jeudi 25 décembre 2014

25/12 - CIA : ASSASSINS SOUS CONTRÔLE.
EN PLUS DE LA TORTURE,
DES EXPÉRIENCES SUR LES ÊTRES HUMAINS.
Paperclip et autres.
Une vidéo édifiante
qui nous fait comprendre ce qui se passe encore en ce moment 
avec toutes ces "attaques terroristes" visant à provoquer la 3ème guerre mondiale 
qui éviterait à la cabale de voir arriver très vite la fin de son règne.
Ne croyons pas tout ce qui est dit sur les musulmans. Ce sont nos frères.

Frank Olson suicidé comme cela arrive encore souvent en ce moment.

Le livre noir de la CIA : 
Gordon Thomas, journaliste d’investigation, paru le : 08/07/2009

Assassinats de dirigeants étrangers, coups d'État, trafic d'armes et de drogue, soutien à des groupes terroristes ou à d'anciens nazis, tortures, armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n'a cessé de multiplier les infractions à la loi. Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan des méthodes de l'Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d'approcher la vérité : témoignage d'acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d'enquête. On y trouve de nombreuses anecdotes sur les épisodes que l'on croit connaître, mais aussi des révélations sur l'activité de la CIA en France.

Voici un documentaire édifiant sur «pendant la guerre froide. A en juger par le contenu, il y a fort à parier que beaucoup d'entre vous écarquilleront les yeux et en concluront que l'agence américaine n'avait rien à envier à son homologue soviétique à l'époque sur le plan de l'horreur.
Tout commence comme dans un roman policier, avec la mort mystérieuse de Frank Olson le 28 novembre 1953 par défenestration.

Les expériences inavouables de la CIA:
http://www.dailymotion.com/video/xs7emo_les-experiences-secretes-de-la-cia_news

Assassinat de Robert Kennedy....
Frank Olson se trouvait dans un Hotel new yorkais, plus précisément l'hôtel « Statler», quand le réceptionniste (un certain Armand Pastore) le découvre à l'agonie au pied de l'établissement. Dans un dernier souffle, Frank cherche à parler à cet employé, mais malheureusement il n'aura pas la force de piper mot.

L'enquête conclut un peu trop vite à un suicide. Il est vrai que les circonstances de la mort de Frank laissent plutôt sceptique... Non seulement il n'ouvre pas la fenêtre de sa chambre pour passer à l'acte, mais en plus il présente de multiples traces de lacérations au visage et dans le cou !

Qu'à cela ne tienne, l'affaire est classée, nonobstant aussi la présence d'une autre personne dans sa chambre au moment des faits.

Frank travaillait pour un service de la CIA, mais pas n'importe lequel : une division top secrète de Fort Detrick à Frederick (Maryland), où l'on explorait le potentiel d'armes de destruction massives biologiques et chimiques.

Mais cela n'est pas tout, Frank aurait aussi été amené à aller plus loin encore en travaillant dans le cadre d'expériences sur la manipulation mentale, toujours sous les ordres de la CIA.

Ce qui est certain, en tout cas, c'est qu'il n'appréciait guère la manière dont était menées ces opérations, et l'on peut aisément le comprendre, car la «Central Intelligence Agency» s'accordait manifestement beaucoup de largesses avec l'éthique médicale, sous couvert de défense des intérêts américains.

C'est un petit peu un voyage au fin fond des dossiers les plus noirs de cette prestigieuse agence américaine, et l'on en retire de multiples enseignements, qui ne pourront jamais être inutiles pour notre gouverne.

La CIA aurait testé des produits hautement toxiques sur des militaires américains, utilisé du LSD sur des prisonniers et ses propres membres (dont Frank Olson) pour expérimenter son efficacité lors des interrogatoires.

Elle salivait aussi très certainement sur les perspectives qu'offrait l'hypnose, mais a-t-elle vraiment réussi à piloter un meurtre par ce biais ? Personne ne peut l'affirmer avec certitude.

