vendredi 24 novembre 2017

24/11 - BERNARD TAPIE PARLE DE SON CANCER. 
"ON N'EST PAS DES STATISTIQUES". 

Bernard Tapie : "Il faut accepter qu'on va aller vers l'épreuve ultime qui est la mort"

VIDÉO. L'homme d'affaires, atteint d'un cancer de l'estomac, a accordé une interview à Laurent Delahousse, diffusée ce dimanche soir sur France 2.

Si Bernard, la méthode Coué, ça marche et tu la pratiques sans le savoir.
"J'adore la Vie."
"Je ne mémorise que les bonnes choses, je ne suis pas rancunier."

Bernard Tapie s'est confié sans détour à Laurent Delahousse dans une interview diffusée dimanche soir dans l'émission 19 h le dimanche. Atteint d'un cancer de l'estomac qu'il a rendu public en septembre dernier, l'ex-président de l'Olympique de Marseille, dont le physique reflète aujourd'hui la maladie, relativise cette étape de sa vie : «Quand on a 70 ans et plus, il faut accepter qu'à un moment donné on va aller vers l'épreuve ultime qui est la mort», explique-t-il. «J'ai pas envie de partir, mais il faut avoir la raison de se dire que, quand ça tombe sur un petit couple où la femme a 35 ans, trois enfants, et qu'elle se fait un cancer du sein, c'est un autre truc », souligne l'homme d'affaires. Il pense à sa famille et se réjouit de la bonne santé de ses enfants et petits-enfants. «Je me lève le matin avec l'envie de lui péter la gueule [au cancer]», avoue-t-il, les nerfs à vif.
L'ancien patron de l'OM voit cependant sa maladie comme « une épreuve supplémentaire » dans sa vie. « Je me prépare à ça mais c'est un tunnel », « c'est une chimio très dure, très très dure qui pourrait amener à une chirurgie très lourde », livre-t-il. Tout au long de l'entretien, on sent sa souffrance. « Quand on vous annonce un cancer, c'est comme si on vous mettait une batte de baseball dans la tête », clame Bernard Tapie. L'homme d'affaires est suivi à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, par le professeur Serfati. Un hôpital public, par choix, lui qui se qualifie comme « un môme de banlieue, fils de personne », « il faut qu'on retombe sur terre et je suis heureux d'avoir choisi la fonction publique », dit-il. Et il invite tout le monde à faire confiance aux hôpitaux public, les patients qu'ils croisent devraient pouvoir se dire, selon lui, « merde ! Lui aussi il vient se soigner là ». Bernard Tapie n'a qu'un conseil pour les personnes victimes du cancer : « Il y a une seule chose qui marche, c'est l'énergie. Dès que vous vous en sentez capable, prenez les escaliers, il faut bouger dès que vous le pouvez. »

Ses affaires judiciaires à l'origine de la maladie ?
Face à Laurent Delahousse, il affirme que ses ennuis judiciaires sont à l'origine de son état de santé. Il raconte notamment avoir interrogé son médecin sur les causes de sa maladie : « Pourquoi j'ai une tumeur aussi grave à l'estomac, alors qu'en général ce sont les gens qui boivent bien, qui fument bien, qui bouffent bien ? Il m'a dit : Vous avez entendu parler de se faire du mauvais sang ? Et vous savez ce que c'est de se faire de la bile ? Ben voilà. Vous avez compris pourquoi vous avez un cancer. » « Les dernières années, les médias ont été assez durs », « j'ai été martyrisé pendant cinq ans. Ils veulent profiter de ce moment où je suis très affaibli pour me porter l'estocade », confesse-t-il, même s'il n'est pas « rancunier » .
Toujours empêtré dans le scandale de l'affaire du Crédit lyonnais, Bernard Tapie continue de se battre devant la justice. Il affirme : « Il n'y a jamais eu un balle en dehors des sociétés qui m'appartienne. » Fin octobre, il s'était rendu à Bruxelles, faisant alors une première apparition publique depuis l'annonce de sa maladie, pour contester la saisie des comptes de sa société belge, dans le cadre du litige sur la vente de la marque Adidas impliquant le Crédit lyonnais. En mai dernier, la Cour de cassation a clos le dossier Adidas en condamnant définitivement Bernard Tapie à rembourser les 404 millions d'euros obtenus au terme de l'arbitrage de 2008. Un combat de plus pour l'homme d'affaires, qui avait alors commenté : « Une justice n'est efficace que quand elle est sévère et juste avec tout le monde, même lorsque l'État est partie au dossier. La vie continue et le combat aussi.  » L'homme d'affaires risque désormais un procès au pénal 

On ne mettra jamais Tapie dans une boîte, juste son corps, c'est un esprit libre qui est sorti de son tiroir. Je l'ai aussi rencontré au bar d'un grand hôtel parisien, il émane de lui Force et Amour. 

Greame Allwrigt, Petites boîtes....

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