dimanche 22 mars 2015

22/03 - ATHÈNES FAIT PASSER UNE LOI
POUR LUTTER CONTRE LA PAUVRETÉ…
AU NEZ ET À LA BARBE DE L’UE.

Alexis Tsipras et Eric Toussaint.
Mercredi, le gouvernement grec de Syriza a fait voter son premier texte : une loi destinée à aider les victimes de la crise économique qui figurait parmi les promesses électorales du Premier ministre Alexis Tsipras. La nouvelle loi, qui a obtenu une majorité écrasante, est destinée à lutter contre la pauvreté, et à porter secours aux familles privées d’électricité, ou ne parvenant plus à se loger et à se nourrir correctement. On estime que le coût des mesures énoncées se monte à 200 millions d’euros.

Mais à Bruxelles, cette loi a mis le feu aux poudres alors que les dirigeants européens se préparent à se réunir dans le cadre d’un sommet aujourd’hui.

Les eurocrates estiment qu’ils auraient dû avoir eu connaissance de cette loi avant sa soumission au vote du parlement. Ils rappellent que les Grecs ont passé un accord avec l’Eurogroupe le 20 février dernier, au terme duquel ils se sont engagés à le consulter avant toute décision à caractère économique qu’ils pourraient prendre, et à ne pas modifier unilatéralement la politique économique.

Mais dans un discours, le Premier ministre grec Tsipras a expliqué que la Grèce «n’allait plus permettre à des technocrates [étrangers] de définir sa législation».

«Nous soutenons totalement l’objectif d’aider les plus vulnérables de la société grecque, ceux qui ont été frappés par la crise. Mais il doit y avoir des consultations sur les nouvelles mesures. Nous devons pouvoir être en mesure d’évaluer l’impact budgétaire des mesures proposées», a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et Financières, Pierre Moscovici.

Ce nouveau rebondissement ajoute de l’huile sur le feu alors que les discussions entre Bruxelles et Athènes sur la question du versement d’une tranche de prêt de 7,2 milliards d’euros se rapportant au dernier plan de sauvetage sont au point mort.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a demandé à avoir une entrevue exceptionnelle avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, le président de la Commission Européenne Jean-Claude Juncker et le président de la BCE, Mario Draghi en marge du sommet de l’UE qui doit se tenir demain et vendredi.

Tsipras n’a pas indiqué pourquoi il souhaitait cette rencontre, mais selon des officiels, il désapprouve la décision de la Banque Centrale Européenne de maintenir le plafond sur les prêts à court terme que l’Institution octroie au pays. Ces crédits sont devenus nécessaires à Athènes pour couvrir les dépenses publiques du pays, pendant que le gouvernement grec négocie les termes d’un nouvel accord de plan de sauvetage.

Au mois de janvier de cette année, le trésor grec a encaissé 23% de moins d’impôts que les 4,5 milliards d’euros prévus au budget. Du coup, le ministère des Finances rencontre des difficultés pour faire face à ses obligations financières, alors qu’il doit trouver 1,5 milliards d’euros pour payer les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraites de ce mois.

Pour certains, la Grèce pourrait se trouver à court d’argent à la fin de ce mois, avec la possibilité éventuelle d’un défaut du pays. Mais selon des officiels de l’UE,  le gouvernement serait parvenu à obtenir des fonds provenant de différentes institutions publiques.

La Russie aide la Grèce.



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