Toujours est il que le documentaire présente l'assassinat de Bob Kennedy le 04/06/1968 comme un crime qui a été commis par quelqu'un qui n'avait pas réellement conscience de ce qu'il faisait, ce qui laisse le champ libre à l'utilisation de l'hypnose comme moyen d'assassinat.

Enième complot ? Pas si sûr, comme il est expliqué dans ce documentaire, trois mobiles aurait pu expliquer le meurtre prémédité du frère de JFK.

En 1994, Eric Olson (frère de Frank Olson) a fait procéder à l'exhumation de la dépouille de son frère pour en savoir plus sur les circonstances de sa mort. L'examen du corps a permis d'établir que Frank Olson avait pris un coup sur la tête avant sa défenestration.

Une enquête a donc été réouverte au district Attorney pour homicide, mais elle est restée sans suites faute de preuve.

La question de sa mort reste donc en suspens, de même que celle ci : le crime de Bob Kennedy a-t-il été commandité par la CIA ?

****

Qualifier les techniques d'interrogatoire de la CIA comme étant en violation de l'éthique médicale et scientifique est peut-être le meilleur moyen d'obtenir que les coupables aient à répondre de leurs actes. 

L'expérimentation humaine était un aspect central du programme de torture de la CIA. La nature expérimentale des techniques d'interrogatoire et de détention est clairement évidente dans le résumé de synthèse du rapport d'enquête du Comité du Sénat [US] sur le Renseignement, malgré des omissions (sur lesquelles la CIA a insisté) destinées à opacifier les lieux où se trouvent ces laboratoires de science de la cruauté, ainsi que les identités des auteurs.

Il y avait deux psychologues recrutés par la CIA à la barre de ce projet d'expérimentation humaine, James Mitchell et Bruce Jessen. Ils ont conçu des protocoles d'interrogatoire et de détention qu'ils ont, parmi d'autres, appliqué à des personnes emprisonnées dans les « black sites » (« sites noirs », ndlr), des endroits secrets gérés par l'agence.

Dans sa réponse au rapport du Sénat, la CIA justifia sa décision de recruter le binôme : « Nous croyons que leur expertise était tellement unique que nous eussions été négligents de ne pas les avoir sollicités, lorsqu'il est devenu clair que la CIA allait s'engager sur le terrain inconnu du programme ». Les qualifications de Mitchell et de Jessen n'étaient pas centrées sur de l'expérience dans la conduite d'interrogatoires, des connaissances spécialisées sur al-Qa'ida ou un savoir culturel ou linguistique approprié. Ce qu'ils avaient, c'est de l'expérience dans l'US Air Force dans l'étude des effets de la torture sur des prisonniers de guerre états-uniens, ainsi que la curiosité de découvrir si les théories de « désespoir acquis » dérivées d'expériences sur les chiens pouvaient fonctionner avec des êtres humains.

Commentaire : En ce qui concerne cette théorie, qui semblerait avoir aussi le nom de « impuissance apprise », et que seuls des individus mentalement dérangés pourraient avoir envie de confirmer, voici ce que Wikipédia en dit, succinctement :

« Il s'agit d'un état psychologique, résultat d'un apprentissage dans lequel le sujet fait l'expérience de son absence de contrôle sur les évènements survenant dans son environnement (peu importe la valence positive ou négative de l'événement). Cette expérience, tendrait à l'adoption par le sujet, animal ou humain, d'une attitude résignée ou passive. Cette impuissance est « apprise » car elle se généralise même aux classes de situations dans lesquelles l'action du sujet aurait pu être efficace. » 

Afin d'appliquer ces théories, Mitchell et Jessen ont supervisé ou se sont personnellement livrés à des techniques dont l'intention est de produire « l'extrême faiblesse, la désorientation et l'effroi » (debility, disorientation and dread, ndlr). Leur « théorie » comportait une relation particulière entre le moyen et la fin qui n'est pas très bien comprise, comme Mitchell l'expliqua crânement lors d'une interview sur Vice News : « La raison d'être du flic méchant est de faire en sorte que le type parle au flic gentil ». En d'autres termes, les « techniques poussées d'interrogatoire » (EIT, Enhanced Interrogation Techniques, ndlr) (l'euphémisme de l'administration Bush pour la torture) ne produisent pas des informations utiles par elles-mêmes ; plutôt, elles produisent les conditions de soumission totale qui faciliteront l'extraction de renseignements utilisables.

