mardi 11 septembre 2018

++11/09 - CENTRAFRIQUE : STABILISATION RUSSE 
CONTRE CHAOS FRANÇAIS. 



Nous n'apportons que la misère, coincés que nous sommes dans l'Union Européenne.
Après sa défaite en Syrie, l’Occident politique —et notamment l’Élysée- digère très mal le retour de la Russie sur le continent africain. Un continent que la Russie n’a non seulement jamais colonisé, mais a plus qu’activement soutenu dans ses mouvements de décolonisation et de libération nationale.
Les relations qu’entretiennent Moscou avec la Centrafrique ne sont pas du goût de tout le monde. Alors que les échanges diplomatiques, politiques économiques, ou militaires s’approfondissent entre Moscou et Bangui, Paris enrage. La France estime en effet que la Centrafrique fait partie de son «pré carré» et fait tout pour le conserver.
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LA CENTRAFRIQUE À TRAVERS LES YEUX DES RUSSES:
«C’est inimaginable au XXIe siècle»
En effet, Paris est furieux d’observer la formation d’une alliance Moscou-Bangui, alors que l’Élysée considérait jusqu’à encore très récemment la République centrafricaine comme partie intégrante de son prétendu «pré-carré». Les choses ont évidemment radicalement changé après l’arrivée de la Russie pour équiper, mais surtout former les Forces armées centrafricaines (FACA), permettant aux deux pays de passer à une nouvelle étape de leurs relations bilatérales. Des relations fondées sur une base légitime, la Russie ayant été invitée par les autorités légales du pays… Si certains dressent une parallèle avec l’approche russe en Syrie, ils ont probablement raison.
Mais la Russie ne se limite pas et plus à la livraison d’équipements militaires à Bangui, ni à la formation des forces armées nationales. Les deux nations développent également leur coopération économique, notamment après l’impulsion donnée par le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2018) de mai dernier, auquel avait d’ailleurs assisté le chef d’État centrafricain en qualité d’invité spécial du président Poutine. Par ailleurs, Moscou apporte un soutien humanitaire à Bangui avec la livraison aux populations centrafricaines de plusieurs lots de médicaments et d’hôpitaux mobiles, y compris dans les zones qui jusqu’à encore récemment étaient sous contrôle de groupes armés.
Enfin, la Russie fait un énorme travail de médiation pour permettre une réconciliation nationale et un retour à l’ordre constitutionnel sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Chose que la France n’a jamais faite. Et ne fera pas

MILICES LOCALES, FORCES ÉTRANGÈRES, LA CENTRAFRIQUE EN COUPE RÉGLÉE
Par contre, la France, à l’instar des élites occidentales en général, tente par tous les moyens de mettre des bâtons dans les roues de cette coopération russo-centrafricaine. Et ce, sur plusieurs fronts: en livrant des armes aux groupes armés les plus radicaux, en mettant la pression sur ces mêmes groupes pour qu’ils ne se joignent pas au dialogue proposé par le président Faustin-Archange Touadéra. Et plus généralement comme ce fut le cas depuis les siècles de sa politique coloniale, en tentant de diviser par tous les moyens, pour toujours mieux régner et… piller.
À ce titre, la France coordonne à l’heure actuelle une rencontre à N’Djamena, la capitale tchadienne, entre plusieurs représentants des groupes armés illégaux, pour faire pression sur le gouvernement centrafricain et le forcer à redevenir docile, notamment en imposant un départ à la Russie de la RCA tout en souhaitant limiter le mandat du Président. D’ailleurs, des menaces ouvertes sont proférées par lesdits groupes armés quant à une éventuelle opération armée contre les autorités du pays. Le tout bien évidemment avec la «bénédiction» et la participation active de Paris.
Sauf que le contexte a changé. Au-delà du fait, désormais bien connu, que la Russie ne lâche pas ses alliés, les Centrafricains, à l’instar de millions d’habitants d’autres pays d’Afrique, connaissent désormais parfaitement le jeu mené par l’ex-puissance coloniale: on écoutera à titre d’illustration le micro-trottoir réalisé dans les rues de Bangui par Afrique Média, la grande chaîne panafricaine:
Les Centrafricains interrogés n’y mâchent pas leurs mots et expriment très clairement leur préférence pour la Russie face à la France. Et l’hystérie élyséenne est tout à fait compréhensible, sachant que ces opinions sont loin, très loin, que de se limiter à la Centrafrique. Chaque chose a une fin. La politique néocoloniale française, et occidentale en général, en Afrique aura une fin elle aussi.
© 2018 Sputnik 
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Centrafrique, la Russie incontournable

Centrafrique : stabilisation russe contre chaos français
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LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE

« RCA : pourquoi la France a-t-elle peur de Poutine ? (Analyse de Luc Michel) »
Luc Michel, né en 1958, est un militant politique belge d'extrême droite. Membre de la Fédération d'action nationale et européenne néo-nazie, il fonde le Parti communautaire national-européen en 1984

