dimanche 24 septembre 2017

23/09 - MORT DE LILIANE BETTENCOURT, 
LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE, 
MAIS AUSSI UNE GRANDE DAME. 


Liliane Bettencourt, née Liliane Schueller le 21 octobre 1922 dans le 7e arrondissement de Paris et morte le 21 septembre 2017 à Neuilly-sur-Seine, est une femme d'affaires française, fille unique et héritière d'Eugène Schueller, fondateur — entre autres — de la Société française de teintures inoffensives pour cheveux devenue depuis le groupe L'Oréal, et de Louise Doncieux, femme d'affaires.
Veuve de l'ancien ministre André Bettencourt, elle est la première actionnaire du groupe L'Oréal

Une fortune estimée en 2017 à 45 milliards de dollars. Elle était la fille du fondateur du groupe L'Oréal.
La disparition de Madame Liliane Bettencourt est un moment de très grande émotion et d’immense tristesse pour tous les collaborateurs de L'Oréal. C’est une grande dame qui nous a quittés et que nous n’oublierons jamais. Celles et ceux qui l’ont connue garderont le souvenir d'une femme d'exception.
Madame Bettencourt a toujours eu le goût d'entreprendre, une curiosité naturelle, une audace pour les idées neuves.
Durant des décennies, elle a su transmettre l'esprit du fondateur de L’Oréal, l’esprit de son père, Eugène Schueller. Comme la recherche de l'excellence, l'exigence du travail bien fait et le respect le plus profond des hommes et des femmes de la Maison.
Par ses conseils, par sa bienveillance attentive, elle nous a encouragés à oser, à prendre des risques, à aller toujours plus loin. A vivre pleinement nos ambitions pour conduire L’Oréal à la première place.
Elle a partagé avec nous chaque étape de cette merveilleuse Aventure.

De tout cela, nous lui sommes immensément reconnaissants.
Depuis la mort de son père en 1957, elle a toujours fait preuve d'un appui sans faille à notre Maison.
Elle a assuré la stabilité de l'actionnariat, donnant à L'Oréal la continuité et la solidité qui lui ont permis son formidable rayonnement ; c'est un atout rare, irremplaçable même, pour une société comme la nôtre qui s'inscrit dans une stratégie de long terme.
Ainsi, à chaque instant, elle a prouvé son attachement profond à L’Oréal, dont elle a toujours voulu assurer la pérennité.
Jean-Paul Agon
Président-Directeur Général de L'Oréal

Un éloge édifiant, alors que la fin de vie de Liliane Bettencourt a été marquée notamment par les débats autour de l'altération de ses facultés cognitives ayant entraîné sa mise sous tutelle et son retrait du conseil d'administration de L'Oréal.
Hommages de la holding Thétys qui abrite les participations des Bettencourt dans le capital de L'Oréal, et de tous les effectifs de la Fondation Bettencourt Schueller, que la milliardaire avait créée en 1997 avec son mari pour soutenir la recherche médicale, la culture et l'action sociale. La page d'accueil du site de l'organisme rend d'ailleurs un très bel hommage à sa défunte mécène : un laconique mais éloquent "Merci madame" s'inscrit sur un superbe portrait de Liliane Bettencourt.
Affaire des écoutes : Sarkozy sauvé pour 2017 malgré sa mise en examen ?
La justice a annulé lundi 9 mai plusieurs actes de l'enquête sur l'affaire des écoutes, celle qui menace le plus Nicolas Sarkozy. Sur le fond, cette décision ne change pas grand-chose. Mais elle écarte quasiment la perspective d'un procès avant la campagne pour 2017.

Sarkozy la magouilleur avec la fille de Mme Bettencour
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Affaire Bettencourt : le majordome et cinq journalistes relaxés le 21 septembre 2017 jour de la mort de Mme Liliane Bettencourt


La cour d’appel de Bordeaux a estimé que les écoutes effectuées par l’ex-majordome avaient eu un « caractère effectivement décisif (…) pour la recherche de la vérité »
C’est l’épilogue d’une des ramification de l’affaire Bettencourt. La cour d’appel de Bordeaux a confirmé jeudi 21 septembre la relaxe de cinq journalistes poursuivis pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » de Liliane Bettencourt. Elle a également estimé que l’ex-majordome de la milliardaire, qui avait illégalement enregistré sa patronne, n’était « pas pénalement responsable ».
Des amendes de principe avaient été requises à l’encontre des six prévenus. En première instance, une relaxe générale avait été prononcée, mais le parquet de Bordeaux avait fait appel, contrairement à Liliane Bettencourt, morte ce jeudi à l’âge de 94 ans.
Dans son arrêt, la cour a notamment considéré que les journalistes (Hervé Gattegno, Franz-Olivier Giesbert pour Le Point ; Fabrice Lhomme, Fabrice Arfi et Edwy Plenel pour Mediapart) « n’avaient pas eu intention de porter atteinte à l’intimité de la vie privée » de l’héritière de L’Oréal.

