mercredi 15 février 2017

+++15/02 - LES RÉSEAUX PÉDOCRIMINELS D'ÉLITE. 


Partie I : de Joris Demmink à l'affaire Alcacer en Espagne

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Les réseaux pédophiles d'élite n'existent pas ? Même si beaucoup continuent à la dire, la réalité c'est que dans nos belles démocraties, de très nombreux politiciens nationaux, de hauts magistrats, de hauts fonctionnaires, depuis la police jusqu'à l'enseignement, sont des amateurs de chair fraîche. Et en plus, ils sont sadiques. Mais, il faut dire que cela va avec leur penchant pour le satanisme.

On va encore me traiter de complotiste mais je m'en fiche. Pour moi, il est urgent que tout le monde sache qui nous dirige et ce qu'ils font aux enfants.

Ils vivent sur le dos des peuples, et sont au service d'une autre élite, bien plus difficile à cerner. Pour l'instant, on va se concentrer sur les sbires de cette élite : nos dirigeants.

On parlera bientôt des cas français, qui ont beaucoup de mal à éclater pour de nombreuses raisons, parmi lesquelles la couardise des médias, les lois en matière de diffamation ou encore le népotisme de bas étage qui est devenu un mode de gouvernance généralisé. Passons.

On a vu qu'en Angleterre, la liste des députés pédophiles, que ce soit à droite ou à droite (pardon, au parti dit « travailliste »), a une furieuse tendance à s'allonger. Surtout depuis que l'affaire Jimmy Savile a éclaté en octobre 2012. Le scandale couvait depuis des années, mais on a laissé cet ex star de la BBC, présentateur pendant des années de l'émission Top of the Pops et pédophile notoire, mourir de sa belle mort, avec son titre de noblesse et ses distinctions d'Israël ou de l'ordre de malte.

Aujourd'hui on recense plus de 400 victimes de Savile, qui a sévi depuis le début des années 60. Je parie que lui aussi, on va tenter de le faire passer pour un « prédateur isolé », mais il faudra quand-même nous expliquer certaines bizarreries. Par exemple, pourquoi Savile avait-il les clés d'un hôpital psychiatrique et d'orphelinats ? Enfin, on reparlera de lui une autre fois.

Pays Bas : le cas Joris Demmink

Pendant dix ans, de 2002 à novembre 2012, Demmink a été secrétaire général du ministère de la Justice des Pays Bas. Pourtant, des accusations graves concernant des actes pédocriminels ont été faites contre lui à plusieurs reprises. Quand il a été nommé en 2002, une quarantaine d'éléments et d'accusations portaient contre Demmink. En 2003, deux magazines ont évoqué ces faits[1], mais ils ont été condamnés en justice à rectifier leurs propos.

Impunité

En octobre de la même année, un jeune prostitué a porté plainte contre Demmink, mais il a été condamné en juillet 2004 à deux mois de sursis pour avoir fait de fausses déclarations. De fait, il a changé de version lors de son interrogatoire par la police. Il faut dire que ce témoin impliquait Demmink dans le tournage d'un snuff movie pédo porno en République Tchèque. Au cours duquel un enfant est mort.

Ainsi, Demmink a passé trente ans au ministère de la Justice, où ce spécialiste des affaires concernant les mineurs a pu étouffer tranquillement tous les scandales naissants.

On comprend mieux pourquoi l'association Martijn, qui revendique de pouvoir violer les mineurs, a été tolérée aux Pays Bas jusqu'en juin 2012[2].

Deux victimes aujourd'hui adultes ont affirmé que Demmink les avait violées lors d'un voyage en Turquie à la fin des années 90, quand elles avaient 12 et 14 ans. L'une des deux victimes a même connu mes menaces de mort peu après avoir accusé "la super élite hollandaise", comme l'a dit le jeune homme. A 14 ans, il avait quitté sa famille en Turquie, et avait vite été forcé à travailler dans un bordel d'Amsterdam où, dit-il, il a rencontré Demmink. Il l'a revu ensuite quand Demmink lui avait demander de venir chez lui à La Hague. C'est là que Demmink l'a violé. Apparemment, une troisième victime en Turquie s'est faite connaître auprès des autorités US.

Le 4 octobre 2012, Chris Smith, président de la commission Helsinki, autrement appelée Commission on Security and Cooperation in Europe, un machin US, a témoigné que Demmink a été accusé d'actes pédophiles sur des enfants de 11 à 15 ans. Cela, lors d'une réunion sur le trafic d'enfants.

Il a dit que les autorités hollandaises avaient étrangement négligé d'interroger trois témoins clés dans ce dossier. Un autre député, membre du comité des affaires étrangères, a ajouté que Demmink avait pesé de tout son poids pour faire cesser les enquêtes sur le réseau pédophile local et sur sa manie du tourisme pédophile. Il n'aurait pas hésité à intimider des journalistes et des témoins.

Parmi les personnes qu'il eut été judicieux d'entendre, le policier turc Mehmet Korkmaz, qui a expliqué que dans les années 90, il enlevait des garçons pour que Demmink les viole[3]. Deux victimes ont confirmé avoir été recrutées par ce flic, et les trois sont d'accord pour témoigner.


Un autre de ces témoins est Necdet Menzir, ancien chef de la police d'Istambul, a confirmé la présence de Demmink en Turquie dans les années 90, puisque ses hommes étaient chargés de sa protection. Ce que Demmink nie fermement bien sûr.

Et le troisième témoin important qui n'a jamais été interrogé par les enquêteurs, c'est Huseyin Celebi, ancien chef des services secrets. En 2006, il a rédigé un rapport sur les voyages pédophiles de Demmink en Turquie dans les années 90 et au début des années 2000. Par exemple, en 1995 Demmink était dans la ville de Bodrum, et les flics ont du intervenir dans une partouze à laquelle il était présent, et où des enfants étaient violés parce qu'un coup de feu avait été tiré. Son rapport mentionne aussi des faits similaires commis par le même Demmink en Roumanie et en République Tchèque.

On aurait aussi pu interroger Huseyin Baybasin, un homme d'affaires, trafiquant de drogue et politicien kurde condamné à perpétuité pour meurtre, kidnapping et trafic de drogue aux Pays Bas (il passe pour le « Pablo Escobar européen »), qui a accusé Demmink en 2007 d'avoir conspiré avec les autorités turques pour le faire plonger. Il explique que les services turcs faisaient pression sur les Pays Bas parce qu'ils avaient des preuves que Demmink violait de jeunes enfants en Turquie dans les années 90. A ce propos, la technique est bien connue puisque les anglais ont carrément créé des bordels dans des orphelinats pour piéger les fonctionnaires et politiciens étrangers.

L'avocat de Baybasin détient plusieurs enregistrements vidéos et un rapport de la police turque au sujet des activités pédocriminelles de Demminck.

Les connexions

Enfin, Demmink est aussi apparu dans l'enquête sur la disparition du jeune allemand Manuel Schadwald, qu'on a retrouvé dans les bordels de Rotterdam. D'après les témoins, Demmink était l'un des pontes de ce réseau qui importait des enfants de Pologne. Pour cela, Demmink n'a eu que six mois de sursis et 240 heures d'intérêt général.

Cette affaire n'est autre que celle qui a été à la base de la découverte du réseau Zandvoort dans les années 90, par l'association belge Morkhoven. Des dizaines de CD Roms contenant des images pédopornos ont été découverts, des enfants disparus ont été reconnus par des parents à travers toute l'Europe, mais personne ou presque n'a été arrêté (et surtout pas en Franceà part celui qui avait révélé l'affaire, malgré qu'on était là face à un réseau international de trafic d'enfants.

Toutefois, on peut se demander pourquoi les Etats-Unis se mêlent du réseau pédophile hollandais, car ils ont pas mal de travail à faire chez eux. De fait, via l'ambassade US à La Hague, le Département d'Etat US, recherche des témoins et des victimes potentielles. L'ambassade US explique : « Demmink a été l'un des membres les plus influents durant ces trente dernières années, de par ses postes consécutifs au ministère de la Justice, d'abord en tant que directeur général de l'administration, puis comme directeur général des Affaires Internationales et étrangères, et depuis 2002 en tant que plus haut fonctionnaire du ministère comme secrétaire général».

Et ils parlent carrément d'un « scandale de trafic d'enfants international dans lequel est impliqué Demmink », qui dure depuis le milieu des années 90.

Pour autant, la justice hollandaise a estimé qu'il n'y avait pas matière à investiguer davantage. On a même vu que ce sont les victimes qui sot détruites, jamais le pédo en chef. Pas de chance, les US, eux, trouvent ces allégations crédibles.

Ils ont demandé à la Turquie de leur faire parvenir des éléments de preuves, et on sait que Demmink a été éjecté de Turquie, certainement pas sans raisons.


Les autorités hollandaises étant décidées à ne rien faire, des citoyens ont lance le site ArrestDemmink.com (il n'existe plus)  afin de faire cesser les activités de ce pédocriminel de haut rang. Qui n'a d'ailleurs pas agi seul, et beaucoup de têtes risquent de tomber parmi ses complices et parmi ceux qui l'ont aidé à dissimuler la vérité durant toutes ces années.

L'association Rebecca Project for Human Rights demande aussi une investigation sur l'étouffement de l'affaire.

Mais aux Pays Bas comme en France, en Belgique, en Angleterre, en Espagne et partout ailleurs, les autorités protègent les réseaux pédophiles. Ainsi dès la fin des années 70, la cour de justice de La Hague avait employé deux juges pédophiles, Stolk et Rueb. Pour un peu, l'affaire aurait été rendue publique, mais à force de pressions et d'intimidations, et aussi après plusieurs meurtres[4], et la victime a été condamnée à vie en 1982, l'année où Demmink est arrivé au ministère de la Justice.

En 1998, l'opération Rolodex a amené les enquêteurs dans les bordels d'Amsterdam, où ils se préparaient à arrêter quelques personnages influents parmi lesquels des politiciens et hauts fonctionnaires. Demmink figurait sur la liste, mais dès qu'il a été cité, l'investigation a pris fin. Certains affirment que c'est Demmink qui a fait stopper l'enquête. Et déjà à l'époque, le témoin clé a déclaré qu'on avait tenté de le tuer.

Dans cette affaire aussi, on plusieurs décès très opportuns. On a parlé du chauffeur de Demmink et de la pédiatre Lebruyere, mais l'avocat d'un des témoins, le jeune qui a dénoncé le snuff movie, est aussi mort en 2008 dans un accident de moto. Gerrit Ulrich, témoin clé du dossier Znadvoort (du nom de la ville hollandaise où vivait Ulrich et où ont été trouvées les images pédos) a été assassiné par son ex copain.

L'un de ceux qui ont couvert Demmink est Hirsch Ballin, ex ministre de la justice et de l'Intérieur qui a toujours déclaré que les accusations contre son ami étaient infondées ou pas crédibles. Ballin est fortement soupçonné d'avoir couvert le trafic de drogue à grande échelle dans le pays, via l'IRT, un service de police inter régional. En 1996, un rapport parlementaire a montré que de grandes quantités de drogue avaient été introduites et vendues dans le pays avec l'aide du gouvernement. Peu après la publication du rapport, le président de la commission, Maarten van Traa, a été tuée dans un accident de voiture.

Auparavant, le conseiller juridique de la reine Beatrix, Frits Salomonson[5], a été écarté suite à une affaire de pédophile. Il était aussi l'amant de Gerrit Ulrich, trafiquant d'enfants qui apparaît dans l'affaire Zandvoort, et appréciait beaucoup les petits garçons marocains, d'après ses voisins. Le prince Claus, mari de la reine Beatrix, faisait la tournée des bars gays de New York avec Salomonson. Bien sûr, les services US détiennent quelques photos de ces escapades. Pendant le procès de Salomonson, un couple a expliqué avoir vu Claus dans un bordel, alors qu'il était avec des garçons de 12 ou 13 ans.

Ger van Roon est un ami de Demmink. Prof de droit à Amsterdam, il se trouve que des gamins débarquant à la gare centrale depuis les pays de l'Est se rendaient directement dans son appartement, où des partouzes avaient lieu, d'après des rapports de police. Van Roon était en contact avec certains membres de la bande de Zandvoort, comme Karel Massdam ou encore Lothar Glandorf, patron de moult bordels avec des mineurs à Rotterdam. Il aurait vendu des centaines d'enfants et d'ados depuis l'Angleterre et l'Europe de l'est, et Demmink était client de ses bordels. Van Roon a aussi été impliqué dans le dossier Rolodex.

On pourrait aussi parler du père de la reine Beatrix, le prince Bernhard des pays bas, créateur du Bilderberg avec David Rockefeller, et ancien SS qui a hébergé sur son yacht Jumbo VI des orgies pédophiles auxquelles le témoin X1 de l'affaire Dutroux a dit avoir été présent.

Espagne : l'affaire Alcacer

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L'histoire, c'est ce qu'on a appelé le « crime d'Alcacer » : la disparition, la séquestration, la torture et le meurtre de trois ados du village d'Alcacer âgées de 14 et 15 ans, Míriam, Antonia et María Deseada. Elles ont été enlevées durant la nuit du vendredi 13 novembre 1992, alors qu'elles faisaient du stop pour aller en discothèque dans le village d'à côté (2,5 km). Deux apiculteurs qui participaient aux recherches ont retrouvé les corps le 27 janvier 1993, 57 jours après, à moitié enterrés dans une fosse, dans un lieu désertique appelé La Romana, près du barrage de Tous.

L'autopsie, du moins ce qui en a été dit dans les médias, a fortement choqué l'opinion, car les trois gamines avaient subi des abus sévères. Anglés a été vu en voiture avec Ricart ce soir-là et ils auraient embarqué les trois filles qui faisaient du stop. Elles auraient été violées dans une maison abandonnée près du lieu où on les a retrouvées, puis tuées d'une balle dans la tête et enterrées. D'après la théorie officielle, les ados se sont laissé emmener sans trop de résistance. C'est d'ailleurs ce qu'a raconté Ricart. Mais ce n'est pas ce que montrent les blessures sur les corps.

Très vite, les enquêteurs ont désigné Antonio Anglés et Miguel Ricart, deux petits délinquants, comme auteurs des faits. Le premier, qu'on considère comme l'auteur des meurtres, est toujours en cavale, pendant que son copain a été condamné à 170 ans de prison à l'issue d'un procès controversé. Il a fait des déclarations contradictoires et tellement irréalistes qu'une reconstitution n'a pas été possible. De fait, certains ont évoqué la piste d'un réseau criminel adepte de snuff movies.

Les faits

Les gamines ont disparu entre l'entrée du village de Picasent où elles ont été vues pour la dernière fois, et la discothèque, alors qu'il y avait du monde partout dans les rues. Certains disent qu'elles ont été dans la discothèque ce soir-là, mais le lieu exact de leur disparition est flou. Dès que les parents ont signalé les disparitions, le lendemain matin, les recherches ont démarré avec la participation de nombreux habitants.

