mardi 8 septembre 2015

09/09 - AYLAN… l'UTILISATION DE CE PETIT CORPS ! 

La partie gauche de cette photographie a été très largement publiée par la presse atlantiste. La victime, un enfant syrien kurde, Aylan Kurdi, est sensée avoir été rejetée par la mer. Cependant, son cadavre est perpendiculaire aux vagues au lieu de leur être parallèle.
La présence sur la partie droite de l’image d’un photographe turc officiel confirme l’idée d’une mise en scène. Au loin, on distingue des baigneurs.
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AYLAN… ET LES LARMES DE CROCODILE ! 
par Ghaleb Kandil
Le monde est secoué par les cris d’indignation et les lamentations devant la photo de Aylan, le petit enfant syrien échoué sur une plage turque, tandis que les rédacteurs pleureurs et pleurnicheurs s’expriment en termes de cœurs brisés qui saignent, du fait d’une tragédie portant leurs propres signatures, car tous ceux qui ont contribué à la grande arnaque, depuis quatre années, sont les complices du crime pour avoir allumé une guerre ayant obligé une bonne partie du peuple syrien, attaché à sa terre et à sa patrie, à prendre les rudes chemins de l’exil dans le but d’échapper à l’enfer d’une prétendue révolution menée par des gens méprisables, des bandits de grand chemin, des trafiquants, des takfiristes wahhabites issus d’environ quatre-vingts nationalités avec pour principal slogan «nous sommes venus vous passer par le fil de nos épées» et pour unique promesse «Au tombeau !».
Ils ont commencé par assassiner les imams des mosquées et démolir les écoles et les hôpitaux, puis se sont rassemblés en organisations de contrebande et de trafic juteux, au point que nombre de leurs chefs ont glané des millions en se partageant la manne des donations du secours international et des largesses des Pays du golfe, avec leurs courtiers en Turquie, en Jordanie, au Liban, jusqu’à devenir des négociants au noir en denrées alimentaires et à s’engouffrer dans le marché des esclaves et de la prostitution organisée, sur le dos des camps pour Syriens «déplacés».
La tragédie de ces déplacés et de l’immigration syrienne est une fabrication des États-Unis, de tous les gouvernements de l’OTAN, des gouvernements de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, de la clique libanaise du 14 Mars, ainsi que des médias internationaux, arabes et libanais, dont certains persistent à divulguer ce charlatanisme concerté nourri de pétrodollars, en continuant à qualifier des assassins et des terroristes de «révolutionnaires syriens» et en participant au vacarme des lamentations et des falsifications.
La tragédie de Aylan et de sa famille sur les rives de la Méditerranée en Turquie dont les gouvernants ont pratiqué une discrimination raciale à l’égard des Syriens, ont pillé les usines d’Alep, ont légitimé l’installation de camps d’entraînement militaire, de réseaux de contrebande et de cellules d’opération sous la direction du général US, David Petraeus, ainsi que toutes les autres tragédies des nombreuses victimes qui tombent quotidiennement en Syrie et tous les flots de larmes et de sang à l’intérieur et à l’extérieur de ce pays, sont le fruit du sale mensonge concernant un prétendu printemps et d’absurdes balivernes, pour dissimuler la responsabilité notoirement établie de certains gouvernements, médias et forces politiques, ayant vendu des illusions et noyé la Syrie dans un terrible et durable malheur en couvrant une agression mondiale par l’intermédiaire de la coterie des Frères Musulmans, d’une clique de professionnels de l’opportunisme politique, de mercenaires sous de nombreuses bannières, aux côtés des groupes takfiristes wahhabites multinationaux expédiés en Syrie, le tout emballé sous le vocable d’un printemps maudit.
Essuyez ces larmes de crocodiles. Taisez-vous. Laissez leurs âmes s’en aller en paix et n’essuyez pas vos couteaux sur leur peau comme l’ont fait et le font encore leurs assassins, cette fine fleur de vos prétendus révolutionnaires depuis que vous commercez avec la laideur et l’arrogance. Le mensonge doit cesser, car la noire imposture est démasquée par les faits, vos révolutionnaires ne sont autres que DAECH, Al-Nosra et un ramassis de sicaires sous une multitude de faux drapeaux.
Tous les fils de vos intrigues aboutissent chez le maître américain et son partenaire sioniste. Ce sont eux qui distribuent les rôles aux associés, occidentaux, arabes et ottomans, engagés dans ce crime contre la Syrie, financièrement, militairement, médiatiquement et politiquement, quoique le promoteur occidental est désormais le porte parole de votre «révolution daechienne» et n’a même plus besoin de ses mercenaires de façade qu’il s’est donné tant de peine à fabriquer et qu’il a si généreusement gratifiés et baladés d’hôtel en hôtel, de capitale en capitale, avant qu’ils ne tombent dans les lieux de l’oubli.
À tous ceux qui s’inquiètent, avec raison, de ce qu’endure la Syrie et se soucient des terribles souffrances de ses enfants condamnés à l’errance par les alliés agresseurs : les Syriens affrontent avec héroïsme une «guerre colonialiste» qui n’a justement pour solution politique que la victoire par la résistance de ce peuple, de son armée et de son commandant en chef ; la manœuvre visant son indépendance nationale et sa détermination à lutter contre le colonialisme et le sionisme, point à la ligne.
À tous ceux qui se préoccupent de la foule d’initiatives et de communications sur les rencontres, en cours, entre les deux camps de cette guerre mondiale : les alliés de la Syrie la soutiennent toujours aussi solidement car, par sa résistance, elle leur a offert une grande force dont ils récoltent les fruits et, qu’en retour, ils lui offrent tous les moyens dont ils disposent pour renforcer sa résistance dans son combat crucial pour la liberté de tous et l’avenir du monde.
Les alliés de la Syrie, notamment la Russie et l’Iran, sont parfaitement conscients que la seule voie «politique» qui sauverait la Syrie passe par l’assèchement des ressources du terrorisme et l’arrêt des mensonges médiatiques, les deux éléments principaux du système des agresseurs. Rien d’autre ne pourrait accélérer la solution, stopper l’hémorragie et mettre fin au calvaire vécu par les Syriens.
Rendre justice aux âmes des victimes exige de confondre, aujourd’hui avant demain, tous ceux qui ont contribué à cette «grande arnaque» en prétendant que ce qui avait été ourdi dans l’obscurité et l’ignorance trompeuses était une révolution. Mais les voilà qui persistent dans leurs mensonges commandés en dépit de toutes les révélations contraires. Ils sont les complices de la tragédie syrienne et de chaque goutte de sang qui coule aussi bien en Syrie qu’à l’étranger.
 Ghaleb Kandil
Source : New Orient News
http://www.neworientnews.com/index.php/news-analysis
Article traduit de l’Arabe par Mouna Alno-Nakhal
Monsieur Ghaleb kandil est le Directeur du Centre New Orient News (Liban)


