samedi 21 février 2015

21/02 - OBAMA - L'ISLAM ET LE CHRISTIANISME. 
"l'Islam n'est pas une religion de violence"

OBAMA PARLE DE LA VIOLENCE CHRÉTIENNE.
Nous pouvons remercier Obama de parler juste au sujet de la violence religieuse.

«Au nom de la sainte trinité, envoyons en Espagne, tous les esclaves (Indiens) qui puissent-être vendus.» - ~ Christophe Colomb ~
Oui, à l'école certaines vérités qui dérangent nous sont cachées.

«… Quand il devint clair qu’il n’y avait plus d’or à prendre (sur l’île d’Hispagnola/Haïti), les Indiens furent pris et vendus comme esclaves pour les grandes terres, connues plus tard sous le nom d’encomiendas. Ils furent forcés à travailler dur et moururent par milliers. En 1515, ils restaient peut-être 50 000 des 500 000 Indiens natifs de l’île. Il n’en resta plus que 500 en 1550. Un rapport datant de l’an 1650 a confirmé qu’il n’y avait plus aucun descendant de la nation Arawak sur l’île (aujourd’hui Haïti)…) - ~ Howard Zinn ~

La violence chrétienne: Obama touche un point sensible de la politique américaine.
Peter d’Errico
Etes-vous étonné, concerné par la violence commise par l’État Islamique, par le comment le meurtre et la torture peuvent-être justifiés par des doctrines religieuses ? Pensez-vous que la violence de certains musulmans aujourd’hui, fait écho à la violence chrétienne qui s’exerça lors des croisades et de l’inquisition ? Si c’est le cas, vous avez sans doute approuvé les commentaires récents du président Obama au National Prayer Breakfast début Février.
Si vous êtes parmi ceux qui critiquent systématiquement tout ce que dit Obama ou si vous êtes amouraché des baveurs des médias de droite, il se peut que vous ayez eu une indigestion à la déclaration d’Obama disant que “durant les croisades et l’inquisition… des gens ont commis des actes terribles au nom du Christ.”
L’ancien gouverneur républicain de Virginie, Jim Gilmore, a dit que la comparaison d’Obama de la violence musulmane avec la violence chrétienne était “le commentaire le plus offensant qu’il ait jamais entendu d’un président des Etats-Unis de son vivant”, il a ajouté “il a offensé tous les chrétiens croyants des Etats-Unis”. Le président de la Ligue Catholique, Bill Donohue, a dit que la comparaison d’Obama était “insultante” et “pernicieuse”.
Qu’est-ce qui choque ces gens ? On se demande vraiment si Gilmore et Donohue ne connaissent vraiment pas l’histoire du christianisme, ou s’ils pensent que cette histoire devrait être cachée. Devant le triste tableau de l’éducation aux Etats-Unis, la possibilité de leur ignorance existe. De manière toute aussi triste, il existe la possibilité qu’ils connaissent cette histoire et veulent la cacher.
Les archives historiques montrent que le christianisme a été très violent durant de longues périodes de son développement. Les horreurs des croisades et de l’inquisition auxquelles Obama a fait référence, sont démontrées dans les documents officiels de l’église. Les croisades furent une longue série d’expéditions militaires totalement sponsorisées par l’église durant une période de 300 ans afin d’éjecter les musulmans de la “terre sainte”. L’inquisition a duré 400 ans et fut un réseau multinational de terreur géré par l’église contre les autres religions et spécifiquement contre les “infidèles” (non-croyants) et les “hérétiques” (personnes ayant de “mauvaises” croyances).
Par exemple, sous le pape Innocent III, les puissances chrétiennes menèrent une guerre de terreur contre “l’hérésie” dans ce qui est maintenant le sud-ouest de la France. Un million de personnes furent massacrés en 15 ans. Les chrétiens rasèrent des villes entières. Lorsque les “soldats du christ” demandèrent à l’évêque Cocteau ce qu’ils devaient faire avec les catholiques d’une ville, l’évêque répondit: “Tuez les tous, dieu reconnaîtra les siens”. L’envoyé du pape notifia plus tard que la population entière de la ville, soient 20 000 personnes, avaient été tuée. (NdT: Il s’agit du massacre des habitants de la ville de Béziers où entre 15 et 20 000 personnes furent massacrées par les troupes sous commandement de l’église…)
