jeudi 21 juillet 2016

21/07 - ATTENTAT DE NICE: VALLS ET CAZENEUVE
ONT-ILS MENTI SUR LE DISPOSITIF DE SÉCURITÉ
Ils sont mis en place pour mentir, donc ils font leur travail.

Qu'ils s'en aille comme dit Mélechon !
Bernard Cazeneuve et Manuel Valls auraient menti sur le dispositif de sécurité mis en place à Nice le soir du 14 juillet. - Bertrand Guay - AFP
D'après Libération, l'exécutif a menti en exagérant le rôle de la police nationale dans la sécurisation du feu d'artifice du 14 juillet à Nice. Le quotidien affirme que les forces de l'ordre était tout simplement absentes du dispositif. Bernard Cazeneuve conteste. 
"Comment ce camion a pu rentrer dans la zone piétonne?" Cette interrogation de Christian Estrosi, au lendemain de l'attentat de Nice qui a coûté la vie à 84 personnes, cristallise le flou qui entoure le dispositif de sécurité du feu d'artifice du 14 juillet, à la fin du quel Mohamed Lahouaiej Bouhlel a renversé des dizaines de personnes à bord d'un camion lancé à pleine vitesse sur la promenade des Anglais. Alors que la municipalité et le gouvernement se rejettent la faute, Libération affirme aujourd'hui que tous deux ont menti sur la réalité du dispositif mis en place ce soir-là pour assurer la sécurité des spectateurs.

Querelle de responsabilité 
"Ce n'est pas l'Etat qui organise les feux d'artifices dans ce pays", a estimé Manuel Valls mercredi à l'Assemblée nationale, rappelant que le dispositif de sécurité avait été "concerté, consenti et validé" par le maire de Nice. Faux répond en substance la ville, par la voix de son maire Philippe Pradal. 
Une information formellement démentie par l'édile sur BFMTV. "Le maire n’a pas la connaissance précise des effectifs déployés (de la police nationale)" estime l'élu, soutenu en ce sens par Christian Estrosi, ancien maire de la ville et président de la région PACA. Ce dernier a immédiatement mis en cause la police nationale, avant d'être sèchement recadré par le Premier ministre qui a peu goûté à la polémique lancée par l'élu des Républicains. 
"Je ne laisserai jamais dire qu’il y a des failles là où il n’y en a pas ! Je n’accepterai jamais les propos honteux qui insinuent que tout cela aurait pu être évité, car dire cela, c’est discréditer nos forces de sécurité" s'emporte Manuel Valls le 19 juillet à l'Assemblée nationale.
La police nationale était-elle vraiment présente? 
Le 16 juillet, Bernard Cazeneuve répond aux questionnements de Christian Estrosi et affirme que "la police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais". Selon le ministre de l'Intérieur, "des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais".
De son côté, Manuel Valls affirme que "le ministre de l'Intérieur a reconstitué la liste de tous les policiers nationaux qui étaient présents sur le terrain (...). Ils étaient 85 à 19h, 89 à 20h, 92 à 21h, 64 entre 22h et 23h". 
Alors, ils se sont bien planqué à l'abri des balles !!! Ou plus grave, n'ont pas reçu, comme dans les manifestations de Paris en ce qui concerne les casseurs, reçu l'ordre d'intervenir. Pourquoi faut-il un ordre pour sauver des vies? Ils sont sensés être là pour nous protéger!

Pour le quotidien Libération, qui publie aujourd'hui une enquête sur le dispositif de sécurité installé aux points d'entrée de la promenade des Anglais, l'exécutif ment. Le journal affirme que les policiers municipaux ont été relevés de leurs fonctions par la police municipale aux alentours de 20h30, rendant impossible, comme l'affirmait Bernard Cazeneuve, le blocage de la chaussée par des voitures de la police nationale. 
Le quotidien s'appuie notamment sur une image de vidéosurveillance obtenue de source policière. On y voit le barrage qu'a forcé le terroriste pour entrer sur la promenade des Anglais le soir de l'attaque. De simples barrières métalliques bloquent l'accès à la route, et seul un policier municipal, reconnaissable à son chasuble jaune, semble assurer le contrôle de la circulation.


Cazeneuve répond 
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministre de l'Intérieur a répondu à Libération, et démenti formellement les informations publiées par le journal. Selon Bernard Cazeneuve, l'enquête "emprunte aux ressorts du complotisme" et "interroge la déontologie des journalistes". Le ministère de l'Intérieur nie en bloc les accusations mais ne répond pas à la principale accusation de Libération sur l'absence de policiers nationaux à l'entrée de la promenade.
Une absence qui, comme le note le quotidien, a coûté de précieuses secondes à la police lors de la course meurtrière de Bouhlel. Un policier municipal explique ainsi que ses collègues n'ont pu que constater leur impuissance face au camion qui arrivait à pleine vitesse. 
"Pour endiguer la course d’un tel véhicule, les collègues auraient seulement pu essayer de tirer à travers une vitre latérale. Mais il faut être rapide et précis. Nos armes ne permettent pas de traverser le pare-brise ou de crever les pneus", estime Yves Bergerat.
En attendant la rencontre entre Bernard Cazeneuve, qui a promis de mettre à la disposition de la presse tous les documents relatifs au dispositif de sécurité mis en place le 14 juillet à Cannes, et les journalistes jeudi, une autre interrogation subsiste: pourquoi ne pas avoir installé de blocs de béton à l'entrée de la promenade? Cette fois, c'est Christian Estrosi qui est dans la ligne de mire. Selon son ancien adjoint, c'était à la municipalité de le faire. Il estime qu'elle aussi a failli à sa mission.
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Christian Estrosi a-t-il une responsabilité dans les failles de sécurité qui ont permis l'attentat de Nice? Selon l'un de ses anciens adjoints, l'élu des Républicains n'a pas pris les mesures nécessaires.
Christian Estrosi accuse depuis une semaine l'exécutif d'être responsable de l'attentat du 14 juillet. Selon le président de la région PACA, c'est l'Etat qui aurait dû assurer la sécurité de la promenade des Anglais, sécurité qui n'était, selon lui, pas suffisante. Or, depuis qu'il est redevenu adjoint au maire, laissant son poste à Philippe Pradal, Christian Estrosi est en charge de la sécurité et des transports. Ce qui a poussé l'exécutif, Manuel Valls en tête, à s'interroger sur le rôle de la municipalité dans la sécurisation de l'événement
Le 16 juillet, soit deux jours après l'attentat, Christian Estrosi s'interroge dans Nice Matin. Pourquoi n'y avait-il pas de blocs de béton pour bloquer l'accès à la promenade des Anglais? L'édile explique que ce dispositif efficace avait pourtant été mis en place lors de l'Euro de football, et pointe sans le nommer l'Etat, qui aurait dû selon lui réitérer l'expérience. 

Le 20 juillet pourtant, un ancien adjoint de Christian Estrosi l'accuse de mentir. Selon Benoît Kandel, conseiller municipal de Nice, c'est la mairie qui a la responsabilité de ces blocs de béton. Et l'ancien adjoint au maire avance pour étayer son accusation un argument de poids: c'est lui-même qui a commandé le camion censé transporter ces blocs.
Si Christian Estrosi n'a pas encore répondu aux accusations de son collègue, ce n'est pas la première fois qu'il en est la cible. Dans la journée du 20 juillet, Benoît Kandel a posté un deuxième message du même calibre que celui-ci. 
L'élu s'interroge: 
"Pourquoi ces blocs de béton n'ont-ils pas été utilisés pour protéger la zone piétonne de la Promenade puisqu'on avait soit disant bien identifié la menace?"


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