jeudi 9 novembre 2017

++09/11 - TROTSKY, L’HOMME DE MAIN DE WALL STREET 
POUR LES 100 ANS DE LA GRANDE RÉVOLUTION D’OCTOBRE. 

Par VT, le 31 octobre 2017
Par Galima Galiullina, Ph. D pour Veterans Today

1ère Partie. TROTSKY ET LA RUSSIE

La jeune Russie comme Objet de Désir
La Russie n’est pas un état, c’est un monde, a écrit un fameux éditeur à propos de la terre des Tsars, par allusion à la diversité de ses peuples, la grande étendue des zones climatiques, la variété de ses ressources naturelles et les dissimilarités des aspirations humaines, dont cet empire est composé.


Cette phrase d’introduction à l’article «Young Russia : The Land of Unlimited Possibilities» (Jeune Russie : le pays des possibilités illimitées) est le début d’une analyse de la Russie du début du vingtième siècle de Gilbert Grosvenor dans l’édition de novembre 1914 du National Geographic Magazine. Mon mari a réussi miraculeusement à acquérir ce magazine dans une enchère sur e-Bay et me l’a offert en 2014, le centenaire de l’édition entièrement consacrée à la Russie. De nombreuses photos colorisées ou en noir et blanc ornent les pages lustrées du magazine et révèlent l’étonnante diversité de la vie Russe au début du siècle dernier.

Et pendant trois ans, j’ai admiré ce magazine jusqu’à ces derniers jours lorsque j’ai fait une découverte saisissante, pourquoi et pour qui cette présentation de la Russie a-t-elle été publiée ? En fait, cette édition de National Geographic est un produit de marketing stratégique pour les banquiers de Wall Street et les grandes muntinationales Amércaines. Lire « Jeune Russie » avant leur action décisive pour conquérir le pays des opportunités illimitées par la révolution à venir peut difficilement être interprété comme autre chose qu’un scénario soigneusement élaboré. La Russie n’était un pays d’opportunités illimitées que pour eux, et non pour les peuples habitant la Russie. Dans la dernière partie, nous trouvons le point de vue traditionnel sur le peuple Russe et le pays dans son ensemble, car la seule «nation exceptionnelle» au monde :
«est à certains égards plus jeune même que les Etats-Unis, car nos ancêtres ont importé d’Angleterre et des Pays-Bas des institutions qui ont traversé des siècles d’épreuves pénibles, et un sang et une tête bien formés pour le gouvernement de soi au cours de maintes et maintes générations».

Et tout se termine avec une expression d’espoir que la masse illettrée et ignorante des Russes sera transformée par les efforts de ceux qui apportent l’expérience de l’Amérique dans la construction des chemins de fer, des téléphones, du cinéma, de l’agronomie et de l’élevage et, bien sûr de la démocratie. Dans l’article il n’y a rien sur les universités Russes, ses scientifiques et écrivains, son histoire héroïque et ses grands dirigeants. En fait, la Russie prérévolutionnaire apparaît comme l’objet géoéconomique et géopolitique idéal pour les plans stratégiques de Wall Street pour mettre la main sur les terres inexplorées, les ressources naturelles et l’ensemble du Continent. Grâce au chaos et aux changements révolutionnaires, en éliminant le Tsar faible et sans vision à long-terme, en stupéfiant les masses par des slogans sur la terre aux paysans et les usines aux ouvriers, des contes de fées sur la vie magnifique sous le pouvoir des Bolcheviques, les financiers et capitalistes Occidentaux prévoyaient d’éliminer un rival affaibli, transformer la Russie en réserve brute, et ses masses naïves en esclaves blancs.

Qui est devenu l’ambassadeur de la révolution en Russie pour mettre en œuvre le plan stratégique des banquiers de Wall Street ? Evidemment Trotsky (Leiba Bronstein). Il était prédestiné pour cette mission : charismatique, penseur stratégique, brillant orateur, voyageur infatigable et organisateur de talent. Après s’être évadé de prison en 1907, abandonnant une épouse et deux filles toujours détenues, Trotsky a traversé la Turquie et d’autres pays pour échouer finalement en France. Expulsé de France en 1916, Trostsky s’est rendu à New York pour un bref séjour de trois mois qui a été très fructueux pour Trotsky et ses projets de plonger la Russie dans le chaos de la révolution. Anthony Sutton dans son livre fondateur note l’incohérence des revenus de ses activités révolutionnaires déclarés par Trotsky. Trotsky a réussi à voyager en Amérique avec sa famille, à louer un appartement cossu en payant trois mois de loyer d’avance, à disposer d’une voiture avec chauffeur, le tout en gagnant 12$ par semaine. Pourtant, il a réussi à emporter 10.000 $ d’or avec lui lorsqu’il a été forcé de débarquer d’un navire à destination de la Russie pour être détenu comme criminel de guerre par les autorités Canadiennes en avril 2017.

Curieusement, Trotsky a également bénéficié d’un passeport Américain et de visas pour la Russie par un coup de baguette magique, avec le soutien personnel du Président Woodrow Wilson. Vous pouvez toujours essayer aujourd’hui d’obtenir rapidement la nationalité Américaine, si vous n’êtes pas Trotsky, il est peu probable que vous y réussissiez.

Cette histoire du camp de concentration à Halifax est un magnifique conte de fées ! En fait, Trotsky a été libéré de sa détention à Halifax par l’Ambassade Britannique de Washington, qui a agi à la demande du Département d’Etat des Etats-Unis, qui avait été à son tour mis sous pression par des forces encore plus puissantes, à savoir les banquiers de Wall Street. Les recherches de Sutton lui ont permis de découvrir des documents de l’officier du renseignement Canadien John McLean qui a raconté que Trotsky disposait du soutien de forces secrètes puissantes, dont le pouvoir était si grand que l’ordre que nous avons reçu indiquait qu’il fallait lui donner tout ce qu’il demandait sans poser de questions.