La violence de la chrétienté s’étendit aux “païens” (les gens qui n’avaient pas entendu la parole du christ) du “nouveau monde”. Le Requerimiento espagnol de 1513, fondé sur la bulle papale de 1493 (Inter Caetera), confirmant le titre de souveraineté espagnole aux terres “découvertes”, déclara que les colons pouvaient “vous (peuples natifs) faire la guerre de quelques manières que ce soit et vous soumettre au joug et à l’obéissance à l’église ; nous vous prendrons vous, vos femmes et vos enfants et vous réduirons en esclavage et ainsi pourrons en disposer et les vendre ; nous prendrons la totalité de vos biens et nous vous ferons tout le mal et le dommage possible en invoquant le fait que la responsabilité des morts et des pertes vous en incombe.”
L’étude de l’histoire des Etats-Unis montrent des évènements tout aussi horribles dans lesquels les peuples et nations autochtones furent les victimes de violences inouïes aux mains des “découvreurs chrétiens”. En 1637, les Anglais brûlèrent un village entier de la nation Pequot après en avoir bloqué tous les chemins d’accès. Le capitaine John Underhill a expliqué l’assassinat des vieillards, des femmes et des enfants en disant: “parfois les saintes écritures déclaraient que les femmes et les enfants devaient mourir avec leurs parents… Nous avions suffisamment de lumière par la parole de dieu pour que nous puissions procéder.”
A travers le continent (en Californie), environ 100 ans plus tard, le missionnaire franciscain Junipero Serra fut responsable de la coercition des peuples natifs dans le christianisme, les confinant dans des “missions” où ils furent contraints de travailler pour les Espagnols. Serra justifia supplices et flagellations des Indiens qui résistaient en écrivant: “Les pères spirituels doivent punir leurs fils les Indiens, avec des coups qui semblent être aussi vieux que la conquête des Amériques, si général en fait que les saints ne semblent pas être une exception à la règle.” L’intention du pape François 1er de canoniser Serra durant une visite aux Etats-Unis en 2014 a déclenché une controverse à cause de la violence du système de mission de Serra.
La congrégation vaticane du saint siège, le bureau de l’église responsable de ces guerres de terreurs existe toujours aujourd’hui, appelé maintenant la congrégation pour la doctrine de la foi. Jusqu’à son élection comme pape Benoit XVI, le cardinal Joseph Ratzinger était le leader de cette congrégation, il était connu pour ses efforts à déraciner les “hérésies” dans l’église moderne et dans la littérature.
Les conséquences de la domination chrétienne subsiste aujourd’hui et ce le plus notoirement avec la doctrine légale de la “découverte chrétienne” intégrée dans la loi de propriété aux Etats-Unis ainsi que dans la loi fédérale et politique indiennes (et en parallèle au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, toutes des extensions coloniales de la chrétienté anglaise) et sous laquelle les Indiens se voient refuser la propriété de leurs terres et leur souveraineté parce qu’ils sont “païens”.
La campagne en cours pour faire abolir cette doctrine de la “découverte chrétienne” de la loi américaine attire une certaine attention envers cette sale histoire. Quelques églises chrétiennes ont rejoint l’effort, appelant pour une reconnaissance honnête des conséquences historiques de la terreur chrétienne. Nous verrons si le pape François béatifiera Junipero Serra devant l’attention publique croissante des archives historiques.
Le pape Jean Paul II, bien qu’il béatifia Junipero Serra, avait reconnu l’histoire violente du christianisme. Il délivra plus de cent excuses pour les activités de l’église catholique apostolique et romaine au cours des siècles. En mars 2000, il délivra une large excuse pour 2000 ans de violence et de persécution par l’église. Comme alors décrit par un journaliste (NdT du Guardian de Londres), le pape “électrifia les rangs des cardinaux et des évêques” en “défiant les mises en garde de quelques théologiens disant que cette excuse sans précédent historique diminuerait l’autorité de l’église.”
On peut trouver l’histoire de l’église “offensante”, mais cela est-il offensant d’en parler ? Devons-nous prétendre que l’histoire ne s’est pas passée ?
Le gouvernement de la Turquie nous donne un exemple de la distance que peuvent couvrir les leaders politiques pour nier des faits historiques. Quiconque en Turquie mentionne le massacre des Arméniens et des Kurdes pendant la première guerre mondiale et s’y réfère en tant que “génocide” peut-être envoyé en prison pour le crime de “dénigrement de la turquicité”. L’ “histoire officielle” nie l’archivage et la constatation historique qui montre sans équivoque qu’un tiers du peuple arménien a été éliminé.