Mitchell, comme l'ancien Directeur de la CIA Michael Hayden et d'autres qui ont défendu le programme de torture, plaide qu'une erreur fondamentale du rapport du Sénat est le heurt induit entre les moyens (supplice de la baignoire, « ré-hydration rectale », des semaines ou des mois de nudité dans l'obscurité totale et l'isolement, et d'autres techniques conçues pour briser les prisonniers) et les fins - la collaboration fabriquée qui, affirment ces défenseurs [du programme de torture], a permis le recueil de renseignements abondants qui ont garanti la sécurité des citoyens des USA (cette affirmation est amplement et résolument contredite dans le rapport).

Comme Les États-uniens depuis le Beltway (coulisses du pouvoir à Washington, ndlr) jusqu'aux États-Unis profonds débattent - encore - de la légitimité et de l'efficacité des « interrogatoires poussés », il nous est remis en évidence que la « torture » a perdu sa marque d'infamie moralement répréhensible et de comportement criminel. Ceci était clair au cours des primaires présidentielles du Parti Républicain en 2012, où plus de la moitié des candidats ont juré de réintroduire le supplice de la baignoire, et aujourd'hui c'est en plein étalage. À Meet the Press (une émission TV US, ndlr) par exemple, l'ancien Vice-Président Dick Cheney, qui, fonctionnellement parlant, était tout en haut de la hiérarchie de prise de décision sur le sujet de la sécurité nationale durant les années Bush, a annoncé qu'il « le ferait encore dans la minute ».

Personne n'a du rendre de comptes pour des actes de torture, au-delà d'une poignée de poursuites engagées contre des troupes de grade inférieur et des sous-traitants. Effectivement, l'impunité a virtuellement été garantie par le truchement de divers arrangements faustiens, parmi lesquels des mémos juridiques de « bouclier doré » écrits par des avocats du gouvernement pour la CIA ; l'immunité à postériori pour les crimes de guerre insérée par le Congrès dans la Loi de Provisions Militaires de 2006 ; la confidentialité et le secret qui entourent toujours le programme de torture, tel qu'il transpire des omissions du rapport du Sénat ; et l'attitude incitant à « regarder de l'avant, pas en arrière » qu'a conservé le Président Obama à travers chaque vague de révélations publiques depuis 2009. Une majorité aux USA, semble-t-il, en est venue à accepter l'héritage de la torture.

La « guerre contre la terreur » n'est pas la première excursion de la CIA dans le domaine de l'expérimentation humaine. À l'aube de la Guerre Froide, des scientifiques et des médecins allemands ayant des parcours nazis d'expérimentations sur les êtres humains ont reçu de nouvelles identités et ont été amenés aux États-Unis au cours de l'Opération Paperclip. Pendant la Guerre de Corée, alarmés par la rapidité choquante avec laquelle les prisonniers de guerre US s'effondraient et se laissaient endoctriner par leurs geôliers communistes, la CIA commença à investir dans des recherches sur le contrôle mental. En 1953, la CIA a mis en place le programme MK-ULTRA, dont la phase la plus précoce comprenait de l'hypnose, des électrochocs et des drogues hallucinogènes. Le programme évolua vers des expériences de torture psychologique qui adaptaient des éléments des modèles soviétiques et chinois, dont la station debout prolongée, l'isolement prolongé, la privation de sommeil et l'humiliation. Ces leçons devinrent bientôt une « science » appliquée, au long de la Guerre Froide. 

