mercredi 11 janvier 2017

+++11/01 - FATOU DIOME. LA VOIX DE L'AFRIQUE, DU MONDE. 
L'EUROPE NE SERA PLUS ÉPARGNÉE
TANT QU'IL Y AURA DES CONFLITS
ET DES CARENCE DANS LE MONDE.


FATOU DIOME. LA VOIX DE L'AFRIQUE. Un Femme pleine de bon sens. Un parcours étonnant, une grande culture et l'intelligence de s'en servir utilement pour ouvrir les yeux à tous. Elle ne prend pas parti, mais chercher

Fatou Diome, née en 1968 à Niodior au Sénégal, est une femme de lettres franco-sénégalaise.
Après la parution d’un recueil de nouvelles, La Préférence nationale, en 2001, le roman Le Ventre de l'Atlantique lui vaut une notoriété internationale.
Son œuvre explore notamment les thèmes de l'immigration en France et de la relation entre la France et le continent africain.

Fatou Diome est née sur la petite île de Niodior, dans le delta du Saloum, au sud-ouest du Sénégal. Fille illégitime (sa mère, alors, n'est pas mariée), elle est élevée par sa grand-mère et son grand-père, qui la protègent face à une société (y compris des membres de sa propre famille) qui la rejette. A l'âge adulte, elle n'aura d'autre choix qu'émigrer face à cette atmosphère délétère.
Contrairement à ce qu'exigent les traditions de sa terre natale, elle côtoie les hommes plutôt que d'aller aider les femmes à préparer les repas et assurer les tâches ménagères. Toujours en décalage avec le microcosme de l'île, elle décide d'aller à l'école et apprend le français. Sa grand-mère met un certain temps à accepter le fait qu'elle puisse être éduquée : la petite Fatou doit aller à l'école en cachette jusqu'à ce que son instituteur parvienne à convaincre son aïeule de la laisser poursuivre. Elle se passionne alors pour la littérature francophone.
À treize ans, elle quitte son village pour aller poursuivre ses études dans d'autres villes du Sénégal tout en finançant cette vie nomade par de petits boulots : puis elle va au lycée de M'bour, travaille comme bonne en Gambie et finit par entamer des études universitaires à Dakar. À ce moment, elle songe à devenir professeur de français, loin de l'idée de quitter son pays natal.
Mais à vingt-deux ans, elle tombe amoureuse d'un Français, se marie et décide de le suivre en France. Rejetée par la famille de son époux, elle divorce deux ans plus tard et se retrouve en grande difficulté, abandonnée à sa condition d'immigrée sur le territoire français. Pour pouvoir subsister et financer ses études, elle doit faire des ménages pendant six ans, y compris lorsqu'elle peut exercer la fonction de chargée de cours durant son DEA, fonction qui lui apporte un revenu insuffisant pour vivre.
En 1994, elle s'installe à Strasbourg. Après des études de lettres à l'université de Strasbourg où elle prépare une thèse sur Le Voyage, les échanges et la formation dans l'œuvre littéraire et cinématographique de Sembène Ousmane, elle a enseigné à l'Université Marc-Bloch de Strasbourg et à l'Institut supérieur de pédagogie de Karlsruhe, en Allemagne.
Elle se consacre également à l'écriture : elle a publié La Préférence nationale, un recueil de nouvelles, aux éditions Présence africaine en 2001. Le Ventre de l'Atlantique est son premier roman, paru en 2003 aux éditions Anne Carrière. Suivent ensuite, Kétala, (2006), Inassouvies nos vies (2008) Celles qui attendent (2010) et Impossible de grandir (2013).
Elle déclare, lors de ses interviews que ses livres sont à 80% auto-biographique. C'est une bouffeuse de vie, d’expérience, d'Amour véritable pour les laissés pour compte. 
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Déclarations de Fatou Diome :
"L'Afrique n'est pas pauvre, on l'appauvrie. L'Afrique n'a pas besoin d'aide, elle a besoin de respect.
Tant qu’il y aura des gamelles vides en Afrique, on viendra chercher les assiettes pleines en Europe. Mais, attention, aider quelqu’un, c’est l’aider à ne plus avoir besoin de vous.
Il faut résoudre les problèmes des pays dont le peuple est poussé à l'immigration.

