lundi 23 mars 2015

23/03 -UNE AURORE BORÉALE VISIBLE 
DANS LE NORD ET L'EST DE LA FRANCE

Engendrée par des éruptions solaires de puissance moyenne, cette aurore boréale atteste de l'état de faiblesse de la magnétosphère terrestre.

Le phénomène, fréquent dans le grand nord, est rarissime en France. Pourtant, mardi soir, les habitants du Pas de Calais et de la Vendée ont pu admirer une aurore boréale.
Décidément, le ciel nous gâte… Avant l'éclipse annoncée de vendredi, quelques promeneurs ont pu, dans la nuit de mardi à mercredi, assister à un phénomène rarissime en France: des aurores boréales. Dans les Vosges, en Alsace, en Vendée, dans le Pas-de-Calais, en Eure-et-Loir, «pendant près de deux heures», des photographes ont immortalisé ces instants.

Visibles sur le site Infoclimat, les clichés proviennent du Bas-Rhin, de la Côte d'Or, de l'Eure-et-Loir, de la Moselle, du Nord, du Pas-de-Calais, du Tarn et de la Vendée.

Mais au fait, qu'est-ce qu'une aurore boréale??
C'est un phénomène naturel lumineux?: d'immenses rubans, des drapés, des rideaux de couleur (généralement verts ou rouges) ondulent dans le ciel sous l’interaction des particules du «vent solaire» avec notre haute atmosphère (de 80 kilomètres à 1?000 kilomètres d’altitude).

Ce vent solaire est un flux de plasma éjecté de la haute atmosphère du Soleil. Ce flux varie en vitesse et en température au cours du temps en fonction de l'activité solaire.

Or, dimanche, deux éruptions solaires ont provoqué une forte tempête de plasma qui a frappé mardi notre magnétosphère (la partie haute de l'atmosphère). Cette tempête dite «sévère» pourrait durer jusqu'en milieu de nuit jeudi.

Les aurores boréales se forment donc lorsque les électrons et protons de vent solaire entrent en collision avec la haute atmosphère de notre planète, libérant des photons (particules de lumière) dont la couleur verte ou rouge varie en fonction de l'altitude et du gaz excité par le choc (oxygène ou azote).

Ces aurores se produisent principalement dans les régions proches des pôles magnétiques, dans une zone annulaire appelée «zone aurorale» (entre 65 et 75° de latitude). Elles sont «boréales» au nord et «australes» au sud.

Cela dit, en cas d'activité solaire intense, la zone où ces aurores peuvent être vues s'étend plus bas en latitude - et peut même parfois descendre jusqu'à l'équateur.

L'aurore boréale due à l'éruption solaire de 1859 est ainsi «descendue» jusqu'à Honolulu et jusqu'à Singapour en septembre 1909, par 10° de latitude sud.

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