jeudi 30 avril 2015

02/05 - SOUPÇONS DE VIOLS PAR DES CASQUES BLEUS EN CENTRAFRIQUE :

DES TÉMOIGNAGES À CHARGE RECUEILLIS.

François Hollande, a annoncé mercredi 3,8 milliards d'euros de crédits supplémentaires pour le ministère de la Défense à partir de 2016.
Ils vont prendre encore plus sur le budget de la santé pour tuer des civils, envahir des pays pour les piller et pour que leurs militaires puissent tuer, torturer, abuser de gamins en toute impunité.
La vérité commence à sortir du puits.
La résistance française demande aux français d’empêcher pacifiquement le défilé militaire du 14 juillet en occupant le parcours qui est un lieu public.
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Une femme dit : "ils ne sont pas là pour nous protéger, mais pour nous faire subir des violences."
Après les accusations de viol portés contre des soldats français en Centrafrique, notre correspondant sur place a recueilli des témoignages particulièrement explicites sur les pratiques présumées des militaires français et géorgiens.

Le camp M'Poko en décembre 2013
Ce jeudi sur le camp de l'aéroport M'Poko à Bangui c'est la consternation. "Bien sûr qu'on était au courant"  lance une femme très énervée "mais personne ne nous écoute". Elle raconte qu'elle a été témoin des violences sexuelles : "Les Français, les Georgiens, quand les enfants viennent comme ça demander un peu à manger, 'avant il faut que tu me suces d'abord..." Dans une tente toute proche de la route, Jean était aux premières loges. Il dit qu'il a vu des soldats abuser d'enfants mineurs. "C'était la nuit les militaires français donnent des paquets de ration aux enfants et ils les violent. Et les militaires géorgiens, ils étaient trois sur une fille de seize ans à l'entrée de l'aéroport".
A Bangui c'est le dégoût qui domine.

Scandale dans l’armée française. Selon le Guardian, un rapport confidentiel de l’ONU révèle que les forces françaises auraient violé des jeunes garçons « affamés » et « sans abri » dans un centre de réfugiés, situé dans la capitale centrafricaine, Bangui, qui abrite des déplacés ayant fui les zones de conflit dans le pays.

Des accusations de "viols" et de "sodomie"
Plusieurs militaires sont visés, accusés d’avoir commis des exactions sur des enfants, parfois orphelins, dont certains étaient âgés de neuf ans. Le Guardian évoque «  des viols » et « des sodomies » sur ces jeunes enfants placés sous la protection des soldats, déployés dans le cadre de l’opération de maintien de la paix  « Minusca ».
Exploités contre de la nourriture et de l'argent
Le rapport révèle que des enfants, interrogés par l’ONU et l’Unicef, ont rapporté des viols commis entre décembre et juin 2014, près de l’aéroport. Certains mineurs auraient été "exploités", contre le "la nourriture" et de "l‘argent". Les enfants ont pu donner "de bonnes descriptions des soldats", explique le Guardian.
Une enquête ouverte
Un responsable de l’ONU, le Suèdois Anders Kompass, a été suspendu pour avoir transmis ce rapport interne aux autorités françaises. Il aurait décidé d’alerter les autorités en raison de « l’incapacité des Nations unies à faire cesser ces abus » indique le Guardian.
La parquet de Paris a ouvert en juillet 2014 une enquête préliminaire sur des abus sexuels imputés à des militaires français, indique le ministère de la Justice.

