vendredi 19 janvier 2018

19/01 - INDIVIDUALISME, REJET DE L'AUTORITÉ... 
ENQUÊTE SUR LA GÉNÉRATION «J’AI LE DROIT» 
 
Des français après le passage de la Cabale.
En classe, dans les années 50, on nous apprenait que "La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres" et j'ai retrouvé ces valeurs en Inde du Sud qui ont été chamboulées par l'arrivée massive de touristes occidentaux, de leur argent et de leurs valeurs. Tout a changé en un éclair avec bien sûr une surenchère de l'invasion des multinationales, de la malbouffe, de la médecine/maladie, les vaccins, les médias....

On ne parle plus que de droit, plus de Devoir envers ses parents, son pays..et même envers Soi. Respecter son corps en n'avalant pas les poisons qui nous sont offert et le devoir de ne pas ficher sa vie en l'air.
Mai 68 est passé par là. (article à ce jour)
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Article du journal "Le Parisien" :
L'intérêt général, connais plus!
Une prof jette un pavé dans la mare en fustigeant la génération « j’ai le droit ». Des jeunes, mais aussi des adultes pour qui le « je » prime sur tout.
C’est une phrase courte, qui se passe rarement d’un point d’exclamation. Comme une petite explosion sémantique qu’on entend partout et qu’on prononce soi-même souvent : « J’ai le droit ! » Le droit de parler en classe, le droit de bloquer son lycée, le droit au wi-fi et à la déconnexion, le droit de maltraiter l’orthographe, le droit de payer moins cher, celui de revendiquer sa singularité, religieuse ou identitaire, et même, désormais, le droit à l’erreur administrative
« Après tout, nous sommes dans un Etat de droit, comme le répètent très souvent les politiques », sourit la sociologue et directrice de recherches au CNRS Monique Dagnaud.

La fin des piédestaux ?
Mais cet état de fait serait-il aussi devenu le trait le plus saillant de la société d’aujourd’hui ? « Nous sommes dans la glorification des identités particulières, dans un individualisme forcené », assène Barbara Lefebvre, enseignante et polémiste, auteur d’un pavé dans cette mare du « je » : « Génération : J’ai le droit », à paraître jeudi (1). Cette prof d’histoire-géographie dénonce chez ses élèves mais aussi chez leurs parents « une suspicion » à l’égard de l’autorité et des savoirs, comme si le règne du moi revendiqué sur les réseaux sociaux rendait tout le reste relatif. Au feu, les estrades et piédestaux sur lesquels trônaient autrefois le maître, le juge, le politique, les parents ?


« L’individualisme est un trait fort de nos sociétés contemporaines, et c’est vrai qu’il dilue le sentiment d’appartenance collective, abonde Monique Dagnaud (2). Nous avons pour de bon quitté la société patriarcale : un cadre existe toujours dans la famille mais il est négocié et la parole de l’enfant est prise en compte. Pas étonnant, dans ce contexte, que des jeunes s’élèvent avec l’argument j’ai le droit. »
S’il constate aussi « une montée générale des revendications identitaires et des attitudes protestataires », le sociologue de la jeunesse Olivier Galland (3) nuance : « Le rejet de l’autorité n’est pas généralisé chez les jeunes, il est en fait très différent selon le milieu social ou le niveau de diplôme. Mais il est vrai aussi que la reconnaissance de l’individu dans ce qu’il a de particulier est un thème très fort dans la jeunesse. » Une jeunesse pour laquelle les notions de respect et d’humiliation sont, relève le spécialiste, parmi les plus importantes qui soient.
1. « Génération : J’ai le droit »*, de Barbara Lefebvre, Ed. Albin Michel, 240 p, 18 €.
2. «Le Modèle californien. Comment l’esprit collaboratif change le monde», de Monique Dagnaud, Ed. Odile Jacob, 2016.
3. «Sociologie de la jeunesse», d’Olivier Galland, Ed. Armand Collin, 2017.
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Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»
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*Le livre "Génération "j'ai le droit" : La faillite de notre éducation – 17 janvier 2018 de Barbara Lefebvre
Toute une génération ne cesse de répéter " J'ai le droit ", exprimant de manière péremptoire un " droit de s'élever contre " : l'école, l'autorité parentale, les règles communes et même la loi en général. Plus que jamais cette revendication symbolise un individualisme irresponsable et témoigne d'une faillite collective accablante : régression de nos libertés collectives au profit des communautés, triomphe de l'égalitarisme, dérives pédagogiques de l'Éducation nationale, démission de parents dépassés... Barbara Lefebvre montre, preuves à l'appui, comment nos enfants ont été abandonnés culturellement par notre système éducatif. Elle alerte sur des enjeux qui dépassent largement la sphère scolaire : nivellement par le bas, absence des familles, mépris des valeurs humanistes fondamentales, racisme, sexisme, antisémitisme, destruction de la laïcité, culte de l'individualisme....

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