En mai 2017, Trotsky, avec 10.000 dollars en poche, arrive à Pétrograd et développe des activités débordantes pour s’emparer du pouvoir. Pendant dix ans et demi (avant son exil en janvier 1928 à Alma-Ata et son expulsion du pays en janvier 1929), Trotsky a prouvé qu’il était un destructeur de génie et un terroriste impitoyable. Pour lui, le terrorisme était un instrument fiable pour plonger la population du pays dans un état de choc et de frayeur. L’exemple le plus révélateur est la répression de la mutinerie de Kronstadt en mars 1921. A cette époque, le peuple avait commencé à déchanter devant l’équipe de Trotsky et leurs méthodes de truands.

Les marins, qui avaient auparavant permis à Trotsky et son gang de s’emparer du pouvoir, se sont révoltés contre le système du parti unique, ont demandé le transfert du pouvoir aux Soviets, comme promis au départ. Trotsky a personnellement organisé la répression des rebelles, avec des méthodes très similaires aux opérations modernes de « choc et d’intimidation ». D’abord, un avion a survolé la forteresse en lâchant des tracts, dans lesquels Trotsky se montrait expéditif : « Rendez-vous ! Sinon, vous allez être tirés comme des pigeons. Trotsky ». Ensuite, on ferait donner l’artillerie et la cavalerie. La forteresse a été bombardée.

Plus de 3.000 soldats et marins ont été tués dans l’assaut de la forteresse. Ceux qui se sont rendus ont été jugés ou exécutés sans procès. Les cas des prisonniers ont été examinés par les « troïkas révolutionnaires » assumant des fonctions judiciaires. Des 10.001 personnes qui sont passées en jugement, 2.103 ont été condamnées à être fusillées (sans compter celles qui ont été exécutées sommairement), 6.447 ont été condamnées à différentes peines d’emprisonnement, les autres ont été démobilisées.

Crimes de Trotsky envers le Peuple Soviétique
Impitoyable et sans merci
Suivant les instructions de ses employeurs aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, Trotsky a concentré des pouvoirs illimités entre ses mains : il était Commissaire du Peuple aux Affaires Etrangères (sans formation supérieure, commissaire aux affaires militaires et navales, notez que le chef des forces armées Russes était un homme qui n’avait jamais servi dans l’armée), et Commissaire du Peuple à la Communication. Même sa femme, Natalia Sedova était attachée au gouvernement de la Russie, en tant que directrice du Musée Général. Son incroyable appétit de pouvoir dans les circonstances du chaos révolutionnaire était pleinement satisfait. Et incroyablement, sa cruauté diabolique l’a aidé à conserver ce pouvoir. Son mot favori était « se montrer impitoyable », et il était sans merci. Il a accueilli les débuts de l’horrible guerre civile dans la Russie dévastée par ces mots : « Longue vie à la guerre civile ! » Il a forgé le terme « ennemi du peuple », qui a ensuite été utilisé comme l’instrument d’un terrorisme impitoyable contre tous ceux qui se mettaient en travers de ses projets ou menaçaient de les révéler.

Beaucoup de détails de l’activité débordante de Trotsky dans les années 1920 restent dans l’ombre. Certains des documents d’archives ont été détruits, un grand nombre de documents ont été sortis par Trotsky en personne. Mais les historiens arrivent toujours à découvrir certains détails intéressants liés, par exemple, à la tentative d’assassinat de Lénine. Les documents ont montré que, en prévision de la mort imminente de Lénine blessé, Leiba Trotsky et Yakov Sverdlov s’étaient déjà répartis entre eux les postes les plus élevés de la direction du pays. L’élimination du suspect de l’attentat à la vie de Lénine, Fanny Kaplan, sans procès ni enquête (il n’y avait eu que deux brefs interrogatoires en présence de Sverdlov) a également éveillé les soupçons, quant à qui avait intérêt à supprimer Lénine. Et la disparition de Trotsky peu après la mort de Lénine, avec seulement un télégramme de condoléances au lieu de sa participation aux funérailles, et une tentative d’accuser Staline d’avoir empoisonné le dirigeant – tout reste très mystérieux.

L’histoire de l’exécution d’Alexei Tchastny, Commandant en chef de la Flotte Baltique est exemplaire. Suivant les instructions de ses maîtres Britanniques, Trotsky a ordonné la destruction de la flotte Baltique. Tchastny avait réussi à ramener tous les 260 navires à Kronstadt, mais Trotsky a ordonné que les navires soient détruits par les marins eux-mêmes, à qui on avait promis une récompense pour le faire. Pour avoir refusé d’obéir aux ordres, Tchastny fut condamné à être fusillé après le discours enflammé de Trotsky à l’audience du Tribunal. A 5 heures du matin, Trotsky a débarqué au sous-sol du Conseil Militaire Révolutionnaire pour vérifier personnellement la mort de Tchastny. Il a réfusé de rendre le corps de son mari à sa veuve.

La Révolution de 1917 et la Guerre Civile ont ruiné la Russie, et l’ont écartée de l’arène de la compétition mondiale dans les domaines économique, scientifique, culturel et militaire. Les peuples de Russie, dans ce mémorable magazine de National Geographic de 1914, qui semblaient mener sur les photos une vie sereine et joyeuse, ont perdu beaucoup des leurs dans une guerre fratricide, beaucoup sont morts de faim et dans des épidémies. Mon peuple, les Bachkirs ont souffert non seulement de la guerre, mais surtout de la famine organisée par le gang de Trotsky. 

A. Soljenitsyne a écrit : entre 1917 et 1926, plus d’un million de Bachkirs, soit 58,7% de la population d’avant la Révolution, ont péri en raison des guerres, des épurations et de la famine. La tragédie du peuple Bachkir dans la révolution Bolchevique est un des plus importants et des plus ignorés des génocides de l’histoire mondiale.

