samedi 18 novembre 2017

18/11 - UNE MENTALITÉ À LA BALFOUR N’A PAS SA PLACE 
DANS UNE SOCIÉTÉ CIVILISÉE. 


Priti Patel
Cette trahison a fait honte et mis en colère des Britanniques bien-pensants pendant des décennies tout en asservissant les contribuables Américains pendant plus de 6 décennies d’escroquerie à en payer les pots cassés.

Par Stuart Littlewood, le 14 novembre 2017
Priti Patel, prise en train «de faire sa propre» politique étrangère Britannique en Israël et contrainte de démissionner. Cette trahison a fait honte et mis en colère les Britanniques bien-pensants pendant des décennies. Le gouvernement pourrait s’excuser et s’amender mais manque de force morale pour le faire. Dans l’intervalle, le spectacle de membres à l’esprit dérangé de l’Establishment Britannique célébrant les 100 ans de la Déclaration Balfour dépasse toutes les limites de la décence.
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De plus en plus de personnes comprennent la tromperie dans laquelle le monde était plongé. La connaissance fera de nous des hommes libres.

La Déclaration Balfour a 100 ans
100 ans d'injustice
Rappel :
COMPRENDRE (6) : le Sionisme - Première Guerre Mondiale - Déclaration de trahison (Balfour)

Les Palestiniens et les britaniques dans la rue
Le maire musulman de Londres n'apprécie pas


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Cela a suscité des contre-manifestations si importantes qu’il faut espérer que les soutiens de l’apartheid Israélien se sentiront plus isolés à partir de maintenant. Ils sont relativement peu nombreux, rassemblés à l’intérieur de leur bulle de Westminster. Nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux.

Mais nous devons toujours composer avec des médias de masse ignorants et partisans. Au cours de sa visite, pour accompagner les réjouissances, le Premier Ministre Israélien Netanyahou a pu s’exprimer dans l’émission phare de la BBC, le Andrew Marr Show où il a pu distiller ses mensonges de propagande sans sérieuse contradiction de la part de Marr qui est habituellement plus critique. Dommage que George Galloway* n’était pas disponible pour l’occasion.
*homme politique Britannique (Parti Indépendant) favorable aux Palestiniens (NdT)
Netanyahou  aurait démissionné et n'est pas légitime.

100 ans se sont écoulés depuis la Déclaration Balfour. Le Premier Ministre Israélien Benyamin Netanyahou et le Premier Ministre du Royaume Uni Theresa May se sont rencontrés pour rendre un hommage symbolique à la création d’une terrible tragédie, s’humiliant eux-mêmes ce faisant pendant que des millions de gens dans le monde entier continuent de souffrir sous le poids de sa vision à court terme et de son échec.

Le Daily Mail en a profité pour accuser le dirigeant Travailliste Jeremy Corbyn d’avoir décliné l’invitation à un dîner de gala avec Netanyahou en l’honneur de Balfour et de la naissance d’Israël et l’a attaqué pour s’être exprimé à la place lors d’une manifestation du MEND (Muslim Engagement Development). MEND à son tour a été accusé d’être une organisation Islamiste radicale se faisant passer pour des libertariens, et extrémistes en plus. 

Sir Eric Pickles
L’ancien secrétaire aux communautés, Sir Eric Pickles a qualifié le refus de Corbyn «de gifle à la face d’Israël et de tous les citoyens Britanniques Juifs du Royaume Uni». Il a déclaré : «Décliner un dîner officiel est peut-être excusable, mais participer à une réunion d’extrémistes qui ont juré de détruire Israël est indigne».

La dévotion indéfectible de dirigeants Conservateurs comme Pickles envers les véritables extrémistes, en tête desquels l’hôte d’honneur du Gouvernement de Sa Majesté, Netanyahou, provoque la nausée. Cet extrémiste cinglé et son gang repoussant continuent d’exproprier la terre et la propriété Palestinienne et à faire du nettoyage ethnique en expulsant les Palestiniens de leur patrie sous la menace des armes et des bulldozers blindés. Et Pickles ose qualifier Corbyn d’indigne ?

