jeudi 26 juillet 2018

26/07 - BENALLA - LE COMMISSION D'ENQUÊTE EST UNE MASCARADE. 
LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DES LOIS AU ORDRES DE MACRON, 
DÉCIDE SEULE DES PERSONNES À AUDITER 
ET ARRIVE À UNIR L'OPPOSITION. 

 Guillaume Larrivé, le corapporteur "Les Républicains" député, avocat et intègre
 et la présidente de la commission des lois et corapporteure, Yaël Braun-Pivet, la députée "La République en marche," des Yvelines, aux ordres de Macron.

Coup de Théâtre de G. Larrivé qui quitte son poste!
La prétendante de la commission est une belle hypocrite, comme Benalla, comme Macron.. la liste est longue

Au sous-sol de l’Assemblée nationale, se tient la commission d’enquête parlementaire. Là, l’ambiance est électrique. Les députés de l’opposition, toutes couleurs politiques confondues, s’en prennent directement à la présidente de la commission des lois et corapporteure, Yaël Braun-Pivet, la députée (La République en marche, LRM) des Yvelines.
Celle-ci met aux voix la liste des prochaines auditions, décidée par son groupe et annoncée une heure avant, lors d’une conférence de presse surprise, sans consulter l’opposition. Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, tous deux déjà entendus, et un responsable de la compagnie de CRS 15 – présente place de la contrescarpe à Paris le 1er mai – seront convoqués.
Il n’est plus question d’auditionner le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, le porte-parole de l’Elysée Bruno-Roger-Petit, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement Christophe Castaner, encore moins Alexandre Benalla, comme le réclame Guillaume Larrivé, le corapporteur Les Républicains (LR) avec qui la tension ne fait que monter. Même le MoDem, pourtant allié fidèle de la majorité ne prend pas part au vote et plaide pour la présence de M. Kohler « par souci de symétrie avec le Sénat ».

« Les droits du Parlement »
A la sortie de la commission d’enquête, Philippe Gosselin (LR), Danièle Obono (La France insoumise, LFI) et Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) sont côte à côte pour répondre à la presse. Ils dénoncent une «mascarade» et s’applaudissent les uns les autres pour défendre «les droits du Parlement». «J’en viens moi, trotskiste, à défendre les institutions bourgeoises de la Ve République, mais on rêve, on rêve!», soupire Mme Obono.
Devant la presse, Guillaume Larrivé prend des airs solennels : «Notre commission est entravée par la volonté d’un homme : Emmanuel Macron et par ses relais à l’Assemblée nationale aux ordres de l’Elysée», dénonce le député de l’Yonne qui « donne 24 heures à la corapporteure pour se ressaisir ».
Et de menacer de quitter la commission s’il n’était pas entendu. Une option qui, en coulisses, ne dérangerait pas LRM qui espère conclure ses travaux et remettre son rapport « début août », date de la fin de session parlementaire, quand M. Larrivé plaide pour septembre. En facade, Mme Braun-Pivet dénonce« l’approche polémique et politique de l’opposition, loin de tout souci de la vérité ».

«République bananière»
Dans la soirée, un autre texte est à l’ordre du jour : le projet de loi «asile et immigration», porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, en première ligne dans l’affaire Benalla. Depuis la tribune, M. Collomb assiste, impassible, aux quatre rappels au règlement de l’opposition – par André Chassaigne (PCF), Valérie Rabault (Nouvelle Gauche, PS), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Eric Ciotti, pour LR. Tous, pointent «la décision autoritaire», selon les mots de M. Chassaigne de la présidente de la commission d’enquête. L’intégralité de l’intervention du ministre à la tribune est couverte par les cris et les vociférations de l’opposition. «Menteur!», «République bananière», entend-on à droite et à gauche. «Il n’y a pas d’affaire!», répond la majorité qui a pris goût aux battements de pupitre d’habitude réservés à l’opposition.

Seuls les élus de La France Insoumise (LFI), fatigués comme l’ensemble du Palais-Bourbon, quitteront l’Hémicycle après l’échec de leur motion de rejet préalable. «Un pacte a été rompu», commente alors M. Mélenchon, plus loquace avec la presse depuis que Le Monde a sorti l’affaire. «On a respecté l’accord qui voulait que le travail parlementaire continue tant que la commission d’enquête suit son cours, mais la présidente a tout défait», explique-t-il. Les députés Les Républicains (LE), eux, iront ensuite sur le fond du texte, conscient que leur électorat, sensible à ces questions, pourrait se lasser d’une trop grande obstruction. Ils auront aussi tout loisir d’attaquer la majorité lors de leur dépôt d’une motion de censure qu’ils ont annoncée.
Précisions que Marine Le Pen, ne faisant pas partie de la commission des lois, n'a eu qu'une fois droit à la parole suite à la manipulation de la présidente.