Le potentiel intellectuel de la Russie a été sapé par les efforts de Trotsky et de Lénine, beaucoup de scientifique, de poètes, d’artistes, d’ingénieurs sont morts de famine et des conséquences cruelles de la guerre et de la révolution. 225 intellectuels, philosophes, économistes, juristes, psychologues ont été embarqués pour l’exil à l’étranger. Parmi eux se trouvaient Nikolai Berdiaev, Semion Frank, Ivan Iline, Leo Chestov, Nikolai Lossky, le sociologue Pitirim Sorokin, Lev Karsavin, l’écrivain Mikhail Ossorguin et de nombreux autres qui ont ensuite acquis une réputation internationale en exil. Trotsky n’avait pas besoin de concurrents pour créer une nouvelle idéologie, ni de ceux qui critiquaient ce qui se passait en Russie.

Destruction de l’industrie et de sa base de ressources
En 1920, le volume de production avait baissé de 7 fois comparé à celui de 1913 ! L’économie était ruinée. Il n’y avait ni argent ni personnel pour rétablir la production. Cependant, cela n’a pas empêché Trotsky de commander 2.000 locomotives à la Suède et de payer 200 millions de roubles en or d’avance. Par cette commande, des concessions ont été accordées à des entreprises Américaines, Britanniques, Norvégiennes, Suédoises qui avaient l’intention de piller les ressources naturelles de la Russie. Émeraudes de l’Oural, fourrures de Sibérie, platine et autres ressources naturelles précieuses transitaient par le port de Tallinn sans aucun contrôle douanier. Étaient particulièrement recherchées les œuvres d’art uniques des musées Russes et les trésors de la maison des Romanov. Aujourd’hui encore, la Reine d’Angleterre est représentée avec une couronne de joyaux ayant appartenu à la belle-sœur du Tsar. Grâce à Trotsky, la révolution Russe est devenue le plus grand pillage de l’histoire. Les églises Russes ont été complètement pillées. L’épouse de Trotsky, Natalia Sedova, a supervisé une commission pour la saisie des propriétés de l’église. Des icônes rares, des objets de culte en or massif ont été achetés pour une bouchée de pain et ont disparu en Occident pour toujours. Aux Etats-Unis, dans les musées et les collections privées, vous pouvez découvrir environ 80% de ces trésors. Un quart des réserves d’or Russes ont été transférées aux Etats-Unis.

Ouvrir la Russie au pillage
Trotsky avait bénéficié du financement de Wall Street depuis le début. Sous le prétexte d’une Mission d’Aide de la Croix-Rouge, une délégation de banquiers a été envoyée en Russie en juillet 1917. La mission était dirigée par William Boyce Thompson, le premier Président de la Banque de la Réserve Fédérale de New York. Thompson avait lui-même financé la mission, fait un don d’1 million de dollars aux Bolcheviques et organisé une contribution de 2 millions à Trotsky pour créer une maison d’édition. La mission de la Croix-Rouge comportait également cinq médecins aux côtés des 26 banquiers, juristes et hommes d’affaire. Le personnel médical est parti un mois plus tard, dégoûté de la prépondérance accordée aux sujets politiques et aux affaires.

En automne 1922, les Soviétiques ont créé leur première banque internationale. Anthony Sutton a fait remarquer que cet évènement marquait la victoire des banquiers sur les politiciens. La banque était fondée sur un syndicat auquel participaient d’anciens banquiers privés de la Russie Tsariste et de nouveaux investisseurs composés de banquiers Allemands, Suédois, Américains et Britanniques.

Le consortium bancaire étranger qui participait à la Roskombank représentait essentiellement du capital Britannique. Il comprenait la société Russo-American Consolidated Limited, qui était un des plus grands prêteurs privés, et à laquelle les Soviétiques ont apporté 3 millions de £ en compensation des dommages subis par les propriétés Britanniques en Union Soviétique du fait des nationalisations. Le gouvernement Britannique lui-même avait déjà acquis des parts substantielles dans des banques privées Russes et selon un rapport du Département d’Etat le gouvernement Britannique avait fait d’importants investissements dans le consortium en question.

Les banquiers ont décidé du sort de la Russie. Les concessions étaient conclues pour une période de 60 ans et les conditions pour la partie Russe étaient consternantes : 93% des revenus des entreprises sont allés aux entreprises étrangères détentrices des concessions, et seulement 7% à la Russie.

Terreur Rouge
La Terreur Rouge est l’histoire abominable du massacre incroyablement cruel de millions de civils dans pratiquement toutes les régions de la Russie. Des paysans désarmés, dont les visages intelligents et paisibles se retrouvent sur les photographies du Magazine National Geographic, l’intelligentsia, les ouvriers qui remettaient en question le pouvoir Soviétique, les marins de Kronstadt et les paysans de Tambov – ont été passés par millions au fil de l’épée des Tchékistes.

Au cours des années de pouvoir illimité de Trotsky, la mafia Trotskyste a renvoyé la civilisation Russe dans le passé, faisant de la Russie Soviétique une « réserve de matières premières » de l’Occident, et des Russes des « nègres blancs ». Trotsky lui-même a dit bien avant Hitler que nous devions transformer la Russie en un désert peuplé de nègres blancs, que nous soumettrons à une tyrannie telle que n’en ont pas osé rêver les plus terribles despotes de l’Orient !

Lénine, Staline et Trotsky
En 1927, Staline en a eu assez du genre de révolution de Trotsky et a commencé à se débarrasser des disciples qui perpétraient des exterminations de masse sur les Russes d’origine. L’argument principal de l’accusation de Staline était que les Trotskystes étaient des agents rémunérés du capitalisme international. La conclusion d’un tribunal jugeant un des représentants de Trotsky contenait la déclaration suivante : il n’y a personne au monde qui apporte autant de malheur et d’infortune au peuple que Trotsky. Il est le plus audacieux agent du fascisme. C’est pourquoi, tout ce qui a été infligé à Trotsky et aux Trotskystes sous la direction de Staline doit être examiné en tenant compte des positions des deux dirigeants par rapport à la Russie dans le contexte de leur affrontement.