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LA VRAIE PHOTO DU PETIT ENFANT KURDE.

Voici où a vraiment été retrouvé le petit Aylan
Rassemblement de soutien aux réfugiés "Asile ! C’est un droit !" le mardi 8 septembre à 18h30 sur la Place de la République à Paris.
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Voici l'endroit exact où a été retrouvé le corps d’Aylan, ce petit kurde de Kobané noyé avec son frère et sa mère au large de la Turquie. Non, la marée ne l'a pas jeté sur le sable, il a été découvert dans des rochers.
Le corps a ensuite été déplacé par les photographes turcs dans un endroit plus photogénique et mis dans une position plus dramatique afin de jouer sur l’émotion de l’opinion publique internationale, et dont le seul but est d’accuser le Président syrien, Bashar Al-Assad, qui lutte pourtant avec acharnement (soutenu désormais par la Russie) contre l’Etat Islamique.

Alexander Doyle

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L'avis de Thierry Meyssan :
Alors que les médias européens suscitent l’émotion en montrant des photographies d’un enfant noyé et des reportages sur des foules traversant les Balkans à pied, Thierry Meyssan montre que ces images sont fabriquées. Certes, elles servent les intérêts du patron des patrons allemand, Ulrich Grillo, et de l’Otan. Mais elles ne rendent pas compte du phénomène dans son ensemble et conduisent les Européens à des réponses inadaptées.

