jeudi 12 mars 2015

12/03 - BŒUF, POISON ET MASSACRE.

POUR NOTRE MAUVAISE ALIMENTATION
ET LE PILLAGE, LA POLLUTION DE LA PLANÈTE..
La France était un pays agricole.
Il y avait 75% d’agriculteurs dans le monde il n'y a pas si longtemps pour 1,7% maintenant.

La journaliste Anne de Loisy auteure d’ "une enquête sur la filière de la viande" avait enquêté en 2012 sur les abattoirs pour l’émission « Envoyé spécial ». Elle en a tiré « Bon appétit ! » Quand l’industrie de la viande nous mène en barquette, un livre très documenté sur la filière de la barbaque, des éleveurs à nos assiettes.

Est-ce difficile d’enquêter sur la filière de la viande ?
C’est très compliqué parce que c’est hyper opaque. Les industriels refusent les interviews et interdisent les tournages dans les abattoirs. Le problème de la viande, c’est que c’est une industrie qui est dirigée par trois personnes : les groupes Bigard, Terrena, et SVA Jean Rozé. Du coup, rien ne sort.

Comment avez-vous eu accès aux abattoirs ?
J’ai d’abord demandé les autorisations officielles, qui m’ont été refusées. J’ai fini par y avoir accès grâce à des intermédiaires, notamment l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (OABA). Je suis entrée avec le directeur, qui m’a présentée comme l’une de ses assistantes.

Lors de votre enquête, qu’est-ce qui vous a le plus choquée ?
Je ne me rendais pas compte à quel point l’industrialisation de la viande était en marche. A tous les niveaux. Les élevages de 40 000 volailles, de milliers de cochons, de centaines de bovins… On est loin des images de vaches dans les prés qu’on vend au consommateur. Mais le plus impressionnant, c’est l’industrialisation de l’abattage. Faire passer un animal de vie à trépas, c’est forcément un peu gore. Mais l’industrialisation de cette étape-là est extrêmement violente : les bêtes sont abattues à une telle cadence qu’elles sont encore vivantes au moment où on les tronçonne. En plus, ce sont des conditions extrêmement compliquées pour les ouvriers des abattoirs, qui travaillent dans le froid, le sang, les odeurs…

D’où vient la viande que l’on trouve dans nos assiettes ?



Dans la restauration collective, 70% des bovins et 87% de la volaille sont importés. Alors qu’on a des éleveurs qui crèvent de faim, et que la profession compte entre un et deux suicides par jour. Quand les gens chargés de nourrir une société se suicident à tour de bras, c’est qu’il y a un souci quelque part ! Le paradoxe, c’est que nos belles races à viande sont exportées et qu’on récupère des vaches laitières moins chères, de mauvaise qualité. C’est toute l’aberration du système : les industriels nous expliquent qu’on a une viande bas de gamme parce que le consommateur veut une viande bon marché, alors que les prix ont augmenté de 40% entre 1995 et 2010 pour le consommateur, mais n’ont pas changé pour l’éleveur. Ces deux bouts de la chaîne sont les grands perdants.

Vous expliquez qu’il n’y a pas assez de vétérinaires dans les abattoirs…
Les grands abattoirs ont choisi l’autocontrôle. Ça ne fonctionne pas, parce qu’ils se retrouvent juges et parties. Les bouchers disent qu’ils ont de plus en plus de carcasses qui arrivent avec des abcès. Eux les enlèvent, mais après, tout ce qui part en industriel… C’est parfois mixé ! On n’arrivera pas à améliorer le système tant qu’on ne mettra pas plus de vétérinaires pour contrôler les différentes étapes de l’abattage.

Qu’est-ce que l’abattage rituel ?
C’est un abattage, halal ou casher, fait par des personnes habilitées. Pour les juifs, ce sont des chokhet, pour les musulmans, ce sont des personnes qui possèdent une carte de sacrificateur, remise par trois mosquées en France. Dans les deux cas, ils tranchent complètement la gorge, et sont obligés de couper tous les canaux, dont l’œsophage et la trachée. Abattage rituel ne signifie pas qu’il est forcément sans étourdissement préalable. De plus en plus de musulmans considèrent qu’un abattage avec étourdissement est halal si la bête est tournée vers La Mecque et si le nom d’Allah est prononcé par le sacrificateur.