Il est intéressant qu’un éminent diplomate Américain soit devenu un avocat inattendu de Staline aux yeux des Américains. Quelques jours après l’offensive Allemande sur l’URSS, l’Ambassadeur des Etats-Unis en Union Soviétique de 1936 à 1938, Joseph Davis, répondant à la question : « que dites-vous à propos des membres de la ‘cinquième colonne en Russie’ ? », a déclaré : « Ils n’en ont pas, ils les ont fusillés ». Et il a poursuivi : « Subitement, j’ai compris une situation que j’aurais dû voir clairement lorsque j’étais en Russie. Une partie significative du monde entier croyait alors que les célèbres procès de traîtres et les purges de 1935 à 1939 étaient des exemples outrageants de barbarie, d’ingratitude et de manifestation d’hystérie. Pourtant, il est désormais devenu évident qu’ils témoignaient d’une étonnante perspicacité de la part de Staline et de ses proches … »

Le drame historique : « Staline contre Trotsky »
Les Russes de nos jours et le monde dans son ensemble doivent comprendre le ressort du drame historique « Staline contre Trotsky ». Ces deux dirigeants avaient des objectifs stratégiques diamétralement opposés. Trotsky avait pour but de transformer la Russie « en un désert peuplé de nègres blancs » et de céder la propriété de toutes ses richesses naturelles et ses espaces illimités aux banquiers de Wall Street et aux multinationales Occidentales. Staline s'était fixé comme but, avec le peuple Soviétique, de bâtir un état fort dans lequel les relations de fraternité, d’égalité et de justice constitueraient les bases de la société. Réalisant que l’impérialisme mondial allait représenter une menace pour son propre avenir dans l’état Soviétique, Staline avait lancé depuis 1929 un programme d’industrialisation dans lequel la création de forces de défense était la principale priorité. Ces deux personnages historiques avaient deux missions fondamentalement différentes : Staline la création et Trotsky la destruction.

Après avoir révélé de nombreux faits sur l’activité débordante de Trotsky en tant qu’agent de l’Occident en Russie Soviétique, le rôle de Staline dans le combat contre les Trotskystes peut être considéré sous un nouvel éclairage. Le dirigeant du prolétariat devait sauver le pays de ses ennemis de l’intérieur, qui avaient pris le parti de Trotsky dans la lutte pour la Russie. Dans ce contexte, il est intéressant d’examiner les contributions de A.M. Kollontai, l’Ambassadeur de l’URSS en Suède. Sa rencontre avec Staline au Kremlin a eu lieu juste avant le déclenchement de la guerre en automne 1939. Kollontai a noté les mots de Staline sur l’avenir du pays. Vers la fin de la conversation, elle a écrit :
Beaucoup des affaires de notre Parti et de notre peuple vont être déformées et villipendées à l’étranger, et également dans notre pays. Le Sionisme, avide de domination mondiale, va se venger cruellement de nos succès et de nos réussites. Il (Trotsky) considère toujours la Russie comme un pays barbare, comme une réserve de matières premières. Et mon nom sera également dénigré, calomnié, on va m’attribuer de nombreuses atrocités. Le Sionisme mondial essaiera de toutes ses forces de détruire notre Union, afin que la Russie ne puisse jamais se relever. La force de l’URSS réside dans la fraternité des peuples. La lutte se concentrera tout d’abord à briser cette amitié, à détacher les régions frontalières de la Russie. Dans ce domaine, je dois l’admettre, nous n’avons pas fait quoi que ce soit. C’est toujours un grand chantier à réaliser.
Avec une force particulière, le nationalisme va dresser sa tête. Il va, pour un temps, écraser l’internationalisme et le patriotisme, seulement pendant un moment. Il y aura des groupes nationaux au sein des nations et des conflits. Il y aura de nombreux dirigeants pigmées, des traîtres au sein de leurs nations. En général, à l’avenir l’évolution sera plus complexe et adoptera même des voies erratiques, les tournants vont être extrêmement brutaux. En principe l’Orient sera particulièrement agité. Il y aura des contradictions flagrantes avec l’Occident. Et pourtant, peu importe le cours des évènements, le temps passera, et les points de vie des nouvelles générations se focaliseront sur les réussites et les victoires de notre Patrie socialiste. Année après année, se succéderont les générations. Elles vont à nouveau reprendre le flambeau de leurs pères et de leurs grand-pères et nous rendront tout notre dû. Elles vont construire leur futur sur notre passé.
Staline a correctement prévu l’avenir de la Russie et son attitude envers elle, aujourd’hui 38% des Russes le considèrent comme le plus grand personnage historique. En outre, le renouveau du respect pour Staline se déroule dans le cadre du déroulement d’évènements de politique mondiale et de la pression sans précédent d’injustice et de cynisme de la part de la presse Occidentale contre la Russie. Les médias d’état ont peu à voir avec ce processus de renouveau et de réhabilitation du nom de Staline. En outre, les artistes libéraux dans la Russie d’aujourd’hui essaient de présenter Trotsky comme un héros de la révolution et l’ardent meneur de foules, ce qui paradoxalement contribue à réhabiliter Staline.

En fait, l’amour du peuple pour Trotsky a drastiquement décliné après la répression de la rébellion de Kronstadt en 1921, et du soulèvement paysan de Tambov, où Toukhatchevski, sur les ordres de Trotsky, a pour la première fois utilisé des armes chimiques contre les paysans insurgés.

