samedi 10 novembre 2018

10/11 - MATRAQUAGE MÉDIATIQUE : 
LES JOURNALISTES FRANÇAIS 
NE COMPRENNENT RIEN À TRUMP. 



Les élections de mi-mandat viennent de se dérouler aux États-Unis et les résultats sont déroutants pour les médias français. Depuis la candidature de Donald Trump, la presse française est violemment hostile à Trump. Il est qualifié de tous les noms d’oiseaux et dérange beaucoup de bien-pensants qui n’admettent pas qu’un homme politique qui n’a pas les mêmes idées qu’eux soit élu. On voit le cas avec l’Italie, la Hongrie, le Brésil. Tous ces nouveaux chefs d’État sont vus comme des fascistes qui viennent perturber leurs valeurs morales, économiques, culturelles ou intellectuelles occidentales.
D’après un raccourci de l’Histoire des élections américaines, ces élections à mi-mandat sont défavorables au président en exercice, sauf à de rares occasions, comme Bush. Alors, ce fut l’hallali contre Trump de la part des journaleux des grandes chaînes qui avaient transformé l’information en intoxication.
Tout comme l’élection présidentielle, ils avaient prédit la défaite de Trump et la victoire de Hillary Clinton. Et ils se sont retrouvés le bec dans l’eau. Pourquoi ?
D’abord leurs lieux de fréquentation : les correspondants des grandes chaînes françaises se trouvent en général à Washington et récitent naïvement les comptes rendus des quotidiens comme le New York Times, le Washington Post ou le Los Angeles Times, tous farouchement hostiles à Trump. Dans une traduction approximative, en deux minutes chrono, ils envoient leurs messages ridicules, incompétents et souvent mensongers sur les ondes, au grand ébahissement des commentateurs restés au pays.
Ils vous annonceront que les Démocrates ont remporté la victoire dans la banlieue chic de Washington, comme Arlington, mais rien sur l’État de Washington à Arlington ou sur la ville de Washington, Indiana, qui a voté Républicain. Ils clameront haut et fort que le parti Démocrate a balayé Trump à Hollywood (California) mais ignoreront l’existence même de Hollywood (Illinois) qui a penché vers le camp Républicain : Républicain : 52,9 %, Démocrate, 43 %. Que penser alors de Manhattan, New York, qui a fait le lit de Hillary Clinton et de Manhattan, Montana, qui est resté Républicain, de Tennessee, qui a suivi Trump ?
On pourrait faire le tour des États-Unis mais, vu de Paris (France), les élections ne ressemblent en rien à la réalité.
Ce passage montre bien le manque de connaissance des États-Unis par ces experts, correspondants des médias français comme Jean-Bernard Cadier (BFM), Maurice Picard (Figaro), Catherine Gentile (TF1), Jacques Cardoze (FRTV) et bien d’autres clowns qui jouent à nous la faire sur les écrans et dans les journaux. Combien d’entre eux sont allés à Hollywood, Il ? Ou à Washington, IN ? À Manhattan, MT ?
Aucun d’entre eux, car ils ne connaissent que l’axe bobo New York, Politico Washington et Starlets Hollywood.
Avec mon expérience de réunions et de rencontres insolites dans les 50 États pour placer mes petits Français de CM2 dans ces bourgades citées plus haut, dans des régions inconnues, des villes oubliées, des États folkloriques, j’ai rencontré des milliers d’Américains (enseignants, parents, clubs) isolés de Washington et qui menaient leur propre vie avec leurs propres idées. C’est cette Amérique profonde qui soutient Trump et exaspère nos médias. Mes gamins y sont allés, mais pas les journalistes ! Ils voudraient nous faire croire que ce sont des fascistes, des barbares, des abrutis qui ne méritent pas de voter ou même d’avoir le droit de voter.
Alors, depuis deux ans, ils volent de mensonges en ultimes bêtises sur l’Amérique, aveuglés par les rapports de quelques journaux véreux comme le New York Times. Ils veulent faire de leurs souhaits le cœur de l’actualité et nous faire avaler d’énormes couleuvres sur ce qu’est, à leurs yeux, la vraie Amérique, alors qu’elle est de plus en plus profondément divisée.
Nous assistons aux mines défaites des commentateurs français qui tentent par des pirouettes verbales d’atténuer le soutien de tous ces Américains pour Trump. Le Congrès est passé du côté démocrate, une petite victoire car ses pouvoirs sont limités et plus utilisés comme piqûres de rappel. Les élus chercheront à avoir la feuille d’impôt des Trump, à connaître l’origine de sa fortune, des soutiens financiers qu’il a eus pendant la campagne électorale, l’influence des Russes dans sa victoire. Rien d’important, qui ne fera rien modifier à Trump sur sa politique générale, ses contacts internationaux et son travail de sape auprès des grands organismes. Il va d’ailleurs commencer à Paris, pour le 11 novembre, en rencontrant Poutine mais ignorant un peu Macron. Pour Trump, Macron ne pèse pas lourd sur la scène européenne et les élections en Allemagne et en Italie renforcent sa puissance et son pragmatisme. Macron n’est qu’une «buzzing fly» qui tourne autour de la tête de Trump. Il l’importune sans pour autant le faire changer d’avis.
À suivre de près à la fin de la semaine !
André Girod

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