vendredi 13 mars 2015

13/03 - CE N'EST PAS UNE CRISE, 
C'EST UN CHANGEMENT DE MONDE. 

Michel Serres. Le monde vu sans œillères dans sa modernité, mais sans aveuglement.


INTERVIEW - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, rencontre Michel Serres. En décembre dernier, le philosophe, historien des sciences et homme de lettres français, décryptait le monde de demain pour le JDD. Retrouvez ci-dessous son entretien.

Michel Serres est une vigie plantée en haut du mât de notre époque. Du haut de son gréement, de ses 82 ans, de sa culture encyclopédique, de son temps partagé entre les cultures française et américaine qu'il enseigne, ce philosophe académicien nous décrit les changements qu'il observe sur l'équipage humanité que nous sommes. En curieux de tout qu'il est, il guette avec impatience et gourmandise les évolutions qui nous arrivent, comme un des matelots de Colomb aurait scruté l'horizon dans l'espoir de nouvelles terres. Son constat sur notre époque est simple : le monde, depuis cinquante ans, traverse une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur. Avec un constat pareil, un autre que lui serait grognon et inquiet. Serres est un optimiste impénitent. L'avenir du nouveau monde appartient à "Petite Poucette"* (les jeunes. 3 milliards dans le monde) (et papa ronchon : certains aînés), ainsi qu'il a baptisé l'archétype du "nouvel humain" encore en devenir, en référence à son usage du téléphone et de l'ordinateur. Et cette Petite Poucette-là, qui est sur le point de "prendre les commandes", n'a pas fini de nous surprendre…

La crise est-elle bientôt finie?
La crise financière, c'est probable. Je ne suis pas un économiste, ni un spécialiste de la finance, mais ce que je vois, c'est le tableau global. On ne parle que d'économie! Une campagne électorale, ce n'est que ça : l'emploi, la dette, le budget ! Elle a envahi la totalité de la discussion publique. Or notre monde traverse une phase de changements gigantesques. Comme on est obnubilé par l'économie, on ne pense la crise qu'en termes économiques, mais il y a tellement de choses plus importantes qui nous mettent en crise! Cette crise d'ailleurs, c'est principalement le malaise dans nos têtes devant les immenses changements qui sont à l'œuvre.

Par exemple…
Nous étions 50% d'agriculteurs à la fin de la guerre et ils ne sont plus que 1%. Pendant ma vie humaine, et c'est unique dans l'histoire, la population mondiale a doublé deux fois! Quand je suis né, on était 2 milliards, on est 7 milliards aujourd'hui. Dans la même période, l'espérance de vie a triplé. C'est tout cela que l'on ne voit pas.

Pourquoi?
On sait qu'un tremblement de terre se passe en surface. Or la théorie des mouvements de plaques l'explique par des mouvements profonds. Ce que j'essaie d'expliquer, ce sont les mouvements profonds. La fin de l'agriculture, la victoire sur la douleur en médecine, l'allongement de l'espérance de vie. Tout cela a des conséquences énormes : quand mon arrière-grand-père se mariait, statistiquement, il jurait à sa compagne fidélité pour cinq à dix ans, maintenant c'est pour soixante ans. On dit toujours "mariage", mais un engagement pour dix ans et un engagement pour soixante ans, ce n'est plus pareil! Il y a beaucoup de choses qui ont secrètement changé, qu'on ne voit pas changer, mais qui ont complètement bouleversé le monde. On est passé, en moins de cinquante ans, dans un nouveau monde.

«Il y a eu trois secousses dans les années 1960 qui ont précédé le tremblement de terre des années 1980.»

Quand situez-vous cette bascule?
Précisément au milieu des années 1960. En 1965, 1966, on ne se souvient plus de cela aujourd'hui, mais il y a eu des révolutions agricoles dans beaucoup de villes françaises. Il y a eu des morts à Rodez, à Quimper, à Millau. La paysannerie s'apercevait tout d'un coup qu'elle changeait de monde. Au même moment, l'Église catholique a fait son aggiornamento, avec le Concile. Et puis il y a eu la révolution étudiante, en 1968, mais c'est la dernière des trois secousses. Il y a donc eu un premier tremblement de terre à cette période-là. Il a précédé le vrai tremblement de terre, celui des années 1980, avec l'arrivée des nouvelles technologies.