"ON VA SE NOYER TOUS ENSEMBLE OU ON SERA RICHES ENSEMBLE"
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Anthologie(s) : Fatou Diome - Morceaux choisis de Fatou Diome.https://www.youtube.com/watch?v=KlACDhZNP9Q
Cette vidéo est une compilation d'extraits tirés de :
- l'émission de Thierry Ardisson du 6 septembre 2003 :
Fatou Diome "Le mythe de la France eldorado"
https://www.youtube.com/watch?v=xIULi...

ENTRETIEN (la vidéo se trouve plus bas)– «Je suis là pour gâcher le sommeil des puissants»
«Arrêtez l’hypocrisie, on sera riche ensemble ou on va se noyer tous ensemble.»
La phrase choc de Fatou Diome a fait le buzz sur la Toile. Des millions de personnes ont regardé les extraits de l’émission «Ce soir ou jamais» (France 2), consacrée aux migrants, où la jeune romancière franco-sénégalaise a cloué ses interlocuteurs. «On voit les pauvres qui se déplacent, on ne voit pas les riches qui pillent nos pays», leur a asséné Fatou. La phrase qui tue, mais toujours avec le sourire ! C’était le 24 avril, dans la semaine où 1.700 migrants étaient morts noyés en Méditerranée. L’écrivaine franco-sénégalaise au franc-parler, déjà connue pour ses romans et pour sa liberté de ton, participait à l’émission titrée «Après le drame de Lampedusa, peut-on accueillir toute la misère du monde?». Elle y dénonçait une Union européenne schizophrène et une Union africaine silencieuse. Depuis, elle poursuit son plaidoyer pour le droit à tous de circuler librement et pour la fin des rapports de domination dans le monde. 

 Fatou Diome 
porte-voix des sans-voix

HD. Avez-vous conscience que depuis cette fameuse émission de «Ce soir ou jamais», vous êtes devenue une sorte de porte-voix des sans-voix ?
Fatou Diome. À quoi sert de prendre la parole publique si on ne traite pas des sujets qui font mal. Nous les poètes, lorsqu’on sort de l’esthétique du mot, du plaisir textuel, pour aller sur des questions plus amères, plus dures, c’est qu’on n’a pas le choix, c’est aussi notre rôle. Je revendique la liberté de gâcher le sommeil des puissants. D’agiter les utopies des Lumières. En 2003, alors qu’il y avait des dizaines de migrants morts noyés, je disais que si on,ne faisait rien, il y en aurait des centaines. On me reprochait d’exagérer. Aujourd’hui, il y en a des milliers. Chacun des morts de la Méditerranée a emporté un peu de nous. Parce qu’on était là et on ne l’a pas empêché.

HD. Quel pouvoir les écrivains, les poètes, les artistes ont-ils pour empêcher une telle tragédie ?
F. D. Les artistes n’ont peut-être pas de pouvoir mais ils sont fondés à rêver un autre monde possible. Ils ont surtout le devoir de dire qu’une vie vaut une vie. C’est peut-être enfoncer des portes ouvertes mais il y a encore des gens qui ont besoin de l’entendre. Tant qu’ils resteront sourds, nous le répéterons: une vie vaut une vie. Quelles que soient les ressources, les possessions, les carences, la pauvreté, ou la pigmentation de la peau. On ne peut pas trier les étrangers utiles et les étrangers néfastes. Si on voulait sauver les gens dans l’Atlantique ou la Méditerranée, on le ferait parce que les moyens mis pour Frontex auraient pu servir à sauver les migrants. La dignité humaine n’est pas négociable. Chaque fois qu’on laisse des personnes perdre leur dignité,
leur espoir, leurs rêves, chaque fois, ce qu’ils perdent, nous aussi nous le perdons. La minute de silence observée par les dirigeants européens ne rendra aucun fils à sa mère.

HD. On vous connaissait romancière, poète, nouvelliste. Voici que vous êtes aussi conférencière. Vous sillonnez le monde pour plaider, entre autres, une coopération dans l’égalité entre l’Europe et l’Afrique. Comment y parvenir ?
F. D. Dans ce qu’on appelle le partenariat entre l’Europe et l’Afrique, pour le moment, c’est l’Europe qui mène la danse. Elle tire les ficelles, fixe les règles, le prix des matières premières. L’Afrique n’est pas maîtresse de ses biens. Tant que l’Europe discutera en fonction de ses seuls intérêts, ceux qui seront lésés chercheront la survie par tous les moyens. Tant qu’il y aura des gamelles vides en Afrique, on viendra chercher les assiettes pleines en Europe. 
Mais, attention, aider quelqu’un, c’est l’aider à ne plus avoir besoin de vous.