On n'a retrouvé les corps que parce que des pluies intenses les avaient en partie déterrés. Comme par hasard, on a retrouvé dans la fosse un gant appartenant à Ricart, une douille et un document officiel appartenant à Enrique Anglés Martins, frère d'Antonio Anglés.

La Guardia Civil s'est donc pointée chez les Anglés, et Antonio a pris la fuite. Il est resté un mois dans une ville de la région, et aurait failli être arrêté dans une autre. Depuis, sa piste réapparait de temps en temps, mais toujours trop tard. Finalement, il serait parti en Irlande en 1993, depuis Lisbonne, et en 2000 celui qui était alors secrétaire d'Etat à la sécurité, Marti Fluxa, et l'actuel chef de la police, Juan Cotino, ont déclaré qu'on avait retrouvé des ossements en Irlande, et qu'ils pourraient bien appartenir à Anglés. Anglés est toujours parmi les criminels les plus recherchés par Interpol, et à la mi janvier on apprend que des proches d'Angles ne sont plus sur écoute depuis 2009.

Pour certains, comme l'auteur de « Autopsia en la Romana », les filles ont été enterrées dans un autre endroit avant d'être enterrées à la Romana[6]. D'après lui, elles ont probablement d'abord été enterrées à La Albufera, un grand lac où le sol a les mêmes caractéristiques que celles de la terre retrouvée sur les corps des enfants.

On n'a pas trouvé de traces biologiques des trois filles dans le véhicule de Ricart, avec lequel elles sont censées avoir été amenées à la Romana.

On n'a pas trouvé de traces non plus sur le lieu de l'enterrement qui est censé être la scène de crime : pas de sang, pas de cheveux, rien à part le gant de Ricart et le document d'Anglés. On 'na pas retrouvé les mains manquantes, ni les dents manquantes sur les corps. La seule chose qui a été trouvée dans une maison en ruine à proximité, c'est un pendentif trouvé dans le grenier, qui a été reconnu par l'une des familles.

Les spécialistes de scène de crime n'étaient pas encore arrivés de Madrid quand on a trouvé et déterré les corps.

Les familles des deux criminels se sont considérablement enrichies depuis les faits. Et 13 ans après, la seule preuve que Ricart et Anglés sont coupables vient des aveux de Ricart et des objets retrouvés sur place. La reconstitution n'a pas permis d'éclaircir le déroulement des faits. La chronologie est des plus aléatoires, et même en changeant plusieurs fois de version, la Justice n'est pas parvenue à faire une reconstitution.

Plusieurs suspects ont été arrêtés, et le 27 janvier, quand on a retrouvé les corps, on a décidé que les coupables étaient Ricart et Anglés.

Avant ce jour-là, un certain nombre de « coïncidences » ont eu lieu.

- Sept jours plus tôt, les autorités avaient promis de mettre une équipe spéciale pour enquêter sur les faits, équipe qui n'est jamais arrivée.

- Deux jours plus tôt, Fernando Garcia, le père d'une des trois ados qui était très actif dans l'enquête, était parti à Londres pour lancer un appel sur la BBC au cas où les filles auraient été victimes de réseaux de traite des blanches à destination des pays arabes. Il y était allé à l'invitation de Raymond Nakashian, un milliardaire dont la fille avait été kidnappée quelques années plus tôt[7].

- La veille, il a été décidé que les enquêteurs venus de Madrid devaient repartir le 27 au matin, mais l'équipe de remplacement n'est jamais arrivée. Si bien que durant plusieurs heures, notamment quand on a retrouvé les corps, il n'y avait pas d'enquêteurs spécialisés. Du coup, c'est une équipe de la gendarmerie locale qui a déterré les corps.

- Ce matin là, deux apiculteurs décident, en plein hiver, d'aller voir leurs ruches et découvrent par hasard les corps à moitié enterrés. Quand l'un de ces apiculteurs a été interrogé par un enquêteur indépendant, simple citoyen, il lui a dit que ce qu'il désirait le plus au monde était de dire la vérité de ce qu'il s'est passé ce jour-là aux parents des trois filles.

Luis Romero Villafranco, président du Barreau de Valence, s'est proposé pour défendre les intérêts des familles. Le procès s'est déroulé de mai à septembre 1997 et Ricart, qui avait un avocat commis d'office, a été condamné à 170 ans de prison.

Quelques questions

De faux témoignages ont été présentés par l'accusation, comme celui d'un patron de bar qui aurait vendu trois sandwichs aux deux accusés, alors qu'il ne les avait pas vus ce soir-là. Pourtant, ce fut un témoignage clé de la procédure.

A l'inverse, on peut s'étonner qu'Enrique Anglés, dont le nom apparaît sur le document trouvé à La Romana, n'ait pas été interrogé dans les heures qui ont suivi la découverte des corps, alors que son frère devait être interrogé. Pas de chance, il a eu le temps de s'enfuir, on ne sait trop comment.

On sait aussi que Ricart vendait de la drogue à la sortie de l'école de Miriam.

Et on peut se demander pourquoi elles auraient fait du stop alors qu'il leur restait à peine un kilomètre à faire. Pourquoi sont-elles allées en boite alors qu'elles n'avaient pas d'argent sur elles ? D'ailleurs, Miriam aurait dit à son frère qu'elle n'allait pas à la discothèque, et des amies pensaient les trouver ailleurs, à Zass.

Pourquoi les procès verbaux sur la découverte des corps ne correspondent pas avec ce qu'ont vu les deux apiculteurs ?

Pourquoi les flics n'ont-ils pas pris au sérieux les témoignages de proches des trois filles, qui ont été entendus dans les heures suivant les disparitions, alors que ces déclarations auraient permis de les localiser et peut-être de trouver qui les avait kidnappées. En effet, 48 heures après la disparition des filles, des proches d'Anglés ont déclaré à un témoin, portier à la discothèque de Picassent où elles sont allées, qu'elles étaient enterrées dans un chalet près de Picassent

Ce sont le père d'une des filles, Fernando Garcia, et le journaliste Juan Ignacio Blanco qui ont creusé plus en avant et ont soulevé quelques lièvres. Ce qui leur a valu pas mal d'ennuis.

D'après les autopsies des ados, elles ont été torturées de manière extrêmement sadique et ont été agressées par au moins sept personnes différentes. Aucun des poils retrouvés sur les corps n'appartenaient à Ricart ou Anglés. Pourtant, la justice a conclu qu'il était « invraisemblable » que d'autres personnes aient participé aux tortures et aux meurtres. Quant aux sévices subis, ils ne sont pas sans rappeler certaines pratiques sataniques.

Les faits ont eu lieu une nuit de pleine lune, on a retrouvé des dents cassées chez les trois filles, dues à des « coups contrôlés » et de coups beaucoup plus sauvages à tel point que les cervicales ont été touchées. L'intention était vraisemblablement de provoquer le maximum de douleur. Le légiste Frontela a compté une trentaine de fractures au total. Chez deux des filles, les extrémités du corps n'avaient plus de peau bien que les corps étaient vêtus, et l'une d'elles n'avait plus de peau dans le dos bien que ses vêtements étaient intacts.

Et bien que les faits sont censés s'être produits à La Romana, aucune trace de sang n'y était visible.

Desirée a été poignardée à deux reprises plusieurs heures avant sa mort, probablement pour le rituel qui consiste à boire du sang. Les trois ont été coupées à l'épaule. On a retrouvé des objets, dans l'estomac de Miriam et dans le vagin de Desirée, objets étranges composés de restes d'animaux. Les trois ados ont été achevées, semble-t-il, d'une balle dans la tête. Mais on n'a pas retrouvé les douilles à La Romana.

Après tout cela, les corps ont été lavés, puisqu'on n'a retrouvé aucune trace de sang. Les ongles ont été coupés et enlevés, et une partie des cheveux et poils pubiens aussi ont été retirés. On a retrouvé deux pierres dans les sinus d'Antonia.

Parmi les violences qu'elles ont subies, des mutilations qui empêchent d'admettre qu'elles ont sagement fait le trajet de 800 mètres entre la maison en ruines et la fosse où elles ont été enterrées, en marchant et sans perdre de sang.

Ricart n'a cessé de se contredire, alors qu'il le seul à défendre la thèse officielle, souvent contre l'évidence.

Des témoins se contredisent aussi : les gendarmes présents quand on a déterrés les corps disent que les filles étaient enveloppées dans un bout de moquette, mais pour trois civils également présents (les deux apiculteurs et le type des pompes funèbres) il s'agissait d'un tapis et même d'un tapis de valeur. Quoi qu'il en soit, aucune trace de sang n'y apparaissait, ni même aucune trace de boue alors que les corps des filles étaient recouverts de boue et qu'ils sont censés être restés dans ce tapis durant 75 jours.

Et pourquoi le ministère de l'Intérieur a-t-il versé de l'argent aux familles Anglés et Ricart ?

On ne peut pas poser ici toutes les questions qui mériteraient de l'être, j'y reviendrai plus tard. Mais la procédure, comme la couverture médiatique, les investigations, les prises de positions des uns et des autres, tout a été assez obscur depuis le départ.

Depuis, on nage dans le bourbier

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En 1997, une enquête a été menée sur un français soupçonné d'être en relation avec la disparition des filles. Demeurant dans un chalet à Alberique, il possédait aussi un immeuble à Marbella, ville côtière assez chic, sans jamais avoir de revenus. Lui aussi était en relation avec le milliardaire Raymond Nakashian.

En janvier de la même année, sur deux plateaux télé, Fernando Garcia et Juan Ignacio Blanco ont déclaré qu'ils avaient trouvé quatre des coupables des meurtres. Ils désignent :

- Alfonso Calvé, qui était gouverneur d'Alicante, il a été chef de cabinet du directeur général de la police, et était responsable des « fonds spéciaux » de la police. On va reparler de lui un peu plus bas, car ce psychiatre de formation était l'un des quatre actionnaires d'une maison de repos d'Alicante de laquelle une ado a disparu à la même époque. Il est membre de la Royal Society of Saint Goerges, un club dirigé par la reine d'Angleterre et qui a des succursales partout dans le monde. Son but, dit le site web de la société, est de développer l'amour de l'Angleterre et assurer les intérêts du pays dans le monde. Les premières succursales de ce truc ont été créées à New York en 1770 et à Philadelphie en 1772. La branche de la Costa Blanca à laquelle appartient Calvé a été créée en avril 1991 et inaugurée pour le St George's day le 23 avril 1992. Parmi les invités qui s'y affichent, des diplomates anglais, des aristocrates comme le Duc et la Duchesse de Wellington, le journaliste et politicien anglais Michael Portillo et bien d'

- José Luis Bermudez de Castro, producteur de cinéma. Apparemment, il est assez ami avec Calvé pour que celui-ci fasse disparaitredes éléments à charge dans une magouille financière.

- Francisco Laina, qui était haut fonctionnaire au ministère de l'Intérieur

Luis Solana, frère de Javier Solana et ex patron de Telefonica membre du PSOE, le parti socialiste, on le dit assez proche du roi Juan Carlos. Aujourd'hui il dirige une compagnie d'investissement orientée vers les nouvelles technologies. Il a aussi de nombreuses décorations : Medalla al Mérito Constitucional , la Cruz de Oro de la Cruz Roja, la Gran Cruz al Mérito Navalla Cruz de Plata de la Guardia Civil y Guardia Civil Honorario.

Selon eux, ces types font partie d'un « réseau de sadiques sexuels » responsable de la disparition de « près de 150 fillettes et adolescentes qui ont pu subir la même fin tragique que Toni, Mirian et Desirée ».

Immédiatement, les quatre personnes dénoncées se sont drapées dans leur vertu et ont contre attaqué. Francisco Garcia et Juan Ignacio Blanco ont donc été poursuivis, ce qui ne leur faisait pas peur car finalement, ils avaient hâte de pouvoir démontrer l'implication des quatre. Le journaliste qui les a laissé parler en direct, Pepe Navarro, a réaffirmé que leur enquête était solide et fiable, et que de toute manière il fallait la prendre en compte, il a du verser des indemnités pour injures et calomnie. Le ministère de l'Intérieur a répliqué en réclamant une émission entière pour démentir. Quant à Garcia et Blanco, ils ont du faire des excuses publiques, également diffusées.

Y compris par la mère d'une des trois adolescentes, qui a porté plainte contre Garcia parce qu'il a diffusé les images des corps et des autopsies. De fait, les familles sont divisées : Garcia, le père de Miriam, et les parents d'Antonia, pensent que des personnes importantes sont impliquées, alors que la mère de Desirée Hernandez exclut cette hypothèse, et pense que ce sont de petits délinquants qui ont aidé Ricart et Anglés à tuer les filles. Mais, tout le monde admet que les assassins étaient plus que deux.

L'association Clara Campoamor, qui dit aussi réclamer la vérité sur le massacre, prend également ses distances avec ces dénonciations, tout en affirmant que l'analyse de différents poils confirme qu'il y avait bien « un troisième assassin ou quelqu'un qui est intervenu dans l'enterrement ». De plus, l'association admet le récit de Ricart comme étant relativement vrai.

Les condamnations ont été sévères dès le départ contre Fernando Garcia et Juan Ignacio Blanco, le but étant de les ruiner et de les faire taire. Le 16 décembre 2012, Juan Ignacio Blanco a été acquitté des poursuites pour la diffusion de photos des autopsies, ce qui aurait choqué la mère d'une des fillettes, qui a porté plainte. Il risquait deux ans de prison mais on n'avait pas de preuves que c'était lui qui les avait diffusées.


Bref, il semble bien que le but est d'enterrer définitivement toute l'affaire, qui décidément commence à faire trop de bruit en Espagne.

D'autres disparitions

Cette liste n'est pas exhaustive et je reviendrai sur toute cette affaire assez rapidement, plus en détail.

1) En 1992 ont également disparu deux copines de 15 et 16 ans, Virginia Guerrero Espejo et Manuela Torres Bouggefa, dans le nord du pays, alors qu'ils partaient faire du camping. La dernière fois qu'elles ont été vues, le 23 avril 1992 (sept mois avant les trois disparitions d'Alcasser), elles faisaient du stop vers Aguilar de Campo au retour de la discothèque « El Jardín de Cupido » à 20 km de là. Depuis, on n'a pas la moindre piste quant à ce qui a pu leur arriver. La mère de Virginia pense que sa fille est toujours en vie puisqu'on n'a pas retrouvé les corps, mais elle refuse toujours de parler à la presse.

En octobre 2001, les médias ont parlé de crânes retrouvés quelque part, mais après analyse, on a dit qu'ils dataient de la guerre civile. Depuis, aucune piste sérieuse.

