mardi 15 décembre 2015

15/12 – LES ESCLAVES D'ISIS - COMBIEN DE TEMPS 
RESTEREZ-VOUS ENCORE INSENSIBLES ? 




165 dollars pour un enfant, selon le catalogue des prix des esclaves sexuelles de Daesh
Après avoir circulé près d’un an, l’ONU a finalement confirmé la rumeur concernant l’existence d’une liste de prix soumise aux combattants de Daesh intéressés par l’achat d’esclaves sexuelles pour des prix démarrant à 165 dollars.
Cette information avait été relayée en ligne essentiellement au mois de novembre. L’ONU a récupéré une copie papier en avril mais a été réticent à confirmer son authenticité. Zainab Bangura, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée des questions deviolences sexuelles dans les zones de conflit, a certifié l’existence du menu des choix sexuels.
«Ces filles sont colportées comme des barils de pétrole», a indiqué Bangura à Bloomberg. «Une fille peut être achetée et revendue par cinq ou six hommes différents. Parfois, ces combattants revendent les filles dans leurs familles pour quelques milliers de dollars.
La politique de prix est simple, plus elles sont vieilles, moins on les vend cher. Tous les achats se font dans la monnaie officielle de l’Irak, le dinar irakien. L’équivalent en dollar américain montre que les combattants radicaux peuvent acquérir un enfant âgé de 9 ans pour 165 dollars, les adolescentes sont moins chères, et ne coûtent que 124 dollars. Quant aux femmes âgées de plus de 20 ans, elles sont vendues pour 40 dollars.
Le processus d’acquisition est basé sur la hiérarchie : aux commandants sont proposés les lots de premier choix. Puis, c’est au tour des riches civils pervers étrangers venant de la région, qui sont autorisés à faire des offres pouvant s’élever à plusieurs milliers de dollars, a rapporté la représentante spéciale de l’ONU. Le reste est vendu aux combattants selon les prix indiqués sur la liste des esclaves sexuelles.
D’après Zainab Bangura, il est presque impossible de briser le commerce sexuel sur les territoires contrôlés par les combattants du groupe terroriste. «Ils possèdent tout un appareil et ont un programme», a-t-elle dit. «Ils ont également édité un manuel sur la façon dont il faut traiter ces femmes. Ils ont un bureau spécial qui organise l'ensemble de ces mariages et la vente des femmes», a-t-elle détaillé.
Des milliers de femmes irakiennes ont été asservies à l’esclavage sexuel. Près de 3 000 femmes et filles appartenant à la minorité kurdophone yazidie, considérée comme hérétique par le groupe extrémiste sunnite, sont devenues prisonnières au cours de l’offensive des combattants à travers toute la région. L’Etat islamique a aussi réussi à capturer et assujettir d’autres minorités sur le territoire dont ils ont le contrôle. A la fin de l’année dernière, Daesh a publié un pamphlet édictant les règles sur la manière dont les combattants doivent traiter les femmes, enfants et jeunes filles esclaves.
Les djihadistes prétendent que capturer les femmes parce qu’elles ne croient pas en l’Islam est justifié. D’après le pamphlet, les membres de l’Etat islamique sont autorisés à faire l’amour à ces femmes, ce qui peut être fait dès leur capture si la fille est vierge. Sinon, d’après le manuel, «son utérus doit d’abord être soumis à une purification» avant le rapport sexuel.
Le pamphlet signale aussi que la femme esclave peut subir un «tabassage disciplinaire». Cependant, l’Etat islamique interdit à ses combattants de frapper les esclaves pour le plaisir ou pour la torture.
----------------------------
Mieux vaut combattre.
Syrie : les chrétiennes prennent les armes contre Daech
Après les Kurdes, un bataillon de 50 femmes syriennes et chrétiennes s'engage contre Daech. Les femmes combattantes terrifient les islamistes, car ces derniers sont persuadés qu'ils ne peuvent pas aller au paradis s'ils sont tués par une femme.
«Je n'ai pas peur de Daech», explique fièrement à l'AFP Thabirta Samir, 24 ans. «Avant,je travaillais pour une association culturelle syrienne, mais ça me plait de travailler dans le milieu militaire» poursuit-elle.
Comme 10% de la population syrienne, Thabirta est chrétienne. Son peuple est persécuté par l'Etat islamique. Alors avec une cinquantaine d'autres femmes chrétiennes et comme les Kurdes avant elles, elle a pris les armes pour défendre sa terre, ses droits et sa religion.
Certaines de ses correligionaires ont même été encouragées par leur mari.
Elles ne sont pas nombreuses, mais leur bataillon intitulé «Les Forces Féminines de Protection de la Terre entre les Deux Rivières» fait trembler les barbus. 
Pour eux, il n'y a pas pire que de mourir tué par une femme. «Cela les priverait du Paradis» explique une combattante Kurde à l'AFP.
Selon the Independent, les syriennes ont bien saisi les enjeux de la lutte contre l'Etat islamique : il ne s'agit pas seulement de survivre mais aussi de protéger leur liberté, quand Daech vise à cantonner la femme à un rôle purement reproductif et domestique.
-----------------
Ces femmes yézidies qui terrorisent à leur tour Daesh
Elles ont décidé de ne plus subir la terreur et ont formé un bataillon de 123 femmes de 17 à 30 ans qui font littéralement trembler de crainte les combattants terroristes. Leur particularité ? Être entraînées par une ancienne chanteuse à succès.
Xate Shingali, 30 ans est une ancienne chanteuse yézidie. Après avoir obtenu le feu vert du président kurde Massoud Barzani, elle a formé un bataillon exclusivement féminin combattant aux côtés des Pershmergas en Irak.
«Ils nous violent. On les tue.»
Ces amazones ciblent spécifiquement les combattants de l'Etat islamique. Ce dernier en effet kidnappe régulièrement des filles yazidies, les vend et en fait des esclaves sexuelles. Au total, les djihadistes ont tué plus de 5.000 Yazidis et capturé 500 femmes et enfants.
Elles ont pris le nom de «Sun Girls» («Les filles du soleil»), ce qui n’a pas été choisi au hasard, puisque ces combattantes yézidies croient en la protection du soleil.
Autre croyance qui les sert : les djihadistes de Daesh auraient peur d’être tués par une femme, ce qui les empêcherait de connaître les joies du paradis et de ses 72 Houris censées les attendre.
Mais mieux que personne, ces combattantes savent qu'elles risquent d'être assassinées ou traitées comme des esclaves sexuelles par les djihadistes. Mais animées par un sentiment de revanche sans pareil, elles n'hésitent plus à manier les armes.
Pop star, ancienne top model, toutes unies contre Daesh
Helly Luv est surnommée la Shakira kurde et combat Daesh avec son arme de prédilection : la chanson. Elle vient de tourner un clip près de la zone de combat en Irak contre les éléments de Daesh, clip qui a été vu plus de deux millions de fois. Ses textes engagés lui ont valu des menaces de mort de la part du groupe terroriste.
Autre femme ayant pris les armes, une ancienne top model d'origine canadienne de 46 ans. Celle qui se fait appeler Tiger Sun est partie pour le Syrie au printemps dernier. Elle s'est retrouvée à combattre l'Etat islamique sans avoir jamais reçu de formation militaire. 


Articles de RT France

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.