dimanche 14 décembre 2014

14/12 - MATTHIEU RICARD.
 LA MÉDITATION ET LA SCIENCE.
"L’HOMME LE PLUS HEUREUX DU MONDE",
PEUT-ETRE PAS!
MAIS DE L'OCCIDENT, C'EST POSSIBLE.

Le chercheur bouddhiste Matthieu Ricard vient parler science et méditation à New York
 Mattiew Ricard le 29/9/2012
à l’université du Wisconsin
lors d’un électroencéphalogramme 
Dans le sud de la planète, il y a plein de gens comme lui, mais le système a essayé de les occidentaliser ou/et a provoqué des guerres, la famine, le manque d'eau, la maladie....
L'homme "le plus heureux du monde" (vidéo de 3mn)

Des effets de la méditation sur le cerveau et l’organisme:
Il se définit comme l’homme le plus heureux que la science ait eu à analyser: à considérer le sourire serein du Français Matthieu Ricard, généticien moléculaire devenu moine tibétain, on est tenté de le croire.

 Ce confident et interprète en France du Dalaï Lama, qui a tout "abandonné" (je dirais tout gagné) pour aller vivre dans un ermitage himalayen, explique avec passion pourquoi la méditation peut modifier le fonctionnement du cerveau et susciter le bonheur, exactement de la même façon qu’on soulève des poids pour travailler ses muscles. Selon ce globe-trotter, fils du philosophe Jean-François Revel, n’importe qui peut être heureux: il s’agit juste d’une question d’entraînement. (ou nous remettre dans le même état d'esprit dans lequel nous étions étant enfants. Avis féminin et/ou non scientifique.) 

Voici quatre ans, le neuro-scientifique Richard Davidson a branché 256 capteurs sur le crâne de Matthieu Ricard à l’université du Wisconsin, dans le cadre de recherches pratiquées sur des centaines d’adeptes avancés de la méditation.
Les scanners ont montré que lorsqu’il méditait, le cerveau du moine produisait un niveau d’ondes «gamma», liées à la conscience, l’attention, l’apprentissage et la mémoire "jamais relevées auparavant dans la littérature de la neuroscience" , selon le témoignage de M. Davidson.
L’imagerie médicale a aussi montré une suractivité de son cortex préfrontal gauche par rapport à son homologue droit, lui donnant une aptitude «anormale» au bonheur et une réduction de la propension à la négativité.
«Nous avons trouvé des résultats remarquables avec des personnes pratiquant la méditation depuis longtemps mais aussi avec des gens qui méditaient 20 minutes depuis trois semaines, ce qui est bien-sûr plus adapté à nos modes de vie modernes».

Ces recherches montrent que le cerveau modifie de lui-même ses structures selon les sollicitations qu’il reçoit : les circuits fréquemment utilisés se consolident et se développent ; ceux qui servent peu s’étiolent et rapetissent. Cette souplesse du cerveau est appelée neuroplasticité ou plasticité cérébrale. Les recherches sur ce phénomène en sont à leurs balbutiements et Matthieu Ricard a été l’un des tous premiers à participer à ces expériences scientifiques.
Mais nos frères nous le disent sans pour cela avoir besoin de ces analyse. Mais l'homme occidental veut des preuves enregistrées par des machines, il ne sait plus VOIR, c'est pourquoi Matthieu Ricard qui a commencé sa vie dans ce milieu se prête à ce "jeu".
Certaines personnes n'ont pas ou plus besoin de méditer, leur vie est une méditation, leur façon de marcher, de se comporter..comme si on planait, mais en étant capable de gérer très efficacement, même plus efficacement le quotidien. C'est le cas de la plupart des asiatiques, amérindiens...

 Très récemment, plusieurs universités américaines ont conduit des recherches sur de grands pratiquants qui avaient à leur actif quelques 40 000 heures de méditation.
 Les résultats furent probants et montrèrent :
•  un haut niveau d’activité dans les parties du cerveau qui contribuent à former les émotions positives, comme le bonheur, l’enthousiasme, la joie et la maîtrise de soi;
•  un niveau d’activité moindre dans les parties du cerveau reliées aux émotions négatives, comme la dépression, l’égocentrisme, le manque de bonheur ou l’insatisfaction ;
•  un apaisement de la zone du cerveau qui déclenche la peur et la colère ;
•  la capacité à atteindre un état de paix intérieure même lorsqu’on est confronté à des circonstances extrêmement perturbantes ;
•  une aptitude inhabituelle à l’empathie et à l’écoute profonde des émotions d’autres personnes.