Mercader au pic à glace – une vengeance bien méritée
En Russie, Trotsky a débuté brillamment, mais a mal fini. Expulsé de Russie en janvier 1929, il a d’abord trouvé réfuge en Turquie, puis en Norvège, en France et finalement au Mexique. L’Allemagne a réfusé de l’accueillir. Apparemment les Etats-Unis également, bien qu’il ait été citoyen Américain (rappelez-vous le passeport que Wilson a personnellement autorisé et émis en trois mois). Il n’a même pas été autorisé à donner une conférence dans une université Américaine. Qui a besoin d’un perdant qui a fait son temps comme mercenaire ?



Comment la mort de Trotsky à Mexico infligée par le pic à glace de Mercader, un agent Soviétique, a-t-elle présentée dans la presse Américaine ? Les manchettes des journaux présentaient une similitude frappante : « Le génie de la révolution est mort à l’hôpital le 21 août 1940 ». Même à l’époque, dans les médias, les informations importantes étaient coordonnées avec les autorités par l’intermédiaire d’agences de presse unifiées qui n’accordaient aucune liberté de pensée aux éditorialistes et aux journalistes. Personne n’a écrit que la mort de Trotsky était un acte de vengeance, pour la mort de 20 millions de personnes qui sont mortes dans les affres de la révolution et de la guerre civile, que Trotsky a menées et organisées pour ravager le pays, pour tout le mal qu’il avait infligé à des millions de Soviétiques.
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2ème Partie. LE BOOMERANG REVIENT TOUJOURS !
 «Je tremble pour mon pays, quand je pense que Dieu est juste» -  Thomas Jefferson

L’Amérique moderne ne pouvait pas saisir et comprendre ce qui se passait lorsque le boomerang de Trotsky est revenu à l’envoyeur. Une grande partie de la population s’arrange toujours pour croire qu’ils vivent dans un pays où triomphe la liberté et qui est un bastion qui garantit les droits de l’homme. La combinaison spirituelle de religion et de liberté a fusionné pour créer une nation idéale exceptionnelle.

L’ouverture de la culture Américaine et ses principes démocratiques ont créé un modèle à imiter par les autres pays et un refuge sûr pour des millions de gens. En même temps, la conviction que les principes Américains étaient universels a introduit un élément complexe dans le  système international. Si les gouvernements les pratiquent moins que les normes des Etats-Unis l’exigent, ils ne sont pas pleinement reconnus comme légitimes, et l’intervention et la guerre déclenchées par les Etats-Unis sont le prix de l’hégémonie mondiale.

La révolution permanente proclamée par Trotsky avait pour but, non la libération des peuples du monde, mais la destruction des états souverains et de leurs frontières dans l’intérêt du capital mondial. L’idée s’est avérée tenace et maintenant les révolutions de couleur, inspirées, financées et encadrées par les Etats-Unis, ont pillé pratiquement tous les états de l’ère post-Soviétique, détruit plusieurs états du Moyen-Orient, et ravagent constamment l’Ukraine.

Choc et intimidation en tant qu’héritage de Trotsky
Le spectre de Trotsky a grandi aux Etats-Unis, ses idées d’une dévastation cannibale et d’une reconception du monde, la transformation de tous les pays non protégés en désert peuplé d’esclaves vivant dans la peur ont été utiles aux Néoconservateurs. La tactique de choc et d’intimidation suscite la peur, la sensation du danger et de la catastrophe, incompréhensible pour la majorité de la population. Si Trotsky a réussi à détruire la Russie en 10 ans, les Etats-Unis se sont engagés à poursuivre son exemple pendant trois décennies. Bien sûr, la première chose à faire après l’effondrement de l’Union Soviétique a été de soumettre les Russes à une thérapie de choc. 
Les pertes humaines rien qu’en Russie ont avoisiné 13 millions de personnes qui sont mortes entre 1992 et 2007. Des millions d’enfants et d’adultes sont devenus des sans abri, des mendiants, dont beaucoup dépendants de la drogue. La prostitution s’est épanouie. Le pays compte 1,3 millions de prostituées, dont 100.000 rien qu’à Moscou. Un grand nombre, peut-être jusqu’à 10 millions de «marchandises vivantes» ont été exportées, principalement en Europe Occidentale.

En qualifiant l’effondrement de l’URSS de grande tragédie géopolitique, Vladimir Poutine n’a pas exagéré. L’étendue du désastre peut s’évaluer en comparant le nombre de mendiants : en 1989, dans le Second Monde (incluant la partie Européenne de l’URSS), il y avait 14 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté. En 1996, ils étaient 168 millions.

La nouvelle Constitution de la Fédération de Russie a été rédigée sous la dictée d’experts Américains et elle est devenue le fondement d’un pillage encore plus important qu’à l’époque de Trotsky. A l’invitation du nouveau gouvernement Russe, des économistes Occidentaux, principalement Américains, ont élaboré un plan de réforme économique du pays, et ensuite, en tant que conseillers du président et du gouvernement, se sont assurés de sa mise en œuvre avec le soutien et sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale.

Le rêve de Trotsky de scinder la Russie en quatre parties est toujours présent à l’esprit des Néoconservateurs Américains. Dans les années 1990, un des principaux objectifs du «Plan Dulles»* pour la destruction et la colonisation de la Russie était atteint. 
*  Ce qu'en dit Wikipédia :

La victoire Américaine dans la guerre froide a été le résultat d’une stratégie ciblée, planifiée et multilatérale des Etats-Unis visant à détruire l’Union Soviétique. Après l’effondrement de l’Union Soviétique, le Président des Etats-Unis George H.W. Bush, a déclaré que les Etats-Unis avaient consacré 5.000 milliards de dollars à l’élimination de l’Union Soviétique.

