mercredi 30 juillet 2014

30/07 - TOUS DES GAZAOUIS
- Le Vatican et Israël : 
Comment le pape François a humilié Netanyahou  
- Sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem :
«Nous sommes tous des Gazaouis»
Quelque 45 000 musulmans résidant à Jérusalem-Est ont
témoigné leur soutien aux habitants de l'enclave palestinienne,
à l'occasion de la fin du ramadan.
- Les champs de morts de Gaza, 
des champs d’expérimentation de nouvelles armes ?   
Pope Francis addresses a group of people in an area known to Muslims as the Noble Sanctuary and to Jews as the Temple Mount in the Old City of Jerusalem
Le Pape François s'adresse à un groupe de personnes dans une zone connue 
par les musulmans comme le Noble Sanctuaire 
et par les Juifs comme le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem

JERUSALEM, Palestine et Israël - Comme vous le savez, le pape François vient de faire un mini-périple, en mai, au Moyen-Orient, passant par La Jordanie, la Palestine puis Israël. Mais, il y a une séquence d’anthologie et mémorable inconnue des Français, qui a fait rire les Israéliens et les Américains.
Le mensonge chevillé au corps, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est fait gaulé en beauté par le pape François. En effet, pour cet immigré d’origine lituanienne (ex URSS), la connaissance d’Israël ne se limite qu’à un sionisme des plus abjects. Honteux et confus, après son gros mensonge sur Jésus, le premier ministre israélien a quand même poursuivi dans sa menterie. Ambiance.
Dans la conversation avec le pape que vous découvrirez dans la vidéo en dessous,  pour faire bonne figure après les manifestations ridicules des extrémistes contre les chrétiens israéliens et palestiniens, Bibi voulait parler de la forte connexion entre le judaïsme et le christianisme. Alors, il dit au pape "Vous savez, Jésus a vécu ici, dans ce pays". Mieux encore, il a ajouté honteusement qu’il parlait hébreu. La réplique du pape ne s’est pas faite attendre. Il leva les yeux et pointa légèrement du doigt en direction de Netanyahou. Il lui a assené un non en forme de coup de massue en lui indiquant qu’il parlait plutôt…araméen. Cette langue est encore pratiquée en Syrie, dans la région de Maaloula.
Coincé mais pas démonté pour un sou, bafouillant et mangeant presque ses mots, il sortit alors la chose la plus amusante qui soit, avec un laconique "Mais oui, il parlait araméen mais comprenait l’hébreu." Qui le lui a dit ? Un mensonge ridicule qui n’apparaît nulle part dans la Bible. Ah, les menteurs !

Pope Corrects Israeli Leader Actually, Jesus Did Not Speak Hebrew

Le Pape François prie au pied du mur de sécurité tagué «ghetto de Varsovie»

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C’est une photo historique qui marquera la visite du Pape François en Terre sainte, une photo lourde de portée, que celle du souverain pontife se recueillant dimanche au pied du mur de sécurité, dans la ville de Bethléem, sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Officiellement, cet arrêt devant la barrière de séparation israélienne n’était pas prévu au programme.
Attendu sur la place de la Mangeoire pour célébrer une messe, le Pape a fait arrêter sa voiture découverte pour descendre au pied du mur controversé, à l’emplacement d’une tour de contrôle et s’est recueilli un instant, en posant ses mains sur la barrière de séparation israélienne et a appelé à « mettre fin à une situation inacceptable, pour le bien de tous ».
Détail de taille, le pape a prié à moins d’un mètre d’un tag comparant le mur au ghetto de Varsovie.
Auparavant, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a dénoncé le « mur hideux que construit Israël par la force brutale sur notre terre », dont la construction a été lancée en 2002 pour stopper les attaques terroristes.
En 2005, le pape Jean-Paul II avait appelé à « la destruction des murs de haine dans notre monde, murs qui séparent les peuples et les nations les uns des autres, alimentant l’incompréhension et la méfiance ».
La clôture, qualifiée de « mur de l’apartheid » par les Palestiniens doit atteindre à terme environ 730 km. Selon les services de sécurité israéliens, le mur a permis et permet encore aujourd’hui d’empêcher à 98% les attaques terroristes en provenance des localités sous contrôle de l’Autorité palestinienne.

Article de Libération, qui n'est pas vraiment LIBRE, sur ces faits. 


La visite inamicale du Pape François.
Le Pape François sonne le glas des bonnes relations Vatican/Israël - dimanche 8 juin 2014,

L’âge d’or des relations entre Juifs et Catholiques semble être arrivé à son terme pendant la visite de François en Terre Promise cette semaine.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre des affaires étrangères Avigdor Liberman avaient reproché l’incitation à la haine rampante en Europe pour la fusillade meurtrière lors de l’attaque de samedi au Musée juif deBruxelles et l’agression violente contre deux frères juifs à Proximité de leur synagogue à Créteil plus tard ce jour-là.
L’incitation à la haine anti-Israël apparaît dans des cercles toujours plus larges en Europe. C'est ce que les médias ont ordre d'insinuer. J'ai eu l'information, que, comme pour les avions, ces attentats n'étaient qu'une manipulation de plus ! On ne parlera pas de l'Holocauste.
Jusqu’à cette semaine, l’Eglise catholique est restée à l’écart de la campagne de déshumanisation des Juifs et de malignité à l’égard d’Israël.
Le Pape Benoît XVI était perçu comme un ami d’Israël, malgré son appartenance dans l’enfance à la jeunesse hitlérienne. 
Un ami des sioniste, qui s'abritent derrière l'Etat d'Israël. Grande nuance !
Son opposition au rejet de la raison par l’Islam, exprimée avec éloquence lors de son discours à l’Université de Regensbourg en 2006, l’a positionné comme un champion religieux de la raison, de la responsabilité individuelle et de la loi – contributions primordiales du judaïsme à l’humanité. !!!!
Son prédécesseur Jean-Paul II était moins désireux de se confronter à la violence islamiste. Mais son opposition au communisme lui a imposé le respect d’Israël comme avant-garde de la liberté au Moyen-Orient. La visite de Jean-Paul II en 2000 a été d’une certaine manière un geste historique d’amitié au Peuple juif d’Israël.

