dimanche 17 mai 2015

17/05 - FUSION MONSTRE MONSANTO/SYNGENTA.
MANIFESTATION MONDIALE LE 23 MAI.


Manifestation mondiale contre Monsanto et autres empoisonneurs le 23 mai 2015
Le 23 mai 2015, les citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays et plus de 30 villes françaises, marcheront à nouveau contre Monsanto et consorts (Bayer, Syngenta, les multinationales des OGM et des pesticides). Toutes et tous dans la rue pour condamner ce modèle agricole accro à la chimie et aux manipulations du vivant, imposé au détriment des peuples et des paysans qui les nourrissent !
Lancées de façon autogérée par des citoyens soucieux de s’engager, ou par des militants associatifs locaux, ces marches sont des événements ouverts, sur un positionnement 100% citoyen, sans étiquette politique.
Liste des villes ici :

Fusion monstre Monsanto/Syngenta.
Monsanto propose 45 milliards de dollars !
Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l’agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s’élevait à 57 milliards l’an dernier ainsi que 45 % du marché mondial des semences !
Monsanto a été un des géants de la chimie, mais depuis quelques temps, la multinationale préférait se présenter comme une «entreprise de l’agriculture durable». Finies les années 70 et leurs tragiques errements, comme le PCB et l’Agent orange. Si l’on en croit le site internet de la multinationale, le nouveau Monsanto «utilise la sélection végétale et les biotechnologies pour créer de nouvelles semences qui donnent des plantes plus fortes, plus robustes et qui nécessitent moins de ressources».

Mais le discours pourrait bien changer si Monsanto réussit à acheter son rival suisse, le géant des pesticides Syngenta. Le vendredi 8 mai, la direction de Syngenta rejetait l’offre publique d’acquisition. Mais l’affaire n’est certainement pas close. Jeudi après-midi, le prix des actions de Syngenta se maintenait à un niveau supérieur de 20 % à celui qu’elles avaient avant l’offre de Monsanto, une indication claire que les investisseurs estiment un accord tout à fait possible. Comme Helen Thomas du Wall Street Journal le formule, le rejet initial par la direction de Syngenta, de l’offre de Monsanto peut n’être qu’une façon de dire»L’opération est judicieuse, mais Syngenta peut espérer en tirer un meilleur parti».

Monsanto indiquait de son côté que la multinationale était toujours intéressée pour conclure un marché, affirmant que l’offre est «une prime très attractive»pour les actionnaires de Syngenta. L’offre de Monsanto, la firme basée à Saint-Louis, fait preuve d’opportunisme. En effet, le prix des actions du rival suisse stagne et à chuté de 2,9 % ces douze derniers mois. Les revenus de la firme suisse ont aussi souffert de la bonne forme du dollar (car 60 % des ventes de Syngenta en Europe et Amériques du sud et centrale se font en monnaies locales). Syngenta a aussi moins bien encaissé que Monsanto la baisse subite du prix des récoltes qui a poussé les agriculteurs à économiser sur les semences et les épandages.

La logique du marché proposé par Monsanto est simple : Syngenta est parfaitement complémentaire de Monsanto.
Monsanto est le plus grand producteur de semences de la planète (modifiées génétiquement et autres), et sa branche chimie est relativement petite (essentiellement centrée autour de son herbicide, le Roundup) et ne représente qu’un tiers des 15,8 milliards de dollars des ventes totales.
Pendant ce temps, Syngenta est le premier producteur de pesticides dans le monde, avec un petit secteur des semences GM qui ne compte que pour un cinquième des 15,1 milliards de dollars des ventes totales.
Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l’agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s’élevait à 57 milliards l’an dernier - d’après les estimations de la branche et des données financières des entreprises – ainsi que 45 % du marché mondial des semences (marché moins important), selon BMO Capital Markets.

D’après le site économique Seeking Alpha, pour que les autorités états-uniennes en matière de concurrence acceptent le marché, Syngenta devrait probablement vendre son important secteur des semences de maïs et soja, ainsi que ses participations relativement modestes dans le glyphosate, afin d’éviter qu’elles ne se superposent avec les parts de marché actuelles de Monsanto. Les parts de marchés contrôlées en seraient réduites.
En essayant d’avaler Syngenta, Monsanto change de tactique. En effet, cela contredit des années de beaux discours, nous expliquant que le but ultime des biotechnologies est que les agriculteurs puissent se passer des produits agrochimiques.