2) Dans la nuit du 29 au 30 octobre de la même année, c'est Gloria Martinez, 17 ans, qui disparait d'une clinique de repos à Alfas del Pi près d'Alicante, à 100 km à peine de Picassent et Valence. Ses parents avaient décidé de l'envoyer dans une clinique de repos, « Torres de San Luis », où les patients sont répartis dans des bungalows le long d'une autoroute, pour des problèmes d'anxiété et d'insomnie. Depuis un an, Gloria était suivie par la psychiatre Soler, puis a cessé de la voir et son état aurait empiré, si bien que finalement Soler a recommandé qu'elle passe quelques jours à la « clinique ».

Gloria aurait disparu au vers une heure et demie du matin, sans ses lunettes alors qu'elle ne voyait rien, gavée de sédatifs, aurait traversé les jardins, passé plusieurs murs (dont un de deux mètres de haut) et se serait évanouie dans la nature par une nuit sans lune. Depuis, plus de nouvelles malgré une récompense d'un million de pesetas promis par une association.

La clinique Torres de San Luis appartenait à une société anonyme composée de quatre associés, dont Alfonso Calvé, le gouverneur d'Alicante. Les gens y allaient pour se reposer ou pour des pathologies non sévères. Ce n'était pas vraiment une clinque, plutôt une maison de repos.

D'ailleurs selon les responsables de la clinique, la nuit de sa disparition, Gloria était attachée à son lit. Elle aurait demandé à aller aux toilettes, l'infirmière l'aurait détachée et Gloria l'aurait frappée avant de s'enfuir. Cela, malgré une importante dose de calmants.

Les flics auraient fouillé les alentours sans rien trouver. Et on a considéré qu'il s'agissait d'une simple fugue, après tout Gloria ne voulait pas aller dans cette clinique.

Et puis en 1994, un nouveau juge d'instruction débarque sur l'affaire, et ordonne de fouiller les plantations autour, les ravins, les égouts, et aussi toute la clinique, jusqu'à la fosse septique. Où on a retrouvé un sac avec des effets personnels de Gloria Martinez, contenant des sous vêtements et une ceinture. Là, l'infirmière présente lors de la disparition change de version et déclare que Gloria avait uriné sur elle-même et qu'il a fallu la changer.

Une analyse graphologique de l'écriture de Gloria le 29 octobre montre qu'elle avait reçu une forte dose de sédatifs. On relit les dossiers de l'époque et on constate qu'aucune trace de sa fuite n'a été trouvée. Le sol n'était pas piétiné, personne n'a rien vu...

Quant à la clinque, on s'aperçoit qu'elle était déficitaire, et Gloria était la seule patiente ce jour-là. Une rumeur s'est mis à courir qu'un auxiliaire incompétent l'avait tuée par overdose d'analgésiques.

Bien plus tard lors du procès, la société anonyme Zopito et Soler ont été condamnées à payer 104.000€ de dédommagement aux parents de Gloria.

3) Le 14 janvier 1989 dans la même région de Valence que les disparitions d'Alcacer, trois autres jeunes ont disparu à Macastre, deux filles de 15 ans et un garçon de 14 ans.

Cinq jours plus tard, on retrouve le corps de Rosario dans une cabane à Macastre, et le 27 janvier on retrouve un pied de sa copine Pilar dans la rue Alcacer à Valence. Le 8 avril, c'est le corps de Francisco qui est retrouvé pas loin de la cabane, et le 24 mai des enfants tombent dans le village voisin de Turis un corps de femme âgée de 18 à 25 ans auquel il manquait une main et un pied, et qui avait été battue avant sa mort. Les flics l'attribuent à Pilar, mais d'après sa famille le corps était « méconnaissable ». D'autant que le cadavre avait une cicatrice à la jambe, que Pilar n'avait pas, si bien que la famille ne croit pas à sa mort. En juin 1989, on retrouve un pied appartenant à ce corps, un peu plus loin. Puis en 1999 on retrouve des ossements dans un sac plastique à Macastre, ceux là proviennent bien de Pilar.

D'après l'autopsie de Rosario, celle-ci serait morte le 16 janvier, deux jours après la disparition, d'une asphyxie liée à une overdose et à l'inhalation de monoxyde de carbone.

Deux des corps ne présentaient pas de trace de violence, mais le troisième a été démembré avec une scie mécanique. Ce qui n'a pas empêché les flics d'évoquer des décès par overdose[8]. D'après eux Rosario aurait été la première à faire une overdose, puis Francisco est parti chercher de l'aide et est tombé 400 mètres plus loin. Par contre, on n'explique pas avec cette théorie comment le corps de Pilar s'est retrouvé à Turis avec un pied coupé à la scie mécanique.

Sur l'une des victimes de Macastre et sur l'une de celles d'Alcacer, on a retrouvé le même liquide rouge dans les parties génitales.

Et d'après certains enquêteurs, Rosario aurait été tuée à petit feu et obligée à prendre de la drogue. Certains disent qu'elle a été violée, d'autres disent que non. Autour de la cabane, les enquêteurs auraient retrouvé les traces d'au moins quatre hommes différents.

Francisco est mort d'une balle de pistolet automatique dans la tête, calibre 9 mm, le même type que les flingues de la Guardia Civil et de la police. Mais, certains disent qu'on lui a tiré dessus alors qu'il agonisait déjà. Le scénario d'une sorte de chasse se dessinait, d'autant que dans la même zone on a retrouvé le corps d'une femme mutilée à la tronçonneuse.

Entre 1985 et 1995, dans la zone de Macastre - Valence, 23 jeunes ont disparu et 18 cadavres de jeunes ont été retrouvés.

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Pour conclure, la question à se poser est : cela est-il impossible en France ? On parlera bientôt des Etats-Unis, où les choses ne sont pas plus brillantes, de l'Angleterre, du Portugal, de l'Irlande, qui méritent qu'on s'y arrête car là-bas aussi les connexions entre la classe politique et le réseau pédophile sont claires, même si ces affaires ont été étouffées jusqu'à présent.

Evidemment il se passe la même chose en France, et cela va aussi finir par se savoir. Même si le secret est bien gardé à force de menaces, chantages et exactions diverses et variées... Un proverbe turc ne dit-il pas "Celui qui dit la vérité doit avoir un pied à l'étrier"? Mais enfin, trop de gens savent de quoi il retourne, trop de tarés sont désormais carbonisés, le grand déballage doit aussi commencer chez nous.

Notes : 

[1] Notamment les promenades de Demmink dans les parcs du sud d'Eindhoven, pour aller chercher des prostitués mineurs. Les enfants étaient ensuite violés dans sa limousine de fonction. Comme par hasard, le chauffeur de Demmink est mort rapidement dans des circonstances étranges. Tout comme la pédiatre Joyce Labruyere, qui a été tuée en 1991 après avoir déposé une plainte concernant cette affaire.

[2] Le fondateur de l'association Ad van den Berg, a été condamné en 1987 pour avoir violé en gamin de 11 ans, et a maintenu que l'enfant était « consentant » (accessoirement, il n'y a qu'à voir la tête de van den Berg pour comprendre que c'est impossible). Van den Berg se revendique aussi comme le trésorier du « Pedophile Political Party ».

[3] Demmink lui a demandé des garçons et Korkmaz a été chercher deux gamins des rues qui avaient déjà quelques délits à leur actif. Il leur a proposé un job et les a envoyés l'hôtel Akgun d'Istambul. Ca a recommencé le lendemain.

[4] En l'occurrence, trois jeunes filles, un chef de la police et de la femme Stolk.

[5] Il était aussi membre du conseil d'administration du groupe Suez, qui a longtemps été dirigé par Etienne Davignon, cité par plusieurs victimes du réseau pédophile belge comme étant l'un des tarés qui tenaient ce réseau.

[6] En raison de la présence de sédiments différents sur les corps (boue argileuse) et dans la fosse, mais aussi de la géographie des lieux, difficiles d'accès à pied et inaccessibles avec un véhicule à quatre roues comme l'Opel corse de Ricart.

[7] Une affaire extrêmement suspecte, notamment par son dénouement : « un homme perd son porte-feuille en faisant son jogging et une passante le rapporte au commissariat ; il contient le brouillon de la lettre d'enlèvement et l'endroit où est détenu la fillette, ainsi que les coordonnées des complices », dixit Wikipedia.

[8] Une thèse qui serait étayée par le fait que les trois jeunes trainaient dans le quartier de Burjassot où ils auraient appris à inhaler du benzol.

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Partie II : un bordel pour pédos puissants au cœur de Londres

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On a parlé du scandale Jimmy Savile en Angleterre. Mais, ce n'est que la partie immergée d'un iceberg immense, qu'on commence à entrevoir. Ainsi, on comprend que c'est tout un système qui était voué à transformer les enfants des orphelinats en chair fraîche pour pédophiles. On comprend aussi que les destinataires de ce trafic étaient des gens très bien placés, dans les ministères, au parlement, chez les flics et dans les sévices sociaux. Zoom sur Elm Guest House, ce bordel londonien pour vieux pédos puissants, en lien avec le vieux réseau Spartacus.

Elm Guest House est une sorte d'auberge assez chic, dans le sud de Londres. A la fin des années 70, les homosexuels s'y retrouvaient en toute tranquilité. Du coup, de jeunes prostitués y venaient aussi. Puis on a carrément fait venir des enfants.

Depuis quelques semaines, les flics sont à nouveau en train d'enquêter sur les activités pédocriminelles qui avaient lieu là dans les années 80, dans le cadre de l'opération Fairbank et de l'operation Fernbridge, qui vise spécifiquement la Elm Guest House Et peut-être que cette fois, les flics ne vont pas étouffer l'affaire, comme ils l'avaient toujours fait jusqu'ici.

Parmi les clients, on parle d'un évêque, d'un juge, de pop stars (comme Cliff Richards), de chefs de la police, de politiciens du Labour, des conservateurs (comme Leon Brittain, devenu commissaire européen au Commerce et accusé par des victimes d'autres orphelinats de les avoir violés, et il a aussi été cité pour l'assassinat de Jason Swift lors d'une partouze pédophile ou Cyril Smith, également impliqué dans des viols dans d'autres orphelinats et dont on a déjà parlé mais aussi un certain Peter Campbell, qui avait fondé le Conservative Group for Homosexual Equality au sein du parti conservateur) ou encore Colin Jordan le leader du Front National, qui auraient fréquenté les lieux entre 1978 et 1982. Anthony Blunt, agent soviétique et aussi du MI5, aurait été client également. On retrouve beaucoup de conservateurs, parce qu'il y a beaucoup de membres du Monday Club, un think tank à droite du parti conservateur et anti communiste, parmi les habitués.

Mais bien sûr, personne n'a été inquiété. Jusqu'à ce qu'un député, Watson, demande qu'on fasse la lumière sur toutes ces enquêtes concernant des enfants pris dans les homes et envoyés se faire violer à travers tout le pays.

Alors les flics ont ressorti ce vieux dossier, et son allés faire un tour à Elm Guest House, qui depuis a été transformée en appartements.

Les premières accusations d'abus commis à cet endroit remonteraient aux années 90, lors du décès de la responsable de la guest house de 1979 à 1982 Carole Kasir, par une overdose d'insuline qualifiée de suicide. Cette responsable allemande de la maison avait alerté les flics sur des allégations d'abus sexuels commis là. En 1988, Kasir dit à la protection de l'enfance que des garçons du Grafton Close home à Hanworth, juste à côté, étaient violés à Elm Guest House. Elle a aussi montré des photos des violeurs.

Une victime dit qu'en 1978 quand il avait 13 ans et qu'il était au Grafton Close home, on l'emmenait à Elm Guest House. Il était emmené dans une pièce où l'attendaient au minimum deux pédophiles. Parfois, on l'obligeait à s'habiller en fille. Il y avait des soirées "Rois et reines", qui finissaient aussi en partouzes. Le mari de Casir, qui était aussi dans le business, n'a jamais rien dit, et il est toujours vivant.

Où l'on apprend qu'un réseau international opérait à Elm Guest House

A cette époque, lors d'une descente à l'occasion d'une partouze à Elm Guest House, la police avait entendu 12 garçons placés dans des foyers, qui ont confirmé à la police avoir été violés à Elm Guest House. Mais, pas de bol: deux officiers de police étaient présentsà ladite partouze. Ainsi qu'un jeune garçon qui jouait dans la série "Docteur Who".

En 1982, suite à cette descente, Kasir avait été condamnée pour avoir tenu un bordel, et il semble que deux personnes dont un certain Peter G, membre du réseau SpartaKus (avec un "k" à l'époque, mais ce magazine existe toujours), l'ont convaincue à cette époque de transformer Elm Guest house en bordel pour homos. De là, des pubs ont été diffusées dans des magazines gays. Spartakus était un magazine gay, sorte de guide touristique pour pédos, diffusé dans 150 pays au cours des années 70.

Aujourd'hui, on apprend que des députés du parti conservateur étaient fortement incités à aller à Elm Guest House: en 1982, le Conservative Group for Homosexual Equality envoyait à ses membres une newsletter vantant les mérites du lieu.

On apprend aussi que le type qui a transformé la guest house en bordel pour pédo est désormais connu des flics.

Enfin, on apprend donc que la Elm Gust House était liée au réseau Spartacus, qui avait beaucoup fait parler de lui. Il s'agissait d'un guide pour pédophiles qui donne les bonnes adresses partout dans le monde, ainsi que les pays où les lois étaient laxistes, et proposait aussi des ristournes. C'est un curé, le père John Stamford, qui le publiait depuis 1970. 250.000 exemplaires pouvaient être écoulés en une seule année.

Un autre curé, le père Peter Glencross, qui était membre du réseau pédophile Toro Bravo, dirigeait la revue. On peut noter que le père Glencross a hébergé un futur ministre des Affaires Etrangères, Hubert Védrine, à Saint Léger des Vignes, quand François Mitterrand l'avait parachuté dans la Nièvre. Stamford vivait à l'époque avec ses cinq fils adoptifs venus de Colombie et du Pérou.

Le père d'Hubert Védrine, avait rencontré Mitterrand quand ils bossaient pour Pétain en 1943. Jean Védrine était aussi ami avec Glencross, qui plus tard édita chez lui la revue Gaie France. Chez lui aussi, on a trouvé en 1991 le plus gros studio de pédopornographie d'Europe. Un studio qui existait depuis des années, et probablement déjà à l'époque où Védrine vivait chez Glencross, dans son presbytère. Et il est impossible qu'il n'ait rien su des activités de Glencross. Pourtant, il n'a jamais été entendu à ce sujet, allez savoir pourquoi.

