vendredi 7 juillet 2017

+07/07 - «NON À LA LOI TRAVAIL» : LA BANDEROLE
QUI NE PASSE PAS DANS LE TOUR DE FRANCE (IMAGES).

Très bonne idée à suivre pour le 14 Juillet à Paris. Il faudrait que nous soyons juste plus nombreux que les forces de police à manifester.
Profitons des spectacles qu'ils organisent pour nous détourner de leurs méfaits.
Ils nous gavent de leur publicité dans tous ces événements et le peuple n'aurait pas le droit de s'exprimer. Où est la démocratie? 
Il serait bien que les spectateurs au tour de France tourne le dos à la caravane publicitaire et ne se retournent que pour encourager les cyclistes. Mais, là aussi, où est le sport quand il y a tant de dopage et de matériel sophistiqué ? Où est le tour de France du temps d'Anquetil et de Poulidor l'éternel second si sympathique ? Il y a 50 ans de cela. C'est net qu'il faut voyager dans le temps et recommencer à cette période.

Rt France :
Les slogans publicitaires dûment approuvés par les organisateurs sont omniprésents sur la célèbre fête à la gloire du vélo. Mais, visiblement pas les messages politiques, comme l'a appris à ses dépens un Lorrain confronté à la police.


«Je trouve que c'est très inquiétant», déclare Michel V. à RT France, «une paire d'années en arrière, on n'aurait jamais vu ça». Quand ce Lorrain, amateur du Tour de France mais aussi farouche opposant à la refonte du Code du travail, s'est mis en tête d'exploiter la couverture médiatique impressionnante de l'événement sportif, il ne se doutait pas que la police veillait autant au grain.
Ce 3 juillet 2017, le Lorrain en question n'est en effet pas parvenu à déployer sa banderole «Non à la loi Travail» pendant le passage de la caravane publicitaire lors de la deuxième étape du Tour, entre Verviers (Belgique) et Longwy (des résistants). 
Longwy , ville sinistrée de l'Est de la France


La police surveille mieux les opposants français au gouvernement pour défendre leur droits qu'ils ne le font avec les vendeurs de drogues (trafic de la CIA) ou les djihadistes. Ils suivent, malheureusement pour nous, les ordres. Quand vont-ils se rendre compte qu'ils font eux aussi parti du peuple bafoué et qu'ils en soufrent comme nous ? 

Sur Facebook, Michel V. a évoqué la «violence» des forces de l'ordre. «Vous arrêtez tout sinon on vous emmène au poste», lui auraient lancé les policiers.
Les forces de l'ordre semblaient avoir l'homme à l'œil depuis un moment, puisque trois voitures de police s'étaient rendues à son domicile, un peu plus tôt dans la journée. «Vous voulez bloquer le Tour de France ?», lui auraient demandé les représentants de la loi, rapporte Michel V. «Non, on est quatre, comment voulez-vous ?», se rappelle-t-il avoir répondu.
Il faut dire que Michel V., 65 ans, semble être très actif dans sa région. Membre du Parti communiste de la ville de Villerupt, en Meurthe-et-Moselle, il défend, entre autres, les abeilles des pesticides néonicotinoïdes mais aussi la cause palestinienne, au sein de l'Association France Palestine solidarité (AFPS). La veille d'ailleurs, accompagné de quelques militants, il avait peint sur la route des slogans pro-palestiniens. L'organisation du Tour de France les avait effacés dans la foulée.
Selon l'activiste lorrain, la police ainsi que les organisateurs du Tour lui auraient opposé que les messages à caractère politique étaient interdits lors de cette grand messe du vélo. «C'est pas de la politique, c'est un message de Paix», objecte au téléphone Michel V., lequel cherche toujours à récupérer sa banderole, confisquée par les forces de l'ordre et conservée dans un commissariat.

Pourtant, si le règlement du Tour de France interdit certes à ses participants (coureurs, organisation) de manifester, rien n'est dit au sujet des spectateurs. 

En la matière, la Cour européenne des droits de l'homme prévoit que la liberté de manifester ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui sont prévues par la loi. 
Le Lorrain, de par son hyperactivité déployée en ce 3 juillet, semble donc être tombé dans le cadre du «trouble à l'ordre public». Une notion floue que la police a toute latitude d'apprécier au cas par cas.

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