Les deux principaux produits issus des biotechnologies qui rapportent de l’argent à la multinationale sont :
-         les plantes modifiées génétiquement dans le but de devenir elles-mêmes insecticides - grâce à l’insecticide du Bacillus thurigensis – appelées aussi plantes Bt. Cet insecticide est toxique pour certains insectes, mais pas pour les humains
-         les plantes modifiées génétiquement pour tolérer le glyphosate, cet herbicide que Monsanto vend sous le nom commercial de Roundup.
La multinationale commercialise ces deux types de plantes en les présentant comme étant des solutions à la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des produits agro-chimiques toxiques. Le site internet de Monsanto nous explique que les plantes Bt «permettent aux agriculteurs de protéger leurs récoltes, tout en éliminant ou en diminuant de façon importante les volumes de pesticides épandus» et que les plantes tolérantes au Roundup (Roundup Ready) ont «permis aux agriculteurs de … diminuer leur consommation totale d’herbicides».
Ces deux affirmations ont perdu de leur superbe lorsque les produits de Monsanto ont dominé les champs états-uniens. En effet, tout comme les insectes, les plantes ont évolué pour s’adapter à ces produits. La seule réponse qu’aient trouvé les agriculteurs, a été de noyer les champs sous plus de pesticides, à la fois en augmentant les doses de Roundup de Monsanto, mais aussi en utilisant d’autres pesticides plus toxiques, au fur et à mesure que le Roundup perdait de son efficacité.
La façon dont Monsanto saute sur Syngenta et sa vaste gamme de pesticides, montre bien que la multinationale est dans la même logique.
Un des gagnants immédiats sera le formidable service de «relations publiques» de Monsanto. Aguerri par des années de défense contre les attaques visant la multinationale et ses OGM et récemment attaqué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui concluait que le «glyphosate est probablement cancérigène pour les humains», ce service va avoir plein d’occasions de faire jouer ses muscles, si Syngenta les rejoint.
En effet, aux Etats-Unis, Syngenta est le principal producteur d’atrazine, produit que l’on soupçonne de plus en plus d’être un perturbateur endocrinien, qui provoque notamment des malformations de l’appareil génital des grenouilles et s’infiltre dans l’eau potable des gens. Syngenta est aussi un des principaux fournisseurs de néonicotinoïdes – ces insecticides vedettes (ventes totales annuelles : 2,6 milliards de dollars) que l’on associe fortement avec les problèmes de santé des abeilles et autres pollinisateurs, des oiseaux et animaux aquatiques. L’atrazine et les néonicotinoïdes sont actuellement interdits en Europe, mais, bien que cela soit fortement critiqué, largement utilisés aux Etats-Unis.
Alors qu’aucune des deux multinationales n’abordent le sujet, certains pensent que, si le marché était conclu, Monsanto pourrait essayer de déplacer son domicile fiscal au siège de Syngenta, à Bâle en Suisse, ce que l’on appelle une inversion, une opération qui pourrait attirer l’attention des autorités règlementaires. Le taux d’imposition de Monsanto est de 29 %, alors que celui de Syngenta n’est que de 15 %. Mais c’est loin d’être fait. Le gouvernement Obama a réagi récemment de façon agressive envers ce type d’avantages fiscaux. D’autre part un sénateur états-unien rappelait au PDG de Monsanto que «L’expansion de l’entreprise est due en grande partie à des programmes et des aides payés par les contribuables des Etats-Unis. Les dirigeants de Monsanto doivent reconnaître que l’engagement continu de leur entreprise pour les Etats-Unis serait une bonne chose, non seulement pour le pays, mais en fin de compte aussi pour l’entreprise».
La démarche de Monsanto se produit à un moment où l’industrie des semences doit affronter de nombreux problèmes. La principale activité de l’entreprise est de vendre des semences dont l’ADN a été modifié pour conférer aux maïs, soja et autres plantes qui en résultent, un caractère insecticide vis-à-vis de certains insectes ou une tolérance à certains herbicides. Le développement de nouvelles versions de ces plantes peut durer presque une décennie et les coûts atteindre des dizaines de millions de dollars. De plus la croissance du marché s’est ralentie : l’an dernier les ventes n’ont augmenté que de 4,7 %, comparé à 8,7 % en 2013 ou une moyenne de 21,3 % durant les cinq années précédentes d’après les recherches de Philips McDougald Ltd.

