vendredi 13 avril 2018

+++13/04 - LES MANIFESTANTS SE REGROUPENT. 
MANIFESTATION À PARIS. DE LA COMMUNE LIBRE DE TOLBIAC 
À LA GARE D’AUSTERLITZ. 


Macron, son gouvernement, ses chiens de garde médiatiques, nient l’existence d’une convergence entre les secteurs mobilisés. 
Pourtant, aujourd’hui, plus que jamais, on pouvait la toucher du bout des doigts… Dans les rues de Paris, du bastion de la lutte, le site PMF-Tolbiac, rebaptisé "Commune Libre de Tolbiac", jusqu’à la gare d’Austerlitz, 2.000 cheminots et étudiants de l’ensemble des gares et des facs parisiennes ont manifestés côte à côte. Et ils ont emporté sur leurs passages, des postiers et des hospitaliers de la Salpêtrière.

Macron fait l’unanimité, il a même les chiens contre lui.

Université de Tolbiac : la CGT avec les étudiants


La vidéo virale des étudiants masqués de Tolbiac

Notre imbécile de président répond  aux étudiants de sa classe de maternelle, planqué en province.
Macron se moque des étudiants... ils répliquent en occupant la Sorbonne!
Je pense que Macron est un agent double, il travaille pour nous :-)

Universités - Les forces de l'ordre attaquent la Sorbonne et Tolbiac, réaction de Lilâ Le Bas (UNEF)
Macron s'est mis à l'abri et laisse les gendarmes s'en prendre au grévistes.
Non le procès autour de l'héritage de Johnny ne pourra pas nous détourner de ces événements exceptionnels. Ça ne marche pas à tous les coups.


La Sorbonne, au centre de Paris dans le Quartier Latin et le souvenir de mai 68
Les médias ne nous tromperons plus, nous avons le net pour faire connaitre la vérité.

Gaël Quirante
Tolbiac-Austerlitz, convergence cheminots-étudiants

Cheminots, hôpitaux, postiers, étudiants... convergence des luttes devant la gare d'Austerlitz
42 mn de moment historique, ça nous met dans l'ambiance
Prises de paroles devant la gare d'Austerlitz après la manifestation cheminots-étudiants ce vendredi 13 avril à Paris, jour de grève des cheminots
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Tolbiac la rouge, point de convergence
Ils sont arrivés, en cortège, vers 13h. De la gare du Nord, de l’Est, d’Austerlitz, de Saint-Lazare, de Gare de Lyon, de Châtillon, les cheminots en grève se sont rendus au point de rendez-vous de la manifestation, métro Tolbiac. Ou plutôt quelques centaines de mètres plus bas sur la rue de Tolbiac, devant le site du centre Pierre-Mendès-France de l’Université Paris 1, occupé depuis plus de deux semaines par ses étudiants mobilisés contre le Plan Vidal qui veut expulser des facs – à la manière des étudiants mobilisés - les enfants des classes populaires des universités. Tolbiac la Rouge, c’était une évidence.
Mercredi dernier, le président de l’Université Paris 1, Georges Haddad, décidait d’autoriser la préfecture à intervenir sur Tolbiac. Les occupants se sont trouvés par deux fois sous la menace d’une intervention et d’une expulsion policière. Par deux fois déjà, cette même semaine, les cheminots solidaires d’Austerlitz, la gare la plus proche, se sont déplacés pour apporter leurs soutiens. Hier soir, ils étaient une douzaine à avoir fait le déplacement. C’est dire s’ils connaissaient le chemin…
Centre névralgique de la résistance étudiante parisienne, Tolbiac a donc servi de pont. Pont entre les facs parisiennes mobilisées – Nanterre, paris 8, paris 3, Paris 4, et même Paris 5, dont un centre a été bloqué ce matin – et les cheminots grévistes des différentes gares.

A la gare d'are d’Austerlitz par exemple, le matin, l’Assemblée Générale des cheminots grévistes a ramené plus de monde, une centaine, et notamment les gilets rouges de la CGT, interpellés par la répression qui s’abat en ce moment sur les étudiants, avec l’affaire de l’occupation de La Sorbonne vendredi soir, délogée de manière musclée par les CRS. A Paris-Nord, 150 grévistes en AG, des rangs de Sud-Rail, de FO, des non- syndiqués – la CGT avait une fois encore indiqué à ses syndiqués de ne pas se rendre à l’Ag des grévistes - ont décidé de reconduire la grève jusqu’à lundi matin et ont voté le principe de convergence avec les secteurs en lutte. Tout ce beau monde a rejoints les étudiants à Tolbiac pour siffler le départ de la manif vers Austerlitz, à 13h30.