Suspendu quinze jours, M. Benalla a été intégralement payé en mai alors qu'il était mis à pied. Alexandre Benalla, l’ex-chargé de mission de l’Élysée, accusé de violences sur des manifestants place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai, a certes été suspendu quinze jours en mai pour ces faits, mais il a malgré tout été intégralement rémunéré, contrairement aux déclarations faites précédemment par l’Élysée. Le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, l’a assuré lors de son audition, mercredi 25 juillet, par la commission d’enquête au Sénat. «Les quinze jours de suspension feront l’objet d’une retenue sur les droits à congés qu’il avait en reliquat au titre de l’année 2017», a détaillé M. Strzoda. Il a précisé que cela aurait lieu lors du solde de tout compte avant licenciement. Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Élysée, avait assuré, dans une déclaration officielle faite le 19 juillet, que M. Benalla avait été «mis à pied pendant quinze jours», du 4 au 22 mai, «avec suspension de salaire». Tout le monde ment sur Ordre de Macron.
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L'agenda de la commission, mais aussi les méthodes de sa co-présidente, Yaël Braun-Pivet, sont pilonnés par l'opposition. Celle-ci soupçonne la majorité de vouloir faire "obstruction".
Une présidente atypique à la commission des Lois
Lorsqu’elle est élue présidente de la commission des Lois, de nombreuses voix, dans l’opposition mais aussi la majorité, s’inquiétaient de voir une novice de 47 ans occuper ce poste habituellement réservé à des députés bien plus aguerris. Quelques couacs ont d’abord alimenté ce procès en incompétence, par exemple lorsqu’elle taxe ses collègues marcheurs de «groupe qui dort, qui est vautré», oubliant que son micro est branché.

Plusieurs fois par jour, ils se donnent allègrement du "cher monsieur le co-rapporteur" et "madame la présidente". Pourtant, Yaël Braun-Pivet (LREM) et Guillaume Larrivé (LR), tous deux co-rapporteurs de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale chargée de "faire la lumière sur les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai 2018", se livrent en réalité à un duel à fleurets mouchetés. Depuis lundi et le début des auditions de l'affaire Benalla, les deux élus, assis l'un à côté de l'autre, s'affrontent sans même échanger un regard. 
Mercredi matin, lorsque la première a refusé que le commandant militaire de la présidence de la République et le chef du GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la République) soient entendus à huis-clos, le second a certes applaudi. Mais c'était pour mieux souligner, non sans froideur, qu'il se réjouissait que la présidente de la commission des Lois se "rallie" à son point de vue. Micro ouvert, Yaël Braun-Pivet a alors éclaté de rire, avant de lâcher un "n'importe quoi !" révélateur du bras de fer qui l'oppose en permanence à son co-rapporteur. C'est en effet un double spectacle qui se joue depuis trois jours au sein de la commission des Lois de l'Assemblée nationale. Parallèlement aux auditions, parfois tendues, les députés de la majorité et de l'opposition s'écharpent sur l'organisation des débats. 

"Je n'accepterai pas que cette commission d'enquête fasse l'objet d'entrave et d'obstruction de la part d'une majorité aux ordres de l'Élysée.
"Dysfonctionnement manifeste". Au centre de leurs désaccords : la méthode de conduite des auditions. Le huis-clos, donc, a d'abord été réclamé par la majorité, qui a ensuite lâché du lest. Le choix de la petite salle habituelle de la commission des Lois, en sous-sols, au nombre de places limité, est aussi pointé du doigt. Enfin, l'agenda pose des difficultés. Seules les auditions de lundi, mardi et mercredi ont été planifiées, la liste des personnes à entendre faisant jusqu'ici consensus. Une réunion de bureau, mercredi après-midi, doit permettre d'organiser la suite.
Mais cela fait trois jours que l'opposition peste contre le fait qu'il faille attendre cette fameuse réunion. "Nous avançons à la petite semaine", a déploré l'élu LR Philippe Gosselin mardi. Guillaume Larrivé, de son côté, ne manque pas une occasion de dresser la (longue) liste des personnalités qu'il veut absolument entendre, parmi lesquelles, notamment, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler et le porte-parole d'Emmanuel Macron, Bruno Roger-Petit. "Je constate que [mercredi] matin, nous n'avons pas une seule audition prévue après 12 heures", s'est agacé le député LR. "Je considère qu'il y a là un dysfonctionnement manifeste de notre commission d'enquête. En tant que co-rapporteur, je n'accepterai pas que cette commission fasse l'objet d'entrave et d'obstruction de la part d'une majorité aux ordres de l'Élysée."

