dimanche 19 avril 2015

19/04 - LES PILIERS DE LA “DÉMOCRATIE” AMÉRICAINE :
Études de cas de Cape et d’Épée.

Mis en ligne par MotiNissani, le 13 avril 2015.
[Les membres du Gouvernement Invisible] vont continuer d’augmenter leur pouvoir, jusqu’à ce que le monde entier stupide, le monde entier crédule, le monde entier ingénieux, tombe entre leurs mains. Quiconque les défierait, tenterait de révéler leur existence, de les démasquer et les mettre à nu, sera assassiné, ridiculisé, considéré comme fou, ignoré ou dénoncé comme un illuminé. —Taylor Caldwell, Captains and the Kings, 1972.

L’article préliminaire à cette série posait la question: comment les membres du gouvernement invisible de l’Amérique (les banquiers) ont-ils réussi à augmenter leur pouvoir avec une telle régularité aux dépens de la grande majorité des citoyens ? 
Comment ont-ils réussi à s’en tirer en mettant en péril sans vergogne les fondements mêmes de la vie physique et biologique ? 
Comment au nom du ciel la grande majorité des gens en sont-ils arrivés à promouvoir leur propre appauvrissement ?
La réponse à cette question réside dans le fait que l’édifice Américain d’exploitation, de parasitisme, d’esclavage, de guerre perpétuelle, et d’écocide repose sur des piliers massifs, qui se renforcent les uns les autres.

Cet article et le prochain se concentrent sur juste l’un de ces piliers.
A l’occasion, un champion du peuple ou un observateur représente une menace pour le système machiavélique en lui-même. Dans de tels cas, les oligarques au sommet recourent à l’assassinat psychologique ou littéral. Ils humilient, diabolisent, intimident, traînent dans la boue, harcèlent, plongent dans la misère, accusent faussement, incarcèrent, empoisonnent ou font sauter la cervelle de quiconque, sur cette terre, menace leur contrôle. Ce schéma de comportement a un corollaire évident : quand des amis du peuple souffrent ou meurent prématurément, les premiers suspects sont les banquiers.

Organisation de scandales, humiliation, perte d’emploi, incarcération
Les techniques de cape et d’épée du gouvernement invisible remontent très loin dans l’histoire du monde. 
En voici un exemple de 1919 (Upton Sinclair, The Brass Check) :
«Il y avait un certain dirigeant syndical en Amérique, qui avait lancé avec succès une grève importante. On avait tenté en vain de le corrompre, et finalement on lui avait envoyé une femme pour le séduire, et elle l’a entraîné dans une chambre d’hôtel, et à une heure du matin, on a enfoncé la porte, et le dirigeant syndical a été menacé de voir son histoire publiée dans les journaux, prête à être mise sous presse quelques minutes plus tard. Cet homme avait femme et enfants, et a dû faire un choix entre eux et la grève ; il a mis fin à la grève, et le syndicat est parti en morceaux. Cette anecdote m’a été rapportée, non par un Socialiste, non par un agitateur syndical, mais par un représentant bien connu du gouvernement américain, un catholique éminent …

«Dans les cas extrêmes, ils iront aussi loin qu’ils l’ont fait dans le cas du Juge Lindsey – en utilisant de fausses déclarations sous serment et montant un fausse organisation réformiste pour leur donner un semblant d’autorité. Lindsey, comprenez-vous, avait consacré sa vie à fonder un tribunal pour enfants qui devait être animé par l’amour et non par la terreur. L’amour des enfants – ah, oui, toutes des officines à scandales savent ce dont je veux parler ! Donc ils ont réuni tout un ensemble de témoignages accusant Lindsey de sodomie.»