Ecoutes « protectrices »
Les juges ont aussi estimé que les écoutes effectuées par l’ex-majordome, Pascal Bonnefoy, avaient eu « un caractère effectivement décisif (…) pour la recherche de la vérité » dans l’affaire Bettencourt.
Pascal Bonnefoy, 53 ans, était jugé pour avoir enregistré des conversations privées à l’insu de sa patronne entre 2009 et 2010 dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Il avait remis les enregistrements à la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers. Ils avaient ensuite été transmis à la police, puis publiés en partie par Mediapart et Le Point.
Ces « écoutes » pirates, qui révélaient notamment la santé déclinante de la vieille dame, avaient servi à condamner l’entourage de l’héritière de L’Oréal pour « abus de faiblesse », en particulier le photographe François-Marie Banier – qui a formé un pourvoi en cassation. Elles avaient aussi révélé d’importantes fraudes fiscales et des immixtions politiques, transformant des soupçons d’abus de faiblesse en véritable affaire d’Etat.
L’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux souligne ainsi :
« Même si, avec loyauté, Pascal Bonnefoy a admis que sa démarche en mai 2009 était au départ de se protéger lui-même, il avait déjà depuis plusieurs mois perçu l’influence grandissante que prenait François-Marie Banier dans la maison Bettencourt, dont à l’évidence, il ne pouvait cacher qu’elle lui paraissait malsaine. »
Pour les magistrats, si la vie privée de Liliane Bettencourt a bien été violée, elle « a finalement été protégée, malgré elle, par l’acte accompli » par son majordome. Pascal Bonnefoy remplit donc à leurs yeux « les conditions relatives à l’état de nécessité et n’est pas pénalement responsable des actes qu’il a commis ».

D’autres procès en cours
Mais Pascal Bonnefoy n’en a pas fini avec la justice : une procédure pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » à la suite d’une plainte, cette fois, de François-Marie Banier, est toujours pendante à Bordeaux.
A Paris, le parquet a requis un non-lieu général dans la procédure pour subornation de témoin dans laquelle Françoise Bettencourt-Meyers a été mise en examen. Elle était soupçonnée d’avoir accordé un prêt à l’ex-comptable de sa mère, Claire Thibout, témoin-clé de l’accusation dans le dossier d’abus de faiblesse.
Quelques mois avant ces réquisitions, François-Marie Banier et Françoise Bettencourt-Meyers avaient toutefois passé un « accord » pour mettre un terme à leurs « litiges ». Il revient désormais au juge d’instruction d’ordonner un procès ou de prononcer un non-lieu.
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L’affaire Bettencourt en quelques grandes dates
La tentaculaire affaire Bettencourt, ouverte à l’origine pour un abus de faiblesse de l’héritière de l’Oréal décédée dans la nuit de mercredi à jeudi, alimente depuis près dix ans la chronique judiciaire.
Rappel des principales dates de cette saga judiciaire:
- 19 décembre 2007: abus de faiblesse -
La fille de Liliane Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, porte plainte pour «abus de faiblesse». Elle soupçonne François-Marie Banier d’avoir profité de la vulnérabilité de sa mère, héritière du groupe de cosmétiques L’Oréal, pour obtenir des centaines de millions d’euros de dons.
- 16 juin 2010: l’affaire devient politique -
Médiapart publie des extraits d’enregistrements-pirates réalisés en 2009-2010 par Pascal Bonnefoy, majordome de Liliane Bettencourt, suggérant que le ministre du Travail Eric Woerth, à l’époque trésorier de l’UMP, aurait profité des largesses de la milliardaire pour la campagne de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007.
- 6 juillet 2010: l’ex-comptable accuse -
Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, affirme qu’Eric Woerth a pu recevoir en 2007 150.000 euros en liquide pour la campagne de Sarkozy, apportés par le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre. Mais elle sera mise en examen le 27 novembre 2014, pour faux témoignages et attestation mensongère, puis le 28 septembre 2015, pour «faux témoignage aggravé», ayant reçu un don de 400.000 euros et un prêt de 300.000 euros de Françoise Bettencourt-Meyers. Celle-ci sera mise en examen le 7 juillet 2016 pour subornation de témoin. Eric Woerth perd son portefeuille ministériel lors du remaniement gouvernemental du 13 novembre 2010.
- 14 décembre 2011: premières mises en examen -
François-Marie Banier est mis en examen, notamment pour abus de faiblesse. Patrice de Maistre est mis en examen le lendemain.
Le 8 février 2012, Eric Woerth est mis en examen pour trafic d’influence passif et recel.
Le 21 mars 2013, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour abus de faiblesse.
- 7 octobre 2013: Sarkozy blanchi -
Nicolas Sarkozy obtient un non-lieu. Dix prévenus, dont MM. Banier, de Maistre et Woerth sont renvoyés en correctionnelle.
- 28 mai 2015: Banier condamné, Woerth relaxé -
François-Marie Banier est condamné en première instance à 3 ans de prison, dont 6 mois avec sursis, 350.000 euros d’amende et 158 millions d’euros de dommages-intérêts à Liliane Bettencourt. Il sera condamné en appel à quatre ans de prison avec sursis et 375.000 euros d’amende pour «abus de faiblesse» en août 2016. La cour supprimera les dommages-intérêts.
Patrice de Maistre est condamné à 30 mois de prison, dont 12 avec sursis, et 250.000 euros d’amende. Il renoncera le 29 octobre à faire appel.
Eric Woerth est relaxé.
- 12 janvier 2016: l’ex-majordome relaxé -
L’ex-majordome Pascal Bonnefoy et cinq journalistes, poursuivis pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» de Liliane Bettencourt, sont relaxés à Bordeaux. La relaxe est confirmée en appel le 21 septembre 2017.
- 10 août 2017: non-lieu pour Françoise Bettencourt-Meyers -

Le parquet de Paris requiert un non-lieu dans l’affaire de subornation de témoin dans laquelle Françoise Bettencourt-Meyers est mise en examen depuis juillet 2016, accusée par M. Banier d’avoir fait pression pour obtenir de faux témoignages contre lui. Le réquisitoire indique que les deux parties ont trouvé un accord pour mettre fin à ce litige

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