HD. Dans «la Marmite du pêcheur», une nouvelle que vous avez écrite pour le «Roman du monde» de l’Exposition universelle de Milan, on peut lire: «Nos greniers se vident. Les épiceries débordent: riz thaïlandais, blé français, maïs argentin, lentilles canadiennes, moutarde allemande …»
Un poulet français, avec les aides de l'état l’argent des français), revient moins cher qu'un poulet élevé en Afrique !
F. D. Et je poursuis: «Impossible de remédier aux coupures d’eau en Afrique, mais on met l’eau de nos sources en bouteilles pour ensuite nous la vendre.» Il faut en finir avec ces schémas exploitant/exploité, donateur/assisté. Et ne pas chercher les responsables qu’à l’extérieur de l’Afrique. Les Africains doivent s’affranchir du statut de victime.

HD. À ce sujet, vous prônez la fin du «complexe colonial» ? Qu’entendez-vous par là?
F. D. La fin du complexe colonial des deux côtés. Il n’y a pas que les dominés qui ont ce complexe. Pour eux, il est d’infériorité. Les dominants ont un complexe de supériorité. Il faut oser dire devant un Européen: je ne suis pas devant un maître ni un ancien maître. Je suis devant le descendant d’un ancien maître qui a rectifié ses lois pour revendiquer la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et moi, je ne suis pas une colonisée. Senghor l’a été, pas moi. Je suis née dans un pays indépendant. Je revendique donc la souveraineté pleine et entière de la liberté conquise par les pères de la négritude. Ils ont conquis cette liberté afin que moi, je puisse me sentir libre comme n’importe quel citoyen du monde. Ce qui fait que, qui que je rencontre et où que je le
rencontre, je me sens tout simplement être humain devant un autre être humain tout à fait plein de ses droits comme moi.
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* Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal, et mort le 20 décembre 2001 à Verson, en France, est un poète, écrivain, homme politique français, puis sénégalais et premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.
Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néocolonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.
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HD. Comment savez-vous que vous en avez fini, vous Fatou Diome, avec ce complexe colonial ?
F. D. : «des familles entières cotisent pour faire partir quelqu’un. C’est comme un élu, il est choisi. L’espoir repose sur lui.» 
Il y a un gâteau en Alsace qui s’appelle tête-de-nègre, moi je dis «j’espère qu’ils la rasent avant de la manger», et j’en ris. Je ne suis plus choquée par ce genre de choses. À un moment donné, il faut qu’on puisse taquiner les Noirs, les Blancs, les juifs, les musulmans et trouver ça marrant. 
Il y a des questions plus graves. Dont celle-ci: qu’allons-nous faire de notre passé commun pour qu’il serve de socle à un avenir commun ? Nous nous sommes frottés ensemble depuis des siècles. Cela ne laisse pas que des blessures. Ça laisse une proximité, une manière de penser, de s’entendre, d’être ensemble. Je ne suis pas allée en Finlande ou au Japon… Je suis venue en France. Parce que culturellement je partage plus avec la France. La culture, c’est une forme de génétique. C’est la chose la plus déterminante dans la construction d’un être humain, de son rapport au monde et de son rapport aux autres.

HD. Parlons du rapport entre ceux qui sont restés et ceux qui sont partis. Ces derniers ont émigré, dites-vous, «pour que ceux qui sont restés puissent vivre mieux».
F. D. Ceux qui sont partis traînent encore le cordon ombilical. Leur tranquillité n’est jamais effective tant que ceux qu’ils ont laissés ne sont pas à l’abri du besoin. Les émigrés ne peuvent pas ne pas envoyer une partie de leur gain là-bas. Pour moi, réussir en France c’est synonyme de sortir les miens du manque en Afrique. Ça veut dire que leur manque est mon manque
quotidien. Ce sont des familles entières qui cotisent pour faire partir quelqu’un. C’est comme un élu, il est choisi, peut-être le plus débrouillard. Toute une famille pose son espoir sur cette personne pour aller gagner de quoi faire vivre les autres et les aider à faire pousser leurs rêves sur place. Ceux qui sont là-bas ne sont pas vraiment restés. Leurs rêves restent accrochés aux semelles de vent de ceux qui sont partis. Leurs succès sont nos succès, leurs défaites, nos défaites. Il y a un lien incroyable qui transcende l’Atlantique. Notre bonheur en dépend presque.