Faisons un bond dans le temps : les Rockefeller règnent toujours en maîtres en Amérique, et ils utilisent toujours les mêmes tactiques. Nous ne pouvons pas relater ne serait-ce que 0,0001 % de leurs crimes, donc concentrons-nous sur le cas du détenu N° 40892-424 : l’ancien gouverneur de l’Illinois Rod Blagojevich.
«Rod Blagojevich avait menacé de mettre fin à l’accord entre l’Etat (de l’Illinois) et la Bank of America (banque privée basée à San Francisco, encore appelée «la banque des Jésuites », NdT.) à propos d’une usine récemment fermée à Chicago. Le 8 décembre 2008 (le jour précédant son arrestation), tous les services de l’Etat ont reçu comme instruction de cesser toute relation avec la Bank of America, pour faire pression sur la banque afin qu’elle accorde les prêts. Blagojevich a déclaré que la plus grande banque de détail aux Etats-Unis ne ferait plus d’affaires avec l’Etat de l’Illinois à moins qu’elle n’accorde des prêts à la société Republic Windows and Doors, dont les salariés occupaient l’usine. John Douglas, ancien conseiller général de la FDIC (Federal Deposit Insurance Company) et avocat de la Bank of America, a qualifié le pari de Blagojevich de dangereux.
Un jour après que ce gouverneur populaire ait soutenu le peuple contre les parasites bancaires, la Gestapo fédérale (délicat surnom du FBI, NdT.) l’a arrêté – apparemment pour avoir fait ce que la plupart des politiciens américains font tous les jours.
Selon une publication des médias multinationaux :
«Le gouverneur déchu de l’Illinois a été condamné, pour avoir essayé de vendre le siège vacant du Président Obama, à 14 ans de prison ce mercredi, une des peines les plus sévères jamais prononcées pour corruption. Il a fallu deux procès pour que les procureurs réussissent à condamner Blagojevich. Alors que Blagojevich purgera probablement sa peine dans une prison de faible sécurité, il sera en grande partie coupé du monde extérieur. Les visites de sa famille seront strictement limitées. Blogojevich devra partager sa cellule avec d’autres détenus, et il devra accomplir un travail domestique de huit heures par jour – probablement nettoyer les toilettes et briquer les sols – pour juste 12 cents de l’heure.»

Mon essai Encyclopédie de Cape et d’Epée est rempli à ras bord de telles injustices. Il y a, par exemple, l’ancien Gouverneur de l’Alabama, Don Siegelman, qui a subi des persécutions intentionnellement falsifiées et qui purge une peine de 7 ans de prison.

Le puissant ex-Gouverneur de l’Etat de New York, Eliot Spitzer, a seulement été humilié et viré de son poste pour avoir tenté de mettre délicatement un frein aux fraudes de Wall Street.

Les banquiers ont également été plus gentils avec un autre de leurs copains subordonnés, Dominique Strauss-Kahn, qui essayait, ne serait-ce que légèrement, d’humaniser leur Fonds Mafieux International (le FMI, NdT.). De plus, Strauss-Kahn était en voie de devenir le prochain Président de la France – apparemment sans avoir obtenu l’accord préalable des banquiers.

Allez-y et Tuez votre voisin
A Salt Lake City, Joe, lui ai-je dit …
Ils t’ont accusé de meurtre dans un coup monté
Les magnats du cuivre t’ont tué, Joe
Ils t’ont abattu, Joe, c’est moi, Alfred Hayes, qui l’affirme
[Note: «Joe Hill, un grand organisateur [syndical] et poète, a été exécuté en 1915 pour un meurtre qui était considéré, de l’avis général, comme un coup monté contre lui. »]
Trois récits – parmi des centaines qui sont documentés – devraient aider le lecteur à comprendre qu’une petite poignée d’individus qui contrôlent les Etats-Unis et le Monde occidental sont des meurtriers.

