vendredi 27 janvier 2017

27/01 - USA - L'IMMIGRATION ET LE MUR FRONTALIER 
AVEC LE MEXIQUE À L'ORDRE DU JOUR DE TRUMP. 

Un homme travaille à la construction d'un mur
à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Le président américain Donald Trump devrait y aller de premières mesures sur l'immigration, mercredi, notamment pour resserrer la sécurité aux frontières, avec sa proposition d'un mur à la frontière avec le Mexique et d'autres actions sur le front intérieur.

Il y a eu tant de personnes mortes en voulant franchir cette frontière qu'il est bon de les dissuader en renforçant ce mur. Ensuite chaque pays aura de quoi subvertir à ses propres besoins, mais en attendant, il faut faire au mieux.

Le mur séparant la frontière américano-mexicaine à Tijuana

ASSOCIATED PRESS
Deux responsables de l'administration américaine sous le couvert de l'anonymat ont également annoncé que le président devrait restreindre la venue de réfugiés aux États-Unis plus tard cette semaine.
Les plans proposés incluent une interruption d'au moins quatre mois de l'accueil de tous les types de réfugiés, de même qu'une interdiction temporaire de l'entrée de gens provenant de certains pays à majorité musulmane, selon un représentant d'une organisation de politiques publiques qui surveille les questions concernant les réfugiés.
Cette personne a été mise au courant des détails du plan proposé par un responsable gouvernemental et a relayé les informations à l'Associated Press.
Sur son compte personnel Twitter, mardi soir, M. Trump a écrit: « Journée chargée prévue sur la sécurité nationale demain. Entre autres choses, nous allons construire le mur! »
Le président devrait signer ses premières mesures, mercredi, à l'occasion d'une visite au département de la Sécurité intérieure, alors que d'autres actions devraient être entreprises au cours des quelques jours suivants, a indiqué un responsable.
Il semble que les restrictions sur les réfugiés devaient encore être finalisées.
La source mise au courant des propositions a indiqué qu'elles incluaient une interdiction d'entrée aux États-Unis pour au moins 30 jours de personnes en provenance de pays comme l'Irak, l'Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Cette personne a toutefois prévenu que les détails pouvaient encore changer.
Il y aurait probablement aussi une exception dans l'arrêt de l'accueil des réfugiés pour les personnes fuyant la persécution religieuse si leur religion est minoritaire dans leur pays.
Cette exception pourrait concerner des chrétiens disant être persécutés dans des pays à majorité musulmane.
À titre de président, M. Trump peut interrompre par décret le traitement de dossiers de réfugiés.
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Trump peut-il forcer le Mexique à payer son mur à la frontière?

Trump admet que son mur à la frontière mexicaine sera d'abord payé par les Américains
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LE PASSAGE DU MEXIQUE AUX ETATS-UNIS: UNE ÉPREUVE À HAUT RISQUE



 Le mur court sur des milliers de kilomètres, parfois renforcé de fils barbelés; les douaniers, armés et aux aguets, patrouillent en 4x4; les caméras de surveillance guettent l'horizon... Traverser la frontière américano-mexicaine est une épreuve à haut risque.
Selon Enrique Morones, de l'ONG Border Angels, 10.000 personnes y ont laissé leur peau depuis 1994.
"Avant la construction du mur, il y avait un ou deux morts par mois, maintenant c'est un ou deux par jour", déplore-t-il. La douane parle elle de 5.570 morts entre 1998 et 2012.
La sécurité a tant été musclée sur cette frontière sud des Etats-Unis ces 20 dernières années, que le nombre de personnes prêtes à tenter l'aventure a fondu.
Ainsi, les arrestations de clandestins sont passées de 500.000 par an au début des années 1990, quand le mur a été érigé à 2,50 mètres de hauteur, à 28.000 l'année dernière, selon l'agent Timothy Hamill, de la douane de San Diego, en Californie.
Juste au sud de cette ville coquette au bord du Pacifique, de l'autre côté du mur, se dresse Tijuana, pauvre et ultra urbanisée. Un repaire de tous les excès qui abrite trafiquants de drogues et passeurs d'êtres humains. Là est le passage frontalier le plus fréquenté au monde, le point d'entrée de San Ysidro.
"Des générations de trafiquants ont vécu dans cette zone", soupire l'agent, s'arrêtant au sommet d'une colline d'où le contraste entre les deux pays surgit tout net. Ce secteur est désormais sous la surveillance de 59 caméras, réparties dans 14 tours de contrôle, et est éclairé la nuit par des projecteurs puissants.
Malgré la décrue des passages illégaux, un sondage ABC News/Washington Post a montré la semaine dernière que huit Américains sur dix étaient en faveur d'un nouveau renforcement de la frontière, alors que la réforme de l'immigration figurait au premier plan du programme du président Barack Obama.

Dizaines de petits tunnels creusés sous la frontière
Le trafic de drogues (cannabis, cocaïne et métamphétamine surtout) et celui des êtres humains sont une menace permanente pour les Etats-Unis et ont grandi avec les cartels mexicains. Dans la région, le territoire est disputé par le cartel de Tijuana et le Sinaloa, dont la tête du chef, Joaquin "El Chapo" Guzman, est mise à prix en Amérique.
Celui-ci a même été désigné officiellement ennemi public n°1 par la ville de Chicago, un "titre" pas décerné depuis 1930 quand Al Capone faisait trembler la ville.
Mais avec les mesures de sécurité, la drogue devient plus difficile à faire passer. Grâce à la multiplication des patrouilles, les saisies de substances illicites ont augmenté de 65% depuis 2005, affirme Timothy Hamill.
"La frontière est plus sûre aujourd'hui que par le passé, mais nous avons sans aucun doute encore des défis à relever", dit-il.
Vu que le trafic de drogue était, parait-il organisé par la CIA, le trafic de drogue devrait aussi se calmer.
Il montre alors les traces de dizaines de petits tunnels creusés sous la frontière, rudimentaires le plus souvent, parfois plus sophistiqués. Ces installations, découvertes ces dernières années, sont immédiatement rebouchées par les autorités. Elles permettent de transporter aussi bien drogues que clandestins, les deux principales "activités criminelles transnationales", explique l'agent.
Malgré ces obstacles, certains rêveurs d'Amérique, guidés par le Saint patron mexicain des immigrants Santo Toribio Romo, ne se découragent pas.
"Le mur ne les arrête pas, il les retarde seulement", assure Enrique Morones, qui les aide dans leur périple en disséminant des bouteilles d'eau dans le désert.
Tomas, 35 ans, est l'un d'entre eux. Sans papiers américains, il a traversé la frontière plus d'une fois pour du travail. "Je peux sauter cette barrière les yeux fermés", dit-il à l'AFP.
"Si on veut travailler, on travaille. Tant que les États-unis auront besoin de la main-d'oeuvre des latinos, il y aura toujours moyen de passer le mur", poursuit-il.
Ce sont les passeurs et les personnes qui embauchent ces mexicains qui sont les coupables, comme c'est le cas en Europe.
Un autre, souhaitant rester anonyme, raconte avoir vu des ossements humains sur son passage. Car les passeurs, ou "coyotes", n'attendent pas quiconque ne suit pas.
Et les chemins empruntés sont périlleux. Car en dehors du mur, qui couvre les deux tiers des quelque 3.200 kilomètres de frontière, le reste est constitué de barrières naturelles: rivières, déserts et montagnes. C'est par là que les clandestins, pour quelques milliers de dollars, suivent les "coyotes" pour "chercher une vie meilleure", selon M. Morones.
© 2013 AFP

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