lundi 15 janvier 2018

15/01 - SOLDES : ON PEUT PASSER DE LA MODE JETABLE
À UN SYSTÈME PLUS DURABLE ». 


Sommes-nous des assassins, des pollueurs en plus d'être des cannibales mangeurs d'animaux ?

Quelque 130 mlliards de pièces de vêtements sont produites chaque année dans le monde. Une production massive au coût écologique faramineux : le textile est aujourd’hui la deuxième industrie la plus polluante dans le monde, près le pétrole.
Les soldes d’hiver débutent mercredi 10 Janvier. Au coup de sifflet les moutons se précipitent acheter des vêtements qui ne sont ni jolis ni confortables alors qu'ils ont leurs penderies qui débordent!

Quel est l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement ?
Qu'en est-il de la consommation d'eau utile pour produire ces futilités, sans parler du changement de composition chimique de l’eau à cause des polluants qui y sont déversés.
Concernant la consommation d’eau, on sait quil faut 2.700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans. Pour un jean, entre 7.000 et 11.000 litres d’eau sont nécessaires, l’équivalent de 285 douches.
On constate également, à travers la filière de récupération, une baisse de qualité des textiles par rapport à ceux d’il y a quinze ou vingt ans.
L’enseigne H&M, qui incarne cette mode jetable, invite ses clients à rapporter leurs vieux vêtements pour les recycler, en échange d’un bon d’achat.
C'est encore de la consommations. Ce qu'il faut c'est arrêter d'inciter les gens à la surconsommation.
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La mode se penche sur son poids environnemental
A l’occasion du festival We Love Green, au bois de Vincennes, les 10 et 11 juin, les professionnels du vêtement, l’Ademe et Universal Love veulent informer les jeunes des risques environnementaux et sociaux que représente ce secteur.
En enfilant simplement son jean et son tee-shirt on peut mettre à mal la planète, surtout s’ils ont été achetés sans label garantissant un minimum de préoccupations environnementales et sociales.
Oui, comme déjà dit, pour produire un jean, il faut consommer quelque 11.000 litres d’eau, soit l’équivalent de près de 300 douches. Ce dernier peut parcourir, du champ de coton à la boutique, jusqu’à 65.000 km, soit une fois et demie le tour de la Terre. Et chaque année en France, sur les 700.000 tonnes de textiles arrivant sur le marché, on compte 90 millions de jeans.
S’agissant du haut, le bilan est aussi impressionnant. Un tee-shirt va consommer, lui, 2.720 litres d’eau, soit ce qu’un individu boit, en principe, en trois ans. Pour le teindre, le rendre plus doux ou élastique, les techniques utilisées font appel à de nombreux produits chimiques, contenant des métaux lourds, souvent toxiques. et on ne parle pas des traitement pour le délaver et le trouer !!!!
Ces composés organiques volatiles peuvent polluer l’air et les eaux, altérer la santé des ouvriers qui les fabriquent, voire celle des consommateurs, ces substances se dégradant au contact de la sueur et de l’humidité.

« Le Revers de mon look »
Pour faire prendre conscience de ces réalités, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) Ile-de-France, en partenariat avec l’association Universal Love, a investi le festival We Love Green qui s'est tenu les 10 et 11 juin au bois de Vincennes, dans l’Est parisien. Lors du week-end, les jeunes, et les moins jeunes, ont pu découvrir une exposition « Le Revers de mon look, quels impacts ont mes vêtements sur la planète ? », ludique et pédagogique. Par ailleurs, une table ronde a permis de réunir des professionnels de la mode, des représentants de l’Ademe et d’Universal Love, sur le thème « Mode pour le climat – Mode engagée – Mode d’emploi ».
« Alors que la conscience environnementale et sanitaire a progressé sur la problématique de l’alimentation, notamment chez les jeunes, la mode et le vêtement restent encore à l’écart de ce mouvement pour la durabilité, la mode est le parent pauvre de cette conscience environnementale », explique Joëlle Colosio, directrice régionale de l’Ademe Ile-de-France. Mais, selon elle, une nouvelle étape est en train de voir le jour, avec des clients de plus en plus désireux d’être informés et des professionnels qui ont progressé sur ces questions et qui sont capables de produire des vêtements séduisants et éthiques tout à la fois.