Pourquoi certains abattoirs généralisent-ils l’abattage rituel ?
Plutôt que de nettoyer la chaîne entre chaque type d’abattage, et donc stopper la production, les industriels préfèrent tout faire en rituel, en se disant que les consommateurs n’ont pas besoin de savoir.

Parvenez-vous encore à manger de la viande ?
Oui, mais j’en mange moins, et de meilleure qualité. Et en circuit plus direct, ce qui permet de savoir comment les bêtes ont été élevées et abattues, tout en faisant mieux vivre les éleveurs. Le circuit court, c’est ce qui peut nous sauver, et sauver la filière.

Vous dédicacez ce livre «aux femmes et aux hommes qui travaillent dans la filière viande pour satisfaire nos pulsions carnivores». Les coupables, c’est nous ?

Si les gens prennent conscience de la réalité, ils seront peut-être moins enclins à jeter la vieille tranche de jambon au fond du frigo. Le plus problématique, c’est la viande transformée, qui contient énormément de conservateurs, d’additifs, d’antibiotiques. C’est complètement aberrant dans un pays qui vante partout sa gastronomie et qui nous sert des produits qu’on n’a vraiment pas envie de manger. Mais, au final, c’est quand même le consommateur qui achète. Son pouvoir d’achat, c’est un bulletin de vote.

--------------------------
Après les révélations avec le livre «Bon appétit»* de Anne de Loisy, voici quelques raisons de ne plus consommer de la viande.
  • Des animaux élevés en batterie, 
  • boostés aux antibiotiques 
  • abattus à la chaîne, 
  • des élevages polluants et de plus en plus centralisés, 
  • des nitrates qui dévastent ce qui reste de planète… 
Stop à la boucherie !!!

Les animaux ont une âme. pas la même que la notre certes et ils savent ce qui les attend.

Au cours de sa vie, un Français consomme en moyenne 
  • 7 bovins
  • 33 cochons
  • 9 chèvres et moutons
  • 1 300 volailles 
  • 60 lapins
selon le service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture. Soit un peu plus de 1 400 animaux d’élevage auxquels il faut ajouter 1 tonne d’animaux marins
Ce qui implique, culture intensive pour nourrir les animaux, déforestation, pollution, souffrance animale et maladies pour ceux qui les mangent.
Une boulimie de viande (encouragée par la publicité et la peur de carences; une leçon bien apprise)qui a accéléré l’industrialisation de la production de steaks, jambons et autres magrets. 

Un seul exemple : en France, 95% des porcs sont élevés dans des systèmes intensifs. 
Chaque année, 25 millions de porcs charcutiers sont abattus. 
Et 70% des 50 milliards de poulets tués dans le monde tous les ans sont élevés dans une stratégie industrielle.

De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’insoutenabilité d’une telle politique alimentaire, à l’image d’un rapport publié fin février par la Fondation Heinrich-Böll et les Amis de la Terre. Cet «Atlas de la viande» dénonce «la production et la surconsommation de viande industrielle qui saccagent la planète».

«Notre alimentation n’est plus une affaire privée, dit ainsi Christian Berdot, des Amis de la Terre. Nos choix alimentaires sont aussi des choix politiques qui ont des impacts sur la vie de nombreuses personnes dans le monde, ainsi que sur l’environnement, la biodiversité et les climats.» Voici treize raisons pour manger moins, mieux ou plus du tout de viande.

1. Parce que la demande devient folle
Quelque 299 milliards de kilos de viande sont ingérés chaque année dans le monde, 4 fois plus qu’en 1960. Selon la FAO (l’organisation des Nations unies pour l’alimentation), avec 9 milliards d’habitants en 2050, la production mondiale de viande, toutes espèces confondues, pourrait atteindre les 450 milliards de kilos. Le besoin en protéines des populations dans les pays développés est pour plus de la moitié (56%) satisfait par des produits carnés, contre 18% dans les pays en développement. Certes la demande baisse dans les pays riches : elle a chuté de 9% aux Etats-Unis entre 2007 et 2012. Les scandales alimentaires, l’impact sur l’environnement et la question du bien-être animal renforçant les inquiétudes et la prise de conscience des consommateurs. Mais les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont vu leur consommation de viande augmenter, entre 2003 et 2012, de 6,3% par an. Une croissance annuelle supplémentaire de 2,5% est prévue entre 2013 et 2022. Nous ne pouvons leur reprocher de faire les mêmes erreurs que nous. Si nous arrêtons de manger de la viande, ils nous suivront très rapidement.