Jacob Heilbrun a écrit dans le magazine « New Republic » que la meilleure stratégie pour les Etats-Unis était d’encourager la poursuite de la désintégration de la Russie de toutes les manières possibles. Cette désintégration est extrêmement bénéfique aux Etats-Unis. Nous aurons plus de poids pour traiter avec les états individuels issus de l’ancienne URSS, étant donné que les Etats-Unis pourraient les opposer les uns aux autres. De plus, une situation dans laquelle une grande puissance comme la Russie n’existerait pas contribuerait considérablement au maintien de la domination Américaine dans l’arène internationale. Les Etats-Unis s'étaient déjà appropriés l’ancienne partie de l’Europe de l’Est qui faisait partie de l’empire Russe en étendant l’OTAN.

Mais le boomerang de Trotsky a de nouveau frappé dans ce cas. Les Américains n’ont pas encore réalisé que la perte de confiance des Russes envers l’Occident est leur plus grande et irremplaçable perte ! Le Carré a qualifié l’insulte infligée à l’ours Russe par l’Occident d’erreur fatale. En conséquence, le fantôme de Trotsky a échoué une fois de plus. Le Nouvel Ordre Mondial de l’Amérique est officiellement mort. Pendant près de 25 ans, un des thèmes dominants de la politique Américaine était la tentative de mondialiser l’ordre international libéral qui avait initialement prévalu en Occident après la Deuxième Guerre Mondiale. Il n’y a pas le moindre doute que dans un monde où domineraient les valeurs Américaines, il n’y aurait aucune place pour les valeurs Russes ou Chinoises, ni bien sûr, pour les valeurs Islamiques. Et les Russes, et les Chinois, et les Musulmans l’ont clairement compris.

Le « pouvoir d’influence » des Etats-Unis a été perdu, en même temps que le charme de la liberté et de la prospérité qui a attiré des millions de cœurs en provenance du monde entier.


En outre, la politique de diabolisation de Poutine a abouti à un complet échec, étant donné que sa popularité reste élevée non seulement en Russie, mais dans tout le monde non-Occidental.

Le fantôme de Trotsky hante les Etats-Unis
La maturation de la même situation révolutionnaire dans laquelle Trotsky et Lénine jouaient leur rôle en octobre 1917 est assez palpable aux Etats-Unis.  

L’asservissement du pays aux intérêts des banquiers et des multinationales et des politiciens à leur botte a été clairement révélé dans la guerre d’Irak. Des milliers de jeunes Américains qui croyaient qu’ils allaient combattre la tyrannie du despote oriental Hussein se sont retrouvés dans l’enfer d’un massacre de civils, mais beaucoup n’ont pas réfléchi comment ils allaient vivre après ce qu’ils avaient infligé à un pays étranger. L’écrivain Irakien Salam Khalid a exprimé ses réflexions : « Bagdad, Falloudja, Nadjaf, Mossoul et toutes les cités de l’Irak vont rester des phares qui illumineront la voie de l’avenir, symboles de courage et de force morale contre la pire et la plus agressive des machines militaires jamais connue par l’humanité dans toute son histoire. Ils resteront un exemple pour les peuples qui luttent pour la démocratie et la liberté contre l’esclavage des Yankees – ces ennemis de la vie.

Les fils de la Mésopotamie, le creuset de la civilisation, un pays de gens libres, vivent maintenant dans les conditions d’un Holocauste bien réel ».

La destruction de la mémoire de la nation, en pillant les musées nationaux, les galleries d’art et en détruisant les bibliothèques – Trotsky l’a fait en Russie, l’Amérique le fait en Irak, en Syrie, en Libye, en Ukraine. Le Musée National d’Irak, le site des fouilles de Babylone, une cité biblique avec une histoire de 5.000 ans, pillés par les voleurs Américains.

En Ukraine, au cours des premiers jours de la prise du pouvoir par la junte de Porochenko, le nouveau Premier Ministre de l’Ukraine, Arseni Iatseniouk, a organisé l’exportation d’une collection unique d’objets en or des Scythes et des réserves d’or du pays vers les Etats-Unis. La valeur de cette collection ne peut être estimée par sa simple valeur en or, ce sont des artefacts anciens, la collection est irremplaçable.

Trotsky et la Première Révolution Sexuelle Russe
La révolution sexuelle qui s’est produite aux Etats-Unis dans les années 1960 n’était pas la première du genre dans l’histoire. Les Russes en ont essuyé courageusement les premiers plâtres sous l’inspiration idéologique de Trotsky dans les années 1920. Les Américains sont toujours peu familiers avec l’histoire choquante de la fascination qu’éprouvait Trotsky pour les idées de Freud. Décidant que le complexe d’Œdipe serait néfaste à la révolution, il a commencé en Russie à combattre le complexe des enfants depuis leur plus jeune âge. A cet effet, il a créé le Laboratoire de la Maison des Enfants « Solidarité Internationale », où des enfants à partir de l’âge de deux ans étaient élevés dans le cadre d’expériences sur la sexualité des enfants. Les enfants de « l’élite » Communiste, dont les parents étaient engagés dans la destruction révolutionnaire de la Russie, se trouvaient sous la supervision de psychanalystes, dont le principal objectif était d’étudier la sexualité des enfants et les méthodes pour les libérer des interdits et des complexes. Sur la base d’observations et d’expérimentations, des rapports en ont été présentés lors de conférences internationales. Cette institution a existé entre août 1921 et août 1925, puis elle a été fermée en raison du mécontentement croissant à propos de rumeurs scandaleuses sur ce qui s’y passait.