Hélas, l’âge d’or des relations entre juifs et Catholiques semble être arrivé à son terme pendant la visite de François en Terre Promise cette semaine. Pas entre juifs et catholiques, mais entre sionismes et les goys.
Dans l’une de ses déclarations les plus fades pendant la visite papale, Netanyahou a mentionné lundi que Jésus parlait Hébreu. Il n’y avait rien d’incorrect quant à la déclaration de Netanyahou. Jésus était après tout un juif israélien. (Jésus était un essénien)
Mais François ne voulait pas accepter la vérité. Alors il a impoliment interrompu son hôte, en interjetant : « l’Araméen ».
Netanyahou était probablement énervé. C’est vrai, à l’époque, les Juifs éduqués parlaient et écrivaient en araméen. Et Jésus était éduqué. Mais la langue du Peuple était l’hébreu. Et Jésus prêchait aux Hébreux.
Netanyahou répondit : « Il parlait l’Araméen, mais il connaissait l’Hébreu ».
Le compte-rendu de l’incident par Reuter essaya de trouver une justification à la rudesse du Pape et à son révisionnisme historique, affirmant : « Le discours moderne sur Jésus est complexe et souvent politique ». Le rapport poursuivit en mentionnant délicatement : « les Palestiniens décrivent parfois Jésus comme un Palestinien. Les Israéliens s’y opposent ».
Les Israéliens s’y opposent parce que c’est un mensonge.
Les Palestiniens – et leurs partisans islamiques et occidentaux – déjudaïsent Jésus et le proclament palestinien de façon à diffamer les Juifs et à criminaliser l’Etat juif.  (victimes!!!) Il semble que ce serait l’affaire de l’évêque de Rome de remettre les choses à leur place. Mais au lieu de cela, le manque de courtoisie de François a montré qu’au minimum, il ne croit pas que le judaïsme de Jésus doit être mentionné entre gens de bonne compagnie.
Le comportement de François pendant sa réunion publique avec Netanyahou pourrait être décrit comme « beaucoup de bruit pour rien » (le Pape remet les choses à leur place, ils appellent ça du bruit pour rien) s’il n’était survenu le jour suivant son adoption symbolique de certaines des pires calomnies antijuives de notre temps, et son apparente adhésion à la théologie de la substitution pendant son homélie à Bethlehem. 
Voyons d’abord le comportement de François à la barrière de sécurité.
Des gens raisonnables sont en désaccord sur la contribution de la barrière de sécurité à la sûreté des Israéliens. Mais personne ne peut raisonnablement douter qu’elle a été construite pour protéger les Israéliens des meurtres terroristes palestiniens. (Oui ? intéressant !) Et François aurait dû le savoir. La décision de François de poser pour une photo à la barrière de sécurité a été un acte d’une extrême hostilité contre Israël et le Peuple juif. ( Le méchant François ! moi, je le préfère à notre françois.)


Comme ancien Cardinal de Buenos Aires, François aura certainement entendu parler du massacre de novembre 2002 au kibboutz Metzer. Metzer a été fondé par des communistes argentins dans les années 1950. 
Metzer se situe à 500 mètres de la ligne d’armistice de 1949, ce qui en fait un bénéficiaire évident de la barrière de sécurité. Mais pour rester proche de leurs racines radicales, en 2002, les membres du Kibboutz menèrent une campagne publique contre le trajet planifié de la barrière de sécurité. Ils craignaient qu’il « n’allume de l’hostilité et ne crée des problèmes » avec les voisins palestiniens du kibboutz, selon les termes de Dany Dvorat, membre de Metzer.

Du fait de cette réserve, dans la nuit du 10 novembre 2002, un bandit armé de l’organisation terroriste « modérée », le Fatah, soutenu par les USA et l’UE, ne fut confronté à nul obstacle physique quand il pénétra dans le kibboutz. Une fois sur place, il tua deux personnes dans la rue puis entra dans la maison de Revital Ohayon et exécuta Revital et ses deux fils, Matan, 5 ans, et Noam, 4 ans.
Le Fatah se félicita de l’attaque sur son site Internet et promit de conduire de nouvelles attaques contre les « colons sionistes », et de « continuer à cibler leurs enfants aussi ».