Des arguments légitimes au sujet de l’histoire proviennent des différentes visions et interprétations des documents et aussi de la découverte de nouveaux matériaux concernant des affaires. Dans le cas de la violence chrétienne, les critiques d’Obama n’ont pas mis à jour de nouveaux matériaux d’études et aucuns calculs politique différents avec lesquels (ou mettant en valeur) regarder l’histoire connue et reconnue.
Ainsi nous pouvons remercier Obama de parler juste au sujet de la violence religieuse. Nulle part dans ses remarques a t-il justifié de la violence commise par l’État Islamique. Il a au contraire essayer de désamorcer la colère anti-musulmane en nous rappelant que le christianisme et la chrétienté ont également énormément de sang sur les mains. Ceux qui critiquent ces remarques sont les mêmes que ceux qui critiquèrent le pape Jean Paul II à l’époque: ils sont plus préoccupés de maintenir leur “autorité” que de reconnaître la vérité.
Peter d’Errico est diplômé de droit de l’université de Yale en 1968. Il a été avocat pour le Dinebeiina Nahiilna Be Agaditahe Navajo Legal Services, 1968-1970 à Shiprock. Il a enseigné le droit à l’université du Massachussetts, Amherst de 1970 à 2002. Il est avocat consultant sur les affaires indiennes.
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Obama: "l'Islam n'est pas une religion de violence"
Les terroristes ne parlent pas "au nom d'un milliard de musulmans"; une école musulmane vandalisée aux USA
Barack Obama a appelé mercredi à lutter contre les "fausses promesses" de l'extrémisme et à discréditer les "idéologies haineuses" en déjouant la propagande des groupes terroristes qui ciblent particulièrement les jeunes musulmans sur internet.
"Nous ne sommes pas en guerre avec l'islam, nous sommes en guerre avec des gens qui ont perverti l'islam", a martelé le président américain au deuxième jour d'un sommet qui intervient après les attentats de Paris et Copenhague.
Les dirigeants d'organisations comme celle de l'Etat islamique (EI) "ne sont pas des leaders religieux, ce sont des terroristes", a-t-il insisté, relevant que ces derniers ne parlaient "évidemment pas au nom d'un milliard de musulmans".
Soulignant que les opérations militaires, comme les frappes aériennes depuis des mois contre l'EI en Irak et en Syrie, ne pouvaient être la seule réponse face à la "violence extrémiste", M. Obama a jugé que les "terroristes étaient d'abord une menace pour les communautés qu'ils visent".
"Les groupes terroristes utilisent une propagande très ciblée dans l'espoir d'atteindre et de manipuler de jeunes musulmans, en particulier ceux qui se sentent abandonnés. C'est la vérité", a-t-il lancé. "Les vidéos de haute qualité, l'utilisation des réseaux sociaux, les comptes Twitter des terroristes sont conçus pour toucher les jeunes en ligne", a-t-il poursuivi.
L'EI a diffusé ces derniers mois une série de vidéos glaçantes montrant des décapitations d'otages soigneusement mises en scène. La dernière en date, mise en ligne dimanche, montre 21 Egyptiens de confession chrétienne copte alignés sur une plage les mains menottées dans le dos, avant que leurs bourreaux ne les décapitent au couteau.
En écho, Jeh Johnson, ministre américain de la Sécurité intérieure, a dénoncé l'utilisation "extrêmement efficace et habile" d'internet et des réseaux sociaux par les organisations terroristes, mettant en exergue l'évolution de leur mode de communication, infiniment plus sophistiqué que celui de l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden "il y a quelques années seulement".
Le secrétaire d'Etat John Kerry a, lui, partagé une anecdote: "l'an dernier, deux jeunes hommes ont quitté la Grande-Bretagne pour rejoindre Daech, commandant avant de partir les livres +L'islam pour les nuls+ et +Le Coran pour les nuls+".
Il a encore qualifié la lutte contre l'EI de "combat fondamental de notre génération".
"Réceptifs aux théories du complot"
Appelant à faire preuve de franchise, le président Obama a en particulier appelé les leaders religieux musulmans à "faire plus" pour discréditer l'idée selon laquelle les pays occidentaux seraient "déterminés à supprimer l'islam". "Tout le monde doit parler très clairement", a-t-il lancé.
Soulignant la nécessité de répondre aux difficultés "que les terroristes exploitent" pour recruter, il a insisté sur le rôle de l'école: "quand des jeunes n'ont reçu aucune éducation, ils sont plus réceptifs aux théories du complot et aux idées radicales".