Une vague d’émotion a submergé brutalement les populations vivant dans l’espace Otan. Elles ont soudainement pris conscience du drame des réfugiés en Méditerranée ; une tragédie qui dure depuis des années dans leur indifférence permanente.
Ce revirement est dû a la publication d’une photographie montrant un enfant noyé, échoué sur une plage turque. Peu importe que cette image soit un grossier montage : la mer rejette les cadavres parallèlement aux vagues, jamais perpendiculairement. Peu importe qu’elle ait été instantanément reproduite à la "une" de presque tous les journaux de la zone Otan en moins de deux jours. On vous a déjà dit que la presse occidentale est libre et pluraliste.
Poursuivant sur le même créneau, les télévisions multiplièrent les reportages sur l’exode de milliers de Syriens, à pied, à travers les Balkans. Une attention particulière fut portée à la traversée de la Hongrie, qui construisit d’abord une inutile barrière en barbelés, puis multiplia les décisions contradictoires de sorte que l’on puisse filmer des foules marchant le long de voies ferrées et prenant des trains d’assaut.
«Réagissant» à l’émotion qu’ils ont provoquée chez leurs concitoyens, les dirigeants européens «surpris» et peinés se déchirent sur la manière dont ils porteront secours à ces réfugiés. Antonio Guterres, ancien président de l’Internationale socialiste et actuel Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, s’invite à leur débat en prônant «la participation obligatoire de tous les États membres de l’UE. Selon des estimations préliminaires, les pays européens ont un besoin potentiel d’accroître les opportunités de réinstallation à 200 000 places», déclare-t-il.
Quel est le problème réel, qui l’instrumente et dans quel but ?
Les réfugiés de Méditerranée
Depuis le «Printemps arabe», en 2011, le nombre de personnes tentant de traverser la Méditerranée et d’entrer dans l’Union européenne a considérablement augmenté. Il a plus que doublé et s’est élevé en 2014 à 626 000.




Flux de migrants vers l’Union européenne (en centaines de milliers)
Source : Eurostat
Cependant, contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas là d’une vague nouvelle et ingérable. En 1992, alors que l’Union ne comprenait que 15 des 28 États actuels, elle en recevait plus encore : 672 000 pour 380 millions d’habitants. Il existe donc une marge considérable avant que les migrants ne déstabilisent l’économie européenne et ses 508millions d’habitants actuels.
Ces migrants sont pour plus de deux tiers des hommes. Selon leurs déclarations, plus de la moitié d’entre eux ont entre 18 et 34 ans. En général, il ne s’agit donc pas de familles.




Proportion d’hommes parmi les migrants entrés dans l’Union en 2014.
Source : Eurostat
Contrairement à l’idée actuellement répandue par les médias, moins d’un tiers seulement sont des réfugiés fuyant des zones de guerre : 20 % sont des Syriens, 7 % des Afghans, et 3 % des Irakiens.
Les deux autres tiers ne proviennent pas de pays en guerre et sont principalement des migrants économiques.
En d’autres termes, le phénomène des migrations n’est que marginalement lié au «Printemps arabe» et aux guerres. Les pauvres quittent leur pays et tentent leur chance dans les pays riches en vertu de l’ordre post-colonial et de la globalisation. Ce phénomène, après avoir régressé de 1992 à 2006, a repris et s’amplifie progressivement. Il ne représente actuellement que 0,12 % annuel de la population européenne, soit —s’il est correctement géré— aucun danger à court terme pour l’Union.


