mercredi 20 mai 2015

+20/05 - MARIAM SANKARA ACCUEILLIE EN HÉROÏNE 
A L'AÉROPORT INTERNATIONAL DE OUAGADOUGOU. 


Qui est Thomas Sankara ? Un injustice va être enfin réparée !

Sa veuve rentre enfin dans son pays.

La veuve de l'ex-président Thomas Sankara était entendue lundi pour la première fois par la justice burkinabè, qui 27 ans après les faits a démarré une enquête sur son assassinat lors d'un putsch en 1987, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.
Vêtue d'un "faso dan fani" bleu foncé et blanc, un pagne typique du Burkina dont le port était encouragé sous le régime de son mari, Mariam Sankara, visiblement détendue, est arrivé à 9H00 (locales et GMT) au palais de justice militaire, a constaté l'AFP.
Entourée de deux avocats, dont Me Bénéwendé Sankara (aucun lien de parenté, NDLR), qui a été désigné dimanche candidat des "sankaristes" pour la présidentielle d'octobre, elle s'est engouffrée dans la palais de justice militaire sans faire de commentaire aux journalistes présents.
"Mariam Sankara est actuellement entendue par un juge d'instruction", a indiqué en début d'après-midi une source judiciaire à l'AFP.
La justice burkinabè a démarré fin mars une enquête sur la mort de Thomas Sankara, tué le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'Etat qui porta Blaise Compaoré au pouvoir.
Plusieurs auditions ont déjà eu lieu dans le cadre de cette affaire ces six dernières semaines, a-t-on appris de source judiciaire.
Le régime de M. Compaoré, renversé fin octobre par une insurrection populaire, avait toujours refusé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de cet assassinat.
Mariam Sankara, qui avec ses deux enfants a quitté le Burkina Faso pour le Gabon puis la France après la mort de son mari, est rentrée jeudi à Ouagadougou pour la deuxième fois en 27 ans.
Des milliers de personnes ont accueilli dans la liesse celle dont la précédente venue dans son pays datait de 2007, à l'occasion de la commémoration du vingtième anniversaire de la mort de Thomas Sankara.
La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré le 31 octobre dernier.

dimanche 17 mai 2015
Longtemps annoncée, Mariam Sankara, veuve du président Thomas Sankara, a finalement foulé le sol burkinabè le 14 mai 2015. Elle a été accueillie à l’aéroport international de Ouagadougou par le président du Conseil national de la Transition (CNT), Sheriff Sy, la «famille sankariste» et une foule nombreuse.

L’épouse du défunt capitaine Thomas Sankara, Mariam Sankara, est rentrée au bercail le 14 mai dernier. C’est en grande pompe qu’elle a été accueillie à son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou. En effet, dès 15h, une foule de personnes commençait à converger vers l’aéroport, habillées pour la plupart de tee-shirts à l’effigie du père de la révolution d’août 1983, tandis que des baffles, positionnés à l’entrée de l’aéroport, diffusaient des messages de ce dernier. Certains tenaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Bienvenue chez toi». Un dispositif sécuritaire impressionnant s’évertuait à calmer les ardeurs des fans du président Thomas Sankara.

Contre présentation de la carte de presse, les journalistes ont eu accès à l’intérieur de la cour de l’aéroport, mais pas au salon ministériel où était censée arriver l’héroïne du jour. A leur grand dam, seuls deux médias et une agence de communication ont eu accès au tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou, ce qui a provoqué des grincements de dents. Après maintes tractations, les confrères se sont résolus à attendre devant l’entrée du salon ministériel, tandis que le monde venu accueillir l’épouse du président Thomas Sankara grossissait. Les leaders de la famille sankariste, ceux du Balai citoyen, la sœur du capitaine Thomas Sankara, quant à eux, accédaient audit salon, sans difficulté aucune.

Aux environs de 16h45, le président du Conseil national de Transition, Sheriff Sy, fait son entrée dans le salon ministériel.

Quelques minutes plus tard, Mariam Sankara faisait enfin son apparition, devant le salon ministériel, sous les acclamations du public qui scandait son nom, de même que des slogans. «L’impérialisme à bas ! Victoire, gloire, pouvoir au peuple», pouvait-on entendre.

A la presse, elle a confié qu’elle était heureuse de fouler le sol du Burkina et qu’elle était touchée par l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. «C’est avec beaucoup de joie que je rentre au pays et je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à cela, c’est-à-dire ceux qui ont fait partir le dictateur Blaise Compaoré», a-t-elle dit, avant de rejoindre le véhicule avec toit ouvrant mis à sa disposition. Debout à l’intérieur de sa voiture, drapeau du Burkina en main. A la sortie de son cortège de l’aéroport, le public, acquis à sa cause, a entonné le Ditanyè, avant que Mariam Sankara ne lui adresse un mot. Elle l’a, en substance, remercié de l’accueil à elle réservé. Elle a également salué les partis politiques, les organisations de la société civile, bref, tous ceux qui ont contribué au départ de Blaise Compaoré, avant que son cortège ne quitte l’aéroport, sous un tintamarre de slogans et de klaxons.

