samedi 18 avril 2015

+18/04 -  NETANYAHU RESPONSABLE DU 11 SEPT AVEC L'AIDE DE L'ALLEMAGNE ET DE LA FRANCE. 2ème partie.
COMMENT ISRAËL A CACHÉ L’EXISTENCE 
DU RÉACTEUR NUCLÉAIRE DE DIMONA AUX ETATS-UNIS. 


Suite du message d'hier.

Ha’aretz
Publié par Jim W. Dean, Managing Editor le 15 avril 2015.

"Avner Cohen et Bill Burr publient une nouvelle mine d’anciens documents sur le nucléaire israélien depuis l’Université George Washington." ...Amir Oren

Photo : Sous-marin de classe Dauphin en construction. Sur le côté gauche, on peut voir deux tubes de lancement plus grands réservés aux missiles de croisière à tête nucléaire.
… provenant du site CNI website,  … et initialement de Haaretz

Lancer des missiles de croisière à partir d’un petit sous-marin est un véritable exploit technologique.

[Note de l’Editeur: Dites donc … il semble que nous ayons une autre analyse de “pourquoi maintenant” sur les bras. Nous nous trouvons avec une nouvelle livraison de sous-marin Dauphin avec des capacités de lancement de missiles de croisière à tête nucléaire, accueillie par un grand bâillement d’ennui de la part des grands médias.

Et puis nous avons les suites de notre découverte du financement initial par l’Allemagne du programme nucléaire israélien, en violation de nombreux accords internationaux.

Et puis «pouf» … venant de nulle part, nous arrive cette information de fond sur Dimona, par des auteurs israéliens bien connus.

Que diable se passe-t-il ici ? Amir Oren* établit d’emblée le lien avec l’accord sur les S-300 russes (livraison de missiles anti-aériens russes à l’Iran, NdT.). On ne peut pas inventer un truc pareil.
* Amir Oren est un correspondant principal et chroniqueur de Haaretz et un membre du comité de rédaction du journal. Il écrit à propos de la défense et les affaires militaires, le gouvernement et les relations internationales.

C’est un bon retour en arrière sur le chemin poursuivi par Israël. Nous ne découvrons aucune confirmation de l’article d’hier sur l’atome germano-israélien dans les grands médias. D’ici deux jours, nous allons conclure à un abandon de poste organisé, si cela continue. Il pourrait être temps d’activer les lignes téléphoniques vers l’ambassade d’Allemagne et notre Département d’Etat, pour faire partager nos préoccupations.

[Mise à jour: Nous avons découvert que "The Telegraph" semble avoir été le premier média important  à reprendre notre histoire à propos de l’Allemagne. 

"The Asia Times" en a une très bonne traduction anglaise, mais elle est sur un blog qui dissimule l’identité de ses propriétaires et de sa direction.]

L’histoire sur l’Allemagne est un fil sur lequel nous allons continuer à tirer. Nous avons déjà plus de matière, mais nous ne voulons pas aller trop vite et commencer à publier. D’ici une semaine, nous en saurons beaucoup plus … Jim W. Dean ]

Dimona

-  Première publication  …  le 15 avril 2015 :

Amir Oren, Ha’aretz – Un des tournants historiques les plus fascinants dans la saga du développement nucléaire au Moyen-Orient relie Israël à l’Iran.
Le projet actuel des Iraniens d’acheter des missiles air-sol russes S-300 pour protéger leurs installations nucléaires d’une attaque israélienne ou américaine nous renvoie à l’achat similaire par Israël de missiles antiaériens Hawk américains pour défendre son réacteur nucléaire de Dimona.

La réalisation de ce souhait était le véritable but d’un accord que le gouvernement du Premier Ministre David Ben Gourion cherchait à conclure au cours de la fin des années 1950 et du début des années 1960 avec les administrations Eisenhower et Kennedy.
Au-delà de l’explication officielle – la nécessité de défendre les bases aériennes israéliennes, les centres urbains et les casernes contre des bombardements aériens égyptiens – il y avait un autre aspect invisible de cet accord qui concernait Dimona.

Les missiles Hawk étaient également destinés à défendre le réacteur nucléaire qui s’y trouvait, et durant la Guerre des Six Jours, ils ont servi à abattre un avion israélien piloté par le capitaineYoram Harpaz, qui était entré dans l’espace aérien entourant le réacteur après avoir été touché au-dessus de la Jordanie lors d’un raid de bombardement.