Ces résultats semblent montrer que l’entraînement de l’esprit à la méditation peut jouer un rôle capital sur les fonctions cérébrales : il ressort en effet de ces recherches que les tendances émotionnelles peuvent être modifiées et les penchants destructeurs amoindris, disparus.
Dans une étude, qui paraîtra fin janvier dans la revue  "Psychiatry Research: Neuroimaging », dirigée par le Massachusetts General Hospital (MGH), les chercheurs rapportent les résultats de leur travaux. «Cette étude démontre que des changements dans la structure du cerveau pourraient sous-tendre certaines de améliorations signalées et que si les gens se sentent mieux, ce n’est pas uniquement parce qu’ils passent un moment de détente."

Des études antérieures avaient déjà trouvé des différences structurelles entre les cerveaux des praticiens de la médiation expérimentés et les cerveaux des personnes qui ne pratiquent pas la méditation. On observe ainsi un épaississement du cortex cérébral dans les zones associées à l’attention et l’intégration affective.
Dans le cadre de l’étude de la MGH, les images IRM de la structure cérébrale de 16 participants ont été prises , deux semaines avant et deux semaines après leur participation à un programme de 8 semaines de réduction du stress basé sur la méditation (MBSR). Une série d’images du cerveau ont également été prises sur un groupe témoin de non-méditants sur un intervalle de temps similaire.

Les effets de la méditation sur le cerveau :
Les réponses à un questionnaire montrent des améliorations significatives par rapport aux réponses avant la participation au programme. L’analyse des images IRM, qui a porté sur les zones liées à la méditation, ont montré des différences par rapport aux études antérieures. Les chercheurs ont trouvé une augmentation de densité de la matière grise dans l’hippocampe, connue pour être importante pour l’apprentissage et la mémoire, et dans les structures associées à la conscience de soi, la compassion et à l’introspection. Des participant ont signalé des réductions de stress, ce qui a été corrélée par une diminution de la densité de matière grise dans l’amygdale, qui est connue pour jouer un rôle important dans l’anxiété et le stress. Bien qu’aucun changement n’ait été observé dans une structure liée à la conscience de soi, appelée l’insula, et qui avaient été identifiés dans des études antérieures, les auteurs suggèrent que la pratique de la méditation à plus long terme pourraient être nécessaire pour produire des changements dans ce domaine. Aucun de ces changements n’a été observé dans le groupe témoin, indiquant qu’ils n’étaient pas liés au temps.

Amishi Jha, PhD, un neuro-scientifique de l’Université de Miami qui enquête sur les effets de la méditation sur des individus soumis à des situations de stress élevé, explique: «Ces résultats mettent en lumière les mécanismes mis en oeuvre dans le cadre de la méditation. Ils démontrent que le stress peut non seulement être réduit avec un programme de 8 semaines de méditation, mais que ce changement correspond également à des changements structurels dans le cerveau. L’original de présent article peut être consulté sur eurekalert.org (en anglais).

La méditation modifierait le comportement. C’est en tout cas sur ce thème que portent les recherches de Matthieu Ricard et d’autres de ses confrères du Mind and Life Institute. A l’occasion des 25 ans de cette organisation, celui qui est aussi connu comme l’interprète français et le confident du Dalaï Lama a donné une conférence à New York.

 Depuis l’an 2000, le bouddhiste français Matthieu Ricard vient régulièrement dans les laboratoires de l’université du Wisconsin comme chercheur et cobaye pour le compte du Mind and Life Institute. Sous l’impulsion du Dalaï-Lama, cet organisme favorise les rapports entre le bouddhisme et la science. Grâce à des électrodes placées sur le crâne d’adeptes de la méditation et reliées à un électroencéphalogramme, les chercheurs ont montré que la pratique de la méditation pouvait induire des modifications cérébrales durables. Les résultats de la première partie d’une étude sur les effets de la méditation sur le cerveau ont été publiés dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences américaine PNAS et repris dans un article du journal suisse Le Temps. Les études montrent que la méditation pouvait avoir des effets bénéfiques à long terme sur la stabilité émotionnelle et, par conséquent, sur des désordres comme l’anxiété et la dépression majeure.

