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De superbes asperatus ont été pris en photo 
ce lundi matin au dessus de la Tour Eiffel. 

Explication de La Chaîne Météo. 

Les parisiens se sont réveillés sous un ciel apocalyptique ce lundi matin. Malgré la présence d'un phénomène aussi impressionnant que peu courant sur la capitale, aucune catastrophe en prévision. Pas même une goutte de pluie sur Paris, alors que le nuage a donné une vingtaine de milimètres de précipitations à Roissy, plus à l'est.
Plus répandu en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis qu'en France, dans les pays où les orages sont les plus violents, des asperatus ont été aperçus en région parisienne et dans le nord-est du pays (où des orages ont éclaté). Il s'agissait de la fin de la perturbation orageuse du week-end. Ces vagues nuageuses chaotiques témoignent d'une forte instabilité. Telle une mer agitée, ses formes sinueuses sont composées à partir d'un seul nuage et non à partir de plusieurs couches, comme c'est le cas pour les nuages lenticulaires. 
Pas forcément synonyme de catastrophe 
De couleur gris acier ou rouge flamboyant selon le jeu des lumières, ce nuage aux allures apocalyptiques pourrait sembler annonciateur d'une tempête dévastatrice. Il se forme en fait à l'avant d'un orage, à la rencontre de deux masses d'air, un air froid et un air chaud, qui ne se mélangent pas. Mais pour autant, il n'est pas forcément synonyme de gros dégâts. Photographié pour la première fois dans les années 70 en Iowa (Etats-Unis), cette formation nuageuse (dont le nom signifie "brutal" en latin) n'a finalement été étudiée qu'en 2009 suite à l'afflux de clichés provenant d'autres régions du globe.


Vous trouverez de très belle photos comme celle-ci sur le net.