Dag Hammarskjöld
Pour rendre le premier récit un peu plus convaincant, j’ai décidé d’ignorer les historiens indépendants et les «théoriciens de la conspiration » et de me limiter aux médias des Rockefeller et des Rothschild (qui à leur tour doivent opérer avec le handicap de devoir paraître crédibles à leurs lecteurs).
Le Suédois Dag Hammarskjöld était Secrétaire Général des Nations Unies. En 1961, il voyageait en avion pour une mission de paix en compagnie de 15 autres personnes lorsque son avion fut abattu.
La première question que se pose un enquêteur est : A qui profite la mort d’Hammarskjöld ? 
Voici l’article de la British Broadcasting Corporation (BBC) :
«Au Congo, une des questions était de savoir qui allait contrôler la province méridionale du Katanga, riche en cuivre, uranium et étain. La Belgique, ancienne puissance coloniale, soutenait un mouvement séparatiste mené par Moïse Tshombé, tout comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, qui avaient des intérêts miniers dans la région.
«Mais M. Hammarskjöld a soutenu depuis le début les autorités centrales élues du Congo – le Premier Ministre Patrice Lumumba dont le gouvernement a l’appui des Soviétiques, et plus tard, après que M. Lumumba ait été renversé et assassiné, le Premier Ministre Cyrille Adoula.
«M. Hammarskjöld voulait arriver à une solution négociée entre M. Tshombé et le gouvernement central, un objectif qui est devenu d’autant plus urgent après que les casques bleus de l’ONU se soient trouvés eux-mêmes dépassés en puissance de feu lors d’une opération agressive visant à repousser des mercenaires étrangers hors du Katanga.
«M. Tshombé l’attendait pour un entretien à Ndola la nuit où il est mort.»

Assassiné par les banquiers : Patrice Lumumba, Premier Ministre du Congo
Entre parenthèses, nous devons rappeler à la BBC que Lumumba a été assassiné par le duo MI5/CIA. Si ce duo est capable de tuer un chef d’Etat pour arriver à ses fins, pourquoi ne tuerait-il pas le dirigeant des Nations Unies, un nouvel arrivant assez naïf pour essayer de contrecarrer leurs plans ?
Il est évident que l’Union soviétique avait toutes les raisons de garder Hammarskjöld en vie, alors que les chiens de garde des banquiers (Etats-Unis/Royaume Uni) avaient tout à gagner par sa mort. 

Ensuite, notre détective aimerait consulter les preuves que Hammarskjöld a été assassiné. Coverupedia nous dit :
• En 2001, une étude étendue est arrivée . . .  à la conclusion que la mort de Dag Hammarskjöld en 1961 «était un meurtre commis en partie au profit des compagnies minières.»
• De l’avis de l’ancien Président américain Harry Truman, Hammarskjöld : «était sur le point de réussir quelque chose lorsqu’ils l’ont tué. Notez qu’il a dit «lorsqu’ils l’ont tué.»
• Tout comme Aldo Moro ou Martin Luther King, Hammarskjöld devait connaître à l’avance les risques qu’il courait. Il a dit: «Celui qui veut être sacrifié sera sacrifié – en fonction de la pureté de son coeur.»
Et là encore sur la BBC:
• «En 1998, la Commission sud-africaine Vérité et Réconciliation, dirigée par Desmond Tutu . . .  a suggéré que la CIA, le MI5 et les services de renseignement sud-africains étaient impliqués dans le sabotage de l’appareil.»
• «En 2005, le dirigeant de la mission d’information militaire des Nations Unies en 1961 . . . avait remarqué un trou rond dans le front de Hammarskjöld lorsqu’il a vu le corps à la morgue. Il aurait pu s’agir de l’orifice d’entrée d’une balle, dit-il, et il avait été mystérieusement éliminé sur les photographies officielles.»
• «L’universitaire britannique Susan Williams . . . recense une variété d’observations suggérant qu’il «était évident pour elle qu’il y avait eu dissimulation».»
Puis, le New York Times:
• «Deux officiers du renseignement militaire américain . . . travaillaient à des centaines de kilomètres de distance l’un de l’autre à des postes d’écoute en Méditerranée. Tous deux ont entendu la preuve que l’avion avait été abattu, et l’un d’entre eux affirme que les Américains étaient impliqués d’une manière ou d’une autre. »
• «Un panel de révision des Nations Unies chargé d’examiner le dossier en 2013 découvrit qu’il y avait «des preuves concluantes que l’appareil avait été l’objet d’une attaque ou d’une menace alors qu’il était en approche pour atterrir».»
Donc, les propres médias des banquiers ont discrètement résolu le problème pour nous. Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle commission de blanchiment pour absoudre les banquiers. Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle commission d’examen pour les morts de JFK, de Diana, du Dr. Kelly*, ou du 11 septembre – nommée par les meurtriers eux-mêmes – pour dissimuler les faits. Nous connaissons déjà la vérité: ce sont les banquiers qui ont tué Dag Hammarskjöld.
Le docteur David Christopher Kelly était un expert travaillant pour les Nations Unies en Irak et qui s’apprêtait à révéler à un journaliste de la BBC la supercherie des «armes de destruction massives» utilisée par le gouvernement Blair pour entrer en guerre contre l’Irak aux côtés des Américains (NdT.).