Par ailleurs, «l’analyse des résultats a montré que la méditation active stimule une zone du cerveau impliquée dans l’autorégulation (le cortex cingulaire antérieur) et améliore l’humeur, même pour les débutants. Les méditants arrivent à produire, pendant leur pratique, des oscillations rapides dans les fréquences dites gamma. Ces ondes reflètent en effet la cohérence de l’activité cérébrale et sont détectées pendant des états d’attention soutenue ou pendant l’activité consciente», explique Le Temps. (On peut noter que la production d’ondes gamma témoigne d’une activation exceptionnelle de neurones, telle qu’on la rencontre pendant les processus de création et de résolution de problème).
Ainsi, au cours de l’expérience, les chercheurs ont remarqué une augmentation exceptionnelle des rythmes gamma dans le cortex frontal. "Cette région sous-tend des fonctions mentales complexes, comme la pensée abstraite, la capacité d’apprentissage, mais aussi les actions volontaires", commente Antoine Lutz, docteur en neurosciences cognitives et responsable de la recherche. Les différences sur le plan cérébral indiqueraient que la méditation favorise la concentration et la réflexion de manière plus objective par rapport à soi.
Mais ce ne serait pas la seule zone concernée, l’étude montrant une activation des aires pariétales, suggérant ainsi une « synchronisation à longue distance entre ces zones. La méditation générerait donc une forte coordination entre plusieurs régions du cerveau« , écrit le journal suisse. Ces résultats montrent que ces personnes réfléchiraient sur elles-mêmes de façon plus objective.
Cette cohérence de l’activité cérébrale repose probablement sur une réorganisation des connexions cérébrales. Donc, une réorganisation du cerveau due à un entraînement mental.
Au demeurant, les premiers résultats ouvrent déjà des perspectives d’application dans des domaines comme les déficits d’attention et les problèmes d’anxiété. D’ailleurs, aux Etats-Unis, la méditation est quotidiennement utilisée dans 200 hôpitaux pour la gestion du stress. Par exemple, dans les phases terminales du cancer, indique le Dr Lutz.
D’après ce scientifique bouddhiste, l’étude a prouvé qu’une personne entraînée à la méditation pouvait modifier durablement sa plasticité cérébrale. Est-ce dû à un renforcement des connexions existantes ou à la constitution de neurones? Nous ne le savons pas. Ce qu’on peut dire, c’est que le cerveau se modifie grâce à un enrichissement intérieur et volontaire, et ce à l’âge adulte.
Il ajoute que l’important est de montrer les changements que peut induire la méditation et de mettre à disposition de la société cette technique qui peut être utilisée en tant que telle, sans aucun objectif religieux. Des expériences d’application de la méditation sont déjà en cours à l’heure actuelle : sur des enfants hyperactifs en Californie et, par ailleurs, auprès de 150 professeurs américains afin d’évaluer leurs changements après trois mois de pratique. Du reste, on pourrait envisager d’ajouter l’équilibre émotionnel au programme des écoles, en utilisant la méditation, conclut Matthieu Ricard.

Le bouddhisme ne fait pas de prosélytisme, commente Matthieu Ricard. Mais si la science confirme que l’entraînement de l’esprit permet de cultiver les qualités humaines fondamentales et que des interventions comme les thérapies cognitives basées sur la pleine conscience (MBCT) permettent de réduire les troubles mentaux et augmenter les comportements pro-sociaux, cela permet d’offrir, de façon purement séculière, une contribution valable à la société. Rien qu’en 2011, plus de 350 articles scientifiques ont fait état du fait que la réduction du stress par la pleine conscience (MBSR) non seulement réduisait le stress mais avait des nombreux avantages cliniques.

Selon une étude, la méditation améliore le fonctionnement du système immunitaire :

Pour la première fois, on a démontré que la méditation pouvait produire des changements favorables et durables dans le fonctionnement du système immunitaire aussi bien que de l’activité électrique du cerveau, selon une étude de la University of Wisconsin-Madison. L’étude consistait à suivre un groupe de 25 employés d’une société située dans la région de Madison, au Wisconsin, qui avait entrepris un programme d’entraînement à la méditation d’une durée de 8 semaines.
Des électroencéphalogrammes (EEG) ont été utilisés pour mesurer l’activité cérébrale. Les chercheurs ont trouvé que ceux qui avaient pratiqué la méditation affichaient environ 50 % de plus d’activité électrique dans les régions frontales gauches de leur cerveau. D’autres recherches ont montré que cette partie du cerveau est associée aux émotions positives et à la réduction de l’anxiété.
Une autre étude datant de 1995 publiée dans le "British Journal of Sports Medicine" a démontré chez un petit groupe de coureurs, que la méditation pouvait supprimer les effets aigus et négatifs d’un exercice ardu sur le système immunitaire.

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