S’il s’était vraiment soucié de la cause de la paix et de la non violence dont il se proclame le champion, François aurait refusé de s’arrêter à la barrière, reconnaissant qu’en procédant ainsi, ce serait un défi à la mémoire des Ohayon et de centaines d’autres familles de Juifs israéliens détruits par la soif de sang palestinienne et la dépravation antisémite. (C'est leur stratégie de se poser en victimes, les autres sont toujours les méchants même quand ils sont massacrés par leur armée. Ils se réfugient derrière l’holocauste où ils (les nazionnistes) ont massacré des juifs... )
Au lieu de cela, François sortit « spontanément » de sa papamobile, 
 marcha vers une section de la barrière, et la toucha révérencieusement en l’embrassant comme si c’était le Mur des Lamentations.
Les graffiti sur la section de la barrière où François s’arrêta renforcèrent sa position antisémite. L’un des slogans appelait à se joindre à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
Bien que les conséquences économiques de la campagne de guerre économique contre Israël en Occident aient été négligeables, l’objectif de BDS n’est pas économique. L’objectif du mouvement est de déshumaniser les Israéliens et de mettre à part par un ostracisme social tous ceux qui refusent d’adhérer aux calomnies antijuives prétendant que les Juifs n’ont pas droit à l’autodétermination et sont moralement inférieurs à toute autre groupe religieux, national et ethnique dans le monde.
Là ils poussent le bouchon bien loin !!!
Et cela n’est rien comparé à l’autre slogan sur la barrière. Celui-là mettait en équivalence les Palestiniens à Bethlehem avec les Juifs dans le ghetto de Varsovie. Autrement dit, il niait l’Holocauste. Voir article précédent.
En se tenant là, embrassant la barrière avec son slogan niant l’Holocauste, François donnait au Vatican la permission de nier l’Holocauste.
Et ce n’était que le commencement. Le Pape François rencontra le chef du Fatah Mahmoud Abbas à son palais présidentiel de Bethlehem(il ne manque pas d'air, ce pape ! il a oublié que le Vatican a toujours été complice des nazionnistes?)
Quand Israël transféra le contrôle sur le lieu de naissance de Jésus au prédécesseur d’Abbas, Yasser Arafat en 1996, Arafat s’empara du monastère grec orthodoxe proche de l’Eglise de la Nativité et le transforma en sa résidence officielle – [appropriation] confirmée par Abbas.
A côté d’Abbas sur la propriété saisie à l’Eglise, le pape qualifia Abba « d’homme de paix ». Abbas lui retourna le compliment en appelant Israël à libérer tous les terroristes palestiniens des prisons israéliennes. Et le Pape – qui interrompit Netanyahou quand il narrait une vérité historique – ne dit rien.
A la messe à l’Eglise de la Nativité le dimanche, le pape François pria avec le Patriarche Latin Fouad Twual. Dans son sermon, Twual accusa les Israéliens d’être la version actuelle des assassins du Christ en référence aux Palestiniens marchant dans les « pas du Divin Enfant » en assimilant les Israéliens au roi Hérode.
Selon ses termes : « Nous n’en n’avons pas encore fini avec les Hérode des jours actuels, qui craignent la paix plus que la guerre… et sont prêts à continuer de tuer ». Plutôt que de condamner ces remarques, François leur fit écho. « Qui sommes-nous, nous qui nous tenons devant l’enfant Jésus ? Qui sommes-nous, nous tenant devant les enfants d’aujourd’hui ? » demanda le pape.
« Sommes-nous comme Marie et Joseph, qui accueillirent Jésus et prirent soin de lui avec l’amour d’un père et d’une mère ? Ou sommes-nous comme Hérode, qui voulut l’éliminer ? » Pendant sa visite lundi à Jerusalem, François étreignit le mufti palestinien de Jerusalem, Sheikh Muhammed Hussein. S’écartant de ses notes écrites appelant le pape à désigner le mufti et ses associés comme « ses chers amis », François les appela « chers frères ».
Hussein a été condamné par les USA et l’UE pour ses appels à l’annihilation des Juifs au nom de l’Islam. En 2012, Hussein déclara que c’était la destinée des musulmans de tuer les Juifs, qui déclara-t-il sont des bêtes infra-humaines et les « ennemis d’Allah ». Il félicita aussi les islamikazes à la bombe et dit que leurs âmes « nous disent de suivre leur chemin ».
Là, il ne faut pas mettre tous les juifs dans le même panier, mais ce rappel n'est pas anodin!
François ne le condamna pas.
François condamna avec véhémence les attaques antijuives à Bruxelles et à Paris. Et pendant ses visites cérémonielles à Yad Vashem, au Mur des Lamentations et au mémorial des victimes du terrorisme, il fit de semblables déclarations appropriées. Mais toutes ses déclarations sonnaient creux et faux à la lumière de ses actes.
Jamais contents !
Et même pas vrai, François, tel François d'assise aime tous ses frères.
Les Israéliens et les Juifs autour du monde doivent savoir ce qui arrive. François conduit l’Eglise catholique dans une direction douloureusement antijuive. Non, antisioniste, nazionniste, il ne faut pas confondre !
Par CAROLINE B. GLICK commenté par Marie 

Des photos de la visite du Pape en Israël:
Dans la ville la plus sainte dans le monde, le pape Francis réunit trois plus grandes religions du monde avec une étreinte commune pour un Juif et un Musulman 
Pape Francis a invité les présidents d'Israël et de la Palestine au Vatican pour les prières et les négociations pour le 8 Juin. 