De beaux cortèges – devant, des différentes gares parisiennes, derrière des facs – ont déambulé dans les rues sous un soleil qui appelle déjà la chaleur du mois de mai. Ambiance bon enfant. Passage par l’hôpital de la Salpêtrière, qui fait penser que des hospitaliers ont, eux aussi, rejoints la manifestation sous des drapeaux Sud-Santé. Il s’agit de protester contre les conditions de travail indignes que leur imposent les plans d’austérité successifs, que la ministre, Agnès Buzyn, continue d’alimenter.

Les attaques du service public, comme dans les universités, à la SNCF, dans les hôpitaux, c’est le quotidien des postiers depuis que la boite a été privatisée : mobilisés contre le licenciement de Gaël Quirante, postier du 92 et militant Sud-PTT, plusieurs bureaux sont en grève depuis deux semaines de manière illimitée. Présents dans la manifestation, ils avaient déployés une belle banderole invitant à la convergence des secteurs mobilisés.


«La grève générale, c’est entre nos mains!». Unis nous allons y arriver.

Arrivés à Austerlitz, pas question de plier bagage. Chaque secteur est invité au micro pour prendre la parole. S’exprime le besoin de faire de ce qui émerge, aujourd’hui, un mouvement d’ensemble
«Il faut que le 19 avril, toutes les organisations syndicales, tous les secteurs se saisissent de cette date pour se mettre en grève, pour structurer des assemblées générales avec leurs collègues. 
Il faut que la semaine prochaine, ce soit la semaine de la convergence des lutte» lance Gaël Quirante. «la grève générale est entre nos mains».

Macron et à sa leçon de morale au journal de Jean-Pierre Pernaut, hier, Victor, étudiant de Nanterre interpellé par la police lors de l’expulsion musclée d’une assemblée Générale, répond «on n’est pas des agitateurs professionnels, des bloqueurs professionnels, ni des criminels, ni des voyous. Les seuls casseurs, ils sont au gouvernement, ils s’appellent Emmanuel Macron, Elizabeth Borne, Frédérique Vidal et Gérard Collomb». Face à la répression, «à Nanterre, la réponse des étudiants, comme partout ailleurs, a été remarquable, car on est encore plus nombreux, on est encore plus déterminés pour faire reculer ce gouvernement et on lâchera rien, ni face à la matraque, ni face aux gazes».
«On veut un autre monde»
Mais pour cela, il va falloir s’organiser, se rencontrer, créer des liens et mobiliser davantage. «Pour chaque étudiant matraqué, pour chaque cheminot gazé, il faut qu’il y ait 100 étudiants de plus qui nous rejoignent, 100 cheminots de plus qui se mettent en grève», appelle de ses vœux Arthur, étudiant mobilisé de Tolbiac. Dès demain s’offrent plusieurs rendez-vous. Le matin dans les locaux de Sud-Rail Saint Lazare ; le soir à Tolbiac, pour une fête de la lutte et de la de convergence.
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Plus de 400 professeurs dénoncent la "sélection hypocrite" de la réforme de l'accès à l'université, joignant leur voix à celle d'étudiants grévistes.
Ces 425 enseignants de fac s'opposent à la réforme en se plaçant d'emblée du côté des étudiants qui bloquent actuellement plusieurs universités en France: "Nous, enseignants-chercheurs, soutenons et accompagnons les étudiants dans leur contestation de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) et de Parcoursup depuis le début de leur mouvement", écrivent-ils.
Cette réforme met en place, selon eux, une "sélection hypocrite": "D'un côté, les responsables gouvernementaux refusent catégoriquement d'utiliser ce mot. Mais, de l'autre, on nous demande de classer les candidatures de sorte qu'un couperet tombera une fois les capacités d'accueil des filières saturées".
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Mais aussi à Nantes près de Notre Dame des Landes
500 étudiants et lycéens ont manifesté à Nantes ce jeudi 12 avril pour réclamer le retrait de la loi ORE qui modifie l'accès à l'université. Depuis le 3 avril, les étudiants ont voté le blocus illimité du campus du Tertre.

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