jeudi 14 août 2014

14/08 - COMMENT ÉVITER LES BOUCHONS 
DE LA RENTRÉE
En rentrant de vacances, un procédé pratique pour éviter les bouchons 
et faire des économies : faire le petit train.
J’ai juste envie de déconner un peu, vu que je relaie en général du lourd.
8,45 milliards d’euros de chiffre d’affaires
Quatorze sociétés privées se partagent aujourd’hui
le gros gâteau des péages.

Comment FRAUDER le Péage des Autoroutes
La Technique Expliquée sur la TV publique !

Dans Envoyé Spécial sur France 2, une jeune femme a décrit, devant "la France entière" comment elle fraudait les péages autoroutiers, dans le sud de la France, a été interpellée vendredi grâce aux indices divulgués dans le reportage.
Apparemment, elle utilise une technique que la plupart de "fraudeurs" du métro utilisent, et que j'ai moi même déjà utilisée il y a longtemps, dans le métro.
C'est pour dire à quel point cette technique est "familière" (connue) par beaucoup de monde.
Le truc, c'est que la technique qu'elle décrit n'était PEUT-ÊTRE pas connue du grand public.
Bah maintenant, si ;-)
Peu importe si on approuve (ou si on cautionne) cette fraude ou non. Je dis seulement que si la télévision publique française accepte de diffuser à la TV, la technique "comment frauder le péage des autoroutes", alors l'État français ne devra pas se plaindre de voir ces fraudes là fortement augmenter à l'avenir ;-)

Pourquoi paie-t-on encore les péages ?
On se moque de nous, plutôt que de construire des routes à grande vitesse comme en Bretagne, ils préféraient des autoroutes qui leur rapportaient.
Vive les  résistants bretons !
J’ai vu un appel à casser les caméras les caisses et les barrières en signe de contestation, mais pas la réalisation de ce projet.
Ça serait amusant de louer un minibus. Si vous voulez passer inaperçu, une fausse plaque, des masques, c’était le projet…

Pourtant ce jeune homme a été condamné !
Il défonce au moins sept fois la barrière du péage : 5 mois ferme
Un grand Bandit et dire que Sarko et Hollande courent toujours !

Pourquoi paie-t-on encore les péages ?

La gare de peage de Biarritz-La Negresse, sur l'autoroute A63
Chaque été, on avale des kilomètres d’autoroutes. Pour notre portefeuille, la facture est de plus en plus difficile à digérer. Pourquoi paye-t-on si cher aux péages et qui ramasse le pactole au final ?
Il y a des choses auxquelles un automobiliste sur la route des vacances n’échappe jamais : les bouchons et l’augmentation des tarifs de péage. Cette année encore, ils sont à la hausse : +2,5 % en moyenne. C’est plus que le niveau de l’inflation en 2011 (+2,1 %). Un Paris-Lyon coûte aujourd’hui 32,30 euros, soit 1,40 euro plus cher qu’il y a deux ans. Les occasions de passer à la caisse ne manquent pas, car la France possède le plus grand réseau autoroutier d’Europe : plus de 11 000 kilomètres !
8,45 milliards d’euros de chiffre d’affaires
Quatorze sociétés privées se partagent aujourd’hui le gros gâteau des péages. Les principales appartiennent aux groupes français Vinci (ASF, Cofi route, Escota) et Eiffage (APRR, Area), ainsi qu’à l’entreprise espagnole Abertis (Sanef, SAPN). Grâce aux 45 millions de véhicules qui fréquentent les péages, les sociétés concessionnaires ont réalisé 8,45 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière, soit 31 % de plus qu’en 2005. Une belle progression.
En 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime que ces sociétés auront engrangé le chiffre pharaonique de 40 milliards d’euros de bénéfices ! Pour maximiser leurs profits, Vinci, Eiffage et Abertis ne manquent pas d’idées. La première : nous faire payer toujours plus cher le droit de rouler sur leurs autoroutes.
Selon le ministère des Transports, les tarifs des péages ont augmenté dans une fourchette comprise entre 11,46 % et 19,44 % selon les concessionnaires entre 2004 et 2011. La plus gourmande : la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN) suivie des Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Dans son rapport de 2008, la Cour des comptes dénonçait des « augmentations dépassant les hausses autorisées ». Les sociétés justifient cette flambée des prix en affirmant que les tarifs sont systématiquement approuvés par l’État qui, bizarrement, ne trouve jamais rien à redire…
Faire payer plus est une chose. Dépenser moins en est une autre. Pour accroître leur rentabilité, les concessionnaires privés font également des économies de personnel. Elles emploient actuellement 15 653 salariés contre 16 953 en 2007. La faute notamment à l’automatisation des caisses et à la généralisation du télépéage. Selon la CGT Transports, une borne de péage automatique coûte environ 11 000 euros par an. Sur la même période, le fonctionnement manuel de cette borne, confié 24 heures sur 24 à des salariés, revient à 240 000 euros. Le calcul est vite fait…
À qui appartiennent les autoroutes ?
L’ensemble du réseau autoroutier appartient à l’État. Cependant, plus de 75 % sont exploités sous le régime de la concession. Concrètement, cela signifie que l’État confie à des sociétés le soin de construire, entretenir et exploiter une grande majorité des autoroutes moyennant la perception d’un péage auprès des usagers.
Normalement, selon l’article L.122-4 du Code de la voirie routière, « l’usage des autoroutes est en principe gratuit. Toutefois, il peut être institué, par décret en Conseil d’État, un péage pour l’usage d’une autoroute en vue d’assurer la couverture totale ou partielle des dépenses de toute nature liées à la construction, à l’exploitation, à l’entretien, à l’aménagement ou à l’extension de l’infrastructure. En cas de délégation des missions du service public autoroutier, le péage couvre également la rémunération et l’amortissement des capitaux investis par le délégataire ».
Ce qui devait rester une exception est aujourd’hui devenu la norme. Les autoroutes sont presque partout payantes. Pour faire rentrer de l’argent dans les caisses, le gouvernement Villepin a vendu l’ensemble des concessions d’autoroutes publiques à des opérateurs privés en 2005. Montant de la transaction : 14,8 milliards d’euros. Une bonne affaire pour les acquéreurs si l’on en croit un rapport de la Cour des comptes publié en 2008. Selon elle, les concessions auraient été bradées. Vendues 14,8 milliards d’euros, elles auraient dû en fait rapporter 24 milliards.