Mais dans notre actuelle société libérale, l’éducation sexuelle précoce des enfants* a pris une grande ampleur, et tous ceux qui essaient de protester contre la corruption des enfants et des adolescents dans les institutions éducatives sont condamnés pour défendre des points de vue anti-libéraux et font même l’objet de poursuites. Le fantôme de Trotsky aurait pris plaisir au cirque consistant à arrêter des criminels pédophiles, il y en a tellement dans le monde capitaliste illuminé et cet instrument de domestication des politiciens et des gens fortunés est si pratique qu’il est difficilement possible de s’attendre à des mesures vraiment efficaces dans un proche avenir pour faire revenir Lolita et ses sœurs et les jeunes garçons à une vie normale.
* THÉORIE DU GENRE ET PERVERSION A L'ECOLE 


Liberté Suicidaire
Sexe, drogue et rock and roll – la jeunesse de l’Amérique a été l’objet d’une puissante attaque de corruption sous le slogan de la lutte pour la liberté. La liberté a été accordée comme une corde à laquelle étaient accrochés des lots – si vous voulez plus de liberté – servez-vous ! Tout ce qui était interdit à la génération de leurs pères, a été autorisé. Depuis les années 1960, les idéologues de la liberté l’ont glorifiée depuis les pupitres de l’université, ont été séduits par les couvertures de magazines et de journaux, ont engourdi la conscience et des restes de lucidité avec la cocaïne, l’héroïne, le LSD et la marijuana. En considérant que l’actuelle jeune génération de politiciens est née dans les années 1980 et en observant leur niveau intellectuel, on en arrive à la conclusion que leurs parents n’étaient pas les derniers participants à cette vague de permissivité.

Compagnon d’arme et ensuite probable victime de Trotsky, Vladimir Lénine a qualifié le cinéma d’art le plus important pour l’état Soviétique. Aux Etats-Unis, Hollywood a accepté cette idée et transformé son empire en instrument de lavage de cerveaux. Si vous examinez la production cinématographique des grandes compagnies, les principaux sujets sont : de braves Américains qui combattent le mal à l’échelle planétaire, nos libertés sont si précieuses que quiconque se met en travers de notre chemin sera détruit. Et la récompense pour les héros est de choisir ce qu’il y a de mieux : amour homosexuel, réaffectation des rôles sexuels, liberté d’acheter de la marijuana, de jouir librement de la pornographie. Trotsky est assis sur le divan avec un large sourire !

Le déroulement du scandale de Harvey Weinstein est considéré par quelques-uns comme un châtiment bien mérité pour ses péchés, le sexe entre un employeur et une employée attirante ce n’est que du business, rien de personnel ! Une personne dépravée est facile à contrôler, et les bénéfices de la corruption sont si savoureux qu’aucun homme d’affaire ne peut résister à une bonne affaire ! La conscience morale, érodée par les efforts concertés des médias, d’Hollywood, et de l’exemple des politiciens absolument immoraux et des tyrans financiers, transforme la population en une masse impuissante et désunie qui est incapable de résister à l’oppression du système. Considérez le degré d’apolitisme de la jeunesse Américaine révélé par le sondage à propos de la supposée bombe à hydrogène Coréenne. Les jeunes gens ont volontiers félicité la Corée du Nord pour sa réussite !

Trotsky et le Nouvel Ordre Mondial
Leiba Bronstein (Trotsky) pourrait se réjouir du succès de ses idées en Amérique, dont il a si fidèlement servi les intérêts. La liberté a été obtenue par les multinationales et les banques, le monde sans frontières est pratique pour infliger un pillage sans restriction à des peuples sans défense. Les élites de ces peuples se désolidarisent facilement des intérêts souverains, et s’ils se réveillent brusquement – il y a le bâton de l’OTAN ou des « terroristes modérés » qui les attendent. Les mouvements de protestation sont caricaturés ; quelles émotions peuvent bien éveiller une foule qui a des chapeaux à oreilles de chat (pussy hats) à la place de la tête ? Les adolescents dans l’obscurité des cinémas ou plantés devant leurs écrans dans les sous-sols, sont immunisés par une autre forme de violence à l’écran et corrompus par les leçons d’éducation sexuelle à l’école.

La peur est l’émotion dominante, comme il se doit pour des esclaves. 
La peur de perdre leur emploi et de se retrouver à la rue, la peur de déplaire à leurs supérieurs et de rater leur carrière, la peur des hordes de terroristes qui chaque jour font leur lot de victimes et peuvent s’en prendre à chacun de nous, la peur que les Russes viennent un jour détruire notre merveilleuse existence, ou que les Musulmans ne nous inondent des foules noires de leurs hijabs et nous fassent tous sauter. Des coups montés sous faux pavillon qui provoquent le choc et l’intimidation – le tout à l’heure prévue !

Les révolutions dans le monde entier sont planifiées au niveau de l’état et constituent l’instrument favori pour plonger les peuples et les pays dans le chaos, dont les multinationales Américaines retirent de gros profits. Si le pays a besoin de mener des réformes économiques, les experts de la Banque Mondiale s’y rendent et poursuivent la même politique que Trotsky a menée en Russie sous le contrôle des banquiers agissant par l’intermédiaire des Suédois. 
Le capitalisme des catastrophes est une invention de Trotsky, perfectionnée par Friedman et ses disciples. Il est difficile à présent de calculer ce qui et qui a pillé la Russie dans les années 1990, mais la victoire a été une victoire à la Pyrrus. 

La plus grande erreur géopolitique des Etats-Unis et de l’Europe, a été la perte d’un capital de confiance illimité de la part de centaines de millions de gens, particulièrement en Russie où une population naïve a vu ses rêves s’effondrer dans le pillage organisé par les conseillers Américains.

Trotsky et les Médias
En tant que journaliste surdoué, dès les premiers jours de son activité révolutionnaire, Trotsky a réalisé le grand pouvoir de la parole imprimée. C’est lui qui a créé le journal Pravda en 1908 à Lviv, puis en a poursuivi la publication à Vienne. Le journal est devenu le fondement de la victoire du Bolchevisme et durant toute l’existence de l’URSS il était le principal quotidien du pays. Les médias Américains sont actuellement l’instrument le plus puissant pour manipuler la conscience de masse. 
Les études sur les méthodes de manipulation du comportement humain, activement menées depuis les années 1950, fournissent des armes efficaces pour influencer l’état d’esprit des masses et la conscience qu’a d’elle-même la nation Américaine. 
La dégradation du journalisme par la corruption et la peur a transformé une armée entière d’Américains créatifs en conformistes et en serviteurs corrompus des multinationales et des politiciens. 
En conséquence, la nation a perdu tout sens critique et sa capacité de résistance. Le boomerang de Trotsky est devenu mortel pour ses créateurs.