Jennifer Gerber, qui fait partie des Amis Travaillistes d’Israël, a déclaré qu’il était «absolument inacceptable» que le dirigeant Travailliste ait assisté à une manifestation organisée par un groupe qui n’avait cessé de répandre des mythes sur le lobby Israélien. Donc les vérités qui dérangent sont qualifiées de mythes ? En tout cas, que font des agents d’une puissance militaire étrangère dans le Parti Travailliste en s’en servant pour influencer le travail du parlement Britannique ? Il est grand temps que les dirigeants de tous les partis politiques fassent taire les trublions pro-Israéliens dans leurs rangs, tout comme ils le feraient de toute intervention pour le compte d’un autre état-voyou.

Personnellement, je ne pense pas qu’Israël ait un seul ami dans le monde entier, mis à part ceux qu’il a achetés et les pauvres gens qui se sont laissés pervertir par les pasteurs Chrétiens Sionistes et la bible de Scofield.

Puis Emily Thornberry, la Secrétaire aux Affaires Etrangères du cabinet de l’ombre Travailliste, a été critiquée pour ses commentaires «déplacés» sur Balfour et accusée «d’adopter le point de vue de Corbyn selon lequel le parti Travailliste n’a aucune raison de jouer les médiateurs dans le conflit Israélo-Palestinien». 
Le Professeur Colin Shindler, chargé de recherche principal en Etudes Israéliennes et membre du Conseil de l’institut d’Israël, a déclaré : «Au cours des trente dernières années, Corbyn n’a jamais été un médiateur entre Israël et la Palestine mais un propagandiste pour un côté et un côté seulement. Cela va à l’encontre de tous les pourparlers de paix et de réconciliation – cela n’a pas de sens du tout».
Je me demande si Shindler a essayé de dire la même chose au Parti Conservateur, dont 80% des députés sont membres des Amis d’Israël.

Thornberry a émis l’avis que la Déclaration Balfour n’aurait pas dû être célébrée «parce que je pense qu’il s’agit d’un tournant dans l’histoire de cette région, et que la manière la plus importante de le célébrer serait de reconnaître la Palestine». Cela paraîtra une position parfaitement raisonnable à la plupart des gens étant donné que les gouvernements Britanniques successifs des 40 dernières années ont nommé des Premiers Ministres et des Secrétaires aux Affaires Etrangères qui étaient des pions à la solde d’Israël, heureux de détourner les yeux sur ses crimes et bien trop heureux de faire avorter les tentatives pour obtenir justice pour ceux qu’il a cruellement opprimés dans la Terre Sainte.

Le dernier fiasco en date se résume aux folles aventures de la jolie fille du Parti Conservateur, Priti Patel, la Secrétaire au Développement International, qui a tenu 14 réunions avec des politiciens Israéliens (y compris le Premier Ministre Netanyahou et son Ministre de la Sécurité) au cours de vacances familiales en Israël sans en parler au Foreign Office, à ses fonctionnaires et à sa patronne Theresa May, et sans la présence de représentants du gouvernement. Ce n’était pas seulement un bras d’honneur au code de conduite ministériel, mais une grossière infraction à la sécurité.

Elle a été accusée de prendre des initiatives personnelles en politique étrangère et d’avoir essayé de persuader ses collègues de faire parvenir de l’argent des contribuables Britanniques dans le cadre d’une aide à un projet des forces Israéliennes sur les Hauteurs du Golan. Comme si nous n’avions pas besoin de cet argent ici, avec 300.000 sans-abris qui dorment dans la rue … En outre, elle a en fait visité le Golan. Tout le monde sait – à part Patel apparemment – que les Hauteurs du Golan font partie du territoire Syrien envahi en 1967 par les Israéliens qui l’ont illégalement occupé depuis lors. Le visiter en compagnie de l’armée d’occupation était une immense bourde diplomatique.

Les réunions de Patel sont censées avoir été organisées par Lord Polak. Cet individu était un dirigeant du Conseil des Représentants des Juifs Britanniques dans les années 1980, il est ensuite devenu membre des Amis d’Israël du Parti Conservateur en 1989, et a été son directeur pendant 26 ans jusqu’à ce qu’il soit fait Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique (CBE) pour services rendus en politique et fait pair à vie. Il est difficile de comprendre quels services politiques Polak a bien pu rendre, sauf au régime Israélien.

