, je suis catholique. Quand je vais à la messe, ce n’est pas dans les catacombes. J’en informe les autres et cela me protège moi-même.
A Nice, vous savez qui est franc-maçon dans votre tribunal ?
Je le sais parfois, quand ils veulent bien me le dire. Le problème pour nous, magistrats, c’est que toutes nos décisions sont fragiles par la suspicion même qu’elles peuvent soulever, en raison de nos appartenances personnelles.
Révéler sa propre appartenance maçonnique, ce n’est pas une atteinte à la liberté. Je ne comprends pas pourquoi on persiste à dissimuler ce genre de chose. Il ne faut pas fantasmer, nous ne sommes plus en 1940. Quand je vais à la Grande Loge de France, je sais qui est maçon.
Vous êtes contre la maçonnerie ?
Non, pour moi il y a d’un côté la vraie maçonnerie d’initiés, le fait de croire et de respecter les dogmes. Et puis il y a aussi la maçonnerie des dérives, des faux frères…
Vous parlez de « dérives » ; certaines vous ont-elles particulièrement marqué ?
Ici à Nice, je suis bien placé pour savoir qu’il y a des dérives. Regardez l’affaire Mouillot où un magistrat a fini devant le Conseil supérieur de la magistrature. Il faut relire la décision du CSM dans l’affaire Renard.
Mais pour ce genre de dérives, il faut aussi des maçons chez les avocats, non ?
Il y a sûrement plus de maçons chez les avocats que chez les magistrats, mais eux ne prennent pas de décisions ! Cela concerne tous ceux qui exercent des fonctions d’autorité dans l’État et qui prennent des décisions. Ceux-là devraient se dévoiler.
Certains franc-maçon sont-ils d’accord avec vos arguments ?
Oui, y compris certains grands maîtres. Et pour une raison simple : le maintien du secret met leur obédience en danger, à cause des dérives qui ont lieu. En disant qui est maçon, on affaiblira la suspicion dont elles souffrent. Cela n’a rien de scandaleux d’être maçon.
Vous a-t-on déjà proposé de « passer sous le bandeau » ?
Oui, on me l’a suggéré. Mais tant que je serai catholique, cela me semble impossible. Pour reprendre les termes de Jean-Paul II, on ne peut pas appartenir à deux Eglises. Et puis, tant que j’exercerai une fonction d’autorité, ça sera « non ».
« Les magistrats francs-maçons devraient se dévoiler »
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Entretien avec Eric de Montgolfier. Emission KTOTV du 06/04/2007
Éric de Montgolfier : la désillusion d’un procureur
L’ancien procureur de la République, jeune retraité d’une longue carrière dans la magistrature, dénonce l’arrogance des élites dans son nouveau livre
"Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons" 2014.
Au cours d'une carrière mouvementée où il s'est souvent heurté à l'ordre établi, Éric de Montgolfier a eu tout le loisir de débusquer les mensonges des moralistes de tout poil qui tentent de nous courber sous leurs exigences alors qu'eux-mêmes ne s'y plient pas. Dans ce livre, il souhaite rectifier et parfaire l'information des citoyens, sans laquelle il n'est pas de véritable démocratie. Comment voter en connaissance de cause quand on vous livre des renseignements tronqués ?
Au cours d'une carrière mouvementée où il s'est souvent heurté à l'ordre établi, Éric de Montgolfier a eu tout le loisir de débusquer les mensonges des moralistes de tout poil qui tentent de nous courber sous leurs exigences alors qu'eux-mêmes ne s'y plient pas. Dans ce livre, il souhaite rectifier et parfaire l'information des citoyens, sans laquelle il n'est pas de véritable démocratie. Comment voter en connaissance de cause quand on vous livre des renseignements tronqués ?
 des fonds publics utilisables à discrétion et surtout en toute discrétion ? Et plutôt que de parler de " réparer " les injustices faites aux femmes dans le passé – ce qui ne coûte rien – ne vaudrait-il pas mieux, une fois pour toutes, à valeur égale, harmoniser salaires et promotions ? Quant à la Justice, l'auteur est bien placé pour éclairer le lecteur sur ses pratiques et ses principaux acteurs, ce qui demeure inconnu à la plupart de ceux qui la subissent.
-Sait-on qu'en France, la plupart des décisions sont prises par des " responsables " qui visent leurs propres avantages avant l'intérêt général ? Qu'en est-il vraiment du pouvoir de la Franc-Maçonnerie qui fait régulièrement la une des journaux ? Pourquoi les hommes politiques peuvent-ils, en fin de carrière, devenir avocats ipso facto ? Qu'est donc cette " réserve parlementaire "
Avec son brio habituel, Éric de Montgolfier, dans ce livre dont les anecdotes vécues soutiennent le discours, fait œuvre d'utilité publique. Ce n'est pas là un règlement de comptes, c'est un désir de les voir s'apurer. Le seul moyen de repartir sur des bases saines. 
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Parole d'un procureur honnête. "L'institution a besoin d'être rénovée et comprise de tous" :

Son livre : "Le devoir de déplaire 

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