Un livre que chacun devrait lire, si vous arrivez à le trouver.
De nombreux détails entourant l’histoire nucléaire d’Israël ont déjà été révélés lors de recherches et par le biais du déclassement d’informations secrètes [d’abord par les livres de Stephen Green], y compris des informations publiées par le gouvernement des Etats-Unis – mais il y avait davantage à découvrir.

Les chercheurs en histoire du nucléaire Avner Cohen et Bill Burr publient une nouvelle mine d’anciens documents cette semaine sur le site web de l’Université George Washington à Washington, qui ouvrent de nouvelles perspectives sur le sujet.
Pour contacter :
Avner Cohen - 202-489-6282 (mobile) ou 831-647-6437 (office)
William Burr - 202/994-7000 ou nsarchiv@gwu.edu
Autres sujets :

Deux d’entre elles provoquent particulièrement un froncement de sourcils : le rôle joué par Richard Kerry (le père de l’actuel Secrétaire d’Etat américain John Kerry) et l’histoire qui a donné naissance à la fable que le réacteur de Dimona n’était «qu’une» usine textile.

Dissimuler le programme à son «allié» américain.
Avner Cohen – qui est professeur au "Middlebury Institute of International Studies" de Monterey – et William Burr ont documenté l’effort principal de la part d’Israël pour forger des liens sur le nucléaire 

  • avec la France – un fournisseur d’équipements et de savoir-faire 
  • et avec la Norvège, qui avait donné son accord 
  • (de même que La Grande-Bretagne, qui voulait se débarrasser de ses surstocks originaires de Norvège) pour vendre l’eau lourde essentielle pour faire fonctionner le réacteur.
Et puis il y avait le but secondaire – dissimuler le tout aux Américains jusqu’à ce que le réacteur de Dimona soit un fait établi. Pendant près de quatre longues années, entre 1957 et 1960, les efforts visant à dissimuler le projet furent couronnés de succès, soit en raison des mesures qu’avaient prises Israël et la France pour protéger l’information, soit en raison des erreurs dans la collecte, l’analyse du renseignement et la coordination entre les représentants des différents services et les politiciens de Washington.
Le résultat cumulatif de tout ceci était que les Américains avaient certes des soupçons qu’ils cherchaient à concrétiser, mais qu’ils n’en étaient pas certains. Comme elle l’avait été durant la campagnemilitaire du Sinaï et de Suez de 1956, l’administration Eisenhower fut surprise par la profondeur de la coopération israélo-française.
Et comme précédemment, fin 1960, à peu près au moment de l’élection présidentielle américaine, il y eut une autre surprise – bien qu’Eisenhower ait été à la fin de son deuxième et dernier mandat et donc ne pouvait se représenter, il a dû passer le témoin à son successeur, John Kennedy. (L’élection présidentielle avait été très serrée, et c’était RichardNixon, le vice-président d’Eisenhower, qui était censé l’emporter, NdT.).

Le Secrétaire d’Etat John Kerry, qui est actuellement plongé jusqu’au cou dans les négociations sur le programme nucléaire iranien, pourrait retrouver dans les archives du Département d’Etat – ou par Cohen et Burr – des dépêches concernant le programme nucléaire israélien que son père avaient envoyées de la capitale norvégienne.
Kerry père, qui occupait la fonction de secrétaire à l’ambassade américaine en Norvège, faisait un rapport à l’été 1959 sur les conversations entre représentants Américains et Norvégiens de leurs commissions à l’énergie atomique respectives, et de ses tentatives ultérieures d’en savoir plus sur la vente d’eau lourde à Israël.
Le secret, ont expliqué les Norvégiens, était destiné à éviter d’attirer l’attention des dirigeants qui mettaient en place le boycott arabe d’Israël, sur les sociétés impliquées dans la transaction de l’eau lourde.
Deux autres raisons mentionnées étaient la participation norvégienne à la force d’interposition des Nations Unies au Sinaï (et sur d’autres lignes de cessez-le-feu arabo-israéliennes) et des contrats avec l’Egypte concernant la vente d’équipement nucléaire pour la recherche et les soins médicaux.
La ligne officielle israélienne continue à maintenir à ce jour, 45 ans après la divulgation de leurs efforts pour construire l’installation de Dimona, que son but déclaré était de «faire partie d’un effort national pour développer le Néguev, effectuer d’importantes recherches, études et expériences en vue d’étendre les connaissances fondamentales et de favoriser le développement économique».