Celle que vous appelez "Petite Poucette", parce qu'elle a toujours en main le clavier de son téléphone, est née à ce moment-là… Comment la définissez-vous?
Oui, Petite Poucette est née au début des années 1980. Elle a une trentaine d'années aujourd'hui. Les gens comme moi, nés d'avant l'ordinateur, nous travaillons AVEC lui. Nous sommes en dehors de l'ordinateur. Petite Poucette, elle, vit DANS l'ordinateur. Pour elle, l'ordinateur n'est pas un outil, mais fait partie de ses conditions de vie. Elle est sur Facebook, les réseaux sociaux, son téléphone est branché avec elle…

C'est-à-dire "dans" l'ordinateur?
Je vous donne des exemples. L'autre jour, un de mes petits-fils vient chez moi en deux-roues, et il était en panne. Il démonte son engin et me dit : "Regarde…" Il avait une pièce qu'il ne savait pas où remettre. Il m'a demandé mon téléphone portable et, hop, il a trouvé la solution à son problème… Il vit dedans. C'est vrai aussi de mes étudiants à Stanford, à qui j'ai fait corriger mon livre, c'est vrai aussi des patients à l'hôpital… Regardez les conséquences : quand j'étais jeune, par exemple, on n'aurait jamais demandé à un chirurgien après une opération ce qu'il avait fait dans votre ventre. Aujourd'hui, n'importe quel patient, s'il a "un pet de travers", tape "pet de travers" sur son ordinateur avant d'aller voir le toubib. Et il va pouvoir en parler avec son médecin. Cela change tout. Dans Petite Poucette, j'appelle ça "la présomption de compétence" qui s'est renversée. Avant, le toubib, l'avocat, l'enseignant, avaient une "présomption d'incompétence" à l'égard de ceux auxquels ils s'adressaient. Aujourd'hui, si j'entre dans un amphi pour faire un cours sur la cacahuète , je sais qu'il y a certains étudiants qui ont tapé "cacahuète" sur Wikipédia la veille, et donc je dois faire cours en fonction de ça. Petite Poucette arrive à présent sur le marché du travail. Il y a des instits, des profs, Petites Poucettes d'aujourd'hui, et cette vague est en train de construire le nouveau monde.

Petite Poucette a commencé par devenir trader…
Oui, si on veut! Les traders, c'est le numérique depuis longtemps… Les échanges instantanés à l'échelle de la planète et ce numérique-là sont en grande partie responsables de la crise financière. On a vu ce qui s'est passé pour la musique. Cela a foutu en l'air le marché du disque… Parce qu'aujourd'hui le rapport numérique/financier est très difficile à maîtriser. Comment faire un droit dans cet espace de non-droit qu'est la Toile? Pour l'instant, on ne voit pas comment on pourrait faire entrer le commerce là-dedans… On ne sait pas encore très bien comment le rapport marchand va évoluer. Mais cela devrait se régler dans les dix ans qui viennent. Les journaux aussi sont en crise, mais ce n'est pas une crise de l'information. Petite Poucette est surinformée, elle sait beaucoup plus de choses que lorsque les journaux étaient florissants. L'université aussi est en crise. Comment enseigner aujourd'hui? À quoi servent les bibliothèques alors que j'ai tous les livres du monde chez moi? Voyez tout ce qui change!

Et cela nous inquiète…
Nous sommes, en France, dans le pays le plus inquiet concernant les sujets scientifiques. Pourtant, on était un des pays les plus optimistes à cet égard au début du XX e siècle. Il y avait Jules Verne, le palais de la Découverte. La science était un sujet d'enthousiasme. Or, cela a complètement changé. Je ne sais pas l'expliquer. Il y a une inquiétude presque idéologique. L'idéologie de la science s'est transformée en idéologie de l'inquiétude. Regardez la manière dont on utilise le mot "chimie". En mal. Or notre cerveau, notre genou, ce bout de papier, c'est de la chimie. Sans chimie, il n'y aurait pas de bio. On oppose "bio" à "chimie", comme si "bio" voulait dire "sans chimie". Or le bio, c'est de la chimie! Cette méfiance est une particularité française. En Allemagne, en Amérique, il y a des littératures de l'inquiétude, mais elles n'ont pas cette résonance populaire qui existe en France. Peut-être est-ce aussi le signe que la bascule du nouveau monde est en train d'arriver ici, alors forcément les gens sont un peu plus inquiets qu'ailleurs…

«Petite Poucette a trouvé le sens réel du mot 'maintenant'. Elle peut dire : 'main-tenant, tenant en main le monde'.»