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Israël : la ‘traître’ Hanin Zoabi suspendue six mois de la Knesset

La députée arabe israélienne Hanin Zoabi, du parti arabe Balad, a été suspendue mardi de ses fonctions pour une période de six mois par la commission d’éthique de la Knesset, pour avoir justifié mi-juin l’enlèvement des trois adolescents israéliens par des terroristes du Hamas. La députée pourra toutefois participer aux votes.
Le député Likud et ancien vice-ministre de la Défense, Danny Danon, s’est félicité sur sa page Facebook de cette décision, et s’est engagé à exclure la députée controversée, qualifiée de ‘traître’ par les députés du bloc de la coalition gouvernementale, et à l’envoyer en prison.
Hanin Zoabi avait provoqué un scandale en Israël pour avoir déclaré que les preneurs d’otages du Hamas n’étaient pas des terroristes mais des « résistants à l’occupation ».
En réaction à cette nouvelle provocation, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, avait déclaré que « les kidnappeurs ne sont pas les seuls terroristes, Hanin Zoabi l’est aussi ». « Le sort des ravisseurs et le sort de l’incitatrice aux enlèvements doivent être les mêmes. », avait-t-il ajouté.
En 2010, la députée provocatrice se trouvait à bord de la flottille pro-Hamas qui a tentait de briser le blocus maritime de la bande de Gaza.

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Le rôle de John Kerry



John Kerry, de retour à Washington, espère de nouvelles trêves à Gaza - le 27 juillet 2014
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, continue de travailler avec Israël et le Hamas pour parvenir à de nouvelles trêves en vue de négociations sous l'égide de l'Égypte, a expliqué un haut responsable américain dimanche.
Mais il va tenter d'obtenir une série de cessez-le-feu temporaires, qui pourraient précéder des pourparlers israélo-palestiniens en Égypte en vue d'un accord plus permanent, selon le haut responsable américain.
John Kerry a rencontré à Paris samedi ses homologues du Qatar et de Turquie, deux États qui soutiennent le Hamas, que les États-Unis ont classé parmi les groupes «terroristes».

L'espoir d'un cessez-le-feu renaît à Gaza

29 juillet 2014 13h30 | Agence France-Presse à Gaza |

John Kerry : "Netanyahou m'a demandé d'organiser une trêve"
Un responsable israélien dément les propos de John Kerry sur la demande d'aide pour une trêve

Colère à Montréal contre les bombardements à Gaza
29 juillet 2014
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat général d’Israël à Montréal, lundi, au square Westmount. Le cortège, un des plus importants du genre depuis le début du conflit israélo-palestinien, a marché rue Sainte-Catherine jusqu’au square Dorchester.
Du côté de Washington, le secrétaire d’État John Kerry a indiqué lundi qu’il souhaitait une résolution durable du conflit, qui mènera au« désarmement » du Hamas et des groupes terroristes. Le quotidien israélien Haaretza qualifié l’initiative de cessez-le-feu de M. Kerry de « fiasco » après que le gouvernement de l’État hébreu l’eut rejetée, cette fin de semaine.

Calendrier des opérations et la trêve non respectée
Une trêve de 24h avait été proposée par l'Autorité palestinienne et "acceptée" par un responsable de l'OLP

   

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Conflit Israël-Hamas | Front national : « Cela devient apocalyptique à Gaza, Israël y crée de futurs terroristes »

Florian-Philippot_pics_390Invité mardi matin des Grandes Gueules de RMC, Florian Phillipot, le vice-président du Front national a fustigé la décision des autorités françaises d’interdire les manifestations anti-israéliennes présentant des risques de troubles à l’ordre public, et a condamné l’opération antiterroriste d’Israël dans la bande de Gaza.
« En France, il y a un principe, c’est la liberté de manifestation et d’expression, cela doit rester le principe. Je remarque que les manifestations qui se sont mal, le plus mal passées, systématiquement, ce sont les manifestations qui ont été interdites. Cela doit faire réfléchir les autorités. », a affirmé le responsable frontiste.
« Il faut mettre fin à cette dérive liberticide en France. », a poursuivi M. Phillipot, occultant la question du journaliste sur la responsabilité des organisateurs des manifestations anti-israéliennes.
Interrogé sur le conflit entre Israël et le Hamas, le vice-président du Front national a refusé de condamner l’organisation terroriste islamiste. Selon lui, il revient à Israël, en tant « qu’État avec des moyens plus importants que le Hamas, d’arrêter tout de tout de suite ces bombardements insupportables ».
« Cela devient apocalyptique dans la bande de Gaza. On voit une population qui est en train d’être massacrée. Il y a des milliers de victimes. On voit des enfants, des écoles, des hôpitaux qui sont pris pour cibles. Tout cela est totalement hallucinant. Il faut stopper ces bombardements et c’est aussi dans l’intérêt d’Israël, parce qu’en agissant ainsi, toute la communauté internationale va se retourner contre eux et eux-mêmes vont créer des radicalités et de nouveaux terroristes demain dans la bande de Gaza. Parce qu’ils vont exciter le ressentiment », a-t-il déclaré.
« Je ne sais pas si c’est uniquement dans les banlieues que l’on se sent proche des habitants de Gaza. Je me demande si ailleurs que dans les banlieues, on ne sent pas actuellement aussi proche de la souffrance que ressentent les habitants de Gaza, parce que c’est une souffrance humaine ».
La souffrance de la population civile israélienne est sûrement un « détail » pour le Front national.