Les compagnies semencières ont plusieurs problèmes à affronter. De nombreux pays limitent l’utilisation des OGM de peur que ces OGM ne causent des problèmes écologiques ou sanitaires, inquiétudes que Monsanto et les autres entreprises rejettent. Aux Etats-Unis où des OGM comme le maïs, le soja et le colza sont omniprésents, certains citoyens luttent pour que les aliments OGM soient étiquetés, et choisissent d’acheter des produits sans biotechnologie. Aux Etats-Unis, les ventes au détail de produits alimentaires sans OGM ont augmenté de 15 % l’an dernier, pour atteindre 9,6 milliards de dollars.
Pour certains observateurs, le besoin continu de solutions chimiques et la lenteur des processus d’autorisation pour les semences GM, rendent la perspective de se renforcer dans les pesticides, plus qu’attractive. Alors que certains greniers du monde sont saturés en OGM et que d’autres comme la Chine ou l’Europe ne sont pas prêts à les accepter rapidement, les pesticides permettent à Monsanto de continuer son expansion. Il est important pour la multinationale de se diversifier, étant donné que le taux de croissance des OGM se ralentit.
D’autres observateurs par contre, se posent des questions derrière la logique d’une telle démarche. Monsanto a investi énormément pour développer le marché des semences GM, tout en insistant sur la moindre dépendance aux produits agrochimiques. Pour ces observateurs, «la stratégie a bien marché jusqu’à maintenant, alors pourquoi changer ? En faisant l’acquisition de Syngenta, Monsanto revient en force dans le business de la chimie. Est-ce que c’est ce que veulent les investisseurs ?».
Les investisseurs peut-être pas, mais les agriculteurs qui ne savent plus quoi faire face à l’invasion d’insectes et de «mauvaises» herbes devenues tolérantes à un, deux ou trois pesticides ? Affaire à suivre donc.

Article rédigé et adapté par Christian Berdot, référent de la campagne Agriculture des Amis de la Terre, à partir de deux articles :
«Monsanto Bets $45 Billion on a Pesticide-Soaked Future» de Tom Philpott, publié en ligne le mercredi 13 mai, sur le site MotherJones : http://www.motherjones.com/tom-philpott/2015/05/monsanto-syngenta-merger-45-billion-pesticides
et «Monsanto Makes Bid to Go Big in Pesticides» article de Jakob Bunge à Chicago et Andrew Morse à Zurich, publié le vendredi 8 mai sur le site du Wall Street Journal : http://www.wsj.com/articles/syngenta-rejects-unsolicited-monsanto-acquisition-proposal-1431069142


Un grand retour en arrière de 50 ans s’impose un premier temps.
Retournons au potager pour ne pas entretenir ces monstres. Et puis, nous n'avons pas besoin de tant manger !!! De plus en plus de personne deviennent végétarienne puis deviendront respirienne. 
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Des personnes de cœur se battent pour nous, rejoignons leur combat.



Vandana Shiva : graines de résistance
Physicienne, épistémologue, écologiste, écrivain, docteur en philosophie des sciences et féministe indienne.
Vandana Shiva (Dehradun, Uttaranchal, Inde, 5 novembre 1952 est une docteur en philosophie des sciences et féministe indienne. Vandana Shiva dirige la «Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles» (Research Foundation for Science, Technology and Natural Resource Policy). Vandana Shiva est récipiendaire du prix Nobel alternatif en 1993.
Vandana SHIVA est docteur en philosophie de l'Université de Western Ontario en 1978. Vandana Shiva est l'une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, notamment pour la défense de l'agriculture paysanne et biologique face à la politique d'expansion des multinationales agro-alimentaires et aux effets pervers du génie génétique. Elle lutte contre le brevetage du vivant et la biopiraterie, c'est-à-dire l'appropriation par les firmes agro-chimiques transnationales des ressources universelles, notamment les semences.
Dès les années 80, elle a été très active dans le «Narmada Bachao Andolan» (Mouvement Sauvons le Narmada) qui s'oppose à la construction d'énormes barrages sur la rivière Narmadâ, barrages bouleversant les écosystèmes et obligeant aux déplacements de millions de paysans pauvres.
Vandana Shiva fonde l'association «Navdanya», association pour la conservation de la biodiversité et la protection des droits des fermiers.
Elle est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009.