La déférence de la majorité pointée du doigt. Car c'est bien là le reproche formulé par l'opposition dans son ensemble : la majorité traînerait des pieds pour faire toute la lumière sur une affaire qui touche directement le président. "Les députés LR ne se satisferont pas d'un enterrement de première classe", a prévenu Eric Ciotti mercredi matin en commission. Des propos jugés "ahurissants" par Yaël Braun-Pivet, qui a par la suite dénoncé une "approche politique et polémique" de son co-rapporteur.
Les questions adressées par certains élus LREM, jugées bien trop déférentes, ont conforté l'opposition dans l'idée que les marcheurs étaient réticents à faire toute la lumière sur l'affaire. Lundi, alors que Gérard Collomb était entendu, la députée de la majorité Naïma Moutchou a préféré insister sur les violences des manifestants le 1er mai, laissant le ministre de l'Intérieur dérouler son sujet favori. "C'était la première audition, c'était peut-être un peu plus compliqué", reconnaît auprès d'Europe1.fr Elodie Jacquier-Laforge, députée MoDem. "Mais aujourd'hui [mercredi], les questions posées par la majorité n'étaient pas frileuses."
Une présidente à la position inconfortable. Pour cette députée de l'Isère, qui est par ailleurs "favorable à ce qu'on ouvre plus les auditions" afin de convoquer de nouvelles personnalités et ainsi "aller au bout de la mission de la commission d'enquête", cette dernière "travaille bien". "On arrive à avoir une expression de tous les groupes politiques et même les non-inscrits peuvent poser des questions."
Un avis loin d'être partagé par tous, plusieurs élus ayant plusieurs fois protesté contre l'attribution du temps de parole par Yaël Braun-Pivet et s'estimant lésé. "L'opposition est dans son rôle", balaie Elodie Jacquier-Laforge, qui y voit surtout un moyen pour certains de "s'offrir une tribune" en multipliant les coups d'éclat. Nicolas Dupont-Aignan est ainsi resté moins de cinq minutes à sa place, mercredi matin, avant de claquer théâtralement la porte en dénonçant une "mascarade".
Les débats sont déjà assez rugueux en temps normal. Il y a des personnalités très fortes dans la commission des Lois. 
Du côté de la majorité, on regrette à l'inverse les largesses de Yaël Braun-Pivet. "En temps normal, son pluralisme permet d'éviter les incidents", explique une élue LREM dans Libération. "Mais là, vu le cirque, elle pourrait être plus ferme…" Mardi, la présidente de la commission des Lois a assez bien résumé son inconfortable position : "Quelle que soit la décision que je prendrai [dans l'attribution du temps de parole], je sais que je ferai des mécontents."

Le Sénat tire son épingle du jeu. Reste que l'ambiance dans la petite salle de la commission est électrique. "C'est déjà assez rugueux en temps normal", temporise Elodie Jacquier-Laforge. "Il y a des personnalités très fortes dans cette commission. Finalement, il est plutôt sain que nous puissions débattre." Le contraste avec l'organisation et la tenue des auditions par la commission des Lois du Sénat est saisissant. Au Palais du Luxembourg, l'audition d'Alexis Kohler par exemple, était fixée dès le début de la semaine à jeudi matin. Et les remarques adressées par les sénateurs à certains auditionnés, notamment Gérard Collomb, auront été autrement plus piquantes que du côté du Palais Bourbon.

La commission des lois du Sénat auditionnera jeudi à 8h30 le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler dans le cadre de sa mission d'information sur l'affaire Benalla, a annoncé la commission lundi, dans un communiqué.

"Vous avez pu observer qu'à la fois le ton et la nature des questions n'étaient pas les mêmes",  s'est félicité le président de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, mercredi matin. Lequel a reconnu à demi-mot que la tâche était beaucoup plus simple pour une chambre majoritairement composée d'élus de l'opposition. "Le Sénat est le seul des pouvoirs publics constitutionnels non alignés, il est libre et indépendant. Il y a une majorité déférente à l'Assemblée nationale. Le seul endroit de la République où on peut encore aborder les questions sans arrière-pensée, librement, c'est le Sénat." Parce qu'elle se retrouve entre le marteau et l'enclume, la commission d'enquête de l'Assemblée, elle, est condamnée à ne pas faire l'unanimité. 

Aux dernières nouvelles nous poursuivons Benalla parce que nous sommes racistes et aussi uniquement pour faire tomber Macron d'après Benalla. 

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