Au sujet de cette élection de 1977, Védrine écrit "
Mais comment, lui demandai-je [à Mitterrand], être candidat dans une commune où je ne connaissais personne? Il allait s'en occuper, me dit-il, en me mettant en contact avec des amis, les Maringe, qui me mettraient à leur tour en relation avec le curé de Saint-Léger-des-Vignes, le père Glencross, anglais original échoué dans le Nivernais depuis la guerre, adoré de ses paroissiens et très proche des animateurs de la jeune équipe socialiste, Robert Billoué et Guy Leblanc".
C'est là qu'on apprend que Glencross avait ses entrées parmi les membres du "parti socialiste".Glencross était proche du pasteur Doucé, mystérieusement disparu après avoir été embarqué par des types de la DGSE, lui-même amant de Philippe Carpentier, lié à l'affaire du CRIES (des films pédopornos tournés dans les locaux de l'UNICEF à Bruxelles). Glencross a été arrêté en 1990, juste avant le meurtre de Doucé.

Le réseau Spartacus, donc, proposait "10% de ristourne" pour ses membres tentés par une partouze à Elm Guest house. C'est Peter G, directeur commercial de Spartacus, qui était chargé d'amener les clients du réseau Spartacus vers Elm Guest House. Dans les années 80, Spartacus comptait environ 25.000 membres anglais.

Quant à Stamford, il a été arrêté fin 1993 et est opportunément mort à 56 ans dans une prison belge en décembre 1995, d'une attaque cardiaque, et cela avant son procès bien sûr (il ne risquait qu'un an de prison, mais aurait pu avoir la mauvaise idée de balancer des noms).

L'affaire du réseau Spartacus a donc été close sans débat, et on n'en a plus reparlé. Jusqu'à l'affaire Elm Guest House.

Espérons juste que la liste des clients saisie récemment par la police ne finira pas à la poubelle, ou plutôt dans les fichiers des services secrets, où ils seraient très utiles pour faire chanter tout ce petit monde. Et qu'on arrête aussi de ne balancer que les noms des morts. Sur la liste, il en reste encore quelques uns de vivants.
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Partie III : en Belgique, Gladio tirait les ficelles du réseau

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On a évoqué l'Espagne et les Pays Bas, parlons aujourd'hui de la Belgique, ce petit pays qui est un réel laboratoire du Nouvel Ordre Mondial : flicage de la population, classes moyennes écrasées de taxes, riches au paradis, népotisme, détournements d'argent à grande échelle, pays plateforme pour divers trafics, j'en passe et des meilleures. Si ce pays est le cœur de l'Europe, ce n'est pas pour rien, et on va comprendre pourquoi.

En commencant par comprendre comment fonctionnaient les réseaux liés à la CIA en Belgique, et comment ils utilisaient les partouzes pédophiles pour compromettre les personnalités qu'ils voulaient manipuler. Une méthode vieille comme le monde.

Ce qu'il se passe en Belgique est transposable dans l'ensemble des pays européens, c'est pour cela que je vais rentrer dans le détail et que - désolée- cet article sera long. Même si je suis obligée de faire des impasses, on va essayer de comprendre comment et pourquoi fonctionne le réseau pédophile belge.

Des affaires belges on connaît surtout l'affaire Dutroux. Mais, avant cela plusieurs belles affaires de réseaux pédophiles avaient déjà été étouffées, notamment celle du CRIES qui consistait à tourner des films pédo pornos dans les locaux de l'UNICEF à Bruxelles. Je n'y reviens pas, on en a déjà parlé.

Derrière l'affaire « Dutroux-prédateur-isolé », on a toute une clique de fascistes magouilleurs qui se trouvent être au pouvoir dans ce pays. D'abord sous l'égide du PSC, parti catho de droite, puis sous celle... des socialistes. En Belgique, l'imprégnation mafieuse de la classe politique est catastrophique.

Et tout ce petit monde est aussi occupé à détourner des milliards d'euros d'argent public, tout en percevant sa part des trafics d'armes, de drogue, de femmes et d'enfants qui sont implantés dans le pays, et bien implantés.

Les réseaux « stay behind »[1] appelés aussi réseaux Gladio sont en fait des réseaux de membres des services secrets européens, d'hommes politiques nationaux, de militaires fascisants, de pseudo intellectuels de gauche, d'hommes d'affaires véreux et de barbouzes, qui sont dévoués aux intérêts américains sous l'égide de l'OTAN et ont tout fait pour créer l'Europe qu'on connaît aujourd'hui. Leur mission est multiple, et parmi les objectifs on trouve :
- mener une propagande anti communiste, depuis les universités jusqu'aux partis politiques

- déstabiliser l'Etat en menant des opérations terroristes sous faux drapeau (par exemple la RAFAction Directe, ou des actions d'extrême droite via le SAC par exemple). D'ailleurs, des caches d'armes étaient disséminées un peu partout en Belgique (mais c'était pareil en France), au cas où... Le SDRA[2] 8 était en Belgique la tête de pont du stay behind, dissimulée dans les services secrets de l'armée, et il a par exemple aidé des soldats US à attaquer le commissariat de Vielsalm en 1984, attaque au cours de laquelle un policier a été tué et des armes volées. Le but affiché de cette opération était de pousser les flics belges à augmenter le niveau de sécurité et de faire croire aux belges que leur pays était au bord d'une révolution communiste. Les armes volées ont ensuite été planquées à Bruxelles dans un local des CCC, les cellules communistes combattantes. Quand le parlement a appris que ce type d'opération conjointe entre les flics belges et l'armée avait lieu chaque année, il y a eu comme un froid. Surtout que pendant des mois, les autorités civiles ont parlé d'une « attaque terroriste »[3]. Les CCC elles-mêmes étaient une création de l'extrême droite , ce qu'on n'a appris que récemment[4].

- coopter des personnages du même bord dans les institutions et les partis politiques et détruire les autres. Par exemple, le leader communiste Julien Lahaut a été abattu par Gladio en 1950.

- détourner de l'argent pour les opérations secrètes et pour on ne sait trop quoi

- favoriser le trafic de drogue dans les différents pays, car cela rapporte énormément pour les caisses noires
Avec cet article, on va comprendre à quel point la politique a été vérolée par les fascistes ultra libéraux (ça peut sembler contradictoire, mais aujourd'hui on constate que le libéralisme économique est une dictature), et à quel point l'Europe est une construction fasciste.

Pour résumer, un politicien de premier rang comme Paul vanden Boeynants (VDB) avait mis en place des officines fascistes liées à l'armée et à la mafia. La Belgique, Etat mafieux, s'est retrouvée spoliée de milliards de francs, mais aussi de sa justice et de ses institutions, toutes entièrement au service de la coterie mafieuse et fascisante de Vanden Boeynants et de ceux qu'il servait.

Pour simplifier les choses, je vais présenter quelques personnages, ce qui permettra de comprendre quelques liens intéressants, et un contexte :
L'enlèvement de Paul Vanden Boeynants (JT 14-02-1989)

La conférence de presse de Paul Vanden Boeynants (JT15-02-1989)
Le lendemain de sa libération, l'ex-Premier ministre Paul Vanden Boeynants, enlevé pour rançon durant un mois, fait une déclaration à la presse. Cette épreuve ne l'a manifestement pas complètement abattu. Le récit de son enlèvement est resté dans toutes les mémoires...ET LA FAMEUSE REPLIQUE LA PLUS MEMORABLE "VDB
TU NE VAS PAS CREVER ICI "
https://www.youtube.com/watch?v=Gw2oqZyPh6Q

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Membre du PSC (parti socialiste-chrétien) depuis le début des années 50 et de la direction du Cercle des nations, un organe anti communiste et très très favorable à l'OTAN, qui regroupait des politiciens européens bien en vue et était mêlé de près à des viols d'enfants à grande échelle. VDB était le propagandiste d'une militarisation du pays, y compris via des milices privées.

Il a créé le Cercle des Nations en 1969 avec son ami le baron Bonvoisin, mais aussi Paul Vankerkhoven et d'autres. Le Cercle des nations a organisé une cérémonie en 1970 en l'honneur des colonels fascistes qui venaient de faire leur coup d'Etat en Grèce. En 1976, c'est pour les 10 ans de dictature de Papa Doc à Haïti, qu'on a organisé une petite sauterie. Le Cercle a soutenu Franco, Salazar ou encore Pinochet.

En 1972 il créé le CEPIC (Centre politique des indépendants et cadres chrétiens), toujours avec Bonvoisin. Ultra libéral et anti gauchistes, il avait parmi ses piliers des membres de l'ordre du Rouvre[5]. Le CEPIC était destiné à couper l'herbe sous le pied à la « gauche » du PSC. Les deux antennes du CEPIC étaient « Nouvel Europe magazine » créé par VDB et qui organisait des réunions de fachos dans tout le pays, et le Front de la jeunesse (FJ). L e CEPIC a été dissous en 1982.

Autour de VDB, « un réseau d'organisations occultes », avec des gens de la finance et des délinquants. Dans le rapport Godbille[6], on soupçonne même un lien entre VDB et l'affaire des avions renifleurs qui se passe en France et qui consiste en un énorme détournement d'argent contre Elf, qui était alors une entreprise publique. Tout cela, afin de blanchir de l'argent qui venait de hold ups, de trafic de drogue ou d'armes.

VDB était au cœur de l'affaire du Crédit Commercial et Financier, entreprise qui a fait faillite et dont les administrateurs étaient Guy Cruysmans, Ado Blaton et Aldo Vastapane, un mafieux notoire mais anobli. La famille De Pauw, et le général Beaurir sont aussi cités. « Les petites mains semblent être toutes des militants d'extrême droite, travaillant dans diverses petites sociétés d'édition, de gardiennage, immobilières... », lit-on dans le rapport. Et VDB est au centre de ces groupes occultes: « Paul Vanden Boeynants n'était pas seulement en excellentes relations avec divers trafiquants d'armes, mais également avec divers entrepreneurs qui ont pu bénéficier de ses largesses, ainsi que de celles de divers ministres des Travaux Publics, connu notamment Guy Mathot », est-il encore écrit dans le rapport Godbille.

VDB a été identifié par plusieurs victimes comme étant l'un des abuseurs du réseau pédophile.
VDB, en plus d'être un fasciste et un pédophile, était un affairiste. Ce qui ne l'a pas empêché d'être aux commandes du pays pendant des dizaines d'années et de figurer parmi les politiciens les plus admirés du pays.
  • Baron de Bonvoisin :
Membre du Cercle des nations depuis 1970 et trésorier du CEPIC. Il était très proche de Van den Boeynants, mais aussi de Jean Violet, selon un rapport de 1985 de la police de Wavre. Cela, probablement via leur anticommunisme commun et leurs idées fascisantes.

Bonvoisin avait aussi pour conseil Jean-Paul Dumont, autre membre de la clique belge, dont on va reparler. C'est encore Bonvoisin qui a financé le Front de la Jeunesse, comme l'a révélé la Sûreté de l'Etat en 1981. Pour Bonvoisin, tout cela n'était qu'une conspiration d'extrême gauche. Toutefois, comme bon nombre de têtes du CEPIC étaient impliquée, ce fut l'arrêt de mort dudit CEPIC.

Mais BB est tenace, et il vient de recevoir 100.000€ de l'Etat belge pour « préjudice moral », au sujet de la note de la Sureté de l'Etat de 1981 qui l'impliquait dans le financement des groupuscules fachos. Toutefois, il demandait plus de 6 millions.

Bonvoisin a été accusé de viols par deux des témoins X qui sont intervenus dans l'affaire Dutroux, et par quatre autres victimes. Une femme dont le mari était décédé a ainsi parlé d'une partouze dans un château près d'Ath en Belgique, à laquelle l'ex ministre Pierre Decamps[7] et le baron Bonvoisin étaient présents. A un moment, des enfants d'une dizaine d'années sont arrivés et ont été violés par les adultes présents.

Il participait aussi à des partouzes avec Guy Spitaels (ex bourgmestre d'Ath pendant 20 ans), autre ancien ministre[8], et Frans Reyniers, commissaire de police proche de Georges Marnette et de Yves Zimmer (deux pédophiles qui ont permis d'étouffer plusieurs affaires dont l'affaire Dutroux[9]), qui traînait aux Atrébates avec Michel Nihoul, et au Jonathan, où traînait Guy Mathot ainsi que de nombreux fascistes.

D'après le témoin X2, Bonvoisin était client régulier du Mirano, un club à partouzes sélect où des enfants étaient parfois violés de manière sadique, d'ailleurs dans les partouzes où elle l'a vu, il était dans le registre sado maso avec les mineures violées.

Il se vantait d'être ami avec Mobutu, ce dictateur du Zaïre (devenu la République Démocratique du Congo), et il s'est dit qu'il intervenait auprès de Mobutu dans « l'intérêt de la France », d'où les perquisitions interdites à Paris quand Bonvoisin a été poursuivi pour diverses escroqueries. En réalité, il intervenait surtout pour des personnalités françaises ou belges, et probablement d'ailleurs encore. On sait aussi qu'il fréquentait Kabila, bien qu'il l'ait toujours nié.
  • Jean Violet :
Avocat français d'extrême droite et membre de l'Opus Dei qui a longtemps travaillé pour les services secrets, le SDECE (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage) et avec l'Eglise romaine pour mener des opérations de déstabilisation dans les pays satellites de l'URSS pendant la « guerre froide », cela grâce aux communautés catholiques locales. Violet a été membre de la Cagoule, ce groupuscule fasciste qui suivait Eugène Deloncle[10]. Il a échappé à l'épuration grâce à ses copains de l'Opus Dei.

Jean Violet a été membre de l'affreuse Société du mont pèlerin, un lobby ultra libéral basé en Angleterre créé par Friedrich von Hayek en 1947, et qui a imposé ses vues en Europe (ce truc existe toujours).

Il a aussi été impliqué dans un gros détournement d'argent, « l'affaire des avions renifleurs », à la fin des années 70. En gros, une grosse somme d'argent d'Elf Aquitaine a été détournée et on a fait passer ça pour une escroquerie. Mais en réalité, il s'agissait probablement de blanchiment d'argent. De fait, de nombreux membres du SDECE travaillaient chez Elf. L'argent a été envoyé dans une société implantée au panama aux commandes de laquelle on trouvait Jean Violet et Philippe de Weck, le président de la banque suisse UBS, et il aurait fini dans les poches de l'extrême droite catholique liée à l'Opus Dei, pour financer divers groupuscules fascistes comme le CEPIC en Belgique (l'aile droite du Parti Social Chrétien). Parmi les personnes impliquées, Giscard, alors président, Raymond Barre, grand affairiste alors 1er ministre, Albin Chalandon, ministre de la justice, des ecclésiastiques de l'Opus Dei et du Vatican, des membres de la loge P2, des agents de la CIA, mais aussi le baron Benoît de Bonvoisin. Un sacré panier de crabes.

Cette affaire devient très intéressante quand on apprend qu'un des relais de Violet pour cette magouille était le cardinal Marcinkus, lié à la banque Ambrosiano et à la loge P2, elle-même une émanation du réseau Gladio italien.