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TOUS DES GAZAOUIS
 Sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem : 
«Nous sommes tous des Gazaouis»
Quelque 45 000 musulmans résidant à Jérusalem-Est ont 
témoigné leur soutien aux habitants de l'enclave palestinienne, 
à l'occasion de la fin du ramadan. 

Des Palestiniens manifestent leur soutien à Gaza, lundi 28 juillet sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem.Ce sont les illuminati et non pas "juifs" 
qui sont responsable de ces actions.

 Sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem : «Nous sommes tous des Gazaouis»
Quelque 45 000 musulmans résidant à Jérusalem-Est ont témoigné leur soutien aux habitants de l'enclave palestinienne, à l'occasion de la fin du ramadan.
Des dizaines de milliers de Palestiniens, rassemblés lundi pour la fin du ramadan sur l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est occupé et annexé par Israël, ont crié leur soutien à Gaza et leur hostilité à l’offensive militaire israélienne dans le territoire. Beaucoup portaient des T-shirt noirs frappés d’inscriptions soutenant l’enclave palestinienne : «Gaza, nous vous soutenons pour cet Aïd» el-Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan, «Nous sommes tous des Gazaouis».
D’autres ne cachaient pas leur appui aux Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza avec qui Israël est en guerre depuis trois semaines.«Nous donnerons notre sang pour Gaza !»,«Kidnappez d’autres soldats !», ont scandé une partie des manifestants, allusion au rapt du Franco-Israélien Gilad Shalit, capturé dans le sud d’Israël en 2006 avant d’être relâché cinq ans plus tard en échange de 1 000 prisonniers palestiniens.
Selon la police, qui s’est tenue à distance du rassemblement, celui-ci était composé de 45 000 fidèles qui se rendaient à la mosquée Al-Aqsa en cette journée d’Aïd el-Fitr, l’une des plus importantes de l’année pour les musulmans. La foule s’est dispersée sans incident.
L’esplanade de Mosquées, que les musulmans appellent le «Noble sanctuaire» et les juifs «Mont du Temple», est un lieu sacré pour l’islam comme pour le judaïsme, et une source de tensions quasi-quotidiennes entre les deux communautés.

Instaurons la religion de l'amour 
et déclarons nous citoyens universels!


Parade pro-Israël de New-York : Samuel L. Jackson enrage les anti-israéliens
Créée en 1964, la parade annuelle pour Israël attire près d’un million de spectateurs et réunit des dizaines de milliers de participants. !!!!!

Boycott d’Israël : Sinead O’Connor veut annuler son concert à Césarée

sinead-oconnor-snl-mouth-wideSous la pression des organisations anti-israéliennes appelant au boycott d’Israël, la chanteuse irlandaise Sinead O’Connor qui devait se produire le 11 septembre prochain à Césarée, a annoncé vendredi vouloir annuler son concert, après avoir pris connaissance des arguments de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
« Je ne savais pas que le peuple palestinien avait lancé un appel au boycott d’Israël. Sinon je n’aurais pas accepté d’aller chanter en Israël », a déclaré Sinead O’Connor sur son site web.
« J’ai quatre enfants à nourrir. Je suis leur seul soutien de famille. Je vais voir s’il n’est pas trop tard, légalement, pour annuler ma prestation sans pénalités financières. », a-t-elle ajouté.
Sa déclaration a été publiée sur son site internet mais a été retirée quelques heures après sa mise en ligne. Elle reste toutefois visible sur le cache de Google.
L’organisateur israélien du concert, le groupe Zappa, a indiqué qu’il est toujours en contact avec la chanteuse pour la convaincre de revenir sur sa décision.

Conflit Israël-Hamas : le hacker du site de Dieudonné pirate le site d’un député antisioniste


Aïd el-Fitr, une fête au goût amer à Gaza

C'est aujourd'hui l'Aïd el-Fitr, la fête qui, chez les musulmans, marquent la fin du mois de ramadan. Une fête au goût amer dans la bande de Gaza. Ce territoire palestinien est bombardé depuis trois semaines par l'armée israélienne.


De nombreuses familles 
ont quitté leur logement pour trouver refuge notamment dans des bâtiments gérés par l'ONU. "Moi, je préfère quand on est chez nous car on s'amuse davantage, témoigne un jeune garçon assis devant une salle de classe remplie de réfugiés. 
Pour fêter l’Eïd, ce serait mieux s’il y avait pas la guerre…”
Certains sont allés dans les cimetières pour rendre hommage à leur proches décédés. C’est le cas d’Abeer Shamale, une mère de famille qui vient de perdre son fils. “Je découvre ce que c’est que d’avoir perdu un enfant, confie-t-elle. On se lève pour ce qui est un jour de fête, on cherche son enfant et on réalise qu’il ne sera plus jamais là”.
De toutes parts, des appels ont été lancés pour qu’une trêve soit respectée pour l’Aïd. Une trêve bien fragile sur le terrain. Deux Palestiniens ont ainsi été tués ce lundi par des tirs de chars israéliens.
Kassem est à l’hôpital, aux côtés de son jeune fils, blessé. “Comment voulez-vous qu’on parle de ‘fête’ ?, s’emporte-t-il, on est sous le choc. On ne peut pas dire que cette année, l’Aïd soit une fête”.
  
Ça n'est pas une trêve qu'il faut demander, mais la fin des combats. Nous sommes UN.