Noyau de bombe à hydrogène
Dimona …photo Vanunu
Du moment où il a été pris sur le fait, l’Etat d’Israël a admis le but nucléaire – tout en soulignant que le petit réacteur Sorek de Dimona était destiné à un usage pacifique.
On peut penser qu’il ne s’agissait pas seulement d’une démonstration d’innocence. Le commandement aérien stratégique des Etats-Unis (SAC) ne cessait de prétendre durant la Guerre Froide que son but était la paix, et que le fait de s’armer de missiles et de bombardiers nucléaires était un acte de dissuasion.
Et quand on évoque l’usine textile pour dissimuler le projet de Dimona, les chercheurs des Archives de la Sécurité Nationale en ont retrouvé l’origine dans une ballade en hélicoptère que l’ambassadeur américain de 35 ans Ogden Reed avait effectuée au-dessus du nord du Néguev durant l’été de 1960. Reed demanda à Addy Cohen (aucun lien avec Avner Cohen) du Ministère des Finances israélien une explication des énormes excavations effectuées dans la région.
Cohen, qui était un collègue très proche des Ministres des Finances Levy Eshkol et Pinhas Sapir, avait travaillé à l’ambassade d’Israël à Washington (où il avait rencontré et épousé la secrétaire de l’homme d’Etat israélien Abba Eban). Cohen était parfaitement au courant des pressions économiques qu’Eisenhower exerçait sur Ben Gourion en 1956 et des difficultés que rencontrait le Ministère des Finances pour financer le réacteur nucléaire.
Cohen était également préoccupé (et à juste titre, si l’on en croit les documents internes de l’administration Eisenhower) par une perte de l’aide américaine à Israël et de la perspective que les contributions des Juifs américains pourraient perdre leur statut de déductibilité fiscale.

Dimona en vue aérienne
Il préféra donc fournir une demi-vérité qu’un mensonge complet. Il savait qu’un architecte de Jérusalem, Rudolf Trostler, planifiait des installations industrielles dans des villes en développement dans le Néguev, y compris «Dimona Fibers» près du commencement de l’autoroute Dimona-Eilat. «C’est une usine textile», répondit Cohen à l’ambassadeur, en improvisant.
Et pendant qu’Israël se consumait dans le scandale politique de «l’affaire Lavon» [un coup monté] qui menaçait de scinder le parti Mapaï au pouvoir (le prédécesseur du parti travailliste actuel), l’ambassadeur d’Israël à Washington, Avraham Harman, tentait de vendre une version «apaisante» du projet de Dimona à l’administration Kennedy.
Cela n’avait rien d’une «simple histoire», Harman essayait de convaincre l’Assistant du Secrétaire d’Etat Lewis Jones en février 1961, près de deux mois après que le projet ait été découvert. Il faut beaucoup de temps et il n’y a pas de plutonium, dit Harman à Jones, essayant de le persuader qu’aucun réacteur ne fonctionnerait avant au moins deux ans. Les Israéliens, dit Harman, ne comprenaient pas pourquoi on portait constamment tant d’intérêt à Dimona aux Etats-Unis ou ailleurs.
En plus du compte rendu de la conversation, les documents officiels comportent un résumé de la position de l’état-major interarmes américain après que le pouvoir du Shah d’Iran ait été sapé. L’Iran était un maillon faible dans la défense occidentale, affirmait-on au nouveau Secrétaire à la Défense Robert McNamara, et le régime du Shah posait problème.
Toute alternative au Shah semblait pire du point de vue des intérêts américains, mais il fallait se montrer prêt à ôter tout soutien au Shah s’il était sur le point d’être renversé. C’est essentiellement ce que fit l’administration Carter à la fin des années 1970, face à la révolution menée par l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny.


L’auteur : Jim W. Dean, Managing Editor
Jim W. Dean est le directeur de la publication de Veterans Today, portant plusieurs casquettes allant de la gestion quotidienne au développement, en passant par la rédaction et la publication d’articles. Il a aussi un calendrier rempli d’interviews TV et radio et de réunions avec les autres éditeurs de VT, et animera une émission sur notre nouvelle plateforme Radio et TV de VT. Il espère également mettre au goût du jour et transmettre l’essentiel de ses enregistrements de 200 émissions de Heritage TV, réalisées au cours de ses années passées à la TV publique d’Atlanta.

----------------
Ils en parlent :
Le portail juif francophone :

Par « The Palestine Chrinical » :

New information revealed on Israel's nuclear reactor in Dimona

How Israel's Dimona nuclear reactor was concealed from the U.S.
Documents revealed this week shed new light on the story of Israel's nuclear program, and the role of John Kerry's father in the saga.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.