vendredi 26 décembre 2014

26/12 - STRATÉGIE A LA POUTINE
TOUT EN FINESSE.
Et si la chute du rouble était voulue par la Russie,
avec la complicité de ses alliés ?
21 Décembre 2014

Ce qu’il y a de frappant dans la crise que traverse le rouble, c’est le contraste entre la gravité de l’évènement, avec tout ce que cela sous-entend, et «l’inquiétude tranquille» des autorités de Moscou, qui passerait presque pour de la passivité.
N’importe quel pays qui verrait sa monnaie dégringoler ne serait-ce que de quelques points serait sur pied de guerre, mobilisant tout l’arsenal dont il dispose pour arrêter les dégâts. La Russie, elle, avec une chute de plus de la moitié de la valeur de sa monnaie, se contente d’observer, faisant semblant de râler un peu, mais sans plus. 

La Banque Centrale Russe fait bien quelques gestes, mais rien de radical, juste ce qu’il faut pour maîtriser la situation.

Dans le contexte actuel de guerre larvée contre la Russie avec ses sanctions et contre-sanctions, la chute brutale du rouble et la baisse constante du prix du pétrole sont perçues comme autant de coups portés à l’économie russe. Or, en y regardant de près, il semble difficile de croire que ces deux phénomènes soient le fait de quelqu’un qui chercherait à porter un coup à l’économie russe. C’est comme si quelqu’un envoyait un missile à son ennemi tout en lui offrant un bouclier anti-missile pour s’en protéger. Si les Etats-Unis ou leurs alliés du golfe avaient planifié la baisse du prix du pétrole, leur intérêt serait d’empêcher la Russie de compenser ses pertes par la dépréciation du rouble.

Il semble donc que la chute du rouble ne soit pas causée par une attaque extérieure. En tout cas, elle n’arrange en rien les affaires des ennemis de la Russie. Le gouvernement russe pourrait-il en être l’origine ?

Vladimir Poutine et Alicher Ousmanov
Vladimir Poutine  et Alicher Ousmanov
Récemment, en plein milieu des turbulences que traverse le rouble, on a assisté à un phénomène curieux. L’homme le plus riche de Russie, Alicher Ousmanov, vient de rapatrier tous ses actifs, sous couvert de respect des nouvelles mesures de lutte contre la fuite des capitaux. On se serait attendu à un autre comportement de la part de quelqu’un de cette envergure voyant s’effondrer la monnaie qui sera désormais la base de son business.

D’autre part, durant les derniers mois, Vladimir Poutine a effectué des voyages un peu partout dans le monde et a rencontré quasiment tous ses partenaires, avec lesquels des dizaines de contrats ont été signés. Un des accords récurrents à chacune des rencontres est la possibilité d’effectuer les paiements en roubles ou en monnaie locale.

Nous pourrions, dès lors imaginer le scénario suivant. La Russie laisse chuter sa monnaie le plus bas possible. Au moment voulu, avec ses partenaires, ils rachètent tous les roubles en circulation. Le rouble étant adossé sur l’or, les partenaires pourront le réutiliser à sa vraie valeur dans leurs transactions avec la Russie. Pour l’instant, le prix bas du pétrole semble être un obstacle à la réalisation d’un tel projet, si jamais il existe. Mais, projet ou pas, le calme des russes ne veut dire qu’une chose ; ils maîtrisent la situation.

* * * 

Le Centre russe de commandement 4 fois plus puissant que le Pentagone (Défense)
25 décembre 2014

Les ordinateurs du Centre russe de commandement de la défense, en service opérationnel depuis le 1er décembre, sont de 3 à 4 fois plus puissants que ceux du Pentagone, a annoncé mercredi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.
Selon le ministre, les ordinateurs du Centre peuvent traiter un volume de données égal à 50 Bibliothèques Lénine (principale bibliothèque de Russie à Moscou) par seconde. Le volume de données stockées au Centre de commandement est de 19,6 fois supérieur à celui stocké dans le réseau informatique du Pentagone.

Inauguré le 1er décembre, le Centre national de commandement de la défense russe fonctionnera à plein régime dès le début de 2015. Il intègre tous les flux d’informations militaires, ce qui permet aux autorités russes de contrôler en temps réel la situation dans l’ensemble des forces armées: de chaque unité au ministère de la Défense.
Le service informatique du Centre permet de modéliser des situations de crise non seulement le long des frontières russes, mais aussi dans n’importe quel point du globe. Le Centre est en outre lié à d’autres administrations du pays avec lesquelles il peut, au besoin, échanger des informations.


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