Thierry Sami SOU

Arrivée de Mariam Sankara Ils ont dit…

Mariam Sankara, épouse du président Thomas Sankara

«Je suis heureuse et fière de fouler la terre du Burkina Faso»

«Je suis heureuse et fière de fouler la terre du Burkina Faso. Cet accueil chaleureux me touche beaucoup. Votre présence massive témoigne de la sympathie et de la fidélité que vous avez pour le président Thomas Sankara. Je ne saurai jamais vous remercier suffisamment. En ce moment précis, je pense aux martyrs du 31 octobre qui, par leur courage, ont fait partir le dictateur Blaise Compaoré. Je pense à tous ceux qui ont contribué à cela, à la société civile qui a montré qu’elle sait plus se soucier du bien-être du peuple. Je pense aux leaders politiques qui se sont mobilisés jusqu’à l’insurrection populaire. Je pense aux femmes, mes sœurs, mes filles qui sont sorties avec leurs spatules, leurs balais, à la jeunesse, à vous mes enfants. Vous avez montré qu’unis et déterminés, conscients des enjeux de votre temps, aucun pays ne peut construire son avenir sans vous. Je pense à toute la population burkinabè, tout le monde confondu, à la presse nationale, internationale, au Comité justice pour Sankara qui a mobilisé les avocats, à tous ceux qui ont pris fait et cause pour la résolution de l’affaire Sankara. Je remercie également les autorités de la Transition. Je souhaite que des élections libres, justes et transparentes puissent se tenir. La patrie ou la mort, nous vaincrons !»

Serge Bambara alias Smockey, membre fondateur du «Balai citoyen»

«C’est une femme qui a su rester digne et c’est pour cela que nous l’accueillons chaleureusement»

«On avait besoin de retrouver des souvenirs sympas d’une certaine époque, même s’ils sont liés quelque part à un malheur qui a frappé la famille ; c’est toujours avec un grand plaisir qu’on retrouve Mme Sankara qui a su rester digne après ces événements durs et qui a toujours, d’une certaine façon, eu un mot pour le peuple burkinabè, pour la mémoire de son défunt mari. C’est une femme qui a su rester digne et c’est pour cela que nous l’accueillons chaleureusement. Nous avons envie de l’accompagner. On pense encore à ce procès et à cette justice que nous voulons véritablement justes, c’est-à-dire que les assassins de Thomas Sankara soient véritablement arrêtés et qu’ils paient pour leur crime. Comme elle est là aussi pour témoigner par rapport au procès en cours, nous espérons que les choses vont aboutir très vite et que nous pourrons enfin en finir avec cette page sombre de notre histoire.»

Alphonse Tougouma, 2e vice-président du Front des forces sociales (FFS)

«Mariam Sankara est venue nous dire qu’il faut parachever la Révolution que son mari a si bien commencée au Burkina Faso»

«Nous sommes comblés que Mariam Sankara puisse revenir librement au Burkina, chez elle, après un si long temps. Nous avons toujours voulu qu’elle revienne et qu’elle retrouve la place qui est la sienne ici au Burkina Faso. C’est tout un plaisir pour nous et nous ne pouvons que nous en réjouir. Je crois qu’elle est venue nous dire que les événements des 30 et 31 octobre n’étaient qu’une étape et qu’il faut parachever la Révolution que son mari a si bien commencée au Burkina Faso. Nous l’avons toujours dit, le 30, il y a eu une insurrection mais il nous faut aller à la Révolution véritable qui profitera au peuple burkinabè.»

Pascal Tapsoba, Aube du Faso, ex-mouvement «Ça suffit»

«L’arrivée de Mariam Sankara au Burkina Faso est une grande victoire»

«Nous pensons que l’arrivée de Mariam Sankara au Burkina Faso est une grande victoire parce qu’elle s’est exilée depuis plus de 27 ans et si elle a pu revenir aujourd’hui, c’est grâce à la lutte du peuple burkinabè. Nous lui disons merci également parce que depuis l’étranger, elle a su jouer sa partition, elle a essayé d’organiser, de mobiliser, de sensibiliser à travers certains mouvements associatifs et partis politiques sankaristes. Nous la considérons comme l’ambassadrice du Burkina Faso. Son mari a joué un grand rôle au Burkina, il nous a inculqué certaines valeurs dont celles de l’intégrité et vu que nous ne pouvons pas le remercier aujourd’hui, c’est à sa femme que nous témoignons cette reconnaissance et nous lui demandons de continuer à transmettre les valeurs sankaristes.»

Barthélémy Nikièma, particulier

«Tuez Sankara et demain, naîtront des milliers de Sankara»

«Ce jeudi 14 mai est un jour historique parce qu’enfin, notre maman peut rentrer dans son pays, 27 ans après. C’est une joie profonde qui nous anime en ce moment et nous sommes là pour la manifester. Qu’elle sache que quoi qu’il en soit, avant de mourir, Sankara a dit : «Tuez Sankara, et demain, naîtront des milliers de Sankara». Elle aura l’occasion de voir que cette prophétie s’est réalisée avec les journées des 30 et 31 octobre 2014 qui ont mis fin au pouvoir autocratique, dictatorial du président Compaoré.»
Propos recueillis par Christine SAWADOGO et Thierry Sami SOU

Transmis par Danièle JEAMMET


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La famille Sankara n'a jamais été réunie depuis l'assassinat du père de la révolution burkinabè, en 1987. Aujourd'hui, après la chute de Blaise Compaoré, l'espoir renaît

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Il nous reste à réhabiliter Kadhafi :

Voir dans la 2ème partie de cet article, ce que Kadhafi avait fait pour son peuple et pour l'Afrique :
et
22/03 - Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants.
Les vidéos qu’ils montraient des "manifestations contre Kadhafi" étaient tournées dans des studios du Qatar ou des manifestations en Inde contre la vaccination.

Pour toi mon ami africain rencontré hier au restaurant turque.

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