dimanche 30 juillet 2017

30/07 - SCANDALE CHEZ LES BOUDDHISTES : 
MATTHIEU RICARD RECOMMANDE AUX DISCIPLES 
PLUS DE VIGILANCE. 


Par Elodie Emery
Pour la première fois, Matthieu Ricard, qualifie d'"inadmissibles" les agissements de Sogyal Rinpoché. Régulièrement brocardé pour ses violences et abus sexuels, le lama qui officie dans l'Hérault jouissait jusqu'à maintenant d'un silence total de la part des plus hautes instances du bouddhisme tibétain.

Depuis des années, le lama Sogyal Rinpoché agit en toute impunité, dans son centre de retraite situé dans l’Hérault, mais aussi ailleurs en Europe et dans le monde. Malgré sa position à la tête d’une association bouddhiste d’envergure internationale (Rigpa), aucune des plus hautes autorités bouddhistes n’a jusqu’à maintenant dénoncé les abus sexuels dont le tibétain est régulièrement accusé. 

Hier, Marianne publiait de larges extraits d’une lettre signée par huit de ses plus proches disciples, qui révélait des détails inédits et glaçants sur la violence des pratiques du maître.
Suite à nos sollicitations, le plus célèbre moine bouddhiste de France, Matthieu Ricard, a fini par envoyer un texte de réaction à notre journal.

« Je connais personnellement deux des auteurs de la lettre récemment envoyée à Sogyal Rinpoché et suis convaincu qu’ils sont honnêtes et que leur parole est fiable,écrit le co-auteur du best-seller Trois amis en quête de sagesse. Les comportements décrits dans cette lettre et dans d’autres témoignages passés sont à l’évidence inadmissibles, du point de vue de la morale ordinaire et à plus forte raison de l’éthique bouddhiste, notamment du fait que les comportements incriminés ont été sources de nombreuses souffrances ».

Contacté par téléphone, et pour justifier que des années se soient écoulées avant qu’il ne prenne la parole à ce sujet, Matthieu Ricard argumente « qu’il n’y a pas de police des mœurs dans le bouddhisme » et que c’est « aux personnes qui connaissent les choses de l’intérieur de les dénoncer ». Et, le cas échéant, de porter plainte auprès de la justice. Dans son courrier, le moine insiste sur ce point en rappelant que les enseignements recommandent « de ne pas se confier à un maître avant de l’avoir minutieusement examiné, de loin d’abord, en s’informant auprès de tierces personnes, puis de près en vérifiant par soi-même si l’opinion que l’on s’est faite est conforme à la réalité. Il est même conseillé d’attendre plusieurs années avant d’accorder toute sa confiance à un maître et de suivre ses enseignements. On ajoute que se confier à un maître non qualifié revient à absorber du poison ».

Autrement dit, Sogyal Rinpoché a beau avoir été adoubé par le dalaï-lama et Matthieu Ricard lors de l’ouverture de son temple en 2008, charge aux disciples, et à eux seuls, de démasquer l’imposture. « Ce n’est pas notre rôle d’œuvrer en justiciers », affirme Ricard. « Il existe maintenant des milliers de centres bouddhistes dans le monde, tous indépendants les uns des autres »,rappelle-t-il, soulignant que « le bouddhisme n’est pas organisé de façon hiérarchique comme c'est le cas, par exemple, de l’Eglise Catholique ».

A ceux qui accusent le dalaï-lama de s’être tu pour des raisons financières ou pour protéger le bouddhisme, Matthieu Ricard oppose un démenti catégorique. Selon lui, le seul rôle qui incombe au maître spirituel est de « servir de référence en enseignant et en incarnant clairement ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour être un pratiquant du bouddhisme digne de ce nom ». Et pour expliquer que l’organisation de Sogyal Rinpoché, Rigpa, figure à la liste des donateurs de sa propre association Karuna shechen, il évoque une donation d’à peine 5 240 € en 2015, destinée aux victimes du tremblement de terre au Népal.