Pendant la Guerre du Vietnam, la CIA développa le programme Phoenix, qui combinait la torture psychologique avec les interrogatoires brutaux, l'expérimentation humaine et les exécutions extrajudiciaires. En 1963, la CIA produisit un manuel intitulé « Interrogatoire de Contre-Espionnage Kubark »(« Kubark Counterintelligence Manual », ndlr) pour guider les agents dans l'art d'extraire des renseignements de sources « résilientes », par la combinaison de techniques visant à produire « l'extrême faiblesse, la désorientation et l'effroi ». Comme les communistes, la CIA évita les tactiques qui ciblent violemment le corps en faveur de celles qui ciblent l'esprit, en attaquant systématiquement tous les sens humains afin de produire l'état désiré de collaboration. Le programme Phoenix fut incorporé dans le cursus de l'École des Amériques, et une version du guide Kubark remise à jour, produite en 1983 et intitulée « Manuel d'Exploitation de Ressources Humaines » (« Human Resources Exploitation Manual », ndlr), fut diffusée vers les services de renseignement des régimes de droite en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, au cours de la « guerre globale contre le communisme ».

Au milieu des années '80, les pratiques de la CIA devinrent l'objet d'enquêtes parlementaires au sujet d'atrocités soutenues par les USA en Amérique Centrale. Les deux manuels tombèrent dans le domaine public en 1997 à la suite d'une procédure en FOIA (Freedom of Information Act, loi sur la liberté de l'information aux USA, ndlr) de la part du Baltimore Sun. Cela aura semblé être une instance unique.

Mais nous y revoici. Ceci nous ramène à Mitchell et Jessen. Du fait de leur expérience en tant qu'instructeurs dans le programme militaire SERE (Survival, Evasion, Resistance, Escape - survie, évitement, résistance, évasion, ndlr), après le 11 septembre 2001 ils furent contactés par des hauts fonctionnaires du Pentagone, et par la suite par des avocats qui voulaient savoir si ces techniques SERE pouvaient être appliquées par ingénierie inversée sur des suspects de terrorisme afin de les forcer à parler.

Le chemin depuis les hypothèses abstraites (SERE peut-il être appliqué par ingénierie inversée ?) jusqu'à l'usage autorisé du supplice de la baignoire et des boîtes de confinement traverse en plein milieu du domaine de l'expérimentation humaine. Le 15 avril 2002, Mitchell et Jessen arrivèrent à un black site en Thaïlande pour y superviser l'interrogatoire d'Abou Zubaydah, le premier « détenu de haute valeur » que la CIA avait capturé [dans le cadre de la « guerre contre la terreur » du Président Bush]. En juillet, Mitchell proposa davantage de techniques coercitives au QG de la CIA, et beaucoup d'entre elles furent approuvées dès la fin juillet. Dès lors jusqu'à la mise au rencart du programme en 2008, au moins trente-huit personnes furent soumises à des tourments psychologiques et physiques, et les résultats furent méthodiquement documentés et analysés. Il s'agit là de la définition textuelle de l'expérimentation humaine.

Mon propos n'est pas de minimiser l'illégalité de la torture ou des impératifs légaux pour que les criminels répondent de leurs actes. Plutôt, parce que le concept de torture a tellement été disputé et rebattu, je suggère que les aveux des responsables seront davantage publiquement acceptables si nous recadrons le programme de la CIA dans le domaine de l'expérimentation humaine. Si nous le faisons, il deviendra plus difficile de trouver des excuses pour, ou de prendre la défense des coupables en tant que « patriotes » qui ont « agi de bonne foi ». Malgré le fait que la torture soit devenue comme un test de Rohrschach au sein de l'élite politique qui joue avec l'opinion publique pendant les talk-shows du dimanche matin, l'expérimentation humaine ne dispose pas d'une telle communauté d'avocats et de défenseurs.