Une trentaine d'opérations de jumelage synagogues-mosquées
ont eu lieu en 2011 à Paris et en banlieue. 












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Les champs de morts de Gaza, des champs d’expérimentation de nouvelles armes ?

Les champs de morts de Gaza, des champs d’expérimentation de nouvelles armes ?


Des sources israéliennes comme ‘Breaking the Silence’ (briser le silence) et ‘Physicians for Human Rights-Israel’ (médecins pour les droits de l’homme) ont révélé que les attaques contre Gaza de 2008/9 (Cast Lead) et 2012 (Pillars of Defence) avaient été programmées des mois auparavant et cela pose beaucoup de questions sur les véritables causes du siège de sept ans de Gaza et des attaques massives perpétrées contre un peuple misérable et sans défense, entassé dans une prison à ciel ouvert.
On peut se demander en effet :
  • Pourquoi la communauté internationale et l’ONU laissent Israël faire le blocus et le siège d’une minuscule bande de terre appelée Gaza depuis sept dans une totale impunité.
  • Pourquoi, dans le même ordre d’idée, Israël est-il autorisé à se livrer à des actes de piraterie dans les eaux internationales pour empêcher des navires marchands non armés d’aller à Gaza, au nez et à la barbe des flottes de l’OTAN opérant en Méditerranée orientale.
  • Si les guerres asymétriques lancées contre Gaza en 2008/9 et en 2012 étaient bien une réponse aux roquettes Qassam ou si ce n’était pas plutôt des attaques soigneusement planifiées pour d’autres raisons.
  • Si le siège et les attaques pourraient avoir pour but l’expérimentation de nouvelles armes et de nouveaux missiles de défense ainsi que l’expérimentation sur le terrain de stratégies de contrôle de population et de contrôle des immenses ressources en énergie trouvées en Méditerranée orientale.
Commençons par examiner la situation démographique au moment du premier assaut (Cast Lead). 
Gaza est une bande de terre étroite, 45 km de long sur 5 à 12 de large, dans laquelle 1,5 million de Palestiniens ont été entassés et virtuellement emprisonnés - avec une densité de 4119/km2, quatre fois supérieure à celle du Bengladesh.

