dimanche 28 janvier 2018

++28/01 - PRISONS - RÉFÉRENDUM NATIONAL SUR LA JUSTICE. 
SAVEZ-VOUS COMMENT LES DÉTENUS
APPELLENT LES GARDIENS ? 



Sur France 5 dimanche 28 janvier à 18h35 : Un Village Breton contre les Compteurs Linky !
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Les gardiens de prisons toujours en grève
Le mouvement des gardiens de prison, lancé après l'agression de surveillants par un détenu djihadiste, est depuis onze jours toujours dans l'impasse.
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Chère Madame, cher Monsieur,
Les détenus appellent leurs gardiens : le room service !
Vous êtes très nombreux à répondre à mon précédent message sur la colère des surveillants de prison. Et vous êtes, en très grande majorité, d’accord avec moi.
Il est anormal que les gardiens de prison soient en danger de mort tous les jours.
Comprenez-moi bien. Bien sûr, ils font un métier qui comporte plus de risques que d’autres métiers. Ils l’ont choisi. Mais ils œuvrent pour notre sécurité à tous. Ils sont des auxiliaires indispensables de la justice. L’État a donc le devoir de leur donner les moyens d’assurer leur mission dans les meilleures conditions possibles.
Mais pour cela, l’État, et donc le gouvernement, doit revoir complètement sa copie ! Le système carcéral est devenu absurde et abandonne aujourd’hui les personnels pénitentiaires aux mains de détenus qui règnent pratiquement en maîtres. C’est d’abord ce renversement des valeurs qui est à l’origine de la colère des surveillants.
Les gardiens de prison n’en peuvent plus de voir leur autorité et leur sécurité diminuer au fur et à mesure qu’augmentent les «droits» accordés aux détenus.
Ils n’en peuvent plus de constater que «la société» paraît se soucier plus du sort des criminels condamnés que de celui de ceux qui sont chargés de les garder.
Ils n’en peuvent plus de subir les conséquences du sous-dimensionnement carcéral orchestré par tous les gouvernements successifs depuis des décennies.
Vous pensez peut-être que j’exagère ?
Lisez donc ces quelques témoignages de surveillants, que j’ai trouvés dans un livre très instructif intitulé “Prisons de France” :
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Prisons de France – 20 octobre 2016 de Farhad KHOSROKHAVAR 
Violence, radicalisation, déshumanisation... Qu'est-ce que la prison dit de notre société ? 
Cette enquête exceptionnelle menée dans quatre grandes prisons françaises – Fleury-Mérogis, Fresnes, Lille-Sequedin et Saint-Maur – dresse un état des lieux inédit et alarmant du milieu carcéral de notre pays. De la fouille à la promenade, du mitard à la salle de sport, le quotidien pénitentiaire est raconté par ceux qui le vivent. Petits délinquants, dangereux criminels, voyous radicalisés, " fous ", surveillants, médecins, directeurs d'établissements : à tous, l'auteur donne pour la première fois la parole.
Aux problèmes récurrents de surpopulation, violence, trafics en tout genre et conditions de vie dégradantes, est venu s'ajouter celui de la radicalisation. Le sociologue montre comment la prison constitue un terreau fertile pour les apprentis djihadistes et un vivier de recrutement pour les plus radicalisés.
Analysant avec finesse et rigueur cet univers habituellement inaccessible, il livre une réflexion plus que jamais nécessaire sur l'enfermement et ses conséquences psychiques et sociales.
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Témoignages de surveillants
« Je suis surveillant depuis 1990. Depuis cette période, les détenus ont acquis beaucoup de droits. En 1990, le matin, c’était silencieux et il y avait pourtant quatre détenus par cellule, maintenant on en a deux et au maximum trois et ils sont bruyants. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de télé. Il y en a eu par la suite, mais avant 2010 les détenus payaient sept euros par semaine. Maintenant, c’est huit euros par mois.
Et ce qu'ils voient à la télé ne les incite pas à s'améliorer. C'est voulu !
La population a changé. Avant, un détenu restait dans le silence. Maintenant, la prison est le passage obligé de la jeunesse des cités, ils disent : «C’est un hôtel !»
Ils sont bruyants et irrespectueux. Ils nous traitent de tous les noms, ils n’ont en bouche qu’«enculé», «nique ta mère» et d’autres mots grossiers. Plus ils gagnent en avantage, plus nous perdons en autorité et on nous demande en plus d’être vigilants pour ne pas blesser leur dignité !
Je suis obligé de vouvoyer et de qualifier de «monsieur» quelqu’un qui me tutoie et me traite de tous les noms. Voilà où nous en sommes
Et encore :
“ On ne peut plus être strict avec les détenus, il faut négocier, s’entendre. C’est fini la discipline, la prison fait désormais partie de la société et son côté spécifique est en déclin. (…)
L’évolution de la prison est au bénéfice des détenus mais abandonne les surveillants.
Avant le surveillant avait 200 détenus, maintenant il en a 100 à 150. Mais avant, il n’y avait pas de mouvement hors de la cellule sauf pour maladie, l’audition par l’avocat ou le parloir, maintenant un détenu a au moins deux mouvements par jour.
Les détenus sont aussi plus agressifs qu’avant. On fait face à des rapports de force au bénéfice du détenu. Il teste le surveillant en permanence. “
Et pourquoi donc croyez-vous que nos prisons soient devenues de véritables passoires, dans lesquelles téléphones portables, drogue, argent, armes même parfois circulent presque librement ?
Parce que sous prétexte “d’humanisme” nos gouvernements successifs ont peu à peu privé les surveillants de tous les instruments qui leur permettaient de faire respecter la discipline carcérale.
Comme si ceux qui étaient derrière les barreaux étaient des enfants de choeur !
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Un autre surveillant résume très bien les choses :
«On nous condamne à une mort lente. Le détenu peut maintenant avoir recours, d’abord à la commission de discipline, ensuite à une personne indépendante de l’administration pénitentiaire pour avoir gain de cause. Ma bonne foi vaut la sienne alors qu’il s’agit souvent de criminels endurcis!

En même temps la société a pitié d’eux, les journaux décrivent leur peine, le docteur Vasseur a fait un livre romancé sur les problèmes de la prison de 

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