mercredi 5 avril 2017

+++05/04 - FANS DE POUTINE - LES EXTRÊMES DROITES D'EUROPE 
ET LA FASCINATION DU KREMLIN. 
SUPER REPORTAGE D'ARTE. 

Pourquoi la Russie de Vladimir Poutine s'applique-t-elle à tisser des liens avec les partis populistes d'extrême droite européens ? Enquête en Slovaquie, en Bulgarie et en République tchèque.
Depuis des années déjà, les analystes observent un rapprochement progressif entre le Kremlin et les partis populistes d’extrême droite européens. Prises de positions voisines, usage des mêmes canaux médiatiques… Des personnalités politiques russes vont jusqu'à afficher ouvertement leur soutien au Front national ou au parti eurosceptique Alternative pour l'Allemagne (AfD). Une amitié qui se veut réciproque, comme en témoignent les voyages à Moscou de divers représentants populistes, du président du FPÖ autrichien à celui du parti néonazi hongrois Jobbik. Un réseau de contacts étroits s’est ainsi formé avec la Russie de Poutine, autour d’un nationalisme affirmé et d’un rejet commun des idéologies libérales. Pourquoi le Kremlin mise-t-il sur ces alliances ? Dans quelle mesure cette coopération a-t-elle une influence sur l’Union européenne ? S’agit-il uniquement de rapprochements de circonstance, ou bien d’un plan de déstabilisation des alliances occidentales que constituent l’UE et l’OTAN ? Alors que quinze des vingt-quatre partis d’extrême droite les plus influents du continent proclament ouvertement leur soutien à la Russie, sur fond de tensions croissantes entre l'Union et le Kremlin, cette évolution présente un caractère explosif. Enquête en Slovaquie, Bulgarie et en République tchèque, où le rejet des institutions européennes et l’admiration du modèle russe sont particulièrement forts.
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Vladimir Poutine prépare le retour de la famille des Tsars en Russie
L’initiative prise par le député Vladimir Petrov, du parti présidentiel Russie Unie, a déclenché un vent de spéculation sur le rôle du Kremlin quant à cette dernière. De quoi s’agit-il ? Du retour de la famille impériale en Russie, avec « un statut spécial » dont le rôle serait de « renforcer l’unité russe ».
Retour de la famille impériale
Le député Petrov prépare en effet un texte de loi qui devrait entrer en vigueur à l’occasion du centenaire de la chute du Tsar Nicolas II, en 1917. Rappelons que 2017 sera l’année de l’élection présidentielle russe. Vladimir Petrov entend « donner aux membres de la famille impériale un statut spécial » et « accélérer leur retour en Russie ».
Le parlementaire russe a écrit des lettres aux héritiers de la dynastie des Romanov, qui a gouverné le pays durant deux siècles avant l’abdication du dernier Tsar, Nicolas II, avant les deux révolutions de 1917 et 1918.
Petrov s’est adressé à la Grande Duchesse Maria Vladimirovna et au Prince Dimitri Romanovitch, les appelant à revenir rapidement en Russie pour devenir des symboles de la culture nationale afin de « faire revivre le pouvoir spirituel du peuple russe ».
Il ajoute que la Russie « traverse une étape difficile de son processus de restauration de la grandeur du pays et de son influence globale » et que « les membres de la Maison des Romanov ne peuvent pas rester éloignés des évolutions en cours en Russie à un moment historique aussi crucial ».
Alexander Zakharov, directeur de la Maison Impériale des Romanov en Russie, a indiqué que plusieurs représentants de la dynastie étaient prêts à retourner en Russie.

Pourquoi maintenant ?
Une telle initiative de la part d’un parlementaire du parti présidentiel n’est pas anodine. Le président russe sait que les USA préparent une révolution de palais en Russie et que, à tout moment, une insuffisance gouvernementale peut aboutir à un coup d’état de la part d’oligarques liés à la finance anglaise et américaine. Sur le modèle de ce que firent les Bolcheviques en 1917-1918.
Avec en outre des menaces directes émanant des USA quant à leur volonté de démanteler la Russie en une multitude de républiques aisément manipulables, le chef de l’Etat Russe peut voir dans l’option monarchiste un moyen souple et efficace d’unifier le pays sur la base des principes plus que des partis ou des élections.

En outre, elle incarnerait le retour à la tradition déjà largement amorcé dans la Fédération de Russie.

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