2. Parce qu’on produit la viande comme des voitures
Les diktats économiques sont à l’origine du renforcement de la concentration de l’industrie mondiale de la viande. A savoir une meilleure productivité, mais aussi la concentration du pouvoir du marché entre les mains de quelques-uns, au détriment des petits exploitants. Le mouvement vient de loin. Chicago était, au début du XXe siècle, le berceau de l’industrie de l’abattage. «Avec l’utilisation de lignes de production sur rails, tuer une vache, l’éviscérer et la découper ne prenait que quinze minutes», rappelle le rapport de la Fondation Heinrich-Böll. C’est ce système, capable d’abattre 12 millions d’animaux par an, qui inspira Henry Ford pour le montage de ses voitures. Aujourd’hui, le brésilien JBS est le leader mondial des abattoirs : ses capacités lui permettent d’abattre 85 000 têtes de bétail, 70 000 porcs et 12 millions de volaille quotidiennement. Nous sommes responsables en les mangeant.

3. Parce que l’élevage est de plus en plus intensif
Environ 1,3 milliard de personnes dans le monde vivent de l’élevage. La plupart dans les pays du Sud, menacés par l’intensification et l’industrialisation de l’élevage. Le nombre d’agriculteurs dans le monde développé ne cesse, lui, de baisser alors que celui des animaux augmente. Ils approvisionnent des supermarchés éloignés plutôt que de nourrir le marché local. La production d’animaux d’élevage dans le monde en développement emprunte la même voie. Entre 1992 et 2009, le nombre d’éleveurs de porcs aux Etats-Unis a diminué de 70%, tandis que la population porcine n’a pas bougé. Durant la même période, le nombre de porcs vendus par une ferme est passé de 945 à 8 400 par an. Et le poids d’un animal à l’abattage, qui était de 67 kilos dans les années 70, est désormais d’environ 100 kilos.

4. Parce que le business lamine les "petits"
La production de volaille est le secteur de l’industrie de l’élevage mondialisée dont la croissance et l’évolution sont les plus rapides. En 2020, sa production mondiale atteindra 124 millions de tonnes. Une hausse de 25% en dix ans seulement, tirée par l’Asie. Les marchés et les installations de transformation sont de plus en plus contrôlés par quelques très grandes entreprises, qui multiplient le recours aux antibiotiques pour empêcher la propagation de maladies et accélérer artificiellement la croissance de la volaille. Ces tendances affecteront en particulier les familles des pays du Sud qui élèvent quelques poulets dans leur arrière-cour. Et qui se voient concurrencées par l’importation de morceaux de poulets congelés vendus jusqu’à 60% moins chers que les leurs. 

5. Pollution. 
Algues vertes sur les plages de Bretagne : faut-il tuer (ne plus manger) le cochon pour stopper l’invasion ?


L’élevage industriel produit des gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de fabrication, de la digestion au défrichage de forêts. Si l’on intègre l’azote des engrais, le gaz carbonique lié à la production de nourriture et au transport, le méthane des pets et des rots de vache ou la fermentation des déjections animales, l’élevage représente 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur mondial des transports. Et il produit 37% du méthane et 65% du protoxyde d’azote, deux gaz plus puissants que le dioxyde de carbone. «Le potentiel de réchauffement climatique du méthane et du protoxyde d’azote est respectivement 25 fois et 298 fois plus puissant que le dioxyde de carbone», estime le Giec. Une étude de l’Institut argentin pour la technologie agricole a montré qu’une vache produisait en moyenne entre 250 et 300 litres de méthane par jour, de quoi faire fonctionner un frigo… Voilà pourquoi Paul McCartney a pu dire avant le sommet climatique de Copenhague, en 2009 : «Less meat = less heat», moins de viande, moins de réchauffement.