Violet a aussi été l'un des fondateurs du « cercle Pinay »[11], du nom du président du conseil français Antoine Pinay, atlantiste et européaniste, qui avait voté les pleines pouvoirs à Pétain en 1940 et était présent aux premières réunions du Bilderberg, justement créé pour imposer l'Europe ultra libérale avec une « concurrence libre et non faussée », et cela contre l'avis des peuples et de leurs élus[12]Georges Albertini, ami de Violet, était aussi membre du cercle Pinay. Albertini était aussi un fasciste pendant la guerre, n°2 du Rassemblement National Populaire et collaborationniste de Marcel Déat. Albertini était aussi proche de la banque Worms, une horreur synarchiste qui voulait établir un régime fasciste en Europe. Albertini est aussi parmi les fondateurs de l'Institut d'histoire sociale (IHS) en 1954, financé uniquement par la CIA comme le Sénat US le révèle en 1967, et foncièrement antibolchévique.

Après la mort de Worms en 1952, Albertini était toujours rémunéré par le groupe. En 1970, il fonde l'Institut Supérieur du Travail, une officine anticommuniste de plus. Il a contribué à installer dans la politique d'après guerre tout un tas de fascistes engraissés avec l'argent des opérations barbouzes en France et hors de France. D'ailleurs, Albertini s'est vite recyclé dans la droite non fasciste, le RPR, et était proche de Pompidou l'ami des Rothschild ou d'Alain Madelin, autre facho du mouvement Occident.

Bref, Violet avait de l'entregent, notamment chez ses copains belges du réseau stay behind. Ainsi, il a lancé grâce à de l'argent US (via des fondations paravent de la CIA) l'Académie Européenne de Sciences Politiques avec Florimond Damman. Il était proche aussi de l'Union paneuropéenne de Otto Von Habsbourg, des réseaux qui sont intervenus dans l'affaire des avions renifleurs. Là dedans, les membres de l'Opus Dei côtoient des franc maçons, notamment de la loge italienne P2. Et quand il fallait lutter contre le péril rouge, violet pouvait demander une entrevue avec Richard Nixon et Henry Kissinger.

Violet était aussi membre du Cercle des nations, lui aussi basé à Bruxelles, et qui était aussi un outil d'infiltration des institutions.
  • Michel Van der Elst
Cet avocat apparaît dans d'innombrables dossiers de magouilles, mais aussi dans l'affaire Dutroux.

Par exemple, il a servi de faux alibi à des membres de la bande Haemers (dont il était l'avocat) pour l'enlèvement de Vanden Boeynants, qu'il aurait aussi commandité. Il a ensuite remis ça en servant de faux alibi à Nihoul pour l'un des enlèvements, ce qui a été prouvé mais étrangement, l'alibi a tenu pour la justice bien que Van der Eslt se soit rétracté ensuite.

D'après certains témoignages recueillis au cours de l'enquête Dutroux, Van der Elst était le contact entre « l'organisation » qui aurait été derrière l'enlèvement de VDB, et la bande Haemers.

Le père de Michel Van der Elst a défendu un trafiquant d'armes lié à la CIA et Mossad, felix Przedborski, il était l'avocat du Grand Orient dont il faisait partie et conseillait personnellement le roi Albert II.

Quant à lui, Michel a été cité par des victimes du réseau dont Dutroux faisait partie, comme étant pédophile et adepte des partouzes dont on a déjà parlé. Il était aussi présent à la firme ASCO lors de tournages de snuff movies pédophiles.

Le témoin X1 raconte une scène terrible : Van der Elst, les frères Lippens et Bonvoisin la violaient et la torturaient tout en filmant la scène, alors qu'elle était en train d'accoucher, vers l'âge de 10-12 ans.
Directeur de la prison de Saint Gilles à Bruxelles, il était le lien entre des pontes nazis et le milieu fasciste belge, pour lequel il a contribué à recruter quelques éléments. Il a été impliqué dans l'affaire du gang de Nivelles. Sa compagne Claudine Falkenberg a travaillé au cabinet de Cecile Goor.

Bultot fréquentait assidûment le club Jonathan.
Jean Bultot, le Jonathan et les partouzes à la confiture
La version complète de la vidéo tant controversée et extraite d'une diffusion de "L'écran Témoin".
Cette vidéo a causé un gros remous dans le cadre de l'enquête sur les Tueries du Brabant, alors qu'elle fut posté initialement sur le forum www.anneesdeplomb.be à titre d'illustration de la biographie de Jean Bultot.

Depuis, il a quitté la Belgique en 1986 grâce à une filière d'évasion liée au Front de la Jeunesse au moment du procès Bouhouche, direction le Paraguay, et a demandé l'asile politique en Afrique du Sud.

A Bruxelles, il était un grand habitué du club Jonathan et était ami avec le patron, Pierre Paul De Rycke. Mais, Bultot était aussi ami avec Jean Michel Nihoul, qui fréquentait les mêmes boites à partouzes bruxelloises. Bultot a sûrement bien fait de quitter le pays, car apparemment, il détenait des informations faisant le lien entre les tueries du Brabant et la Sûreté de l'Etat.
Membre du Cercle des nations. Patron d'ASCO et ami de VDB au moins depuis le passage de ce dernier à la Défense, ce qui a facilité quelques magouilles. Il était le concubin de Fortunato Israël qui tenait donc un réseau de call girls, et était proche du Mossad.

ASCO, c'est une entreprise d'import export (notamment d'armes) installée à côté de l'aéroport de Bruxelles, pour laquelle Nihoul a travaillé et qui a hébergé quelques partouzes pédophiles sadiques et des tournages de snuff movies. Le Baron Bonvoisin y était aussi présent, de même qu'Annie Bouty, l'ex de Nihoul, et d'autre tarés comme Michel Van der Elst, Melchior Wathelet père (autre ministre), Wilfrid Martens (ex 1er ministre) ou Jean-Paul Dumont. D'après les flics qui ont entendu l'un de ces témoins, « Il semble que ces soirées étaient organisées pour des gens avec qui ils étaient en affaires ou qui pouvaient avoir une influence sur les affaires.Parfois des contrats étaient signés au court des soirées » auxquelles Boas avait ses « invités ». D'après un témoin, c'est un certain Madani Bouhouche, ex gendarme et barbouze fasciste impliqué dans pas mal de coups divers et variés dont les tueries du Brabant, qui l'emmenait chez Asco pour y être torturée et violée par toute la clique.

Apparemment, des jeunes femmes qui semblaient d'origine étrangère (Amérique Latine) vivaient à l'étage des locaux et repartaient rapidement. On sait aussi que Nihoul s'est rendu à Saint Domingue pour Asco, d'ailleurs il se plaignait d'en avoir été pour ses frais.

A propos d'ASCO, un quotidien néerlandais, De Morgen, écrivait qu'elle était de ces « entreprises qui vivaient de contrats avec l'Etat, obtenus par l'intermédiaire de politiciens intéressés ». De fait, VDB aurait touché un sacré paquet en commissions sur des ventes d'armes effectuées par Asco qui obtenait bizarrement la plupart des marchés, et pourtant la boite a fait faillite. De fait, VDB était bien là pour l'inauguration d'Asco le 8 mars 1973.

Boas a été condamné en 1992 à 15 mois de prison avec sursis et à une amende, mais il a été réhabilité en 1995 et décoré de l'ordre de Léopold II en 2004.
  • Madani Bouhouche
On a déjà parlé de lui plus haut. Il faut savoir que cet ancien gendarme impliqué dans des groupuscules d'extrême droite et des magouilles en tous genres, a été accusé d'avoir tué son ami Juan Mendez, à qui on avait piqué toutes ses armes de guerre et qui soupçonnait qu'elles avaient servi aux tueries du Brabant. Bouhouche aurait d'ailleurs participé à plusieurs vols d'armes dont celui des armes du groupe Diane à la gendarmerie en janvier 1981, ainsi qu'au vol d'une cargaison d'or à Zaventem. Pour les tueurs du Brabant, il a aussi loué des caches et des planques.

Bouchouche a été vu par le témoin X2 au Dolo à la table de Jean-Paul Dumont et Georges Marnette. X2 était également présente cette fois où Bouhouche a rencontré VDB, Wilfried Martens, Philippe Moureaux, Jean Gol, Michel Nihoul et d'autres au Hilton. Mais bizarrement, Bouhouche n'a jamais été entendu au sujet du Dolo et de ses relations là bas.

En 1983, Bouchouche a créé avec son collègue flic Robert Beijer une officine privée baptisée ARI (Agence de Recherche et d'Information).

Bouhouche était surtout le meneur d'une bande de gendarmes fascistes durant les années 70 - 80, pour des commanditaires « mystérieux » mais liés à l'OTAN et au réseau Gladio belge. Il a créé un camp d'entraînement dans lequel sont passé nombre de militants de Westland New Pst ou du Front de la Jeunesse, dont Jean Bultot. En 1995 il prend 20 ans de prison pour deux meurtres. Mais il a été acquitté pour le meurtre de Juan Mendez, un vol d'armes à l'ESI et deux attentats. Deux ans seulement après sa condamnation, Bouhouche bénéficie de nombreuses sorties de prison.

Selon le quotidien Le Soir, des informations ne concernant et portant sur les tueries du Brabant ont été demandées aux Etats Unis par les autorités belges, mais des informations essentielles n'ont pas été communiquées, alors que tous les autres pays ont répondu sans problème aux commissions rogatoires internationales. Par exemple, des informations sur deux comparses de Bouhouche qui se sont exilés aux Etats-Unis, justement : Martial Lekeu, ex gendarme membre du groupe Diane était fortement soupçonné d'avoir fait partie de la première bande des « tueurs du Brabant »[13], et Jean-François Buslik, qui était quant à lui impliqué dans un attentat contre un gendarme travaillant sur un trafic de drogue, en 1981. Dossier dans lequel la DEA était en filigrane.
Général belge qui était aussi membre du Cercle des nations, et connaissait bien le pédophile Raemaekers. Amateur de petits garçons et proche de l'avocat Jean-Paul Dumont. Depuis les années 80, il est expert pour les nations unies et fait une mission en Irak au moment de la guerre.
  • Jean-Paul Dumont :
Membre du cercle des nations. Il était lié au PSC, et surtout au CEPIC dont il était membre du comité directeur en compagnie de Bonvoisin, VDB et Jean-Pierre Grafé (dont on va reparler). Il a été administrateur avec VDB de l'asbl Comité Ouwendijck, dont le président d'honneur était le prince Philippe, mais qui était en réalité une cellule d'entraînement de type milice.

Même s'il a été suspendu du barreau dans les années 90, Dumont est surtout avocat et client du Dolo, où Nihoul allait très souvent, de même que Georges Marnette. De nombreux témoins ont confirmé avoir vu ensemble Nihoul et Dumont

Ce dernier a aussi défendu Mahadani Bouhouche, Eric Lammers, ami de Patrick Haemers et membre de WNP et du Front de la Jeunesse, Paul Latinus (dont on va parler plus bas), Jean Pierre Graffé[15], Roger Boas, le pédocriminel taré Jean Paul Raemaekers[16], la bande de Nivelles et bien d'autres. Son associé Me De Quevy a défendu Dutroux, quant à Nihoul, il a été défendu par Me Dumont puis par son collègue De Cléty, grand ami de Dumont et De Quevy.

D'après un témoin, Dumont blanchissait de l'argent destiné au PSC dans des casinos allemands.

Il aurait fait des voyages au Canada avec le commissaire Georges Marnette qui serait son grand ami, et semblait négocier des contacts pour le compte de Roger Boas.

Lors des partouzes, il assistait au tournage de snuff movies au cours desquels des enfants étaient tués, notamment dans les bâtiments d'Asco. D'après le témoin X1, qui est passé pour folle, Melchior Wathelet (le père) et Wilfried Maertens étaient présents, de même qui Nihoul et Bouty, Antoine Van den Bogaerts son souteneur depuis qu'elle était gamine, et d'autres. X1 explique aussi que Jean-Paul Dumont était son « client » (alors qu'elle était mineure) et qu'il l'amenait à des soirées à Knokke et à Gand, parfois avec Van der Elst.

Elle précise que Dumont était un sadique et qu'il aimait voir les enfants se faire maltraiter. Dumont est aussi identifié par X2, qui l'a rencontré au même endroit que Marnette et Zimmer : un club à partouzes avec des mineurs « consentants ». Enfin, un troisième témoin le cite comme impliqué dans des partouzes pédophiles.

Selon le pédophile Raemaekers que Dumont est venu voir en préventive alors qu'il n'était pas son avocat afin de lui demander de se taire sur ses relations bien placées, Dumont a fourni des enfants à des membres de l'équipe de Marnette. Raemaekers dit aussi qu'ils ont été à des partouzes pédophiles au Stanley, un club de coloniaux, à La Piscine à Etterbeek, à Meise et dans divers autres lieux. Raemaekers a aussi ajouté que Dumont était proche du juge consulaire au Tribunal de commerce de Bruxelles Raymond Desmet, ce même Desmet qui est venu plusieurs fois voir Raemaeker en prison pour lui dire de « ne pas faire de vagues », ce que l'intéressé a traduit par : « me taire sur tout ce que je savais sur les politiciens, les magistrats et les personnes de hauts niveaux impliqués dans des faits de pédophilie ». Parmi ces relations à ne pas citer et dont Dumont avait parlé : VDB bien sûr, Guy Spitaels, Guy Mathot, Guy Coeme, Jean-Pierre Grafé, Elio Di Rupo (grand ami de Grafé), Alain Vanderbiest, Malchior Wathelet, Willy Claes, Philippe Maystadt, Wilfried Maertens, Jean louis Thijs...

Dumont a aussi été enseignant au lycée Molière à Bruxelles, où une affaire d'abus sexuels répétés sur les élèves a failli éclater, et où il a été accusé de viols.

Enfin, un témoignage des plus inquiétants est celui d'un certain Jacques T., ex trésorier des jeunes du PSC. Entendu en janvier 1997, il a redit ce qu'il avait déjà dit à la police de Charleroi et à la police d'Uccle (Bruxelles) : dans le milieu des années 80, Jacques T. fréquentait beaucoup Michel Dewolf et l'avocat Philippe Sala, tous deux membres du PSC, ainsi que Jean-Paul Dumont. Ceux-ci, « sous prétexte de tests d'initiation à l'Opus Dei », l'ont « amené à des Messes Noires avec actes sexuels. Il mentionne la présence de jeunes filles venant de pays de l'Est (13-14 ans) », est-il écrit dans la synthèse de police.