La population est concentrée principalement dans cinq villes et sept grands camps de réfugiées qui regroupent un million de réfugiés selon l’ONU.
Il n’y a que 24 km2 de terre potentiellement cultivable et la meilleure terre, qui se trouve à la frontière nord-est d’Israël, est largement inaccessible parce qu’elle tombe dans la "zone tampon" israélienne. 80% des Gazaouis, dont 59% sont des enfants, vivent sous le seuil de pauvreté. 40% n’ont pas d’emploi, 60% dépendent de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés) pour leur nourriture.
Gaza était gouverné par le Hamas, un gouvernement élu librement, depuis un peu plus d’un an quand l’attaque a commencé, mais Israël et les États-Unis ont décidé que c’était une "organisation terroriste" et que Gaza était une "entité hostile" tout de suite après les élections et depuis ils font vivre un enfer à ses habitants. Depuis 2006, Israël s’acharne à détruire l’économie de Gaza et à maintenir l’enclave dans l’insécurité alimentaire en faisant régner une sorte de famine contrôlée pour punir la population et la briser.
La zone tampon instaurée à l’intérieur de la bande de Gaza par Israël l’a privée de 68% de ses terres arables en rendant leur culture dangereuse ou impossible. Les pécheurs palestiniens ne peuvent plus pécher au-delà de 3 miles nautiques au lieu des 20 stipulés dans le traité d’Oslo ce qui réduit dangereusement la consommation nécessaire de protéine et détruit une des bases de l’économie de Gaza. L’interdiction israélienne de dépasser les 3 miles marins a une autre conséquence qu’il faut souligner : elle interdit aux Gazaouis d’exploiter les réserves de Gaza en gaz naturel des puits Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2[1] estimées à presque 1,4 billions de pieds cubes qui auraient pu sauver l’économie et rendre Gaza indépendante d’Israël au plan énergétique.
Il est instructif d’analyser le timing des deux principales attaques.Pendant les 6 mois qui ont précédé l’invasion Cast Lead, le Hamas a respecté le cessez le feu jusqu’à ce qu’une incursion israélienne dans Gaza le 4 novembre (le jour des élections aux États-Unis) fasse 6 morts, ce qui a provoqué la réaction prévue de tirs de roquettes Qassam en Israël qui a servi de prétexte à l’armée israélienne pour lancer son attaque massive.
L’attaque israélienne qui a commencé le 27 décembre 2008 a été programmée pour coïncider exactement avec le changement de présidence aux États-Unis. Après 3 jours de frappes intensives, le Conseil de Sécurité a tenté de faire passer la Résolution de cessez-le-feu 1860 mais les États-Unis l’ont bloquée donnant à Israël le temps nécessaire pour lancer un assaut d’envergure sur le terrain. (Presque tout le Congrès a soutenu l’invasion, la Chambre par 390 voix contre 5 et le Sénat presque intégralement)
La résolution de Cessez-le-feu est finalement passée au Conseil de sécurité le 8 janvier, presque une semaine après l’invasion, mais les États-Unis se sont abstenus ce qui a donné aux Israéliens la couverture politique nécessaire pour continuer leur opération. Le président élu Barack Obama n’a pas dit un mot. Tony Blair, le représentant du Quartette, s’est fendu d’un appel tiède à un "cessez-le-feu immédiat".
Les pertes palestiniennes provoquées par l’invasion Cast Lead ont été terribles. Environ 1400 personnes ont été tuées dont 313 enfants et 116 femmes ; moins de 20% de ceux qui ont été tués étaient des combattants. Plus de 6000 personnes ont été gravement blessées dont 1855 enfants et 795 femmes (source : Centre Palestinien des droits de l’homme). Mes collègues médecins norvégiens, Mads Gilbert et Eric Fosse, qui travaillaient à Gaza à l’époque avec les équipes palestiniennes, ont fait état de lésions qu’ils n’avaient jamais vues auparavant qui prouvaient que les Israéliens avaient utilisé et testé de nouvelles armes ainsi que du phosphore blanc dans des endroits très peuplés. En plus des graves brûlures, il y avait un nombre anormalement élevé d’infirmes et de gens qui avaient perdu un membre parmi les blessés.
Par exemple 150 personnes qui avaient perdu un membre ont dû être envoyées dans les hôpitaux égyptiens ; dans le camp de réfugiés de Jabalia, parmi les 165 nouveaux infirmes qui recevaient des soins, au moins 90 avaient perdu un ou plusieurs membres. La plupart des blessures étaient causées par les armes conventionnelles connues mais certaines blessures laissaient grandement penser que d’autres armes avaient été testées en situation réelle pour la première fois. Nous sommes sûrs que certaines des armes non conventionnelles que nous allons citer ici ont été utilisées, pour les autres le doute subsiste.
Les bombes au phosphore blanc contiennent des substances chimiques imprégnées dans des petites bandes de feutre qui se dispersent sur un rayon de 100 mètres quand la bombe explose dans les airs. Le gaz sert officiellement d’écran de fumée ou de fumigène, mais c’est aussi un agent incendiaire et c’est à ce titre qu’il a été utilisé à Gaza à plusieurs reprises. Les bombes à fléchettes contiennent des milliers de fléchettes de 4 cm de long environ qui se dispersent en faisceau quand la bombe explose à environ un mètre du sol ; le profil balistique des fléchettes a été étudié pour faire énormément de dégâts possible à l’intérieur du corps. Elles ont été utilisées dans l’attaque de 2008/9 mais pas dans celle de 2012.
Les Israéliens ont testé des mortiers à tir rapide du système d’artillerie Keshet avec des effets dévastateurs dans une rue bondée du camp de réfugiés de Jabalia[2] près de l’école Al Fakhoura en pleine connaissance de cause. Ils ont tiré des obus Kalanit[3] de blindés dotés d’un canon de 120 mm ; Les obus explosent en l’air puis libèrent 6 mini-charges qui propulsent une pluie de shrapnels sur la cible en dessous.
Les explosifs à métal dense inerte (DIME)[4] sont des nouvelles munitions qui sont constituées de petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer ; elles ont un énorme pouvoir d’explosion mais qui reste confiné à un espace restreint permettant soi disant de frapper une cible donnée sans dommages collatéraux. Des bombes de petit diamètre (SDB) à guidage laser peuvent être installées sur des avions de combat F16 et ont été utilisées à Gaza (Israël en a acheté 1000 aux États-Unis début décembre en vue de l’attaque de 2008).
On pense qu’elles contenaient des shrapnels de métal dense inerte. Mais comme la preuve que des DIMES ont été utilisés repose sur la poudre de shrapnel trouvée à la surface du foie et autres tissus mous ainsi que dans les nombreuses amputations bien nettes dont ont souffert tant de victimes, elle est difficile à faire.
Les bombes à uranium appauvri sont faites pour pénétrer profondément des cibles comme les tanks à l’intérieur desquels elles forment une boule de feu brûlant ; A Gaza, elles ont été utilisées pour attaquer des grands bâtiments, pas des tanks. Enfin les Israéliens ont été accusés d’utiliser des armes thermobariques [5] dans les tunnels de la frontière égyptienne mais on n’en a pas de preuve indiscutable.