6. Parce que ça revient à manger la forêt
Sur la planète, 70% des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux. Chaque année, c’est une surface équivalente à celle de la Belgique qui est déboisée pour laisser place à des cultures. Le deuxième cheptel bovin et la plus grande forêt tropicale au monde se rencontrent dans la région amazonienne du Brésil. Fin 2012, le nombre de bovins (211 300 000) y était supérieur à celui de la population brésilienne (201 millions d’habitants).
Le parcage de ces animaux nécessite d’énormes surfaces de terre: 
plus de 172 millions d’hectares, soit 70% des terres agricoles du Brésil. 
Et 62,2% des terres déboisées deviennent des pâturages pour le bétail. 
Entre 1975 et 2006, le volume des terres de pâturage a augmenté de 518%. Heureusement, le gouvernement a élargi les zones protégées et renforcé les contrôles de déboisement, ce qui a fait chuter la surface moyenne annuelle de déforestation, autour de 20 000 km2 par an.


L’agroindustrie, particulièrement florissante en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, alimente depuis plusieurs décennies le marché mondial en maïs et en soja (brésilien, argentin…) pour l’élevage européen, en viande pour les fast-foods nord-américains, en huile de palme (indonésienne, malaise, nigériane…) pour l’industrie alimentaire et cosmétique, en pâte de bois et en cellulose pour la fabrication du papier, etc.
Voir article sur la déforestation à ce jour.

7. Parce que la viande est gourmande en eau
  • Un kilo de bœuf nécessite 15 500 litres d’eau. 
  • Un kilo de porc, 4 900 litres
  •  3 920 litres d'eau pour 1 kg de poulet
  • 3 000 litres d’eau pour 1 kg de riz complet 
Avec la même quantité d’eau pour un kilo de bœuf, on pourrait produire 12 kilos de blé ou 118 de carottes. 



En ne mangeant plus de bœuf, en premier, nous avons moins besoin de champs de maïs, donc arrêt de la déforestation qui chasse les locaux de leurs terre natale, pollue et pille la planète et prive les animaux sauvages de leur habitat et de leur nourriture....

Pour faire un hamburger, 3,5 m2 de terres agricoles sont nécessaires. Si l’agriculture consomme 70% de l’eau douce disponible, un tiers est consacré à l’élevage d’animaux ! L’Institut international de l’eau de Stockholm mettait en garde dès 2012 : «Il n’y aura pas suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture pour une population qui devrait atteindre 9 milliards d’habitants en 2050 si nous suivons les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux.»

Une seule solution, selon l’Institut : réduire notre apport en protéines d’origine animales de 20% aujourd’hui à 5% d’ici à 2050. Ou mieux, à défaut de devenir végétarien (dix fois moins gourmand en eau) : diminuer par deux sa consommation de viande, ce qui revient à utiliser cinq fois moins d’eau.

Dépense en eaux pour d'autres produits:
  • 11 000 litres d’eau pour un jean en coton
  • 2 000 litres d’eau pour 1 kg de papier
  • 11 litres d’eau pour une bouteille de bière de 33 cl
  • 1,5 litres pour une bouteille en plastique d'1 litre d'eau (vide !)
  • 140 litres pour une tasse de café.

De quoi réfléchir avant d'acheter le petit tee-shirt ou la paire de chaussure qui nous tente tant. Un bon moyen pour résister : évitez les grandes surfaces et retourner sur le marché ou chez les petits commerçants avec qui il est encore possible de discuter. Acheter les vêtements recyclé du marché, d'Emaus..où il est encore possible de trouver d'anciens vêtements chauds et colorés. De plus en ne mangeant plus ni viande ni fromage, en achetant moins de choses qui nous sont inutiles, plus de femmes pourraient éviter d’aller au travail pour se consacrer à leur famille et pourquoi pas faire un petit potager, des poules.pour les œufs...
Voir quelques articles sur le jardinage en tous lieux à la date du 2 février sur le jardinage, les jardins partagés....
--------------------------
* Le livre «Bon appétit» de Anne de Loisy
Depuis la crise de la vache folle, notre pays se targue d’avoir une des meilleures viandes au monde et d’être à la pointe de la sécurité alimentaire. Le message des industriels de la viande se veut clair et rassurant : « La viande est tracée et contrôlée de la fourche à la fourchette. » Les Français peuvent savourer en paix... Et cela tombe bien, chacun d’entre eux consomme en moyenne 92 kg de viande par an. L’envers du décor est beaucoup moins idyllique. Depuis quelques années, plusieurs rapports des inspecteurs vétérinaires européens, de la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) ou encore de la Cour des comptes tirent la sonnette d’alarme. Abattoirs non conformes, matières fécales visibles sur les carcasses, manque de prélèvements, détournement de la loi au profit de l’abattage halal et casher plus économique, remballe, baisse du nombre de vétérinaires d’Etat, absence de sanctions… Pendant un an, Anne de Loisy a interviewé les acteurs-clés de la filière. Son enquête met au jour les conséquences de ce manque d’hygiène et de contrôles : des intoxications alimentaires qui touchent plus particulièrement les jeunes enfants et les personnes âgées.