Traduction : Will Sumer 

* * * * 

L'opération Paperclip


D'abord nommée "Overcast", c'est en Février 1945 que le traité de l'opération est signé afin de préparer l'après-guerre, mais dans une violation flagrante et précoce des accords de Yalta. Ce traité, conclu par les chefs d'état anglais, américain et russe, est entre aures mené par la section T-2 pour identifier et mettre la main sur les scientifiques et ingénieurs nazis ayant travaillé sur les programmes aéronautiques du Reich, notamment les fusées : l'usine allemande des V-2 de Dora-Mittlebau est placée sous contrôle russe. Pourtant, les services secrets américains décident de faire main basse sur tout ce qui peut être pris dans l'usine.
Le Février 5, peu après la nomination de Harry S. Truman comme président des États-Unis suite à la mort de Franklin RooseveltWernher VonBraun et son équipe sont récupérés du site de Dora-Mittlebau par les alliés.
Le undefined, le dernier convoi de camions du colonel Holger Toftoy quitte le site de Dora-Mittlebau, quelques heures à peine avant l'arrivée des troupes soviétiques. Les éléments saisis sont d'abord acheminés à Anvers, puis transportés par bateau jusqu'à la l, pour finir leur transit secret au sein de l'arsenal Redstone (Alabama).
Pour calmer la colère des soviétiques, les américains promettent de rendre ce qu'ils ont pris mais envoient en lieu et place un chargement de pièces de tracteur défectueuses. Si l'immédiate issue de la 2nde guerre mondiale a donné le sentiment d'une relative entente entre russes et américains, cette opération coup de poing est l'un des nombreux incidents qui vont alimenter de manière souterraine le terreau d'une terrible guerre froide.
Au total, près de 2000 nazis sont convertis (à l'aide de méthodes de contrôle programmé de l'esprit selon certains). Parmi eux, VonBraun et ses collègues qui vont être amenés à lancer dans le désert du Nouveau-Mexique des V-2 récupérés par les troupes américaines.
En Septembre 1946, convaincu que les scientifiques allemands pourraient aider aux efforts d'après-guerre américains, le président Truman donne son accord pour autoriser le "Projet Paperclip" ("Trombone", intitulé ainsi parce que les dossiers scientifiques étaient attaqués avec à trombone aux dossiers d'immigration de ces scientifiques), un programme pour sélectionner des scientifiques allemands pour travailler pour le compte des États-Unis durant la "guerre froide". Cependant, Truman exclut expressemment toute personne ayant été membre du parti Nazi et plus qu'un participant nominal dans ses activités, ou un supporter actif du nazisme ou du militarisme.
Le département G-2 est responsable de la dissimulation, du secret et de la sécurité de l'opération Paperclip. Il se doit de surveiller l'activité de toute personne pouvant représenter un risque pour le projet.
Le JIOA mène des enquêtes de fond sur les scientifiques à récupérer dans le cadre du projet Paperclip. En Février 1947, Bosquet Wev, directeur du JIOA soumet pour examen le première groupe de dossiers de de scientifiques aux Département d'État et de la Justice.
Les dossiers sont accablant. Samauel Klaus, le représentant du Département d'État au comité du JIOA, indique que tous les scientifiques du premier lot étaient des "nazis férus". Leurs demandes de visa sont refusées. Wev est furieux au JIOA. Il rédige un memo d'avertissement indiquant que les meilleurs intérêts des États-Unis ont été subjugués aux efforts consacrés à "battre un cheval nazi mort". Il déclare également que le retour de ces scientifiques en Allemagne, où ils pourraient être exploités par les ennemis de l'Amérique, représente une menace de sécurité bien plus grande pour ce pays que tout affiliation à l'ancien nazi qu'ils aient pu être ou même toute sympathies nazies qu'ils aient pu avoir.
Lorsque le JIOA fut formé pour enquêter sur le fond et la forme des dossiers des nazis, le chef du renseignement nazi Reinhard Gehlen rencontre Allen Dulles, directeur de la CIA. Dulles et Gehlen hit it off immediatly. Gehlen était un maître espion pour les nazis et avait infiltré la Russie avec son vaste réseau de renseignement nazi. Dulles promet à Gehlen que son unité de renseignement est protégée au sein de la CIA.
Apparemment, Wev décide de contourner le problème. Dulles fait réécrire les dossiers des scientifiques afin d'éliminer tout élément incriminant. Comme promis, Dulles livre l'unité de renseignement nazie à la CIA, qui débouchera par la suite sur de nombreux projets masquant la prolongation de recherches folles nazies (MK-Ultra/Artichoke, Opération Midnight Climax)

