samedi 1 octobre 2016

01/10 - UNE CAISSE NOIRE DE GÉNÉREUX POURBOIRES 
DE PERSONNALITÉS ÉTRANGÈRES AUX POLICIERS 
CHARGES DE LES PROTÉGER LORS DE LEUR PASSAGE EN FRANCE.

Le patron de la police promet la fermeté. 

Le préfet Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale (DGPN), se montre très ferme concernant ces faits que nous révélons.
Entre eux, ils l’appellent la motte… Une caisse noire alimentée par les très généreux pourboires lâchés par les personnalités étrangères aux policiers chargés de les protéger lors de leur passage en France. Révélations sur ce secret bien gardé… totalement hors la loi.

Le préfet Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale (DGPN), se montre très ferme concernant ces faits que nous révélons. «Les 150 000 personnels de la police nationale sont extrêmement mobilisés pour faire face aux nombreuses menaces qui touchent notre pays, exerçant leur métier avec un grand professionnalisme », tient-il d'emblée à préciser.

Au-delà du seul Service de la protection dont dépend l'ancien SPHP, Jean-Marc Falcone rappelle qu'il est, «comme pour tout fonctionnaire, interdit pour les policiers de recevoir de la part d'un tiers des gratifications pour l'accomplissement de leur mission».
Ils recevaient du champagne et autres pour faire sauter les PV !
Si le DGPN reconnaît que «certaines délégations étrangères souhaitent remercier les fonctionnaires avec des présents, cette pratique est illégale». Dans ce cas, «les policiers font montre de pédagogie pour l'expliquer», assure le directeur général.

«Le devoir de probité est par ailleurs rappelé dans le code de déontologie de la police et de la gendarmerie nationale, note ce haut fonctionnaire. Si des policiers ont connaissance de telles pratiques, ils ont l'obligation d'en informer leur hiérarchie. Tout manquement porté à la connaissance des chefs de service conduit systématiquement à une enquête administrative voire judiciaire.» Et si le chef de service en croque?

C'est ce qui devrait très prochainement se produire dans le cas présent, si l'on en croit ses propos. «Un tel comportement, s'il était avéré de la part de policiers, serait inadmissible et entraînerait immédiatement l'ouverture d'une enquête, confiée alors à l'inspection générale de la police nationale», prévient Jean-Marc Falcone.

Les fonds en cash mieux encadrés
Bien avant le scandale de la «motte», la question de l'argent liquide dans la police en a généré de nombreux autres.
De longue date, des enveloppes étaient distribuées du sommet de la hiérarchie jusqu'au bas de l'échelle.
Des primes, réparties de manière discrétionnaire, au bon vouloir des cadres, dont le montant a totalisé 34 M€ entre 2002 et 2012 rien que pour le cabinet du ministre de l'Intérieur, selon un rapport de la Cour des comptes de 2014.

Pour avoir puisé 10 000 € mensuellement dans ces «frais d'enquête et de surveillance» entre 2002 et 2004, alors qu'il était lui-même directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, Claude Guéant a écopé en novembre dernier de deux ans de prison avec sursis.

Des réglementations mises en place
Entre-temps, plusieurs textes sont venus réglementer la question de ces fonds. Leur utilisation n'est plus autorisée que pour rémunérer les informateurs, mettre à disposition des moyens d'investigation dans le cadre de missions urgentes ou confidentielles, et défrayer les agents dans le cadre de ces mêmes missions. Soit leur vocation initiale lors de leur création en 1926. Si, de leur côté, les primes au mérite perdurent, elles sont désormais officielles, et validées par le directeur général de la police nationale. (intègre, lui ?)

« le prix du secret »
Cette somme, estimée à plus de 300 000 euros par an, serait issue d'une forme de tradition et bénéficierait exclusivement aux 70 fonctionnaires de la Division des missions temporaires du Service de protection des hautes personnalités (SPHP).
Un policier anonyme cité par le quotidien "Le Parisien" affirme que, dans certains cas, ces dons visent à inciter les membres du service à fermer les yeux lorsqu'une délégation se rend coupable de certains délits. « Cela devient le prix du secret », dit-il.
Les dons seraient effectués le plus souvent en liquide, à hauteur de plusieurs milliers d'euros, conservés dans un coffre-fort du service pour empêcher les vols, et répartis entre tous ses membres pour éviter les tensions.
« Comme pour tout fonctionnaire, il est interdit pour les policiers de recevoir de la part d'un tiers des gratifications pour l'accomplissement de leur mission », assure Jean-Marc Falcone au Parisien.

Sanctions disciplinaires
Jérôme Karsenti, avocat de l'association anti-corruption Anticor, souligne dans le même quotidien qu'une telle pratique serait d'abord un délit fiscal, entraînerait des sanctions disciplinaires et constituerait aussi un délit pénal, un fait de concussion puni jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.
Mais, malheureusement il y a aussi des "manquements" dans la Justice.

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