LA RUSSIE ACTEUR SECURITAIRE MAJEUR EN CENTRAFRIQUE
A la faveur d’un accord militaire conclu entre Moscou et Bangui en décembre 2017, la Russie est devenue un nouvel acteur sécuritaire en Centrafrique. La société militaire russe privée Wagner la réponse russe à la privatisation occidentale de la guerre, style MPRI ou Blackwaters, ayant participé à la guerre du Donbass en Ukraine et au conflit syrien, aide en Centrafrique l’armée mal en point à mieux se structurer pour reprendre le contrôle des territoires encore occupées par des groupes issus de l’ex-rébellion Séléka, de confession musulmane, et des milices anti-balaka, d’obédience chrétienne.
Déployés «à la demande du président de ce pays, les spécialistes militaires russes ne participent pas aux combats, ils ne s’occupent que de la formation», a clarifié vendredi 3 août, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, en réponse à des rumeurs distillées dans la presse locale, faisant état de l’implication des mercenaires russes dans des combats armés entre milices.
Près de 175 instructeurs dont cinq militaires, principalement employés par des entités privées russes ont été dépêchés pour former deux bataillons des Forces armées de la Centrafrique (Farca). Mais les Russes ne forment pas que les militaires de l’armée centrafricaine.
Une quarantaine d’entre eux sont aussi présents dans la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra, dont la protection était assurée jusque-là par des casques bleus rwandais. “Du point de vue de l’opinion publique, les Russes sont proches de la présidence mais aussi de la milice Séléka avec qui, ils entretiennent des relations’’, analyse Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique et chargé de recherche au CNRS.

MOSCOU REARME L’ARMEE CENTRAFRICAINE
La résolution 2127 de décembre 2013 interdit toute livraison ou tout financement d’armes à la Centrafrique. Grâce à l’entregent de Firmin Ngrebada, directeur de cabinet du président centrafricain, une rencontre s’organise en octobre 2017 à Sotchi entre Faustin-Archange Touadéra et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Plus qu’une simple levée de veto, c’est un accord militaire qui est signé. Il est approuvé en décembre 2017 par le Conseil de sécurité qui lève exceptionnellement l’embargo sur la livraison des armes à destination de la Centrafrique. Entre janvier et février 2018, la Russie équipe selon l’AFP, 1.300 soldats centrafricains, avec notamment 900 pistolets Makarov, 5 200 fusils d’assaut AKM, 140 armes de précision, 840 Kalachnikov, 270 lance-roquettes RPG et 20 armes anti-aériennes. Ces soldats peuvent désormais appuyer les casques bleus de la Mission multidimensionnelle des Nations Unies pour la Centrafrique (Minusca) qui sont déployés dans le pays depuis 2014. La Russie se propose aussi de former l’armée sur le maniement de ces armes. La formation est assurée par d’anciens soldats ou d’anciennes forces spéciales russes déployés par des compagnies de sécurité privées.

LA RUSSIE ENTREPREND DES NÉGOCIATIONS AVEC LES TROUPES REBELLES
Une fois sur le terrain, la Russie entreprend des négociations avec les troupes rebelles ex-Séléka et tente d’organiser, début juillet, une rencontre entre le gouvernement centrafricain et des groupes armés dans la capitale soudanaise Khartoum. Une volonté du Kremlin d’accroître son influence diplomatique. Sans succès sur le moment mais l’initiative aboutira fin août. Une initiative dont les français se moquaient en juillet, eux qui sont là pour rien depuis 2012 : “Les Russes auraient quand même dû être un peu plus au courant de la situation politique centrafricaine et de la situation diplomatique. Se précipiter dans une médiation avec les mouvements armés, c’est oublier qu’une médiation est organisée à l’heure actuelle par l’Union africaine», affirmait alors Roland Marchal, le spécialiste de la Centrafrique sur France24. Depuis juillet 2017, un panel de facilitateurs de l’Union africaine rencontre tour à tour autorités et groupes armés centrafricains pour recueillir leurs revendications et poursuivre les discussions des modalités de paix. Les premières tentatives de médiation – l’accord de Sant’Egidio, le forum de Bangui en mai 2015, le forum de Brazzaville en juillet 2014 – ayant toutes échoué.

LES « INQUIÉTUDES FRANÇAISES SUR LA PRÉSENCE RUSSE »
Inquiets pour leurs affaires, pas pour els faricains.
“Il y a de sérieuses inquiétudes de la part des observateurs sur le but ultime de la présence russe. Ils sont à la fois dans une démarche de formation des Faca mais négocient aussi des accords économiques.
Cela renforce simplement le fait que la crise centrafricaine ne semble pas avoir de solutions pour l’instant”, concluait en juillet Roland Marchal. Derrière la propagande anti-russe de France24 on trouve évidemment l’Elysée et le Quai d’Orsay …

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