jeudi 2 février 2017

02/02 - USA/RUSSIE : LE LONG ENTRETIEN TÉLÉPHONIQUE. 
TRUMP ET POUTINE PASSENT EN REVUE 
LEUR LISTE DE QUESTIONS. 

Poutine et Trump évoquent un nouveau partenariat Russo-Américain
dans leur premier entretien téléphonique 
à propos de l’État Islamique, du commerce et de l’Ukraine

… de Russia Today,  Moscou


Ce n’était que la mise en place du décor pour leur entretien en face à face final, où ce qu’ils auront décidé de faire sera révélé, pour le plus grand bien de leur image publique dans leur pays. Il n’y a rien de nouveau sur les sanctions, car cela aurait été stupide. Ils ont tous deux besoin d’annoncer en premier lieu des initiatives positives

Ils vont s’attacher à celles qui ont la priorité la plus élevée pour obtenir le soutien de leurs publics respectifs, et gagner du temps pour trouver des solutions aux autres. Il ne sera pas permis à des gens comme Porochenko ou McCain d’interférer là-dedans … Jim W. Dean)

Poutine (à gauche) et son fils, avec Ronnie (Ronald Reagan) et Gorby (Mikhaïl Gorbatchev) (à droite). Poutine faisait partie du dispositif de sécurité du KGB.

– Première publication … le 28 janvier 2017 – 

Au cours de leur premier entretien téléphonique qui a duré près d’une heure, le Président russe Vladimir Poutine et le nouveau Président américain Donald Trump ont souligné leur intention de coopérer sur des questions allant de vaincre l’Etat Islamique à la réactivation de leurs liens économiques bilatéraux.

« Les deux parties ont dit qu’elles étaient prêtes à faire des efforts communs pour stabiliser et développer la coopération russo-américaine sur une base constructive, équitable et mutuellement profitable », ainsi que pour « bâtir une coopération partenariale » sur un grand nombre de questions internationales, selon une déclaration du Kremlin publiée à la suite de leurs discussions.

La Maison Blanche a dit que l’entretien « positif » a marqué un « commencement significatif dans l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la Russie, qui en ont bien besoin ».

« Aussi bien le Président Trump que le Président Poutine sont confiants dans le fait qu’après l’appel téléphonique d’aujourd’hui, les deux parties pourront avancer rapidement pour s’attaquer au terrorisme et à d’autres questions importantes concernant des préoccupations mutuelles », a ajouté la déclaration de la Maison Blanche.
« Les Présidents se sont prononcés en faveur de l’établissement d’une véritable coordination entre les actions des Etats-Unis et de la Russie afin de vaincre l’Etat Islamique et d’autres organisations terroristes en Syrie », a affirmé la déclaration du Kremlin. 

Les deux dirigeants ont également discuté du conflit Israélo-Palestinien ainsi que du programme nucléaire iranien. « Les principaux aspects de la crise ukrainienne ont également été abordés », a annoncé le Kremlin.

Poutine a connu
toute une série de Présidents américains
Les dirigeants de la Russie et des Etats-Unis ont pris acte d’un besoin de restaurer les liens économiques afin « de stimuler » des développements ultérieurs dans les relations entre les nations.

Poutine et Trump sont également tombés d’accord pour initier un processus pour « élaborer des dates et des lieux pour leur rencontre personnelle ».

Au cours de l’entretien, les Présidents ont également exprimé leur souhait de « maintenir des contacts personnels réguliers », selon la déclaration du Kremlin.

Le Kremlin a déclaré que le Président des États-unis avait demandé à son homologue Russe « de souhaiter au peuple russe bonheur et prospérité » de sa part, ajoutant que les Américains éprouvaient des sentiments chaleureux à l’égard de la Russie et de ses citoyens ». Poutine a dit que le sentiment était « partagé », en soulignant qu’historiquement, les Russes et les Américains avaient été de proches alliés à plus d’une occasion.

Poutine a dit que « pendant plus de deux siècles, la Russie a soutenu les États-unis, a été son alliée pendant les deux guerres mondiales, et considère maintenant les États-unis comme un partenaire majeur dans la lutte contre le terrorisme mondial ».

Vendredi, en s’exprimant dans une conférence de presse commune avec le Premier Ministre britannique Theresa May, Trump a déclaré qu’il espérait avoir une « relation fantastique » avec la Russie, mais qu’il comprenait bien que cela pourrait ne pas être le cas. Trump avait dit précédemment qu’il accueillerait avec satisfaction l’implication de Moscou dans un effort commun pour lutter contre l’État Islamique (l’EI, antérieurement l’EIIL).

« Je ne connais pas Poutine, mais si nous pouvons collaborer avec la Russie, ce sera une bonne chose. Bonne pour la Russie ; bonne pour nous ; nous allons unir nos forces et déclencher l’enfer contre l’EI, parce que c’est une véritable plaie », a-t-il déclaré dans une interview à Fox News.  

Moscou, pour sa part, a suggéré de manière répétée vouloir encourager une étroite coopération entre les forces aériennes russe et américaine en Syrie, mais a accusé la précédente administration US de ne pas avoir apporté de réponse adéquate à ses avances.

Les relations entre les deux pays ont été perturbées au cours des dernières années par diverses questions, y compris des dissensions sur la crise syrienne et les allégations d’une intervention russe dans les élections américaines de novembre 2016.

Les sanctions américaines contre la Russie – imposées en raison de la crise en Ukraine – étaient un des sujets dont on s’attendait à ce qu’il soit abordé au cours de l’entretien Trump-Poutine. Cependant, la question n’a pas été mentionnée dans la déclaration du Kremlin résumant l’entretien.

Citant une source anonyme de la Maison Blanche, un chercheur du centre d’analyse du Conseil Atlantique, Fabrice Pothier, a écrit dans un post Twitter que l’administration Trump « tient prêt un décret présidentiel » pour lever les restrictions contre Moscou, mais que Trump avait dit vendredi qu’il « était prématuré d’en parler ».

Cependant, début janvier, Trump avait dit qu’il allait considérer la levée des restrictions si Moscou coopérait avec Washington sur certaines questions, telles que la réduction des armes nucléaires.

« Nous avons imposé des sanctions à la Russie – voyons si nous pouvons conclure quelques bons accords avec la Russie. D’abord, je pense que les armes nucléaires devraient être réduites de façon substantielle, cela en fera partie », selon une citation de Trump par le Times.

Trump a également dit dans un de ses Tweets « qu’entretenir de bonnes relations avec la Russie était une bonne chose, pas une mauvaise », en prévenant que seuls des « fous » pourraient penser le contraire. Cependant, plusieurs Sénateurs américains ont introduit une proposition de loi qui empêcherait le Président des Etats-Unis de lever les sanctions sans l’approbation du Congrès.

La Russie a été prudente dans la perspective d’une « relance » potentielle de ses relations avec les États-unis sous la nouvelle administration. Le Ministre russe des Affaires Étrangères, Lavrov, a déclaré que le pays n’avait pas « d’espérances naïves » et n’entretenait « pas d’illusions ».

Envois et Traduction de Patrick T.
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Quand Trump fait plus attention à sa conversation avec Poutine qu’à celle avec Merkel
Un journaliste du quotidien allemand Bild s’est amusé à comparer les photos prises lors des conversations du président américain avec le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel et en a déduit que Trump considérait sa conversation avec le chef de l’État russe comme beaucoup plus sérieuse.

Par Jim W. Dean, Managing Editor le 28 janvier 2017


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