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Pourquoi les autoroutes sont gratuites en Bretagne ?


Pourquoi les autoroutes sont gratuites en Bretagne ?

Oui mais pourquoi donc ?

Eh bien, parce qu'il n'y en a pas !

ou si peu

Seul un petit tronçon de l'A84, construite en 2003, démarre de Rennes pour aller en Normandie et traverse la moitié de l'Ille-et-Vilaine.
De nombreuses explications ont été données, cela va de l'Edit Royal (suite au contrat de Mariage d'Anne de Bretagne avec le Roi de France) à la légende urbaine (un homme riche dont le seul héritier ce serait tué sur une petite route bretonne, et qui aurait légué sa fortune pour réaliser des grands axes plus sûrs).
Historiquement, Anne de Bretagne, a signé un contrat de mariage avec Charles VIII puis Louis XII, qui garantissait au peuple breton, les droits qu'ils avaient lorsque la Bretagne n'était pas administrée par le Roi de France. Parmi ces droits, figurerait la libre circulation des personnes, et par conséquent, le non paiement de péage.
Plus récemment, en 1968, le Général de Gaulle aurait accordé à la Bretagne, sous la pression du CELIB (Comité d'Etude et de Liaison des Itinéraires Bretons), la gratuité des voies rapides.
Nous laisserons de côté la fantaisiste légende urbaine, pour nous pencher sur les deux autres thèses qui sont souvent réfutées :
Concernant les contrats de mariage d'Anne de Bretagne, il semblerait qu'il n'y soit en aucun cas fait mention de la libre circulation. Il faudrait le lire pour en avoir confirmation.
Pour ce qui est de la faveur du Général de Gaulle, ce n'est pas tout à fait le cas, puisqu'en fait, aucune autoroute ne traversait la Bretagne à ce moment là, ni pendant de nombreuses autres années encore.
La réalité est beaucoup moins romancée
En effet, fin des années 60, le CELIB a présenté un plan routier pour désenclaver la Bretagne, et le projet fût accepté au moment des évènements de mai 68, non sans avoir subi la pression de différents mouvements régionaux.
Des deux fois deux voies furent construites. Ces routes étant des nationales, elles sont prisent en charge par le Département, à savoir : par les bretons eux-mêmes. Ils payent déjà très largement dans leurs impôts leur entretien ainsi que les nombreuses voies d'accès. Ils n'ont pas envie que l'Etat concède les droits d'exploitation à une société d'autoroute, même si elles devaient êtres élargies en deux fois quatre voies, et on ne peut que leur donner raison.
Mais l'A84 me direz-vous ?!
Ce n'est pas une nationale, pourtant elle est gratuite !
Eh bien, tout simplement parce qu'une loi veut que, en France, lorsqu'il n'y a pas d'itinéraire parallèle gratuit, l'autoroute doit être gratuite !!!
C'est le cas pour l'A84, mais aussi pour de nombreuses autres portions d'autoroutes sur le territoire français.

Voilà, le mystère est levé !!!

Encore une fois, la Bretagne nous montre à quel point elle est un beau pays de légendes, et sait s'entourer de mystères.
Il faut avouer que les versions romancées sont beaucoup plus poétiques que ne l'est la réalité.
Bienvenue chez les bretons.

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