vendredi 26 décembre 2014

26/12 - POUTINE : 
BILAN DE LA PRÉSIDENCE EN 2002.
LA RUSSIE SUR LA VOIE DE LA MODERNITÉ.
Et il a fait du chemin depuis!

La Prise du pouvoir par Vladimir Poutine

Qu’il est loin le temps où la classe politique internationale se défiait du nouveau président russe ! Non seulement Vladimir Poutine a multiplié les victoires diplomatiques et permis le retour en force de la Russie sur la scène internationale, mais sur le plan intérieur, il a engagé un immense chantier de modernisation du pays, qui, trois ans après son arrivée au pouvoir, commence aujourd’hui à porter ses fruits.

Article paru dans Relève Politique en septembre 2002
Lorsqu’à peine élu, Vladimir Poutine décida de lancer un «perfectionnement des structures politiques», se soldant notamment par la réduction du nombre de partis et surtout le renforcement du pouvoir central face aux régions, nombre d’observateurs étrangers en conclurent un peu vite que la Russie renouait avec ses vieux démons autoritaires et que son nouveau président avait décidément le profil d’un apprenti dictateur… Mais c’était ignorer la volonté populaire et la finalité de ces réformes.

Après l’anarchie des années Eltsine, le renforcement du pouvoir était en effet attendu par la population comme une délivrance et un contre-pouvoir dans ce pays très largement décentralisé, où les régions, nombreuses, immenses, et pour la plupart d’entre elles, très éloignées du centre, étaient dirigées d’une manière quasi féodale par les gouverneurs.

Enfin, c’était oublier que, dans l’esprit du président russe, cette remise en ordre de l’Etat n’était que le moyen d’un grand élan de modernisation administrative et le préalable à une belle libéralisation de l’économie du pays.

UN PIB EN HAUSSE DE 5 %
Ainsi, sur le plan économique, des réformes importantes ont été engagées, avec notamment la mise en œuvre d’une politique fiscale très libérale, d’une débureaucratisation et d’un Etat qui n’intervient plus sans fondement dans l’économie.

Ces réformes portent déjà leurs fruits, car quatre ans après le krach financier du 17 août 1998, l'économie russe a en effet opéré un redressement spectaculaire.
Signe de ce retour de la confiance, le Fonds Monétaire International, pourtant très modéré dans ses appréciations, prédit une croissance de l’économie russe de 3,6 % pour l’ensemble de l’année 2002. Il apparaît alors clairement que le nouveau pouvoir russe est parvenu à certains résultats en matière de consolidation de la dynamique de croissance.
Alors que la crise venue d'Asie en 1998 était à l'origine de l'effondrement des marchés russes, ceux-ci ont nettement mieux résisté aux crises turque et argentine. L’année dernière, malgré une dégradation de la conjoncture économique mondiale, le PIB de la Russie a augmenté de 5 %. De plus, la qualité même de la croissance Russe a changé, elle est à présent stimulée par l’accroissement du volume des investissements nationaux et de la consommation.

Depuis trois ans déjà, le budget de l’Etat est excédentaire, à l’image de celui de 2001 qui a connu un excédent de 2,1 %.
La dette, intérieure et extérieure, a été servie intégralement, dans le respect du calendrier établi, sans avoir recours à aucun emprunt supplémentaire.

RENOUVEAU AGRICOLE ET REVOLUTION FISCALE
Des avancées importantes ont également été enregistrées dans le domaine agricole, d’autant plus notables, que les réformes dans ce secteur ont toujours été considérées, même à l’époque soviétique, comme étant vouées à l’échec. Pour la première fois depuis de nombreuses années, on observe un véritable boom des investissements dans l’agriculture, un accroissement des surfaces cultivées et une augmentation de la production. En 2001, le rendement à l’hectare a été ainsi le plus élevé qu’est connu la Russie. Après des décennies d’absence, la Russie revient sur les marchés mondiaux des céréales et la faible capacité de traitement des ports marchands est aujourd’hui le seul facteur qui limite les exportations.

Pour Mikhaï Kassianov, Premier ministre de la Fédération de Russie, son pays a ainsi réussi à mettre en œuvre « une véritable stabilité de ses sources de croissance économique », même si la dévaluation du rouble et la hausse des prix du pétrole ont donné incontestablement un nouveau souffle à l'économie russe qui a connu de taux de croissance de 8,3 % en 2000.

De plus, l'Etat a mené à bien, pour la première fois depuis la chute de l'URSS en 1991, une ambitieuse réforme fiscale. Après plusieurs années d’atermoiements, un Code Foncier réglementant le commerce des terres non agricoles, a enfin été adopté. La procédure d’enregistrement pour les personnes morales a également été simplifiée. Dans le secteur de l’exploitation des ressources naturelles, un impôt unique est venu remplacer les trois qui existaient auparavant. L’impôt sur les sociétés a été réduit, passant de 35 à 24 %.
Quant à l’impôt sur le revenu des personnes physiques, il est fixé depuis l’année dernière à un taux unique de 13 %, ce qui en fait le plus faible d’Europe. La Russie a pu connaître ainsi un taux de collecte fiscale comparable à celui de l’Europe occidentale. Alors qu’il y a encore trois ans, seulement 50 à 60 % des impôts et taxes dus étaient effectivement collectés, ce taux se situe aujourd’hui aux alentours de 93 %.