"Les sanctions les plus fermes" si les faits sont avérés
L'armée française "a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour la manifestation de la vérité" sur les abus sexuels présumés de soldats français en Centrafrique dénoncés par les Nations unies, a déclaré mercredi le ministère de la Défense. "Le ministre de la Défense a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour permettre la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat", précise le ministère de la Défense dans un communiqué

Ils ont l'habitude de nous endormir et d’étouffer l’affaire. Espérons que cela ne sera pas le cas cette fois. De plus en plus de scandales sont révélés...
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Cinq scandales qui ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU
Par Roland N'Dekploman

Un soldat de la Minusma à Tombouctou, au Mali, le 8 avril 2015.
Des soldats français en Centrafrique sont accusés d’abus sexuels sur des mineurs, selon un rapport dévoilé mercredi 29 avril par le quotien britannique « The Guardian ». Depuis 2004, plusieurs soldats faisant partie des forces de maintien de la paix ont été mis en cause ou accusés pour des faits similaires au Mali, en République démocratique du Congo ou encore à Haïti.

Mali , Septembre 2013, Minusma
Une femme affirme avoir été violée par des soldats faisant partie du contingent tchadien de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). Quatre d’entre eux sont placés en garde à vue. La victime les ayant formellement reconnus parmi d’autres agresseurs. La Minusma avait été créée en juillet 2013 dans le but de stabiliser le pays dans le cadre de la guerre contre les groupes armés djihadistes débutée un an plus tôt, et de protéger les populations civiles.

Haïti, 2011, Minustah
Plusieurs Casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sont filmés en train de violer un jeune homme de 18 ans. Les images sont prises à l’aide d’un téléphone portable et la vidéo est diffusée sur Internet. Quatre casques bleus uruguayiens sont identifiés comme ayant pris part à ce viol collectif. Le chef du contingent uruguayen de la Minustah est aussitôt démis de ses fonctions. La Minustah avait été mise en place après l’insurrection de 2004 qui avait chassé Jean-Bertrand Aristide du pouvoir et plongé le pays dans une longue instabilité. L’opération, prolongée après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, devait également veiller au bon déroulement des élections générales de 2010-2011 qui visaient à rétablir l’ordre constitutionnel dans ce pays.

Côte d’Ivoire, 2010, ONUCI
Une ONG britannique effectue un sondage auprès d’une dizaine de jeunes filles dans l'ouest de la Côte d’Ivoire, alors occupée par des groupes rebelles qui divisent le pays en deux depuis 2002. Huit de ces jeunes filles reconnaissent avoir eu des rapports sexuels, en échange de nourriture, avec des soldats béninois de la force militaire des Nations unies (ONUCI), mise en place en 2003. Ce n’était pas la première fois que la mission onusienne en Côte d’Ivoire, constituée de près de 8 000 hommes representant une cinquantaine de pays, recensait ce genre de scandale. Déjà en 2009, des soldats marocains étaient reconnus coupables de viols, de pédophilie et autres abus sexuels avant d’être renvoyés dans leur pays.

République démocratique du Congo, 2009, MONUC

La Mission de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC, mise en place en 2009 et transformée en Monusco en juillet 2010) recense 10 cas d’abus sexuels de viols et de pédophilie. Quatre soldats marocains, reconnus par leurs victimes, sont incarcérés. Entre décembre 2004 et août 2006, des soldats de cette même mission ont été mis en cause dans 140 cas portant sur des abus sexuels.

Burundi, décembre 2004, ONUB
Deux soldats de la Mission des Nations unies au Burundi sont suspendus en décembre 2004 à la suite à des allégations de « mauvaise conduite sexuelle ». Quatre soldats éthiopiens sont arrêtés pour les mêmes faits. L’ONUB s’était installée au Burundi sept mois plus tôt, en mai, afin d’œuvrer à l’établissement d’une paix durable : le pays peinait à se remettre d’une décennie de guerre civile.

D’autres abus sexuels sur des mineurs impliquant des soldats de maintien de la paix de l’ONU ont été également été recensés au Liberia, au Soudan, au Liban, au Kosovo et en Bosnie. Mais les Casques bleus ne sont pas les seuls à être régulièrement accusés d’abus sexuels. Dans un rapport publié en 2014, l'ONG Human Rights Watch accusait des soldats de la Mission de l'Union africaine déployée en Somalie d'avoir abusé et exploité sexuellement au moins 21 femmes et jeunes filles.


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