samedi 14 mars 2015

14/03 - DRONES : L’HYPOTHÈSE OVNI LANCÉE. 


OVNI filmé au-dessus de la centrale de Fukushima, depuis un hélicoptère, en 2011 (Japon).
Des drones ont survolé Paris deux nuits consécutives, planant au-dessus de zones sensibles ou touristiques dont la Tour Eiffel, les Invalides et l’ambassade américaine. Le 20 janvier dernier, un autre engin avait été aperçu au dessus de l’Elysée. Cette mini vague de drones sur la capitale survient après celle plus inquiétante de survols du parc nucléaire français par des appareils non identifiés. Alors qu’aucun responsable de ces intrusions n’a été interpellé, certains témoignages concernant le survol des centrales nucléaires de ces derniers laissent entrevoir une toute autre histoire : et si ces drones étaient des appareils d’une origine beaucoup plus énigmatique.

En quatre mois, les deux tiers des 19 centrales nucléaires françaises ont été survolés à une ou à plusieurs reprises. Et les centrales ne sont pas les seules visées par ces inquiétantes tournées d’inspection aériennes […]. Une telle simultanéité sur une vaste étendue de territoire suppose une organisation et une logistique sans faille, guère à la portée d’une bande de plaisantins équipée de drones vendus dans le commerce. […] après trois mois de survols qui remettent en cause la sécurité du parc nucléaire français, aucune arrestation n’a été effectuée, aucun drone n’a été abattu et aucune piste sérieuse n’est envisagée, du moins publiquement. On ignore même quels types d’appareils sont utilisés : «Les témoignages de gendarmes recueillis sur le site de Crès-Malville parlent de survols dans des conditions météo de vents de 70 km/h et avec de la pluie. On a des hélicoptères à Golfech qui suivent pendant 9 km ces drones. On a un drone qui circule entre Flamanville et la Hague sur 18 km. La thèse des petits drones que l’on pilote le nez sur la clôture ne tient pas» résume pour Science et Avenir Yannick Rousselet, en charge de la campagne sur le nucléaire chez Greenpeace. […]

Résumons [témoignage d’un témoin du survol de Golfech] : un gros objet de six à sept mètres d’envergure, des lumières clignotantes, une forme floue «comme un mirage», une vitesse variable allant du sur-place à celle d’un avion de tourisme, aucun bruit, des «flashs stroboscopiques» que le témoin a interprété comme les flashs d’un appareil photographique… Il est clair que ce type de «drone» ne se trouve pas au supermarché du coin. […]

Le témoin a rapporté son observation aux gendarmes qui lui auraient confié avoir eux aussi vu quelque chose : «En discutant avec les gendarmes qui ont été très à l’écoute, ils m’ont dit avoir vu plus tard dans la soirée vers 21h50, près de l’un des ponts de la Garonne (…), quelque chose d’encore plus gros, bien plus imposant, presque comme un avion de ligne mais de forme carrée…»

Ce n’est pas la première fois que la centrale de Golfech est survolée par un engin mystérieux. […]

"C'est un ovni, pas un drone" qui a survolé la centrale nucléaire du Blayais
Mardi, lors de la présentation des résultats 2014 et des perspectives de la centrale nucléaire du Blayais, le directeur Pascal Pezzani est revenu brièvement sur l'affaire des drones
"C'est un ovni, pas un drone" qui a survolé la centrale nucléaire du Blayais ». La centrale avait été survolée par un objet volant non identifié en octobre dernier

Pascal Pezzani, directeur de la centrale nucléaire du Blayais, a fait la présentation hier des résultats 2014 et des perspectives pour la nouvelle année. Pour la centrale du Blayais, l'année qui s'est achevée a été «dense, voire exceptionnelle». Le directeur a rappelé la charge des activités de maintenance avec l'arrêt de l'unité de production n°4 pour le rechargement en combustible, la visite partielle de l'unité de production n°1 et la visite décennale de l'unité de production n°3.

2015 sera tout aussi chargée avec le remplacement des trois générateurs de vapeur de l'unité de production n°3 et la visite décennale de l'unité de production n°4.

Cette visite sera la dernière du cycle des troisièmes visites décennales de cette centrale construite au début des années 80. Lorsque l'Autorité de sûrenté nucléaire aura donné le feu vert, la centrale du Blayais sera alors sur les rails pour être exploitées dix ans de plus.

Aucune fermeture de réacteur en perspective
Pascal Pezzani n'a pas caché que l'objectif était bien le cap des 60 ans.  Il a même rappelé que le site a la capacité d'accueillir une cinquième unité de production et a fait comprendre que la centrale du Blayais n'était pas concernée par la fermeture d'un ou plusieurs réacteurs dans le cadre de la loi de transition énergétique.

Sur le bilan de la production, le directeur a fait part de son satisfecit : «On a produit ce que l'on avait prévu de produire. C'est très bien. »

Concernant les effectifs, la centrale compte 1347 agents, avec plus de 300 embauches sur les quatre dernières années. Enfin, le directeur a rappelé que le CNPE du Blayais a travaillé à hauteur de 27 millions d'euros avec les entreprises de Gironde. C'est le premier département en terme d'investissements, devant les Bouches-du-Rhones, et loin derrière le Rhône.

Des soucis avec la sécurité en 2014
En revanche, il a fait part des difficultés qu'a connues la centrale en 2014 en terme de sûreté. Comme par exemple la détection tardive d'un robinet «inétanche» situé sur un circuit de sauvegarde,  la remise sous tension inappropriée d'un tableau électrique, la détection tardive d'un écart de positionnement des grappes de commande du réacteur de l'unité de production n°2, ou encore  des traces de contamination externe au niveau du visage d'un intervenant qui n'avaient cependant  pas justifié  de traitement médical particulier. La centrale rappelle que ces événements n'ont eu aucune conséquence sur la sûreté des installations.

«Nous avons été chahutés sur la sûreté en début d'année 2014. Ce n'est pas à la hauteur de nos attentes. Nous avons su garder le cap et relever le défi. Le niveau d'excellence sur la sûreté est notre objectif », a insisté Pascal Pezzani.

Octobre 2014 : drone ou pas drone?
Suite à la question d'un élu sur l'affaire des drones, le directeur a minimisé l'événement. «Ici, on n'a pas vu de drone. On a vu un ovni et il n'y a eu aucun impact sur la sûreté de nos sites. Notre position est claire, lorsqu'il y a survol du site nous portons plainte et on communique. »

Une communication qui avait cependant était jugée tardive lors de l'assemblée générale de la Commission locale d'information du nucléaire réunie en décembre.


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