Matthieu Ricard a beau minimiser la portée de sa prise de parole, se décrivant comme « un pauvre moine errant de droite à gauche », nul doute que ses mots auront un impact sur les 600 000 pratiquants de la religion bouddhiste en France. Et plus encore sur les victimes, qui craignent toujours, en prenant la parole, de nuire au bouddhisme tibétain dans son ensemble.

Pour en savoir plus sur le dalaï lama, ce partisan du retour à un Tibet théocratique, esclavagiste et moyenâgeux et sur le financement du dalaï lama par la CIA, mieux vaut lire « Le dalaï lama pas si zen » (Maxime Vivas, éditions Max Milo 2011).
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Bouddhisme. MÉFIANCE ! 

Soros, Matthieu Ricard et le bouddhisme dégénéré

Vous connaissez forcément Matthieu Ricard (au centre sur la photo ci-dessus, entre Jacques Attali et François Hollande, à l'Elysée lors de la remise du rapport sur « l’économie positive » (sic), le 21 septembre 2013). Même si son nom ne vous dit rien, vous l’avez vu sur France 2, TF 1 ou BFM-TV ; vous l’avez entendu sur RTL, Europe 1 ou France Culture ; vous l’avez lu dans Le Point, Libération ou Le Monde. C’est que Matthieu Ricard fréquente assidument toutes les salles de rédactions et tous les plateaux de télévision, mais pas seulement : il délivre aussi la bonne parole dans les universités et il a même été reçu à l’Elysée pour y être décoré par Nicolas Sarkozy en personne ! C’est que Matthieu Ricard est quelqu’un d’important : c’est un moine bouddhiste, accessoirement interprète et quasi porte parole en France du Dalaï-Lama.

