vendredi 1 juillet 2016

01/07 - TORTURES D'ANIMAUX, DANS DES ABATTOIRS BIO.
NOUVELLES VIDÉOS.



Une solution simple : ne plus manger de viande, c'est inutile, il n'y a aucune carence en arrêtant, on est même plus en forme. Vous mangeriez votre chien ou votre chat?


Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde deviendrait végétarien.
Une vidéo commentée par Paul McCartney sur la condition des animaux dans l’industrie de la viande. Je le déconseille aux âmes sensibles bien qu’il soit très important d’être conscient que ceci n’est pas une fiction. Des milliers et des millions d’animaux subissent quotidiennement la torture de l’exploitation industrielle de la viande. Si le végétarisme vous semble trop inconcevable pour le moment, efforcez-vous de consommer de la viande de qualité issue d’élevages biologiques et dont les animaux subissent un traitement digne. Interrogez vos réseaux de distribution, renseignez-vous, car les emballages ne vous montreront sûrement pas ces images, au profit d’un marketing alléchant et d’une communication efficace…


L'association L214 dévoile ce mercredi 29 juin de nouvelles images de sévices infligés à des animaux dans des abattoirs français. Cette fois-ci, deux établissements sont concernés, celui de Pézenas, dans l'Hérault, et du Mercantour, à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes.
Les scandales dans les abattoirs se suivent et, malheureusement, se ressemblent. Pour la quatrième fois en huit mois, l'association de protection animale L214 révèle de nouveaux cas de maltraitance animale, dans deux établissements : celui de Pézenas, dans l'Hérault, et du Mercantour, à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes.

De novembre 2015 à mai 2016, des caméras cachées y ont été installées, capturant des images auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité. Des vidéos insoutenables montrant des sévices et infractions manifestes sur des bovins, des moutons, des cochons et des chevaux lors d'abattages. "Dans l'abattoir du Mercantour, un veau, accroché au rail par la patte arrière, tente de se relever pendant deux minutes entières, à moitié décapité, la tête dans un bac de sang, relate Le Monde. Plus tard, un mouton cherche à fuir, la gorge ouverte et en pleine conscience".
Il y a aussi des dérives nouvelles, jamais vues dans les vidéos révélées précédemment. Le Monderaconte ainsi qu'à Pézenas, des chevaux sont tirés par un treuil jusque dans le box d'abattage, qu'un mouton reçoit un coup de couteau dans l'œil avant d'être égorgé ou encore que des cochons sont poussés à coup d'aiguillons électriques et des bovins saignés sans étourdissement. Pourtant, l'abattage conventionnel prévoit l'étourdissement des bêtes afin de leur éviter d'être conscientes au moment de leur mort - des dérogations étant prévues seulement pour l'abattage rituel, halal et casher. Le code rural français et un règlement européen de 2009 stipulent que "toutes douleur, détresse ou souffrance évitables sont épargnées aux animaux lors de la mise à mort".

"Il n'y a pas de viande heureuse"
Lors des derniers scandales, c'est l'abattage industriel qui était épinglé comme responsable de ces horreurs animales. La vitesse, l'impératif de production, ne laissaient pas le temps aux employés de vérifier si l'animal était bien étourdi ou non avant de l'abattre. Mais les deux établissements incriminés sont cette fois-ci à taille humaine. Comme le rapporte Le Monde, l'abattoir municipal de Pézenas emploie une vingtaine de salariés et traite 2.000 à 2.200 tonnes de viande par an. Celui du Mercantour affiche quant à lui six salariés, 250 tonnes de carcasse par an et met en avant les circuits courts. Surtout, il est géré par un syndicat mixte composé d'élus de la commune, du département et de la chambre d'agriculture.
Les deux abattoirs possèdent la certification Ecocert pour agriculture biologique. Pour Sébastien Arsac, porte-parole de L214, "on a envie de croire que le problème, ce sont les cadences. Mais les petits abattoirs à l'approvisionnement local ne garantissent pas une meilleure protection des animaux, comparés à l'abattage industriel. Il n'y a pas de viande heureuse".

Le problème des contrôles vétérinaires
Et ces dérives perdurent malgré des contrôles vétérinaires renforcés. L'abattoir de Pézenas a ainsi fait l'objet de deux contrôles les 22 et 26 avril dernier. Des problèmes sur le poste d'étourdissement ont bien été relevés mais "nous avons appliqué des actions correctives immédiates, en changeant la matériel et l'opérateur", a assuré la Direction départementale de la protection des populations de l'Hérault. Pourtant, certaines des vidéos de L214 ont été tournées postérieurement à ces contrôles… L'établissement a encore fait l'objet d'une visite surprise le 17 mai dernier du député de l'Hérault Elie Aboud (LR) dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français. Il n'avait alors pas relevé de "dysfonctionnement quelconque dans la chaîne".
S'agissant de l'abattoir du Mercantour, les services de l'Etat n'avaient carrément relevé aucun manquement. L'association L214 doit déposer plainte ce mercredi 29 juin devant les tribunaux de grande instance de Béziers et de Nice, pour maltraitance et actes de cruauté.

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