« En 1986 après une réunion politique bien arrosée il est allé avec SALA et DEWOLF à une réunion qu'ils annonçaient pimentée. Sur place il a été drogué avant d'être amené dans une salle avec des gens masqués et habillés en djellabas noires. Les participants buvaient du sang ». Tout le cérémonial sataniste était là : une fillette d'une douzaine d'années, morte, était allongée nue sur un autel, mais le témoin n'a pas assisté au meurtre. Il a été drogué quand il a cherché à partir et s'est réveillé le lendemain dans sa voiture.
  • Patrick Haemers :
Fils d'Achile Haemers. En 1987, il est accusé avec Philippe Lacroix et Antoine Brahy de faux et fraude fiscale pour avoir blanchi de l'argent du crime. Haemers était sous le coup d'enquêtes pour divers hold ups. En 1981, la bande Haemers est chargée d'organiser le faux enlèvement contre rançon de van den Boeynants par une pseudo «Brigade révolutionnaire socialiste ». VDB est resté un mois hors de vue, alors qu'il était sûrement le ministre le plus populaire du pays (comme quoi la propagande sert bien à quelque chose).
  • Paul Latinus
Ingénieur en sciences nucléaires, il était informateur de la Sûreté de l'Etat depuis 1978, et était officier de réserve dans l'armée de l'air. Anti communiste fervent, il avait rejoint le Brabant Reserve Officer Club (BROC), créé en 1975.

Il a ensuite travaillé pour le PIO, un centre de renseignements créé par VDB pour déstabiliser les gauchistes, il a aussi été place à l'ONEM, l'équivalent belge de l'Assedic et conseiller au ministère du Travail. De fait, tout le monde savait qu'il était pistonné par VDB.

En 1978 il adhère au front de la Jeunesse dont il devient l'un des leaders et 'lannée suivante il créé Delta nord, qui deviendra Westland New Post (WNP), autre groupe fasciste armé.

En 1981, un journal de gauche révèle ses activités, et Latinus se barre ... au Chili, terre d'accueil des nazis et fascistes européens. Il revient en Belgique 6 semaines plus tard et continue l'infiltration de WNP dans l'armée et à l'OTAN. Il a expliqué au journaliste René Haquin : « J'ai été recruté en 1967, à l'âge de 17 ans, par une organisation étrangère dont le but est de lutter par tous les moyens contre le communisme soviétique. J'ai été initié en 1973 au contre-espionnage et aux techniques de renseignement par un officier OTAN, à Tongres, pendant mon service militaire. En 1977 (...), j'ai reçu ordre, par l'organisation à laquelle j'appartiens (...), de m'introduire dans la sphère du Front de la jeunesse (...). Ma nouvelle mission, en 1980, fut alors de créer en Belgique un groupe revanchard nazi calqué sur la Waffen-SS (ndlr: c'est-à-dire le WNP) ». L'organisation étrangère dont il est question était la DIA (Defense Intelligence Agency), le service de renseignement de l'armée US.

Latinus est mort peu après avoir contacté le commissaire bruxellois pourri Georges Marnette qu'il connaissait bien, pour lui dire que des types de WNP avaient participé aux tueries du Brabant.

Il se serait suicidé en 1985[17], mais des proches se demandaient si ce que Latinus savait sur un dossier de partouzes pédophiles (le fameux dossier Pinon) ou sur des magouilles politico financières n'aurait pas précipité sa mort.
  • Juan Borges :
Trafiquant d'armes portugais (y compris de l'uranium 235 pour le nucléaire), d'or, de mercure, de devises qui utilisait la société Alalouf (exportation de matériel médical) comme couverture. Mais il a de la chance, ses dossiers ont été suivis par des juges bienveillants comme Van Espen. Annie Bouty, la compagne de Michel Nihoul, l'a aidé via son cabinet d'avocats Cadreco, à se sortir d'affaire en demandant l'aide du cabinet du ministre de la Défense (rapport Godbille p.78). Comme par hasard, l'instruction sur les activités de Bouty a aussi été menée par le juge Van Espen.

Borges a été le partenaire d'affaires de Nihoul. Il était lié aux réseaux fascistes et à la mafia italienne. En 1986, Nihoul l'aurait laissé tomber.
  • Jean-Pierre Grafé :
Membre du PSC et ami de l'actuel premier ministre belge Elio Di Rupo (PS)[18], avec lequel il faisait la tournée des boites liégeoises. Comme Di Rupo, Grafé s'en est tiré parce que Marnette a tout fait pour décrédibiliser un témoin à charge, le seul que les flics ont pris la peine d'auditionner, sur toute une liste de témoins. Grafé a quand-même du démissionner en décembre 1996 suite aux accusations rendues publiques d'Olivier Trusnacht, qui déclarait avoir été violé par Grafé quand il avait 14 ans, pour finir par dire qu'il en avait 18 lors des dernières auditions.
  • Marc Dutroux :
Déjà condamné en novembre 1988 pour l'enlèvement et le viol de cinq jeunes filles âgées de 11 à 19 ans. Bizarrement, c'est même le ministre de la Justice de l'époque, Melchior Wathelet (le père, membre du cdH, qui a succédé au PSC) qui est personnellement intervenu afin de faire libérer Dutroux de manière anticipée en 1992, pour « désengorger la prison de Mons »... Cela a valu quelques remontrances du parlement européen à Wathelet.

En décembre 1995, Dutroux enlève trois jeunes délinquants. A la suite de cela, le gendarme René Michaux se rend au domicile de Dutroux, où étaient censées être retenues les petites Julie et Mélissa à cette époque. Il y va deux fois, ne trouve rien, ne voit pas la cache, mais dit quand-même avoir entendu des voix d'enfants. Accessoirement, Michaux a aussi anticipé la mort des fillettes, qu'il a annoncée deux jours avant les aveux de Dutroux. Ce policier a eu une promotion à la suite de cette affaire, bien qu'on savait qu'il était impliqué dans diverses magouilles à Charleroi.

Michaux a aussi saisi des K7 vidéos chez Dutroux, mais une bonne partie n'a jamais été visionnée, d'autres ont été rendues à Dutroux et certaines ont même été perdues. Il fréquentait le milieu du trafic de voitures à Charleroi, et beaucoup de monde savait à quoi ont servi les voitures qu'il avait achetées.

Dutroux voyageait beaucoup aussi : il allait régulièrement dans les pays de l'Est comme la Slovaquie, mais il a été reconnu aussi dans le sud de la France, ou près de la Suisse, par des victimes de réseaux pédos.
  • Jean-Michel Nihoul :
Se faisait appeler « Michel Nihoul ». Magouilleur qui a connu un grand nombre de faillites frauduleuses, et a cumulé un nombre impressionnant de métiers, depuis la livraison de poissons jusqu'au conseil juridique, ainsi qu'un nombre tout aussi impressionnant de relations. Par exemple, alors qu'il était en prison en 1978, c'est le ministre PSC de l'Education Joseph Michel[19] qui est contacté par ses proches pour solliciter une libération.

Son implication dans les enlèvements n'a pas été retenue par la Justice, malgré de très nombreux éléments à charge. Son ami l'avocat Michel van der Elst lui a d'ailleurs bien sauvé la mise avec son faux alibi pour l'enlèvement de la jeune Laetitia Delhez à Bertrix. Nihoul y a été vu par plusieurs témoins, mais tant pis, on préfère croire Van der Elst, qui avait déjà donné un faux alibi à la bande Haemers. Et même si van der Elst s'est rétracté des années plus tard, on n'accuse toujours pas Nihoul pour cet enlèvement. On sait aussi que Nihoul a refilé des milliers de pilules d'ecstasy à Michel lelièvre à la suite de l'enlèvement.

Le rôle de Nihoul était de faire le lien entre les pontes du réseau, les clients, et les fournisseurs de chair fraîche, à savoir Dutroux et Martin, et probablement d'autres personnes.
C'est un juge membre du PSC , qui a su étouffer quelques affaires compromettantes pour ses amis.

Alors que son collègue le juge Connerotte, celui qui est parvenu à faire libérer Sabine et Laëtitia, deux victimes de Dutroux, a été viré de l'enquête[20] pour avoir assisté à un repas avec les deux fillettes, Van Espen, dont le beau frère a travaillé avec Nihoul dans le cabinet d'avocats de Bouty, n'a jamais été embêté. En outre, la sœur de Van Espen est la marraine du fils de Nihoul[21]. Pourtant, il a travaillé sur des affaires connexes importantes, comme l'assassinat « irrésolu » de Christine Van Hees à Bruxelles en 1984, par Nihoul, Dutroux, Bouty et d'autres tarés de la bande, et non par les punks qui ont été envoyés en taule quelque temps. Evidemment ? quelques pièces essentielles ont disparu du dossier, notamment le carnet d'adresses et les vêtements de Christine, et van Espen n'a jamais jugé utile de faire analyser une seule des 168 pièces matérielles du dossier. Autre exemple : alors qu'il fallait recouper en urgence les propos de X1 avec le scénario du meurtre, Van Espen a interdit aux policiers de travailler le week-end, et ne lisait pas les dossiers (il demandait plutôt des « synthèses »). Les médias, bien sûr, ont été d'une rare complaisance avec la thèse officielle.

En outre, Van Espen était l'avocat d'Annie Bouty à l'époque du meurtre (pour une dispute avec Nihoul) et jusqu'en 1989, ce qui a quand même mené à son dessaisissement en 1998, soit quand-même 14 ans plus tard.

Je reprends le rapport Godebille (p.42) :
« On peut conclure provisoirement qu'une série d'activités suspectes (laboratoires d'analyses médicales, escroqueries diverses, trafics d'armes, de diamants, services de sociétés de détectives privés, de gardiennage...) sont le fait de personnages qui se rencontrent dans des cercles étroits, que ce soient des cercles d'obédiences catholiques ou peut-être davantage des cercles de la mouvance des néo templices. Chacun de ceux-ci (cf. affaire des avions renifleurs, présence de certains personnages chez les néo templices) sont proches du S.A.C et de la loge P2, organisations qui en France et en Italie se sont avéré&es expérimentées dans la manipulation de truands appartenant à la mafia »
.L'enquêteur qui rédige ce rapport ajoute « nous avons été frappés par l'existence d'une constante en Belgique, ces groupes occultes sont proches de l'entourage de Paul Vanden Boeynants ». Et parmi ces « groupes occultes », on a bien sûr Westland Newport (W.P.N), un groupe militaire d'extrême droite qui avait en partie noyauté l'armée belge.

Westland New Post : WPN fonctionnait hors des structures de l'Etat et avec son propre budget. Dirigé par Paul Latinus, WPN travaillait à la demande de l'extrême droite, notamment de VDB, Cécile Goor (ministre PSC au cabinet de laquelle travaillait Latinus) et quelques autres politiciens d'extrême droite. Le but était de mener des actions anti communistes, souvent violentes.

PIO : Public Information office, lié à l'armée belge, du moins à l'aile fasciste de l'armée, et au CEPIC, le courant fasciste du PSC, le parti de VDB. Le major Bougerol[22], membre actif du PIO est allé en Irlande, en Grèce, en Chine à la fin des années 70. D'après le rapport Godbille, le PIO servait de service de renseignement pour VDB, alors ministre de la défense, qui l'avait mis en place. « L'objectif du PIO était de contrer la subversion antimilitaire rencontrée chez les lycées à l'occasion de la proposition de la Paul vanden Boeynants de rendre obligatoire l'accomplissement du service militaire dès l'âge de 18 ans. A cette fin, pour éviter de devoir émarger ces dépenses de lutte anti subversive au budget de la défense nationale, ce qui aurait provoqué un débat parlementaire sur la question, Paul Vanden Boyenants s'est servi de la société PDG par l'intermédiaire du Baron de Bonvoisin (trésorier à l'époque du CEPIC dont Paul vanden Boeynants était également Président) », précise le rapport.

Le PIO est devenu ensuite l'European Institute of Management (EIM), qui était géré par un membre du 1001 Club du prince Bernhardt des Pays bas, ex SS, ex Nazi, et créateur du Bilderberg avec David Rockefeller.

Autrement dit : une bande de fascistes a organisé des magouilles financières pour subventionner des coups tordus contre des contestataires de gauche, et cela afin de court-circuiter un débat plus ou moins démocratique. Voilà à quoi ressemble une dictature qui se déguise en démocratie.

Mais c'est exactement la même chose en France, et encore aujourd'hui, il ne faut pas rêver. Mais, on y reviendra plus tard.

Tueries du Brabant 

Les Tueries du Brabant on secoué la Belgique durant ce qu'on a appelé « les années de plomb » : 28 meurtres en deux vagues de terreur, entre 1982 et 1985. Pendant trois ans, les mêmes armes ont été utilisées, bien que l'équipe de tueurs ait changé au moins une fois en cours de route.

D'après Jean Bultot, les tueries du Brabant ont été commanditées pour couvrir des partouzes pédophiles et un trafic de drogue organisé par Vanden Boeynants avec l'aide de Armand Geschier, patron de la société Eurosystem Hospitalier (autre scandale politico financier avec évaporation de sommes importantes vers on ne sait où[23]). De la viande congelée était exportée, et dans l'autre sens de la drogue arrivait des pays de l'Est, via la société euromeat dans VDB était administrateur.

En 1984 la DEA (branche anti drogue US) signalait que Geschier fournissait des armes en échange de haschish libanais place dans des conteneurs destinés aux fruits et conserves, via la société Hatraco. Geschier est un grand ami de VDB.

On observe quand-même qu'un certain nombre des victimes des tueries sont reliés à l'extrême droite et à certaines magouilles. Pour n'en citer qu'un prenons, José Van den Eynde, passé pour une victime collatérale. Il était le concierge de l'auberge « Het Kasteel » à Beersel, retrouvé ligoté et tué de 6 balles dans la tête, fin décembre 1982, à 72 ans. Il avait connu le néo azi Léon Degrelle à la fac 50 ans plus tôt, et l'avait suivi en Espagne aux côté des franquistes.

Un certain Michel V. a témoigné sur les groupes de la Sureté de l'Etat qui simulaient des hold ups dans les magasins Delhaize. Le père de Michel V. l'avait fait sortir de prison après qu'il ait pris 18 ans pour un hold up dans une bijouterie. Michel V. explique que «
La condition était de suivre des entraînements in­tensifs paramilitaires dans les Ardennes dans le but de créer une milice privée opérant pour la Sûreté de l'État.2 Ensuite il explique que ce groupe qui était formé à cela a effectué les tueries aux Delhaize. C'était des hold-ups simulés dans le but d'éliminer des personnes qui auraient pu révéler des choses embêtantes pour l'État... Il explique que le groupe du début aurait été éliminé, voire tué, par les membres de la partie qui avaient continué pour leur propre compte, sauf deux membres. Il m'a dit qu'il y avait des gendarmes dans cette partie du groupement qui avait dérapé. (...)... Il me semble utile de comparer le portrait-robot n°16 des affiches de la bande des tueries avec les photos de V. de l'époque ».
Selon Marc Toussaint : « Le témoin évoque ici les tueries du Brabant, dont une des explications consisterait en la piste des ballets roses et du chantage ».
L'OTAN derrière les tueries du Brabant ? 
Il y a eu deux vagues de tueries : la première consistait principalement en des assassinats ciblés qui étaient effectivement maquillés en hold-ups, alors que la deuxième vague, celle de 1985, consistait en des attaques de type commando militaire dans des supermarchés. Cependant, ce sont les mêmes armes qui ont été utilisées. Et surtout, il est étonnant de constater que le coût logistique des tueries était supérieur à celui de l'ensemble des butins[24].