Ce flux de migrants inquiète les populations européennes, mais est célébré par le patronat allemand. En décembre 2014, le «patron des patrons» allemands, Ulrich Grillo, déclarait à DPA en masquant hypocritement ses intérêts derrière de bons sentiments : «Nous sommes depuis longtemps un pays d’immigration et nous devons le rester». «En tant que pays prospère et aussi par amour chrétien de son prochain, notre pays devrait se permettre d’accueillir plus de réfugiés». Et encore : «Je me distancie très clairement des néonazis et des racistes qui se rassemblent à Dresde et ailleurs». Plus sérieux : «En raison de notre évolution démographique, nous assurons de la croissance et de la prospérité avec l’immigration» [1].
Ce discours reprend les mêmes arguments que ceux du patronat français des années 70. Plus encore aujourd’hui, les populations européennes sont relativement éduquées et qualifiées, tandis que la grande majorité des migrants ne le sont pas et peut facilement occuper certains types d’emplois. Progressivement, l’arrivée d’une main d’œuvre non-qualifiée, acceptant des conditions de vie inférieure à celles des Européens, suscita des tensions sur le marché du travail. Le patronat français poussa alors au regroupement familial. La loi de 1976, son interprétation par le Conseil d’État en 1977 et la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’homme ont largement déstabilisé la société. Le même phénomène est observable en Allemagne depuis l’adoption des mêmes dispositions avec l’inscription, en 2007, du regroupement familial dans la loi sur l’immigration.
Contrairement à une idée reçue, les migrants économiques ne posent pas de problème d’identité en Europe, mais manquent dans leur pays d’origine. Par contre, ils posent un problème social en Allemagne où, du fait de la politique insufflée notamment par Ulrich Grillo, la classe ouvrière est déjà victime d’une exploitation féroce.
Partout ailleurs, ce ne sont pas les migrants économiques, mais le regroupement familial ultérieur qui pose problème.
Qui fabrique l’image actuelle de «crise des réfugiés» ?
Depuis le début de l’année, le passage de la Turquie à la Hongrie, qui coûtait 10 000 dollars, a baissé à 2 000 dollars par personne. Certes certains passeurs sont des esclavagistes, mais beaucoup cherchent simplement à rendre service à des personnes en détresse. Quoi qu’il en soit, qui paye la différence ?
Par ailleurs, si au début de la guerre contre la Syrie, le Qatar imprimait et distribuait aux jihadistes d’al-Qaïda de faux passeports syriens pour qu’ils puissent convaincre les journalistes atlantistes qu’ils étaient des «rebelles» et non des mercenaires étrangers, de faux passeports syriens sont aujourd’hui distribués par certains passeurs à des migrants non-syriens. Les migrants qui les acceptent pensent à juste titre que ces faux papiers faciliteront leur accueil dans l’Union. En effet, les États membres de l’Union ayant fermé leurs ambassades en Syrie —sauf la République tchèque et la Roumanie—, il ne leur est pas possible de vérifier l’authenticité de ces passeports.
Il y a six mois, je m’étonnais de la cécité des dirigeants de l’Union qui ne comprenaient pas la volonté des États-Unis d’affaiblir leurs pays, y compris par la «crise des réfugiés» [2]. Le mois dernier, le magazine Info Direkt a affirmé que, selon les services de Renseignement autrichiens, le passage en Europe des réfugiés syriens était organisé par les États-Unis [3]. Cette imputation reste à vérifier, mais constitue d’ores et déjà une hypothèse solide.
Au demeurant, tous ces événements et ces manipulations seraient sans gravité si les États membres de l’Union mettaient un terme au regroupement familial. Le seul vrai problème ne serait pas alors l’entrée des migrants, mais le sort de ceux qui meurent en route, en traversant la Méditerranée. La seule réalité qui ne mobilise aucun dirigeant européen.
Que prépare l’Otan ?
Actuellement, l’Otan, c’est-à-dire le bras armé international des États-Unis, n’a pas bronché. Mais, selon ses nouvelles missions, l’Alliance atlantique se réserve la possibilité d’intervenir militairement lorsqu’il y a des migrations importantes.
Sachant que seule l’Otan est connue pour disposer de la capacité de diffuser une intoxication à la "une" de tous les quotidiens de ses États membres, il est hautement probable qu’elle organise la campagne actuelle. En outre, l’assimilation de tous les migrants à des réfugiés fuyant les zones de guerre et l’insistance sur l’origine supposée syrienne de ces migrants laisse à penser que l’Otan prépare une action publique liée à la guerre qu’elle mène secrètement contre la Syrie.

Thierry Meyssan

Allemagne : le patronat veut plus de réfugiés
SOURCE AFP -  LE 23/12/14

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