Le textile est la deuxième industrie la plus polluante dans le monde, rappelle l’Ademe, consommant 25 % des produits chimiques élaborés chaque année dans le monde et émettant 10 %.
Sur les 400 milliards de mètres carrés de tissus produits annuellement dans le monde, 15 % environ ne sont pas utilisés, devenant des déchets. Ou ne sont portés qu'une seule fois !
S’agissant justement de la fin de vie des vêtements, l’agence, qui est un établissement public sous la tutelle conjointe du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, émet quelques propositions à destination d’un public adolescent, fort consommateur de mode.
S’agissant par exemple du tee-shirt, il faut le choisir solide et « qui ne se démode pas », en prendre soin au niveau des lavages, le choisir avec un coton bio, et un label – même s’il est parfois difficile de s’y retrouver dans les nombreux labels existants, 10 pour le textile (15 pour l’alimentation et les boissons) –, et, précise l’Ademe, « éviter de le jeter à la poubelle, [mais plutôt] le donner, le vendre ou le déposer dans un point de collecte des vêtements ». Ou chez Emaus.
La cible, ce sont clairement les jeunes, très consommateurs de produits considérés très vite comme « périssables », et à des prix de plus en plus bas, réalisés souvent dans des matières peu écologiques et peu résistantes. Si l’opinion publique est encore peu concernée par cet aspect de la mode, l’effort des défenseurs de l’environnement ne date pourtant pas d’hier.

Manque de porte-parole
L’association Universal Love a été créée dès 1995, montant en 2004 l’Ethical Fashion Show. En avril 2013, la catastrophe du Rana Plaza*, un immeuble s’effondrant dans le faubourg de Dacca, la capitale du Bangladesh, tuant quelque 1.130 personnes ayant des enfants, essentiellement des ouvrières de la confection, avait relancé la nécessité d’imposer aux marques un code social et environnemental.
« Il y a un net progrès, chez les grandes marques qui tirent l’ensemble de la profession, mais on n’en parle pas assez en France, note Isabelle Quéhé, d’Universal Love. Nous manquons de porte-parole, de personnalité visible, comme en Grande-Bretagne, Stella McCartney ou Vivian Westwood, cette dernière étant capable de dire à la princesse de mieux s’habiller en tenant compte des conditions de fabrication de ses robes ou en lui conseillant de ne pas en changer tout le temps. » Avec 150 milliards de vêtements produits (en 2016), la marge de progression sur les questions environnementales des fabricants est importante.
Si en achetant son jean ou ses chaussures, il n’est pas toujours évident de réfléchir aux conditions de fabrication du produit, il faut encourager la prise de conscience. Comme dans l’alimentation, estime l’Ademe. « On ne peut pas se passer de l’habillement, insiste Joëlle Colosio. Il faut donc rappeler quelques vérités, mais en évitant la culpabilisation, d’où notre exposition “Le Revers de mon look”. » Sur le terrain, l’agence accompagne les projets, créateurs, recycleries, friperies, échanges ou location de vêtements. Le mot d’ordre est clair : « Achetez moins, achetez mieux, vous avez le pouvoir de choisir ce que vous voulez mettre », professe l’Ademe.
Les vêtements sont avant tout fait pour tenir chaud dans nos régions. Avant ils étaient jolis et mettaient les personnes en valeur. C'était agréable de voir ces robes fleuries réapparaître dès l'arrivée du printemps. Maintenant tout le monde est en noir, tous les vêtements, je dirais plutôt loques, se ressemblent. Tout devient laid, donc les personnes deviennent laide à l'image de la mode que les médias nous imposent. 

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