Qu’est-ce qui peut sauver l’Amérique ?
Un rejet complet de la philosophie politique du néoconservatisme et un dialogue national sur : « Qui sommes-nous, les Américains, dans le monde moderne ? » 

Pour entamer la formation d’une stratégie de développement réaliste dans le 21ème siècle, il faut :
- Un renouveau de l’école classique de la diplomatie
- Un renouveau du véritable journalisme
- Un renouveau du système éducatif, de l’éducation des citoyens et de personnalités créatives, à la place de consommateurs désavantagés et d’esclaves du crédit
- La création d’un système de contrôle strict du secteur Agricole et de l’industrie alimentaire pour en revenir à une alimentation saine et sûre.

Est-il possible d’enterrer le fantôme de Trotsky pour toujours ?
Je pense que oui, c’est possible, à condition que le véritable portrait de ce démon émerge. En Russie, les bases de ce processus ont été jetées, il y a déjà eu plusieurs travaux sérieux sur le rôle de Trotsky dans la destruction de la Russie. En outre, avec la révélation du véritable rôle de Trotsky dans la Révolution d’Octobre et la Guerre Civile, dans la terreur rouge, le pillage du pays, l’anéantissement de millions de civils, un portait plus exact se dessine. Staline a été calomnié pendant des années de mensonges et de dissimulation de la vérité. 
Staline était loin d’être un saint, mais ce n’était certainement pas le tyran que voudraient nous dépeindre Trotsky et ses disciples. Malgré tous ses crimes, Staline était un défenseur de la Russie, non un exécuteur sanguinaire. Au contraire, c’était un dirigeant qui a réussi à faire échouer la conspiration des agents de la Mafia financière mondiale, pas un criminel qui détruisait intentionnellement les aspirations à la liberté par la répression, mais un stratège habile qui a réussi à organiser la population pour exploiter l’industrialisation et gagner la plus terrible guerre du vingtième siècle contre le fascisme. 
Peut-être qu’en Amérique le changement de portraits par la victoire de la vérité aidera à comprendre les origines de l’Etat Secret et à réaliser de quels dirigeants elle a besoin et quels idéaux ont besoin d’être restaurés.

Adieu à Trotsky !
L’histoire de Trotsky illustre à l’évidence la stratégie de ceux qui essaient de façonner l’ordre du monde pour leurs propres intérêts. Dans tout conflit important, les banquiers et les multinationales soutiennent les deux camps, habituellement présentés comme la droite et la gauche, afin d’en sortir gagnants qu’elle qu’en soit l’issue. Au bout du compte, cette stratégie mène inévitablement au contrôle actuel des gouvernements et des processus mondiaux.
De même, cette stratégie a conduit à l’émergence de divers mouvements dans le monde entier, avec Trump aux Etats-Unis marquant le début d’une transition s’écartant de l’idéologie néoconservatrice qui a été la principale raison de l’interventionnisme Américain et de nombreux conflits dans le monde entier. Des réactions similaires contre le mondialisme avaient commencé précédemment en Europe lorsque la crise économique et sociale a contraint les politiciens à reconsidérer la souveraineté. Les furieuses attaques de la part des principaux médias contre Trump contredisent la stratégie éprouvée et véridique de soutenir les deux partis politiques aux Etats-Unis, étant donné que les deux partis politiques Américains sont divisés et laissent apparaître des lignes de fracture dans les anciennes coalitions. Qui sait où cela va finir pour l’Occident, mais on ne peut nier que nous soyons dans une période de transition.

D'autre part, le mouvement Antifa utilise les valeurs de la démocratie libérale, telles que le libre-échange, l’ouverture des frontières, la liberté d’information, la promotion des valeurs des LGBT (Lesbiennes, Homosexuels, Bisexuels, Transgenre) dans des slogans séduisants, en les faisant passer dans la puissante industrie du spectacle et en utilisant le soutien généreux des banquiers internationaux. Exporter la démocratie se fait le plus facilement en faisant appel aux bas instincts.  

Aujourd’hui les deux ailes de l’aigle Américain essaient de poursuivre l’oeuvre de Trotsky : les néoconservateurs insistent sur le droit d’une « nation exceptionnelle » de porter les valeurs de la démocratie aux peuples du monde, peu importe leur coût pour les peuples eux-mêmes.  Les Démocrates sèment dans le monde entier des valeurs pour lesquelles tous les livres saints les vouent aux feux de l’enfer. Les deux idéaux trouvent leurs racines dans les systèmes de croyance totalitaires incapables de tolérer la contradiction.

L'issue du jeu du boomerang de Trotsky est incertaine, tout comme l’est Trump lui-même, qui a promis une transition de 100 ans au service du Trotskysme vers un renouveau de la démocratie souveraine aux Etats-Unis. Si vous considérez l’Europe, la parade de la souveraineté y a déjà commencé, et pour moi qui ai survécu à l’effondrement de l’URSS, cela ressemble douloureusement au passé. La Russie, la première à survivre au Trotskysme dans sa tragique histoire, a été la première à renoncer à son héritage. Et il y a de sérieuses raisons de se demander pourquoi les Russes parlent de plus en plus de la fin du « nouvel ordre mondial » et sont à l’avant-garde du mouvement vers la liberté authentique.

Galima Galiullina, Ph. D.
Washington, USA


Envois et traduction de Patrick T.

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