Y a-t-il eu auparavant des moments d'inquiétude aussi forte qu'aujourd'hui?
Oui, bien sûr. Dans Petite Poucette , j'en décris deux autres, qui correspondent aux deux précédentes révolutions de l'humanité. La première se situe quand on est passé du stade oral au stade écrit. La deuxième, quand on est passé du stade écrit au stade imprimé. Maintenant, dans la troisième révolution, on bascule du stade imprimé au stade numérique. À chacune de ces trois révolutions correspondent les mêmes inquiétudes… À la première, Socrate fulminait contre l'écrit en disant que seul l'oral était vivant! Au moment de l'imprimerie, il y a des gens qui disaient que cette horrible masse de livres allait ramener la barbarie. Ils affirmaient d'ailleurs que personne ne pourrait jamais lire tous les livres, ce en quoi ils avaient raison. Il est donc naturel de retrouver les mêmes angoisses au moment d'une révolution qui est encore plus forte que les deux précédentes.

Pourquoi plus forte?
Un de mes amis a fait un livre sur les "neurones de la lecture". On a repéré les neurones exacts qui sont excités quand on lit quelque chose. On s'aperçoit aujourd'hui que les neurones excités par le numérique, devant un ordinateur, ne sont pas les mêmes! Ce n'est pas seulement le monde, ce sont aussi nos têtes qui changent…

Si vous ne connaissez pas Osho*,
je vous conseille TOUS les livres
où vous retrouvez sa sagesse
un peu folle, un peu rebelle.
Nous manquons de rebelles.
Jusqu'où ira le changement?
Je ne parle pas souvent politique, mais là, pour une fois, je vais le faire. Petite Poucette a trouvé le sens réel du mot "maintenant". Qu'est-ce que veut dire ce mot-là? Cela veut dire : "tenant en main". Petite Poucette, avec son téléphone portable, tient en main tous les hommes du monde, tous les enseignements du monde, et tous les lieux du monde par GPS. Donc elle peut dire : "main-tenant, tenant en main le monde". Mais qui pouvait en dire autant avant elle? Auguste, empereur de Rome, des grands savants? Aujourd'hui, il y a 3,75 milliards de personnes qui ont un portable avec Internet dedans et qui "tiennent en main le monde". Cela ne fait pas une nouvelle démocratie? Voilà le nouveau monde. C'est vertigineux, c'est ce qui m'impressionne le plus. Que nos institutions sont vieilles face à cela! Il y a tout à reconstruire.

Dans quel ordre?
Une nouvelle université. Il faut aussi construire une nouvelle chambre des députés, une nouvelle représentation politique, un nouveau droit. Le droit tel qu'il est – il n'y a qu'à voir l'échec d'Hadopi – ne correspond plus à la réalité… Le plus grand effort qu'il faudra faire, demain matin, c'est même assez urgent, est de repenser l'ensemble de ces institutions.

Mais où serait le centre de décision?
Voyez, vous vous mettez à avoir peur vous aussi! Un jour, lors d'une conférence en Allemagne où il y avait 1.000 personnes dans un amphi, je leur ai dit : "Je vous propose une idée : on fusionne la France et l'Allemagne." La discussion s'est engagée aussitôt, sur le thème "mais alors on aura deux présidents?". Je leur ai dit qu'il n'était pas question de cela. J'ai parlé des Bretons et des Rhénans, des Picards et des Prussiens, et j'ai dit : "On va demander à toutes les Petites Poucettes si elles sont d'accord pour fusionner, et après on verra!" Ils étaient enthousiastes! Non, il n'y a pas de centre de décision. Mais quand on a inventé la démocratie, il n'y en avait pas non plus! On a simplement dit : on va donner un droit de vote à tout le monde. Aujourd'hui, avec le numérique, on pourrait décider de beaucoup de choses en commun et en temps réel, ce ne serait pas difficile à mettre en œuvre. Le monde est une Suisse ! Tôt ou tard, une nouvelle politique se mettra en place. Laquelle? Je ne suis pas assez bon pour le dire, mais je la vois arriver.

Vous êtes à la frontière du philosophe et de l'oracle…
Presque du prophète! Non, je ne suis pas Madame Soleil… Petite Poucette a 30 ans, et dans dix ans, elle prend le pouvoir. Dans dix ans, elle l'aura, et elle changera tout cela… Regardez le printemps arabe, le rôle des nouvelles technologies, le rôle des femmes alphabétisées dans ces pays, tout cela est déjà à l'œuvre. Et puis, reprenons l'histoire. En Grèce, avec l'écriture, arrivent la géométrie, la démocratie et les religions du Livre, monothéistes. Avec l'imprimerie arrivent l'humanisme, les banques, le protestantisme, Galilée, la physique mathématique… Il suffit de voir tout ce qui a changé lors du passage à l'écriture et à l'imprimerie. Ce sont des changements colossaux à chaque fois. On vit une période historique. Petite Poucette n'est pas générationnelle. Ce n'est pas l'héroïne de la rentrée, elle est historique. D'ailleurs, une part de la "crise" d'aujourd'hui vient aussi de cela, de la coexistence actuelle de deux types d'humains… Petite Poucette et ceux de l'ancien monde. Son temps à elle arrive.
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Vidéos :
Darwin avait tort, il l’a admis à la fin de sa vie, il a été utilisé par nos «maitres» !
L'altruisme