L’opération Cast Lead a été l’exemple type d’une guerre asymétrique entre d’un côté l’état qui a l’armée la plus puissante du Moyen Orient et de l’autre un camp de concentration assiégé.
Pour vous donner une idée de la puissance militaire de ce prototype d’état guerrier moderne :
  1. Israël possède actuellement entre 240 et 300 têtes nucléaires ;
  2. d’énormes stocks d’armes chimiques et biologiques de destruction de masse (tout en s’indignant de celles que possède la Syrie et en exigeant leur destruction) ;
  3. 620 avions de guerre dont des avions de combat F16 (qui doivent bientôt être remplacés par des chasseurs F35 dernier cri qui coûtent 200 millions de dollars pièce, les États-Unis leur en ont promis 25 en priorité dès qu’ils seront opérationnels), ainsi que des hélicoptères Cobra et Apache ;
  4. six sous-marins de la classe Dolphin de fabrication allemande offerts par ce pays et dont certains peuvent être équipés de têtes nucléaires - deux d’entre eux patrouillent actuellement dans le Golfe Persique ;
  5. un nombre inconnu de missiles balistiques de courte, moyenne et longue portée (jusqu’à 8000 kilomètres) capables de transporter des charges nucléaires (Jericho1,2,3) ;
  6. une flotte moderne de 58 navires de guerre dont beaucoup sont équipés de missiles et qui font régulièrement des manœuvres avec l’OTAN en Méditerranée ;
  7. 3 escadrons de drones (Hermes, Searcher and Heron), la plupart dessinés et construits en Israël - la Grande Bretagne en a commandé 100 ;
  8. une armée professionnelle disposant de 2442 tanks Merkava, 1265 véhicules blindés de transport de troupes et quantités d’autres véhicules militaires plus petits ;
  9. 2754 pièces d’artillerie lourde avec des munitions diaboliques spécifiquement conçues pour causer le plus de dommage possible dans la population civile ;
  10. l’armée de métier totalise 26 000 soldats à quoi s’ajoutent les 107 000 conscrits, ce qui fait 133 000 soldats sous les drapeaux (60% de plus que l’armée britannique) qui peuvent être rapidement triplés en cas d’urgence avec les 400 000 réservistes qui suivent un entraînement annuel de 18 ans à 40-50 ans.
Si l’on se rappelle que la population totale en Israël s’élève à 7,8 millions et que 20% d’Israéliens sont exclus de l’armée parce qu’ils sont considérés comme une Cinquième Colonne, cela représente un investissement massif dans la guerre en argent comme en sang versé.
Combien tout cela coûte-t-il ? Officiellement, environ 7% du PIB (265 milliards de dollars US) selon Israël (comparés aux 4,5% des États-Unis et aux 2,5% de l’Angleterre). Une fois qu’un petit état comme Israël s’engage dans la guerre dans une telle proportion de son PIB, la seule manière de s’en sortir est de faire des économies d’échelle en développant la fabrication d’armes pour son propre usage et pour l’exportation.
Selon les chiffres de ses ventes en 2012/13 (13 milliards de dollars US), il occupe la 4ième place mondiale (L’Angleterre tient la 3ième place avec 19 milliards de dollars). Mais si on ajoute le commerce israélien de la sécurité (peut-être aussi important que son commerce d’armes, leur compétence dans ce domaine s’étant aiguisée grâce aux dizaines d’années de contrôle sur les Palestiniens), le commerce extrêmement profitable de la mise à niveau et le juteux trafic d’armes largement ignoré avec les dealers mondiaux, il est parmi les premiers exportateurs d’armes et de sécurité du monde tant en termes de pénétration du globe qu’en termes de profits. L’industrie de l’armement et de la sécurité israélienne s’est imposée à la fois dans le matériel (en particulier les drones), dans la haute technologie (avionique, robotique et autres formes de guerre électronique, plus les applications militaires des nanotechnologies) et dans la guerre cybernétique (domaine dans lequel l’unité 8200 de l’armée israélienne collabore étroitement avec la NSA), plus des myriades de services de sécurité de toutes sortes. Les labels "testé sur le terrain" ou "a été utilisé dans le combat à Gaza" donnent aux fabricants d’armes israéliens un avantage compétitif majeur sur le marché.
En dehors du fait qu’Israël jouit au Congrès du soutien inconditionnel des deux partis pour des raisons de politique intérieure, y aurait-il d’autres raisons pour lesquelles les États-Unis ont constamment mis leur veto au Conseil de Sécurité à toutes les résolutions qui critiquaient Israël (43 fois jusqu’ici plus que tous les autres pays réunis sur tous les cas soumis) ? La possibilité pour le Pentagone et les fabricants d’armes étasuniens (et Européens) de tester leurs nouvelles armes à Gaza pourrait-elle être une explication ?
Le lien immédiat entre le soutien financier étasunien au système de défense anti-missile Iron Dome, son utilisation contre les roquettes Qassam dont Israël a provoqué le lancement et les annonces que le système de défense est en train d’être vendu aux forces étasuniennes en Afghanistan et à l’Inde permet de se poser la question. De même, se pourrait-il qu’une démonstration "d’occupation aérienne" par laquelle les drones achèvent de dominer, d’intimider et de contrôler la vie des 1,7 million d’habitants de Gaza ait une influence sur la vente de drones israéliens qui s’ajoute aux autres moyens de contrôles qu’il vend aux gouvernements, armées, agences de sécurité et forces de police du monde entier ? Et que dire des énormes réserves de gaz au large de Gaza exploitées par Israël aux dépens des Palestiniens à qui l’accès à leurs propres ressources naturelles est interdit pour des raisons de "sécurité" ?
L’armement d’Israël est le vecteur de l’extension de l’hégémonie occidentale dans la région. Ce fait là et le fait que le complexe industriel militaro-sécuritaire occidental soit fourni en armes par Israël ainsi que l’opportunité de développer et de tester les armes dans les Territoires Palestiniens font des attaques contre Gaza un cas d’école dans un monde qui est en train de se transformer rapidement en Palestine Globale, à travers la “palestinisation” de nous tous. Parce que les Gazaouis sont seulement des cobayes. Le but final est de tous nous contrôler. Dans ce sens, nous sommes tous vraiment des Palestiniens.
Colin Green
Traduction : Dominique Muselet
Colin Green est professeur Emérite de chirurgie au University College de Londres (UCL) et académicien à l’Académie des Sciences d’Ukraine, ainsi que militant des droits de l’homme dans le cadre d’associations comme the Campaign Against the Arms Trade, Stop the War Coalition, Physicians for Human Rights, Israeli Committee Against House Demolitions et the Campaign for Nuclear Disarmament.

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