vendredi 21 septembre 2018

21/09- ALLEMAGNE : 1 MORT À LA ZAD 
DE LA FORÊT DE HAMBACH ! 
Notre-Dame-des-Landes. 
La Zad ouvre ses portes le 30 septembre



Ces personnes, comme c'est le cas à Notre Dame des Landes en France, se battent pour nous. Pour sauvegarder notre Terre et empêcher toujours plus de pollution.

Il faut mettre fin à la folie humaine, pour cela il faut que les forces de l'ordre se rangent du côté de la population et arrêtent d'obéir à leurs supérieurs, les bras armés du pouvoir absolu contre le peuple.

Steffen est mort à la ZAD qui luttait pour protéger la Forêt de Hambach de la destruction pour une exploitation minière !
"Hambi bleibt" est le nom du collectif de lutte de la forêt. Hambi est le diminutif de Hambach. "Hambi Bleibt" signifie à peu près : la forêt de Hambach doit survivre.Il s’appelait Steffen.
À Hambach, un blogueur militant chute mortellement lors de l’opération policière 19 septembre 2018 ! Un déploiement policier massif se déroule en forêt de Hambach, pour évacuer des écologistes qui tentent d’empêcher l’extension d’une mine de charbon géante. Proche des milieux écologistes allemands, il couvrait depuis déjà plusieurs mois la vie des habitants de la Zad de Hambach. Ces militants s’opposent à la destruction de la forêt millénaire de Hambach, dans l’ouest de l’Allemagne, menée par la compagnie électrique RWE pour étendre une mine de charbon géante à ciel ouvert.
Ce mercredi 19 septembre 2018, cela faisait sept jours que le jeune photojournaliste suivait l’évacuation surdimensionnée – 3.500 policiers, canons à eau, chevaux, hélicoptères – des quelques 150 militants de la Zad et de leurs 51 cabanes perchées dans les arbres.
Peu avant 16 heures, il a chuté d’un pont suspendu entre deux cabanes, à 14 mètres de hauteur. Gravement blessé, il a été transporté en urgence à l’hôpital de Cologne mais n’a pu être réanimé et est décédé. Dans une conférence de presse organisée dans l’urgence, le porte-parole de la police régionale Paul Kemen a assuré 'qu’aucune opération n’était alors en cours dans le secteur où a lieu l’accident'. Selon lui, un policier serait venu au pied de l’arbre pour donner à Steffen M. une carte mémoire d’appareil photo. Le journaliste serait tombé en tentant de la remonter via un système de câbles et poulies. Mais le collectif de zadistes Hambi Bleibt donne une autre version des faits. "Le SEK [unité d’élite de la police allemande, ndlr] était en train d’arrêter un activiste près du pont suspendu. Notre ami était apparemment en chemin pour filmer l’interpellation lorsqu’il est tombé", écrivent les militants sur leur site internet.
Les opérations d’évacuation de la Zad ont été immédiatement suspendues. Sur place, le deuil et la stupeur règnent parmi les militants et les policiers, selon le journaliste de la Tageszeitung Malte Kreutzfeldt. "Nous sommes profondément bouleversés, a réagi le collectif de militants Hambi bleibt. Nos pensées vont à ses proches, ses amis et tous ceux qui se sentent concernés."
Les zadistes demandent l’arrêt définitif de l’évacuation. "Nous demandons à la police et RWE de quitter immédiatement la forêt et de stopper cette opération dangereuse. Aucune autre vie humaine ne doit être mise en danger." De son côté, la compagnie, premier énergéticien d’Allemagne, a déclaré sur Twitter"regretter un accident tragique".
La forêt de Hambach est devenue ces dernières années le symbole de la lutte contre le charbon en Allemagne. Occupée depuis six ans par des militants écologistes, elle est promise à la destruction par son propriétaire, la compagnie d’énergie RWE, qui souhaite exploiter son sous-sol riche en lignite. Sur les 4.100 hectares que comptait la forêt à l’origine, il n’en reste plus aujourd’hui que 200. A la suite du feu vert de la justice allemande, RWE entend en raser la moitié à partir du 1er octobre. Le gouvernement régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a lancé la semaine dernière l’évacuation de la Zad, officiellement pour "risques élevés d’incendie".
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La France est complice de l’exploitation du charbon allemand à Hambach
La France, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations et du Fonds de réserve pour les retraites, a investi des millions d’euros dans les actions et les obligations émises par RWE, l’entreprise qui exploite cette mine et avec elle plusieurs dizaines de centrales thermiques (dont une quinzaine à charbon).
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La députée écologiste Karima Delli gazée par les gendarmes sur le GCO
Lundi 10 septembre, au soir, une manifestation a de nouveau eu lieu contre le projet d’autoroute GCO, près de Strasbourg. Les gendarmes ont fait usage de gaz lacrymogènes contre des élus et des députés européens. Karima Delli, députée écologiste, a été gazée en pleine figure. Alsace nature dénonce une « violence d’Etat inacceptable ». Le matin, la Zad avait été évacuée.
Les manifestants avaient participé peu avant à un rassemblement au château de la commune, en compagnie des eurodéputés José Bové et Karima Delli. Les forces de l’ordre ont copieusement aspergé les manifestants de gaz lacrymogènes, manifestants parmi lesquels se trouvaient plusieurs enfants. « Il n’y avait aucune violence de notre part, témoigne Michel Dupont, un militant présent. A ce moment, nous avions les bras levés.
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Dans les Pyrénées, ces bergers qui ne veulent pas la peau de l’ours
La vallée pyrénéenne d’Aspe s’est déchirée au cours de l’été entre les partisans et les opposants au lâcher de deux ourses slovènes. Sur place, Mireille Bonhomme et Marc Peyrusqué, bergers, militent pour la réintroduction de l’animal dans les montagnes.

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