Elle a luté contre Coca-Cola* et pour le droit d'exploiter le neem**..
Nombreuse vidéos et écrits.
* Les femmes du Kerala contre Coca-Cola
par Vandana Shiva, mars 2005
Expulsé en 1977 par le gouvernement, Coca-Cola a repris pied en Inde le 23 octobre 1993, au moment même où Pepsi-Cola s’y implantait. Les deux entreprises possèdent 90 « usines d’embouteillage » qui sont en réalité... des « usines de pompage » : 52 unités appartiennent à Coca-Cola et 38 à Pepsi-Cola. Chacune extrait entre 1 million et 1,5 million de litres d’eau par jour.

** La crise alimentaire vue par Vandana Shiva
Le Neem : un brevet privant les agriculteurs indiens d’une utilisation multi millénaire
Le Neem est en Inde une panacée connue depuis des millénaires, c’est-à-dire depuis la fin du Néolithique, période qui marque les débuts de l’élevage et de la culture agricole . On utilise sa tige comme brosse à dents, ses feuilles comme remède contre les maladies de peau, malaria, pour traiter les parasites et comme moyen de contraception pour les femmes. Car le Neem inhibe les fonctions de reproduction : pour cette raison, comme du fait qu’il est doté de propriétés antibiotiques, il est un insecticide efficace. D’autant plus apprécié des indiens qu’il est 100% pacifique :il ne tue pas,mais provoque une sorte d’engourdissement des insectes et des parasites qui ne peuvent plus se reproduire assez vite pour s’attaquer aux récoltes.
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Les Amis de la Terre France
La fédération des Amis de la Terre France est une association de protection de l’Homme et de l’environnement, de loi 1901 et agréée pour la protection de l’environnement. Elle est indépendante de tout pouvoir économique, politique et religieux.
Créée en 1970, la fédération des Amis de la Terre a participé à la fondation du mouvement écologiste français et à la formation du premier réseau écologiste mondial Friends of the Earth International, présent dans 77 pays et réunissant 2 millions de membres sur les cinq continents.

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José Bové et les OGM :

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Kokopelli, Pour la Libération de la Semence et de l’Humus
Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999 par Dominique et Sofy Guillet, et qui a pris le relais de Terre de Semences et du Jardin Botanique de la Mhotte fondés, dans l'Allier, respectivement en 1992 et en 1994.
Les militants de l’association œuvrent pour la Libération de la Semence et de l’Humus et la Protection de la Biodiversité alimentaire, en rassemblant tous ceux et toutes celles qui souhaitent préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles. Et en rassemblant aussi tous ceux et toutes celles qui souhaitent continuer à chuchoter, à l’oreille de leurs voisins, les recettes des purins de plantes (ortie, prêle...) et d'autres ingrédients naturels et peu onéreux, sans se voir accusés de concurrence déloyale envers les multinationales vendeuses de poisons, celles qui s'auto-qualifient de "sciences de la vie", celles-là même qui détruisent inexorablement et impunément la biosphère, incluant l'humanité, depuis des dizaines d'années, celles-là même qui ont fait de notre belle planète, la Terre, une poubelle génératrice de cancers.
https://kokopelli-semences.fr/qsn/presentation_de_kokopelli

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Voir ou revoir le merveilleux film de Coline Serreau «solution locales pour un désordre global» :

Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
Cette série d'entretiens d'une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.
Extrait :

Tous ses films sont à voir.

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La marche des gueux, la force libératrice de la non-violence
Extrait :

J’ai fait différents articles sur les potagers, très rapidement, car j’étais occupée à la recherche d’un terrain…
L’un d’entre eux, les autres sont à la même date :

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