--------------------------
Abattage des animaux: un ancien cadre dénonce les dérives des pratiques du secteur de la viande
Viande périmée revendue, asticots dans les steaks: Pierre Hinard, un ancien cadre d'abattoir, dénonce dans un livre «Omerta sur la viande» des pratiques totalement insalubres dont il a été témoin entre 2006 et 2008, et qui font l'objet d'une enquête judiciaire.
Ancien responsable qualité de Castel Viandes, une entreprise d'abattage et de découpe en Loire-Atlantique, Pierre Hinard décrit jusqu'à la nausée la "répétition de pratiques illégales dangereuses, comme le recyclage de viandes issues d'invendus de supermarchés", appelée "remballe" dans le métier.
Il raconte des ouvrières "livides", qui doivent trancher une "viande verdâtre", à l'odeur "écœurante", vouée normalement à la poubelle.

LIVRE / Omerta sur la viande... - Un témoin parle - Pierre Hinard
Pierre Hinard est un cas unique. Eleveur et fils d'éleveurs à une époque où les traditions d'élevage, d'abattage et de consommation n'étaient pas encore devenues industrielles. Près de Châteaubriant, il choie et engraisse aujourd'hui une trentaine de vaches, des Salers élevées à l'herbe et soignées aux huiles essentielles. Un puriste. Ancien créateur de marchés bio à Paris, bien avant la mode, ingénieur agronome, il a longtemps voulu croire que la qualité et l'excellence pouvaient trouver leur chemin jusqu'aux rayons viande de la grande distribution.
Un jour, il est arrivé dans une importante société d'abattage et de découpe de Loire-Atlantique qui travaillait pour Auchan, Flunch, Mc Do, William Saurin, Lustucru tout le bottin de l'agro-alimentaire ou presque. Un parcours exceptionnel et très spécialisé, des vertes prairies normandes aux steaks hachés en barquettes, via le monde secret des abattoirs. Chez Castel Viandes, Pierre Hinard découvre les dessous pas très propres des "usines à viandes" : des asticots dans la viande hachée, des pièces congelées, décongelées, recongelées, des analyses faussées, des dates truquées, du sang déversé dans les champs.
Face aux manquements répétés, des services vétérinaires absents ou corrompus et des pouvoirs publics pour le moins distraits... Et en bout de chaîne, des consommateurs lésés, méprisés... et trop souvent malades. Quand il lance l'alerte, Pierre Hinard est licencié sur le champ et cinq ans plus tard rien n'a vraiment changé. Il n'est jamais bon d'avoir raison seul contre tous. Il décide aujourd'hui de raconter de l'intérieur les dérives d'un système qui méprise le paysan et le consommateur pour ne servir que les intérêts d'une minorité sans honneur ni conscience.

 ---------------------
Faut-il vraiment sauver l’usine Tilly-Sabco à Guerlesquin ?

Il y a plein d’articles et d’émission qui parlent d’être végétarien pour 2050. Encore une belle manipulation pour que nous ne bougions pas en nous disant que nous avons bien le temps. C’est comme cela qu’ils agissent sur nos comportements pour aller dans leur sens, celui de la consommation à tout va!
Devenir végétarien doit être un challenge qui profitera aux animaux, à la terre, à notre santé ainsi qu’à celle de nos enfants.

Beaucoup de nouveaux enfants refusent de manger de la viande.

Le discours de Gary Yourofsky activiste américain pour les droits des animaux :
Version courte :

Version longue :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.