Macron et le Dalaï Lama
« Dis-moi qui tu sers, je te dirai qui tu es » : mais qui est ce Dalaï-Lama qui guide spirituellement Matthieu Ricard ? Quelqu’un de bien assurément ! Sur son site, ce saint apôtre de la religion mondiale présente en quelques lignes les principes fondamentaux qui l’animent : « Human Rights, Democracy and Freedom ». Il affirme que les « valeurs de la démocratie, de la société ouverte [open society],  des droits de l’homme, de l’égalité » sont des « valeurs universelles » (sic) nécessaires à la paix et à la liberté.
Le moins que l’on puisse dire est que le point de vue « spirituel » du Dalaï-Lama est éminemment politique. C’est presque un copié-collé du projet de « société ouverte » que défend un Georges Soros et avec lui l’oligarchie. Hasard, rencontre de grands esprits ? Pas si sûr. On sait « officiellement » aujourd’hui, par des documents comptables états-uniens déclassifiés en 1998, que jusqu’en 1972 au moins le Dalaï-Lama recevait personnellement de la CIA  un « salaire » annuel de 180.000 Dollars. A cette somme s’ajoutait plus de 1,7 millions de dollars pour que sa Sainteté mène à bien ses opérations politiques internationales. Il travaillait alors avec ses deux frères, eux-aussi agents de la CIA, et en relation avec la guérilla tibétaine, une guérilla armée de vrais fusils il va sans dire. Selon Maxime Vivas (Pas si zen: La face cachée du Dalaï-Lama - Essais – documents), des sommes équivalentes auraient ensuite été versées par la NED (National Endowment for Democraty), une officine écran de la CIA. Il est donc surprenant qu’un guide spirituel de son envergure, se disant soucieux des droits de l’homme et de la liberté, soit (ou ait été) appointé dans le même temps par une organisation dont il est avéré qu’elle pratique la torture, les meurtres ciblés et les emprisonnements arbitraires dans des prisons secrètes. Que diriez-vous d’un politicien qui ferait son élection en défendant la Paix dans le monde tout en étant financé par le lobby de l’armement ? N’y aurait-il pas  « une légère contradiction » ?   
Matthieu Ricard, quant à lui, n’a semble-t-il pas de liens avec la CIA ou la NED. Il est, par contre, très introduit dans la famille Soros, plus précisément celle Andréa Soros, la fille de Georges, le fondateur de l‘Open Society Foundation qui déstabilise des pays entiers en coordination avec la CIA, la NED, l’USAID, Freedom House, etc. Ricard va-t-il à New York ? Il est reçu et séjourne à Greenwich Village, dans les modestes appartements d’Andrea Soros (une bicoque, presque un ermitage, à 20 millions de dollars seulement).  Ricard écrit-il un livre ? Georges Soros y ajoute quelques mots gentils. Ricard a-t-il besoin d’argent ? Comme vous, il fonce à Davos où il rencontre Melinda Gates (la femme de Bill) et s’entretient avec Soros (qui menace la monnaie chinoise).
Comme le Dalaï-Lama, Matthieu Ricard est pour la « société ouverte », la démocratie et les droits de l’homme. Ses références intellectuelles s’appellent Georges Soros (le « philanthrope Georges Soros » dit-il), Jacques Attali ou Stéphane Hessel. La gouvernance mondiale ? Ricard est pour : « on doit arriver à une gouvernance mondiale ! » (7 nov. 2011, émission Service Public de France Inter). Les migrants ? Matthieu Ricard est pour ! Il a pleuré pendant 10 minutes en voyant la photo du petit Aylan étendu sur une plage. Aussi, il admire ceux qui « accueillent les réfugiés à bras ouverts » et donne en exemple l’association Singa France et son réseau CALM (« comme à la maison ») qui cherchent à placer les « réfugiés » chez l’habitant. La Chine ? Il est contre bien sûr, tout comme Andrea Soros, à la tête de deux fondations (Tsadra Foudation et Trace Foundation) qui sous des prétextes culturels préparent en catimini quelque révolution de couleur au Tibet.
Mais pourquoi Soros soutient-il le bouddhisme ? On sait qu’il n’aime pas la Chine (une société trop fermée à son goût) et qu’en agissant sur le Tibet il agit contre celle-ci. Certes, mais pourquoi alors promouvoir le bouddhisme chez nous, via des Matthieu Ricard ?
Le bouddhisme dont il s’agit ici est un bouddhisme très simplifié et appauvri, une sorte de « bouddhisme pour les nuls » fait de mièvreries sur l’altruisme, la compassion et l’ouverture aux autres. Ce bouddhisme de pacotille est une démarche individuelle qui incite à « trouver la paix intérieure », à se recentrer sur soi pour « atteindre un état de conscience », à méditer pour s’éveiller et atteindre le Nirvana, l’illumination. Autrement dit, c’est une doctrine qui cadre parfaitement avec l’individualisme de la société postmoderne tout en véhiculant des « valeurs » détournées (altruisme, compassion) qui servent le projet de métissage de l’Europe. Sur le marché du spirituel, le bouddhisme amoindri est un produit de consommation contre lequel les religions traditionnelles sont démunies. Il flatte Ego, en fait le point de départ de toutes choses, ce qui est conforme à ses désirs profonds, tout en lui donnant bonne conscience par une compassion fausse et sur-jouée. Il casse donc les liens religieux ancestraux tout en préfigurant une sorte de religion universelle, individuelle, sans Dieu, sans impact sociétal, sans théologie : une philosophie religieuse de supermarché, un sous-produit de Fast-food spirituel adapté au cerveau décérébré de l’individu postmoderne, un dissolvant de société identitaire.
Le bouddhisme dégénéré de Matthieu Ricard, de la famille Soros et des médias sera-telle la future « religion mondiale » d’une humanité enfin unifiée et calibrée ?  Difficile de répondre à cette question. Une chose est sûre : c’est une option et ils y travaillent !
Antonin Campana

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