Plus tôt, la maire de Paris Anne Hidalgo, qui fait partie des représentants d'une soixantaine de pays invités à Washington, avait aussi insisté sur ce point, car "derrière chaque parcours de radicalisation, il y a un échec à l'école".
"A Paris, notre ambition est de prendre l'exact contrepied des +no-go zones+ fantasmées par certains", a dit Mme Hidalgo, provoquant des rires dans l'assistance. Dans les jours qui ont suivi l'attentat contre le magazine satirique Charlie Hebdo le 7 janvier, la chaîne américaine Fox News avait à plusieurs reprises expliqué, carte à l'appui, qu'il existait à Paris des "no-go zones" (des zones de non-droit) échappant aux lois de la République et interdites aux non musulmans. 


Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et les ministres de l'Intérieur français et britannique, Bernard Cazeneuve et Theresa May, sont également attendus jeudi au dernier jour de ce rendez-vous international annoncé en janvier après les attentats de Paris mais préparé de longue date.
Certains adversaires républicains de M. Obama ont déploré que ce sommet ne se concentre pas explicitement sur la lutte contre l'islamisme radical, jugeant en particulier regrettable que le président américain se refuse à parler d'"extrémisme islamiste".

Graffitis sur une école islamique: la communauté s'unit
La communauté sera unie contre le racisme, après la découverte de graffitis injurieux sur les murs de l'école islamique de Rhode Island, ont déclaré mardi d'une seule voix des chefs religieux locaux.

Le FBI a ouvert une enquête après cet acte de vandalisme samedi soir. Les responsables scolaires ont décrit les tags trouvés sur l'enceinte de l'école les qualifiant de "crime de haine", "porcs" et des "références offensives à Mahomet" étaient inscrites.

Plus de 20 chefs religieux et responsables américains se sont réunis à l'école mardi dans un acte de solidarité. La femme-rabbin Sarah Mack, présidente du Conseil des Rabbins de Rhode Island, a déclaré que les musulmans locaux ont soutenu la communauté juive pendant les périodes de troubles, et qu'elle souhaitait donc faire la même chose.
"Dans une communauté qui travaille si dur pour construire des ponts, cet acte vise à diviser," dit-elle. "Nous nous unissons aujourd'hui, juifs, chrétiens et musulmans, afin de dire non en condamnant cet acte haineux et intolérant."
(avec AFP)

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