Un bon analyse sur le trajet "professionnel des femmes"
"Un nouveau monde est en train d’apparaître"
SUPER !!! "L'espérance de vie, les gens la perdent à devenir con devant la télévision"

Discours à l'académie français relayé par le journla "Le Monde"

" Je suis pauvre et je vous emmerde "
L’utilité de l'argent

La pub et l'argent

Au sujet de l'autorité

Du sport à la démocratie. Le sport vu autrement. (sur la solidarité, la violence, l'éducation)
TRÈS BIEN VU!  « Il faudrait 2 sports : Le sport finance et le sport non jeu. »

L’esprit est durable, pas l'entreprise :
Vatican! Pas tout blanc !

Les entreprises et la politique "le droit de polluer:"

Il parle de son livre "yeux"

Temps des crises :

Sur le Divin

Spiritualité

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* Livre : Petite poucette - Michel Serres
Le monde a tellement changé que les jeunes se doivent de tout réinventer ! Pour Michel Serres, un nouvel humain est né, il le baptise " Petite Poucette ", notamment pour sa capacité à envoyer des messages avec son pouce. Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, - le passage aux nouvelles technologies - tout aussi majeure, s'accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives.
Ce sont des périodes de crises. Devant ces métamorphoses, suspendons notre jugement. Ni progrès, ni catastrophe, ni bien ni mal, c'est la réalité et il faut faire avec. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître... mais il faut lui faire confiance !

Autres livres :
Yeux
Comment voit-on ? Qu’est-ce que voir ? Être vu ? Quelles performances de vision peut-on rencontrer dans la nature ? Et jusqu’où l’homme pourra-t-il « voir » le monde ?
Dans ce livre magnifique, Michel Serres explore, à la façon de variations, les capacités des yeux, de tous les yeux : Voir et être vu, Yeux de pierres, Yeux de bêtes, Yeux de verre, Yeux de mer, Yeux de lettres, Yeux de mère ou Feu d’Yeux, feu de Dieu.

Il interroge le regard du peintre, comment il voit ce qu’il peint, comment il est vu par le spectateur. Comment regarde-t-on la nature ? Comment regarde-t-on une œuvre, statique, mouvante… Il oppose la nuit et le jour pour nous montrer que la lumière naît… de la nuit. Il nous emmène visiter les lieux les plus anciens, comme Lascaux, avec les moyens les plus contemporains de la technologie… Et nous fait enfin réfléchir sur ce que nos yeux disent de la force de notre amour.

Temps des crises
Que révèle le séisme financier et boursier qui nous secoue aujourd'hui? Si nous vivons une crise, au sens plein du terme, aucun retour en arrière n'est possible. Il faut donc inventer du nouveau. Or, le nouveau nous submerge! En agriculture, transports, santé, démographie, informatique, conflits, des bouleversements gigantesques ont transformé notre condition comme jamais cela n'était arrivé dans l'histoire. Seules nos institutions n'ont pas changé. Et voici, l'une de ces ruptures profondes: notre planète devient un acteur essentiel de la scène politique. Qui, désormais, représentera le Monde, ce muet? Et comment?
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Autres livres à ne pas manquer :

MANUEL POUR LE NOUVEAU PARADIGME
Les messages contenus dans ce livre visent à libérer l’humanité de la prison dans laquelle elle s’est enfermée en adoptant une attitude de victime qui la maintient à un niveau d’expérience rempli de peur et de frustration. À l’origine, il était entendu que l’humanité vivrait non pas dans le luxe, mais dans l’abondance. L’information présentée dans ce livre mènera tous ceux qui la lisent et la relisent avec un esprit ouvert, à la découverte de la vérité sur leur identité et leur vraie nature. La recherche est terminée ; des réponses concises et claires vous sont enfin offertes.

Vous ne trouverez pas de récriminations ou de culpabilisation dans ces pages.
Chaque chapitre est empreint de clarté et de grandeur. L’intention derrière la rédaction de ce petit livre est d’encourager chaque lecteur à vivre en accord avec les simples lois universelles qui y sont clairement révélées, celles-là même qui gouvernent et étayent tout ce que nous appelons la vie. D’un chapitre à l’autre, votre compréhension s’approfondira. Vous apprendrez à utiliser les lois à partir d’une formule simple qui vous assurera d’un changement absolu dans votre vie quotidienne. Vous n’avez simplement qu’à y penser ou à la prononcer avec diligence et sincérité en temps opportun. Devenir est votre destinée et votre héritage.