On a découvert assez récemment les liens d'un certain Robert Close, général belge qui fut un pilier de l'OTAN en tant que spécialiste de la propagande anti communiste, avec des mouvements d'extrême droite comme par exemple le Front de la jeunesse dont on a parlé plus haut, créé par Van den Boeynants et financé par Bonvoisin. De 1961 à 1965, Close est à la division « Plans et Politique » du SHAPE (le commandement stratégique de l'OTAN) et en 1974 il est envoyé à Rome au Collège de la Défense au moment où l'Italie vivait aussi ses « années de plomb » avec des mouvements terroristes d'extrême droite et d'extrême gauche piloté par l'extrême droite liée aux réseaux Gladio. Il quitte l'armée en 1980 et rejoint le PRL (Parti réformateur libéral), tout en continuant ses relations avec le cercle Pinay et les réseaux US européens. Enfin, Close a été président de la ligue anticommuniste mondiale, qui était clairement une organisation fasciste créée notamment par le chef de la secte Moon et Tchang Kaï Check, et cela en lien avec la CIA.

Quand il y a eu une enquête parlementaire sur les tueries du brabant, de nombreux témoins ont refusé de répondre aux élus du peuple au motif du secret de l'OTA N. Alors quoi ? Ce serait l'OTAN qui se cacherait derrière ces actions de déstabilisation ? Si oui, quand est-ce qu'on règle les comptes ? Quand tous les protagonistes fascistes seront morts ? D'ailleurs, ce n'est peut être pas pour rien que l'OTAN s'est installée à Bruxelles après avoir été dégagée par De Gaulle.

Je ne m'étends pas sur les tueries du Brabant. Pour en savoir plus je vous conseille ce forum très complet.

Affaire Dutroux

Je ne vais pas revenir sur le détail de l'affaire, d'autres l'ont très bien fait.

Ce qu'on connait moins, c'est l'aspect satanique des rituels et abus décrits par certaines victimes. A l'époque de l'affaire Dutroux, l'attention s'était seulement focalisée sur une pseudo secte Abrasax, mais c'était probablement pour mieux étouffer toutes les futures allégations au sujet de cérémonies de type satanique. On a dit que des enfants étaient sacrifiés à Satan par ce qui n'était qu'une asbl, basée à Forchies la Marche près de Charleroi. L'affaire dite Abrasax a vite été discréditée, et comme d'habitude on a jeté le bébé avec l'eau du bain et aujourd'hui encore la thèse officielle est qu'Abrasax n'était qu'une fumisterie.

Plusieurs témoins ont parlé de manière détaillée de cérémonies sataniques. Par exemple, une femme de soixante ans interrogée en janvier 1997 a déclaré que toute sa vie, elle « a été abusée par son père (un homme d'affaires très riche) et ses connaissances à l'occasion de fêtes sataniques », est-il écrit dans la synthèse de la cellule d'enquête. Elle a fréquenté aussi d'autres victimes de sectes sataniques, et a remis tous les documents à la police qui n'a, évidemment, rien fait. Dans ce cas, le lien entre réseau pédocriminel et satanisme est évident, puisque des enfants étaient enlevés et envoyés aux Pays Bas pour y tourner des films pédos. On filait même des hormones aux enfants dès 9 ans pour favoriser le développement sexuel. Dans une villa où des abus ont été commis, le grenier était aménagé en mausolée de secte nazie, et le siège de cette secte était à Zurich, à l'Hôtel du lac.

Des psys ont aussi à traiter des enfants victimes de pédophiles et de satanistes à l'époque de l'enquête, en Belgique. Ces enfants ont raconté la mise à mort d'autres enfants, qui venaient d'un orphelinat à côté, dont le directeur était complice. Etrangement, le psy qui a raconté cela à la police de Namur a reçu des menaces directes d'un supérieur de cette même police de Namur... Il faut dire que les enfants dénonçaient Melchior Wathelet. La liste des témoins directs de faits cérémonies sataniques est longue, je vous invite à lire vous-même les 1.235 pages de synthèse (très synthétiques) de l'enquête de Neufchâteau, fort instructives.

Quant aux témoins X, en réalité une dizaine de témoins dont la moitié n'a été entendu qu'une seule fois, et encore, il a très vite été question de les décrédibiliser aussi. On les a fait interroger par des flics hostiles qui déclaraient ne rien croire de ce qu'elles disaient. Puis, en ce qui concerne X1 et ses 17 auditions, on a procédé à pas moins de trois « relectures » destinées à vider le témoignage de tout son sens, quitte à faire de mauvaises traductions et à mentir, alors que les enquêtes au sujet de ces éléments avaient été stoppées net. D'ailleurs, celui qui était chargé de cette relecture était Baudouin Dernicourt, qui a bien freiné l'enquête.

Au final, on a traité tous ces témoins comme des fous et on n'a pas tenu compte de leurs témoignages. Et toutes les personnes citées par des témoignages qui se recoupaient ont pu continuer leurs saletés en toute impunité. Concrètement, on a remplacé les enquêteurs qui avaient mis ces témoins en confiance par Duterme devenu chef de la cellule d'enquête de Neufchâteau, et sa bande (Verhaegen, Dernicourt, Pourbaix), qui ont tout fait sauf mener l'enquête. Ils ont même cherché à déstabiliser des témoins déjà mal à l'aise, et ont déclaré à tous les médias que les témoins étaient mythomanes, alors que leurs prédécesseurs avaient déjà pu vérifier un certains nombre de faits, de lieux, de noms. On notera que la technique a été exactement la même dans l'affaire Alègre en France, où les témoins qui ne sont pas morts opportunément ont fini en prison pour avoir osé dénoncer Dominique Baudis et d'autres tarés puissants du coin.

Pour donner une idée de la campagne de décrédibilisation, on peut retenir que l'enquête de Dernicourt destinée à décrédibiliser le témoignage de X1 a couté plus cher que l'enquête destinée à vérifier ses propos, qui a, il est vrai, été rapidement close. En 2008, Dernicourt était commissaire à la police fédérale, section « Exploitation sexuelle ».

La bande de Dernicourt[25] s'est ensuite acharnée sur les premiers enquêteurs à avoir interrogé les témoins X1 et X2, qui ont été virés de la gendarmerie, puis blanchis des années après. Quant aux témoins, ils ont refusé de parler à Dernicourt et à ses copains[26].

Tout est parti en vrille quand des membres de la famille royale et de grandes familles « aristocratiques » belges comme les Mérode ont été cités. Par exemple, le prince Alexandre de Mérode a été cité par Nathalie W et le témoin X4[27] comme un acteur central de l'aspect satanique des viols et meurtres d'enfants. Chez les Mérode, cela fait des dizaines d'années qu'on étouffe les affaires de pédophilie. Nathalie W décrit des sacrifices humains, du cannibalisme, des enfants marqués au fer rouge, des viols collectifs.

X2, quant à elle, a parlé d'une partie de chasse aux enfants dans un château appartenant à Liliane de Réty, la seconde femme du roi Léopold III, qui est morte en 2002 au château d'Argenteuil. Des enfants seraient même enterrés dans le parc. Le roi Albert Ier a été impliqué par X3, ainsi que le roi Baudouin et son frère Albert II, aujourd'hui roi des belges.

X3 a décrit des abus rituels qui se seraient produits dans les années 50 et 60, même si elle ne parle pas de capes et d'incantations. Elle décrit comment des adolescentes enceintes ont été éventrées puis démembrées, leurs bébés tués, comment les enfants et les participants ont bu le sang des morts et mangé leur chair. Comment un bébé a été donné aux chiens par « Paulo », à savoir van den Boeynants, comment des enfants de 3 ou 4 ans ont été assassinés dans les pires tortures. X 3, notamment, était livrée à ces tarés.

Pour étouffer l'affaire, on a placé des pions au niveau de la justice, de la gendarmerie et de la police judiciaire. On a systématiquement éliminé les témoins gênants (plus de 30 décès suspects), et menacé les autres. On a décrédibilisé ceux qui avaient déjà parlé, si bien que les autres victimes ont vite compris qu'elles devaient se taire, et on a promu les pourris, nombreux, innombrables même, dans ce dossier.

La morale de l'histoire ? Avant l'affaire Dutroux, parfois, on lisait un entrefilet sur un réseau pédophile, de curés par-ci, de flics par-là. Depuis, plus rien. C'est comme si depuis l'affaire Dutroux, il n'y avait plus de réseau en Belgique.

Quelques lieux :

Parc Savoy: SA Parc Savoy en 1985 constituée notamment de la SA International Trade Relations du groupe Charly De Pauw, de la SA Bâtiments et Pont du groupe Blaton, de Philippe Cryns... André Blaton administrateur délégué de la SA Parc Savoy. Puis la SA Parc Savoy a fusionné avec CODENAT SA, société de restauration du Cercle des nations qui s'est ensuite déclarée en faillite. Pourtant, le Parc Savoy était l'une des trois grandes boites de Bruxelles.
Les snuff movies

Les premiers snuff movies dateraient des années 70, mais aujourd'hui la pensée unique continue de nier leur existence (alors qu'il suffit de trois clics sur le dark web pour en trouver).

Un certain Jean-Pierre van Rossem a cherché à savoir de quoi il retournait en Belgique au début des années 90. Il s'est rendu dans un vidéo club qui vendait des snuff movies pédophiles sous le manteau, et a demandé à participer à un tournage. On lui a donné rendez-vous à Breda (Pays Bas), et on lui a proposé de participer au meurtre filmé pour l'équivalent de 75.000 euros, ou simplement de regarder pour 45.000 euros.

Avec de tels prix, il est évident que les snuff movies ne sont pas un passe temps de prolétaire. Van Rossem a signalé cela aux flics et à la justice de Breda, mais il n'a jamais été entendu à ce sujet. Toutefois, X2 a identifié Van Rossem comme étant présent à des partouzes pédophiles, avec Marnette, Zimmer, Léopold Lippens, Dumont, Bonvoisin, Bouhouche... Un autre témoin l'a vu commettre des actes pédocriminels[28].

Au début des années 90, un certain Warwick Spinks, un pédocriminel anglais qui a toujours été libéré plus vite que son ombre, a admis avoir tué plusieurs enfants lors de tournages de snuff aux Pays Bas. Il disait que ces films se copiaient en une dizaine d'exemplaires puis qu'ils étaient revendus pour 5.000$ l'unité.

En 2003, un russe qui avait tourné plusieurs de ces films n'a été condamné qu'à 3 ans de prison pour production de pornographie enfantine
Le Miranoappartient à Philippe Cryns, autre membre du Cercle des nations qui a aussi été à l'origine en 1985 d'un gros projet immobilier où beaucoup d'argent a été détourné, le parc Savoy[29].

Les aristos du pays venaient s'encanailler au Mirano dans les années 80, notamment au cours de partouzes avec des mineurs. Parmi les habitués, le baron Bonvoisin.

D'après le rapport Godbille, on trouvait là beaucoup d'amis de VDB, comme Patrick De Pauw, le chanteur Plastic Bertrand...

Le témoin X1 parle de partouzes pédophiles sado maso qui y ont eu lieu.

Cryns allait chercher des garçons à la place Fontainas, là où se servait aussi un certain Hedwig Huybrechts, un gendarme qui avait organisé un réseau de prostitution de mineurs dans les années 80.

La place Fontainas, en plein cœur de Bruxelles, était un haut lieu de prostitution, notamment d'enfants. Le témoin VM1 (l'un des témoins X)* a dit qu'il a été prostitué par Cryns au Mirano. Avant cela, VM1 a été placé dans un home (Vrij & Vrolijk[30]) à Brasschaat, où le directeur l'envoyait déjà se faire violer dans des partouzes. VM1 a décrit des tortures et meurtres d'enfants, des viols collectifs, des lieux précis, mais bien sûr on s'est empressé de balancer son dossier aux oubliettes. Au sujet de VM1, précisons encore qu'il a volé des photos compromettantes de personnalités chez un colonel du SHAPE, un quartier stratégique de l'OTAN. Il va sans dire que le témoin VM1 a été menacé
Tous manipulés ? Avant, pendant, après l’affaire Dutroux

Des photos étaient prises par Cryns lors des partouzes qui avaient lieu au Mirano, la bonne vieille technique pour compromettre les gens.

Un gros trafic de drogue s'y déroulait aussi, ce qui a valu une petite condamnation[31] à Cryns, mais on a surtout évité de regarder du côté des partouzes pédophiles.

Enfin, d'après Nihoul lui-même, le frère du roi, c'est-à-dire le roi actuel, était présent lors de partouzes pédophiles au Mirano.

La Piscine : à Etterbeek, anciennement La Lune des Pirates. On pouvait y organiser des partouzes avec des enfants. Appartient à Marcel Hofman, qui a aussi créé la branche belge du Baghwan Tantric Club, dans une association basée à La Piscine 23 rue de l'Egalité à Etterbeek (Neo Tantra). Mouvement avec des nombreux adeptes aux USA et en inde. Orgies sexuelles. Devenu CCT Centre Communautaire Tantriste. En avril 1994, l'adresse du groupe change pour aller au 29 Kammenstraat à Anvers, où il est toujours.

C'est là que l'année suivante (nov. 1995) les flics perquisitionnent, à la recherche d'Eric Mattheussen, qui prenait des photos de morts d'accidents de voitures dans les morgues. Au 1er étage les flics ont trouvé des boites avec des photos d'enfants, « normales » ou pédopornos avec des viols, ou des enfants morts.

Le Jonathan: club détenu par Pierre Paul Derijcke, un fasciste qui a fut l'associé de Nihoul et était proche du front de la Jeunesse. Au club Jonathan, on n'hésitait pas à faire chanter les clients.

Le Stanley: Ce club à partouzes bruxellois date des années 60 et a fermé en 1971 ou 1972. Il appartenait à un certain Michel Hofmans Venaient, en plus des anciens coloniaux du Congo belge, quelques huiles fascisantes et des cadres américains d'IBM (une boite dont Hofman et son bras droit étaient proches, et pour laquelle ils travaillaient, selon un témoin interrogé dans le cadre de l'affaire Dutroux[32]) et d'Union Carbide. Au deuxième étage on tournait des films pornos, parfois zoophiles, et derrière le bar il y avait une autre future avocate de Nihoul, Virginie Baranyanka. Les partouzes étaient filmées et les films étaient emmenés par avion privé en Suisse[33].