Les magouilles Patel-Polak ne sont qu’un écho perturbant de l’affaire Fox-Werrity en 2011. Le Secrétaire à la Défense du cabinet de l’ombre de l’époque, le Dr. Liam Fox avait été cité sur le site Internet des Amis Conservateurs d’Israël pour avoir déclaré : «Dans la lutte pour les valeurs qui est la nôtre, pour la démocratie contre la théocratie, pour les valeurs démocratiques libérales contre la répression – les ennemis d’Israël sont nos ennemis ». Le Jewish Chronicle l’a loué comme « un champion d’Israël au sein du gouvernement».

Fox n’a cessé d’appeler à la guerre contre l’Iran qui, bien sûr, n’est pas un ennemi de la Grande-Bretagne mais qui est considéré par Israël comme un obstacle dans sa recherche de la suprématie dans la région. Donc on savait à l’avance pour qui roulait Fox. Il n’est pas surprenant, dès lors, qu’il se soit retrouvé au centre d’un scandale peu ragoûtant l’impliquant lui, son «ami intime  Adam Werrity, l’ambassadeur du Royaume Uni en Israël Matthew Gould (qui avait précédemment occupé un poste élevé à l’ambassade en Iran) et des personnalités du renseignement Israélien, dans un complot apparemment destiné à infliger des sanctions à l’Iran. Le Ministères des Affaires Etrangères et ses fonctionnaires ne savaient rien ou peu de choses sur ces réunions.

Fox a démissionné avant d’y être obligé, ainsi que Patel. Intriguer en faveur d’Israël n’est jamais sérieusement sanctionné dans les corridors du pouvoir Britannique et Fox a été rapidement réhabilité au sein du Parti Conservateur et se retrouve maintenant Secrétaire d’Etat pour le Commerce International. Nous pouvons nous attendre à voir Patel réapparaître bientôt à bord.

Elle est remplacée par Penny Mordaunt, également une femme attrayante, mais avec un CV plus impressionnant – elle est réserviste de la Royal Navy.

Un autre maquereau travaillant pour Israël, le Secrétaire aux Affaires Etrangères Boris Johnson, en a fourni la preuve devant la Commission des Affaires Etrangères l’autre jour. Il a déclaré en parlant du Hamas : «S’ils veulent entrer dans un processus démocratique, alors ce qu’ils ont à faire est très clair. Ils doivent renoncer au terrorisme, ils doivent reconnaître l’Etat d’Israël et ils doivent arrêter de diffuser de la propagande antisémite». Je me demande s’il a essayé de dire la même chose à Netanyahou concernant le comportement des Israéliens envers les Palestiniens ?

Au cours du débat préalable sur la Déclaration Balfour, Johnson avait dit d’Israël : «C’est une société pluraliste, une société qui protège les droits de ceux qui y vivent. C’est une démocratie. C’est, à mes yeux, un pays qu’il faut saluer et célébrer». Complètement intoxiqué. 

Il y a quelques mois, Theresa May, si vous vous rappelez, s’en est pris au mouvement plein de réussite du BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), avertissant que son gouvernement «n’a que faire de ceux qui y souscrivent». 200 juristes praticiens de toute l’Europe lui ont rapidement fait remarquer que le BDS est une libre expression légale et que l’interdire revenait à saper un droit de l’homme fondamental protégé par les conventions internationales.

Mais May est tellement éprise d’Israël qu’elle ne rate pas une occasion de montrer à tout le monde qu’elle adore l’entité Sioniste. Il est grand temps que la société civile lui manifeste qu’elle n’en a que faire d’elle ou de tout autre supporter de l’apartheid et du nettoyage ethnique. En d’autres termes, la mentalité à la Balfour n’a pas sa place dans notre société.

C’est une bonne occasion de se rappeler les sages paroles de George Washington : «La nation qui fait montre à l’égard d’une autre d’une haine inusitée ou d’un amour inusité est à un certain point une esclave … un attachement passionné à une nation ou une autre génère toute une série de maux».


© Stuart Littlewood – le 14 novembre 2017
Envois et traduction de Patrick T.

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