Le Renseignement Militaire "nettoie" les dossiers des références nazies. Un bon exemple de la modification de ces dossiers est le cas de VonBraun. Un rapport du Jeudi 18 Septembre sur le scientifique allemand des fusées indique Le sujet est perçu comme une menace potentielle pour la sécurité par le Gouverneur Militaire. En Février 1948 suivant, une nouvelle évaluation de sécurité de Von Braun indique Aucune information dérogatoire n'est disponible sur le sujet... L'opinion du Gouvernement Militaire est qu'il ne devrait pas constituer de menace pour la sécurité des États-Unis.
L'opération Paperclip aboutit à la naturalisation d'un premier groupe de plus de 50 scientifiques allemands le Jeudi 11 Novembre 1954 à Birmingham (Alabama). En 1955, c'est plus de 760 scientifiques allemands qui ont obtenu la citoyenneté américaine et des postes proéminents dans la communauté scientifique américaine. Nombre d'entre eux ont longtemps été membres du parti nazi et de la Gestapo, ont mené des expériences sur des humains dans des camps de concentration, ont exploité le travail d'esclaves, et commis d'autres crimes de guerre.
Dans un exposé de 1985 dans le Bulletin des Scientifiques Atomistes, Linda Hunt déclare avoir examiné plus de 130 rapports sur des sujets liés au Projet Paperclip -- et chacun d'entre eux a été modifié pour éliminer classification de menace pour la sécurité. Truman, qui avait explicitement ordonné de ne pas admettre des nazis dans le cadre du Projet Paperclip, n'a apparemment jamais été averti de la violation de cette directive. Les archives du Département d'État et les mémoires d'officiels de l'époque confirment cela. En fait, d'après le livre "Opération Paperclip" de Clare Lasby, les officiels du projet couvrirent leurs plans d'un tel secret qu'ils abusèrent leur propre président; à Potsdam il refuta leurs activités et augmenta indubitablement la suspicion et le manque de confiance envers les Russes, alimentant ainsi probablement encore plus la Guerre Froide.
Le projet est stoppé en 1957, lorsque l'Allemagne de l'Ouest proteste auprès des États-Unis qui la dépouillent de ses compétences scientifiques.
L'opération Paperclip sera déclassifiée en 1973.

Ici des personnes qui ont des choses à dire :

David Alvarez et Yvonnick Denoël - Pour être aussi bien informé qu'un espion - Coffret en 2 volumes, Histoire secrète du XXe siècle ; Les espions du Vatican.
Pour être aussi bien informé qu'un espion - Coffret en 2 volumes, Histoire secrète du XXe siècle ; Les espions du Vatican
David Alvarez, Yvonnick Denoël 02/12/2013 :
Les espions du Vatican : La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Pour la première fois, un ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'Etat, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des me et XXe siècles.
De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique. Histoire secrète du XXe siècle : Les historiens ignorent souvent le rôle des "espions" dans l'histoire contemporaine.
Certains ont pourtant joué un rôle clé dans des événements que nous croyons connaître. Voici donc réunis pour la première fois les témoignages de quelques "grands espions" qui ont contribué à façonner notre époque. Cette anthologie sans équivalent propose au lecteur une histoire du XXe siècle clandestin, celui qu'on ne raconte pas dans les manuels scolaires. Des décombres du second conflit mondial à la fin de la guerre froide, en passant par la décolonisation et les nouvelles menaces terroristes, d'anciens chefs et agents de terrain des services du monde entier dévoilent ici les épisodes les plus marquants de leur carrière.

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