Le but du Stanley était probablement de racoler des personnalités : le témoin cité plus haut expliquait ainsi que « HOFMANS recherchait surtout des gens avec de l'argent et qui occupaient des fonctions de premier plan. Magistrature, hauts gradés de la police et de l'armée, médecins, nobles etc ».

Parmi les clients, le père de Patrick Derochette, une copie de Dutroux qui a enlevé et tué la petite Loubna Benaïssa, mais aussi le père de Dutroux.

« Les orgies sexuelles dont il est question plus haut, ne sont-elles pas conçues et organisées pour exercer des chantages sur diverses personnalités ? » s'interrogeait le rapport Godbille.

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Une hypothèse à tout ce bazar est que les fachos du PSC ont été utilisés par les services US pour mener leur politique stay behind en Europe. Comment ? En les compromettant avec des vidéos de partouzes pédophiles. Il fut un temps de simples accusations d'homosexualité suffisaient pour faire plonger quelqu'un, mais aujourd'hui il en faut plus.

Tout le monde a des dossiers sur tout le monde. Tout le monde se tient par la barbichette. Ces structures sont les mêmes dans tous les pays d'Europe et existent toujours. Si on ajoute à cela une pincée de satanisme et beaucoup de cocaïne, on comprend mieux pourquoi l'Europe va si bien.

Pendant ce temps, les enfants continuent à être aspirés dans des réseaux de barbares. La drogue continue de rentrer par tonnes dans nos pays pendant que les armes en sortent illégalement, les marchés publics sont des cagnottes sans fin, tout le monde se gave et les institutions collaborent. Voilà où nous en sommes aujourd'hui.

Prochain volet : les réseaux pédophiles d'élite aux Etats-Unis

Notes : 

[1] Les réseaux stay behind, bien que certains historiens officiels le contestent, sont aujourd'hui prouvés par les archives qui sont enfin sorties dans certains pays (pas la France évidemment, mais un peu en Belgique). Ces réseaux pro US et pro libéralisme ont ainsi noyauté la vie politique européenne depuis la guerre, mais aussi l'enseignement à l'université, spécialement en ce qui concerne les sciences sociales (histoire, sociologie, psychologie), afin que tout le monde ouvre grand les bras à la mondialisation, qui n'est en réalité qu'une « ultra libéralisation » du monde, en faveur des banques anglo saxonnes. Ces réseaux stay behind s'appuyaient sur des groupuscules fascistes, comme on va le voir, et n'hésitaient pas à organiser des coups d'Etat grâce à leurs « armées secrètes », comme en Grèce, en Espagne, au Portugal et aussi en France même s'il a raté (pendant la guerre d'Algérie, à l'aide de l'OAS). En Italie, le réseau Gladio s'appuyait sur la mafia, et partout il s'appuyait sur la franc maçonnerie, qui permet d'infiltrer l'ensemble des institutions.

[2] Le SDRA a été créé par un ancien du SAS (forces spéciales anglaises), le colonel Charlier, devenu chef d'Etat major... de l'armée belge ! Le SDRA était divisé en huit sections, dont l'autre importante était le SDRA 6 lié aux renseignements de la gendarmerie. C'étaient d'ailleurs des agents britanniques qui formaient les barbouzes du SDRA8.

[3] Cette attaque n'était pas la seule. Le journaliste René Haquin parle de « l'attaque d'un dépôt de carburant de l'armée à Bastogne. Ou encore de l'assaut d'un commissariat à Neufchateau ».

[4] « D'octobre 1984 à l'automne 1985, les CCC furent responsables de pas moins de 27 attentats. Le groupe, dirigé par Pierre Carette, visait par des attaques minutieusement préparées les symboles du capitalisme dont des installations US liées à l'OTAN, des banques et des bâtiments militaires ».

[5] Créé à la fin des années 50 par des étudiants de l'Université Catholique de Louvain. Cathos intégristes, l'ordre avait donc pour but de « créer des zones d'influences, de contrôle ou de direction, personnelles ou collectives, officielles ou officieuses, dans les secteurs les plus variés de la vie politique, sociale, académique, économique, culturelle ou caritative ».

[6] Rédigé par le Procureur du roi Jean François Godbille.

[7] Decamps était proche du ministre Jean Gol, partouzeur devant l'éternel, notamment au club Les Atrébates, où traînaient aussi VDB, Nihoul, la bande Haemers...

[8] Spitaels a du mettre fin à sa carrière après le scandale Agusta-Dassault, une autre affaire de détournement d'argent à grande échelle., qui a entraîné l'assassinat d'un autre ministre socialiste, André Cools, par la bande Haemers.

[9] Pour Zimmer c'était facile : dès 1997, c'est lui qui a été chargé de diriger la cellule d'enquête de Neufchâteau qui devait travailler sur l'affaire Dutroux et le réseau pédophile belge. Evidemment, on a conclu qu'il n'y avait pas de réseau pédophile. Et de 1982 à 1987,

[10] Membre de l'Action française, puis fonde le CSAR alias La Cagoule, et qui visait à établir un Etat fasciste en France en menant des attentats destinés à créer un coup d'Etat. Accessoirement, Deloncle était un grand ami du fondateur de L'Oréal, Eugène Schueller, qui a largement financé son groupuscule.

[11] Le Cercle Pinay regroupait de manière informelle des dirigeants européens de services secrets autour de Pinay. Via des contacts dans la presse et avec des think tank US, le cercle a mené une propagande acharnée contre tout ce qui ressemblait à du communisme. Le but étant d'imposer l'Europe libérale comme un rempart contre la menace rouge, évidemment. On peut citer parmi ses membres le ministre italien Giulio Andreotti, le chef des putschistes portugais Antonio de Spinola, le directeur de la CIA de 1973 à 1976 Willliam Colby, le directeur du MI6 Nicholas Elliott, le chef de SDECE Alexandre de Marenches... Le Cercle des nations pouvait s'appuyer sur des relais comme l'Académie européenne des sciences politiques ou le Congrès pour la liberté de la culture, et menait des campagnes de propagande efficaces, notamment quand il s'est agi de mettre Thatcher au pouvoir. Le Cercle était actif dans plusieurs pays européens où il installait des politiciens d'extrême droite qui promeuvent l'intégration européenne.

[12] Le Bilderberg a été créé en 1954, un an après l'échec cuisant de la CDE (communauté européenne de défense) qui n'est pas passée malgré tous les efforts des Etats Unis. Mais, il faut dire que réarmer l'Allemagne même pas 10 ans après la guerre n'enchantait pas les futurs européens...

[13] Lekeu est mort prématurément en 1997, à Orlando en Floride, en pleine rue. D'après les autorités US, il s'agit d'un infarctus.

[14] On lit dans le rapport Godbille que l'affaire de Feluy était instruite par la juge de la Vallée Poussin. Des politiciens en vue auraient fait venir un ancien agent des services portugais impliqué dans le trafic d'armes, Franco Ruy Mendez pour faire une enquête sur l'entourage de la juge et tenter de compromettre un collaborateur afin d'infléchir l'enquête. L'instruction de la juge vallée Poussin a montré que Guy Mathot était « tenu par des personnes disposant de vidéo cassettes sur lesquelles il figurait en tenue légère dans une partouze ». Vidéos dont certaines ont probablement été tournées au club Jonathan.

[15] Ce ministre pédophile qui faisait la tournée des boites de Liège pour récoler des mineurs avec Di Rupo.

[16] D'ailleurs Raemaekers - que Dumont connaissait depuis 20 ans- a déclaré lors d'une audition qu'il s'est rendu dans une villa à Meise avec Dumont, pour une partouze filmée avec cinq enfants, où une dizaine d'adultes étaient présents. Raemaekers est un phénomène : en 1995, il cumulait déjà « en 1988 une condamnation à 5 ans de prison pour le viol d'une gamine de 11 ans, emmenée aux Philippines sous le prétexte de tourner un film, violée et séquestrée durant 41 jours; une peine de 4 ans de prison en 1979 pour escroquerie et divers délits financiers; une condamnation à 7 ans de prison prononcé par la cour d'appel de Bruxelles le 5 janvier dernier pour escroquerie (dans cette affaire la chanteuse Chantal Goya failli être dépossédée de 200 millions) et plusieurs autres condamnations pour extorsion de fonds à l'aide de violences, faux en écriture, abus de confiance, etc », écrivait le quotidien Le Soir. On trouve chez lui 125 K7 pédopornos, et 2000 autres sont stockées dans un hangar où personne n'a cherché à les regarder. Dans l'affaire Dutroux, il a surtout orienté la recherche des corps de Julie et Mélissa à Jumet, où les flics n'ont rien trouvé.

[17] Suicide avec un fil de téléphone sans nœud coulant alors que Latinus avait encore les pieds au sol.

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Belgique : ELIO DI RUPO un 1er ministre pédophile, plusieurs politiciens et la famille royale impliqués
[18] Sous le 1er ministre Guy Spitaels en 1992, Di Rupo était... ministre de l'Education. Trois ans plus tôt, en 1989, il a été pris par des flics alors que deux mineurs étaient dans sa voiture, le pantalon baissé, au bord du canal de Mons. En 1996, le dossier contre Di Rupette violeur d'enfants a été classé « secret ». Plusieurs plaintes, toutes classées, ont été déposées contre cet amateur de fellations à 3.000 FB, et plusieurs de ses victimes l'ont dénoncé. Il est aujourd'hui premier ministre et mène des réformes ultra libérales sans débat parlementaire.

[19] Le même Michel qui a lancé le futur juge Langlois en politique au PSC bien sûr. Un quotidien belge a écrit que Michel avait ensuite demandé à Langlois de ne pas perquisitionner au siège du PSC à Bruxelles. Peu de temps après l'éclatement de l'affaire Dutroux, Langlois est passé du job d'avocat à celui de Magistrat, et dès que le juge Connerotte a été viré, Langlois l'a remplacé. Et bien que Michel, interrogé en 2002, ait dit ne se souvenir de rien, le quotidien De Morgen a bien publié « des lettres qui indiquent que Joseph Michel - à l'époque Ministre de l'Enseignement - remua ciel et terre pour faire libérer Michel Nihoul, et il y parvint malgré le fait qu'un haut fonctionnaire de la Justice avait réussi à esquiver une première requête, argumentant qu'un « octroi de faveurs » était impossible ».

[20] Il est remplacé par Langlois, qui a massacré l'instruction.

[21] D'après la sœur de van Espen, Nihoul a menacé son frère, le juge donc, ses enfants et son mari, Philippe Deleuze, si ses problèmes judiciaires ne se réglaient pas vite fait. Ce qui laisse entendre une certaine proximité.

[22] Jean Bougerol était spécialisé dans la guerre psychologique, proche du CEPIC, animateur des NEMS clubs liés au magazine Nouvelle Europe Magazine.

[23] En 1976 un contrat de 35 milliards de FB est signé pour construire des hôpitaux militaires en Arabie Saoudite. Eurosystem Hospitalier regroupait différentes entreprises publiques devait assurer le contrat mais a fait faillite en 1979. Au final, 11 milliards de FB auraient été « perdus ». On sait q'une partie de l'argent a servi à payer des call girls du réseau de Fortunato Israël, un réseau international de call girls utilisées pour faciliter les signatures de gros contrats. Fin 70, Israël émargeait sur la liste des public relations d'Eurosystem Hospitalier ainsi que dans des sociétés appartenant à l'un de ses amants, Roger Boas, comme Asco, BMF ou la Sofremi. 8,5 milliards (voir 11Md) sur les 28,5 milliards de FB étaient destinés aux commissions (30%), perçues par 4 Belges qui n'ont rien déclaré au fisc. On ne connaît toujours pas leur nom.

[24] Toutefois, il semble y avoir débat sur le montant des butins, car la police et la justice n'ont pas donné les mêmes chiffres.

[25] Dernicourt a été impliqué dans des attentats sous faux drapeaux revendiqués par les CCC (cellucles combattantes communistes), qui étaient en réalité des coups montés par les fachos.

[26] En l'occurrence, l'un des nouveaux interrogateurs de X1 était Verhagen, qui avait Nihoul pour informateur dans un passé récent.

[27] Une photo d'elle jeune a été retrouvée dans les affaires de Raemaekers.

[28] Van Rossem a été inquiété pour ce type de faits en 1982-1983, sous le couvert de production cinématographique. Il a eu un non lieu. L'une des victimes aurait été Rika, la fille d'un politicien libéral flamand.

[29] En 1985, il créé la SA Parc Savoy, avec de grandes pointures du secteur immobilier et de l'entourage direct de l'ancien premier ministre Paul VANDEN BOEYNANTS. Il est apparu que cette société, qui avait pour but d'exploiter des bars et des restaurants et d'organiser « des réunions culturelles et sociales », était liée au très influent Cercle des Nations. Ce club privé comptait parmi ses quatre-vingt-un membres fondateurs de nombreux nobles, hommes d'affaires, banquiers, diplomates et politiciens, dont certains noms sont cités par les témoins X.

Constituée par SA International Trade Relations (groupe De Pauw lié à Charly De Pauw, membre du cercle des nations), SA Bâtiments et Ponts (groupe Blaton lié à André Blaton, membre du cercle des nations), SA Groupe René Dupuis (Xavier Dupuis), SA Allenford Belgium (gérée par Verhoeft), SA Etablissement FR Drion, SA Café Anglais, SPRL Etudes et Rénovation, Philippe Cryns. André Blaton a été désigné administrateur délégué. La société a fusionné avec Codenat SA (société de restauration du Cercle des Nations).

[30] Au sujet de ce foyer, Vrij & Vrolijke, une autre victime a parlé 13 ans plus tard de faits similaires, à une époque différente. Ce témoin cite les mêmes agresseurs, et parle de cérémonies sataniques étaient organisées à l'extérieur du home.

[31] Le fils d'un magistrat est mort d'une overdose en avril 1985. Le dealer qui était le bras droit de Cryns, défendu par Annie Bouty l'ex de Nihoul, a été condamné à 5 ans et Philippe Cryns à 3 ans. Précisons qu'en Belgique, on est libérable au tiers de sa peine.

[32] PV n°12787 du 7 avril 1996.

[33] L'avion se serait crashé en 1969 dans la province de Namur, avec plein de vidéos à son bord. Pourtant, « Le soir, HOFMANS Marcel était cependant en possession de toutes les copies de films, grâce à l'intervention de personnes probablement importantes du milieu judiciaire de Namur », a expliqué un témoin qui fréquentait le Stanley.

[34] Où avait par exemple eu lieu une tractation destinée à acheminer des armes pour les phalanges libanaises, entre un conseiller du président Gemayel et le patron des aciers Bol. Quant à X2, on a voulu la forcer à parler avec Dernicourt et Pourbaix.

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