En outre, les salariés, les retraités sont payés de moins en moins en retard et le troc est en nette diminution. Tous ces signes jouent en faveur d'une plus grande confiance dans le pays, après les années brouillonnes de l'ère Eltsine.

ENCOURAGER L’INVESTISSEMENT ETRANGER ET ACCENTUER L’OUVERTURE ECONOMIQUE
En plus de la réforme fiscale, le gouvernement a pris des initiatives pour encourager les investissements étrangers en s'efforçant de rendre l'économie plus transparente et de débureaucratiser l'administration.

Des mesures ont ainsi été prises pour assurer la transparence de l’économie Russe. Le gouvernement russe s’est engagé à achever le passage aux standards internationaux pour les bilans comptables avant la fin de l’année et il vient de proposer à l’ensemble des sociétés russes de respecter désormais un nouveau « code de gestion corporatiste ». Il entend également accorder une attention plus soutenue à la protection des droits des actionnaires, notamment des actionnaires minoritaires, ainsi qu’à la défense des droits de la propriété intellectuelle en renforçant la législation qui la régit.
Ces efforts pour améliorer le climat d'investissement ont déjà eu un effet positif, celui de diminuer la fuite des capitaux, à hauteur d’environ 20 milliards de dollars par an.
Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine car les autorités russes n’ont pas jusqu’à maintenant tenu leurs engagements d’établir un climat propice à l’entreprise et au développement de l’activité économique, alors que de nombreuses sociétés occidentales ont perdu énormément d’argent après avoir engagé des investissements sur le marché russe. De plus, alors que les entreprises russes elles-mêmes refusaient jusqu’à une date récente d’investir leurs capitaux dans la production nationale, il aurait été paradoxal d’assister à un afflux important de capitaux étrangers, échaudés par des expériences douloureuses.

Pour autant, les efforts du nouveau pouvoir russe pour mettre en œuvre ces réformes marchandes indispensables donnent des premiers résultats concrets. Les investissements nationaux ont en effet en progressé de 17 % en 2000 et de 8,6 % en 2001.

En outre, dans le cadre de l’actuelle élaboration de la réforme judiciaire, le gouvernement a manifesté son intention de simplifier et d’accélérer le processus d’arbitrage des conflits commerciaux. Le principal objectif de ces mesures étant de créer des conditions plus favorables au développement de l’activité des investisseurs russes et étrangers.

Se pose néanmoins toujours le problème de l’ouverture de l’économie russe, qui est loin d’être aussi ouverte que celle de ses voisins de l’Europe de l’ouest. On ne peut tout de même que saluer les efforts du gouvernement russe en la matière, qui attend de son côté l’abrogation des limitations commerciales et des autres mesures de protection qui avaient été introduites auparavant à l’encontre de la Russie, notamment pour l’exportation des technologies de pointe.

Une première étape a déjà été franchie le 29 mai dernier à l’occasion du sommet Union Européenne - Russie, les responsables de l’U.E. reçus au Kremlin s’étant engagés à faciliter les importations de produits russes en accordant à la Russie le statut de pays à économie de marché. Pratiquement cette reconnaissance de l’état d’économie de marché en Russie va desserrer d’ici à novembre, date annoncée de la mise en œuvre juridique de la décision, l’étau des mesures antidumping prises par l’Europe.

L’octroi de ce statut va également faciliter le processus d’adhésion de la Russie à l’OMC d’ici à 2003.

Fort des bons chiffres de l’économie Russe, le Président Poutine progresse sur la voie du but qu’il s’était fixé durant la campagne présidentielle de l’an 2000 : faire de la Russie «un pays où chaque citoyen se dirait qu’il ne vivrait pas mieux ailleurs, et pour lequel il éprouverait de la fierté ».



1 commentaire:

  1. " La guerre est programmée et arrive en Europe, voulue par les USA et suivie par l’Europe. Une honte aux conséquences dramatiques pour tous.
    Vouloir faire la guerre à la Russie : est aller contre le Plan divin.
    Il est justifié que la Russie se défende de l’ignoble mensonge permanent à son encontre.
    La campagne de mensonges touche à sa fin, parce qu’il n’y aura plus de mensonge.
    Tous ceux qui sont contre la Russie et la Syrie – Russie de Poutine et Syrie d’Assad – sont contre le Plan de Paix sur Terre, contre Nous, Hiérarchie Planétaire, Gouvernement Divin de la Terre.
    Celui qui est contre la Loi divine ne participera pas au futur de la Terre.
    La majorité de l’humanité sera décimée. Seuls les Justes et les bons construiront le Futur de Paix."
    Lu sur "Clefsdufutur" le 26.12.2014

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