EMBRASSER LE RÊVE
Ce livre, Embrasser le rêve, le 2e  d’une série de 3, fait suite aux messages offerts dans le premier livre intitulé Manuel pour le nouveau paradigme. Les auteurs de ces messages visent à guider les lecteurs vers l’acceptation des concepts qu’ils proposent en vue de créer une nouvelle expérience de vie pour les humains en devenir sur Terre. Chaque message ajoute aux compréhensions conceptuelles portant sur la nécessité pour l’humanité de se débarrasser des limitations qui lui ont été imposées et qui les empêchent de comprendre qui ils sont et ce qu’ils sont vraiment. Ce livre révèle la vérité sur certains mensonges choquants, enseignés intentionnellement pour limiter et priver l’humanité de ses occasions d’évolution spirituelle. Il explique comment il est possible de revendiquer le droit inné d’un peuple à l’autodétermination, de créer librement sa propre destinée et de guérir la planète et ses habitants, cette entité vivante globale, via le processus dynamique suggéré.

DEVENIR
Les messages contenus dans ce livre, troisième et dernier de la série, sont offerts afin de soutenir la réalisation en cours portant sur l’identité et la nature de l’être humain. L’information présentée dans chaque volume déclenche de profondes prises de conscience ; elle mène à la compréhension que l’humanité sur cette planète forme en réalité une conscience intégrale et sainte. Il se dégage de ces myriades de systèmes de croyance humains l’image unique d’une conscience composite. Cette pensée globale crée la réalité de l’expérience humaine. Des efforts faramineux sont actuellement déployés avec l’intention d’influencer la manière dont l’individu et la conscience collective perçoivent l’expérience humaine. Si le mental a comme fonction de décoder la réalité environnante, ce sont les sentiments qui déterminent combien elle est crédible. La confusion interfère dans la capacité de choisir entre ce qui paraît être vrai et ce que les sentiments désignent comme étant vrai. Mais sous toute cette rhétorique focalisée sur les niveaux subconscient et conscient à l’intérieur du flot actuel d’information sous toutes ses formes, on retrouve un désir humain : celui de choisir librement ce qui constitue le meilleur entre tout, pour soi-même et pour l’ensemble planétaire. L’humanité se tient à la fourche, au point de décision, où elle doit soit accepter ce qui lui est présenté comme étant le meilleur, son bien le plus élevé, soit repousser les suggestions programmées et choisir pour elle-même un avenir totalement différent. Au cœur de toute cette question, nous retrouvons l’occasion de choisir la coopération plutôt que la compétition, l’amour fraternel et l’assistance plutôt que la haine et la violence. Le moment est venu d’observer, objectivement et logiquement, la situation mondiale qui résulte de la compétition et du concept de la survie du plus fort – une approche qui isole les humains les uns des autres. Les individus qui feront le choix de poursuivre une nouvelle ligne de pensée montreront la voie vers une interaction différente entre les humains et créeront avec le temps un nouveau paradigme d’expérience pour l’ensemble planétaire. Le moment est venu de se mettre à l’œuvre.

La femme, l'amour et la liberté - Osho

"Ma vision personnelle est que le temps qui vient sera le temps de la femme.
Depuis cinq mille ans, l'homme a pris les commandes,
et il a échoué.
Aujourd'hui, on doit donner une chance à la femme.
Aujourd'hui, on doit lui donner les rênes de tous les pouvoirs.
On devrait lui donner la possibilité de laisser circuler ses énergies de femme, de les mettre en action, en oeuvre.
L'homme a complètement échoué.
En trois mille ans, cinq mille guerres ; tel est l'héritage laissé par l'homme.
L'homme n'a fait que massacrer, tuer, assassiner ; croire qu'il n'a vécu que pour la guerre.
Et les quelques jours entre deux guerres, nous les avons appelés jours de paix.

Osho aime provoquer pour réveiller le Dieu qui est en nous.
Ce ne sont pas des jours de paix ; ce ne sont que des jours de préparation à une nouvelle guerre, des préparatifs pour d'autres conflits.
Oui, il ne faut que quelques années pour se préparer, puis de nouveau la guerre recommence, et nous continuons à nous entre-tuer les uns les autres. C'en est assez !
On a suffisamment donné de chances à l'homme.
Il faut maintenant libérer les énergies féminines."

LIRE OSHO C’EST SE DEBARRASSER DE TOUS NOS FARDEAUX !

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