Le prochain exemple néglige à nouveau les nombreuses enquêtes indépendantes, en se fondant sur le système «judiciaire» américain.
Mis à part le cas douteux de la commémoration de l’Anniversaire de Washington (qui dans certains Etats est célébré sous le nom de Jour du Président), les Etats-Unis ne fêtent que deux jours fériés séculaires dédiés à un seul individu : le Columbus Day et le Martin Luther King Day. Les deux sont empreints d’une impudente hypocrisie : Colomb était un impitoyable meurtrier en série alors que la position courageuse de King contre l’impérialisme sanguinaire et la pauvreté inutile avait d’abord était traînée dans la boue, puis virtuellement éradiquée de la mémoire collective.
A également été effacé le fait incontestable que le procès civil avait mis en cause le gouvernement américain dans le meurtre de King :
«Selon le verdict d’un jury de Memphis rendu le 8 décembre 1999 … «Le Dr. Martin Luther King a été assassiné dans le cadre d’une conspiration impliquant des services de son propre gouvernement». Près de 32 ans après le meurtre de King au Lorraine Motel de Memphis le 4 avril 1968, un tribunal étend le cercle des responsabilités de l’assassinat, au-delà du bouc émissaire James Earl Ray, au gouvernement des Etats-Unis.»

Jim Clifton
En février 2015, Jim Clifton, PDG de Gallup, une des principales sociétés de conseil américaines, a osé prendre le parti de chercheurs injustement marginalisés qui avaient prouvé à de nombreuses reprises que les banquiers auraient fait honte à Pinocchio. En fait, les banquiers nous mentent sur à peu près tout – les guerres, l’air, l’eau, la nourriture, la santé, l’Ukraine, la Syrie, le reprise économique, l’or de Fort Knox, les dépenses militaires, l’inflation …
En février 2015, Jim Clifton a dû être fatigué par ce cirque :
«Le taux de chômage officiel, qui fait cruellement l’impasse sur les chômeurs de longue durée et souvent permanents ainsi que sur les gens déprimés en sous-emploi, équivaut à un Gros Mensonge».
Un jour après, l’intrépide Clifton apparaissait à nouveau dans les journaux officiels :
«Les chiffres qui proviennent du (gouvernement américain) sont très, très précis. Je dois le dire très, très clairement, afin de ne pas «disparaître subitement». J’ai besoin de rentrer chez moi ce soir.»
La «rétractation» sarcastique de Jim Clifton nous fournit une nouvelle confirmation de la dangereuse approche de «cape et d’épée» des banquiers. 
En 2015, un PDG d’une importante société de sondage est à l’antenne, «retirant» sa déclaration à propos des banquiers menteurs parce qu’il sait que dire la vérité en Amérique (par des gens qui ne peuvent être contraints au silence) équivaut à un suicide.
Laissez-moi vous dire en passant que le châtiment dans ce cas est garanti. Ils peuvent assigner la société de Clifton en justice, faire pression sur d’autres sociétés pour cesser leurs relations d’affaire avec elle, harceler ou assassiner un de ses proches, impliquer Clifton lui-même dans un scandale de sexe ou de drogue monté de toutes pièces, ou utiliser quelque autre arme dans leur arsenal créatif.

D’autres études de cas sont disponibles.
Le prochain article fournira des preuves supplémentaires du pilier de cape et d’épée.


Traduction Patrick

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