HD. Ce lien nourrit et traverse votre œuvre. Peut-on dire qu’il compose votre identité plurielle ?
F. D. Je parle de l’être additionné. Dans «le Ventre de l’Atlantique» je dis: «Je cherche mon pays là où s’estompe la fragmentation identitaire.» Je cherche mon pays là où on apprécie l’être additionné sans dissocier ses multiples strates.
humanite.fr
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- "Le Ventre de l'Atlantique" - Fatou Diome 2003
Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l’y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l’immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient un destin tragique ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l’inconfortable situation des « venus de France », écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d’être l’autre partout. Distillant leurre et espoir, Le Ventre de l’Atlantique charrie entre l’Europe et l’Afrique des destins contrastés. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s’agit de partir, voguer, libre comme une algue de l’Atlantique.
Ce premier roman, sans concession, est servi par une écriture pleine de souffle et d’humour.
Fatou Diome "Le mythe de la France eldorado
Thierry ARDISSON reçoit Fatou DIOME pour la sortie de son livre "Le ventre de l'Atlantique" inspiré de sa vie.
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- "Celles qui attendent" - Fatou Diome
Arame et Bougna, mères de Lamine et Issa, clandestins partis pour l'Europe, ne comptaient plus leurs printemps; chacune était la sentinelle vouée et dévouée à la sauvegarde des siens, le pilier qui tenait la demeure sur les galeries creusées par l'absence. Coumba et Daba, jeunes épouses des deux émigrés, humaient leurs premières roses : assoiffées d'amour, d'avenir et de modernité, elles s'étaient lancées, sans réserve, sur une piste du bonheur devenue peu à peu leur chemin de croix. La vie n'attend pas les absents: les amours varient, les secrets de famille affleurent, les petites et grandes trahisons alimentent la chronique sociale et déterminent la nature des retrouvailles. Le visage qu'on retrouve n'est pas forcément celui qu'on attendait...
Elle parle de ce livre ici :
Afrique n'a jamais été pauvre
https://www.youtube.com/watch?v=cEUcoefFnZg
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SUR LA VIEILLESSE.
Dialogues avec Fatou Diome (oct 2008)
"On a fait de la vieillesse une disgrâce"
Rencontre avec l'auteur Fatou Diome à la librairie Dialogues à Brest, qui a eu lieu le 29 octobre 2008 à l'occasion de la sortie de son livre : "Inassouvies, nos vies"*

* Le livre : Inassouvi, nos vies
Betty, la trentaine solitaire, passe son temps à observer les habitants de l'immeuble d'en face. Son attention se focalise sur une vieille dame ; à son air joyeux, elle la baptise Félicité et se prend d'affection pour elle. Lorsque Félicité est envoyée contre son gré dans une maison de retraite, Betty, bouleversée, remue ciel et terre pour la retrouver. Dès lors, une véritable amitié va les lier.
Au fil de ses visites, émue par cette vieillesse qu'on oublie de respecter, Betty devient la confidente des pensionnaires et note consciencieusement leurs souvenirs dans un carnet.
Elle tient Félicité informée de la vie de ses anciens voisins : la bourgeoise délaissée du 3ème, la célibattante intello-écolo-bio du 4ème, une enseignante que le quartier ostracise, depuis que le jeune père divorcé du 3ème, qu'elle a brutalement éconduit, s'est jeté par la fenêtre ; et surtout le couple de petits vieux du 2ème, sauvés des camps de la mort par un amour indéfectible.
Une nouvelle va plonger Félicité dans un profond mutisme. Impuissante, Betty essaie de prendre du recul et part quelques jours. À son retour, Félicité n'est plus. Betty sombre dans la mélancolie, revit de douloureux souvenirs longtemps enfouis, dont la perte de son amie d'enfance, à l'âge de dix ans. Une rencontre la sort du spleen : l'« Ami », qu'elle va aimer « comme on aime un homme qu'on ne touchera jamais, car le voir suffit. » Mais la vie fait ses trous de dentelle ; au vide de trop, c'est le déclic : Betty largue les amarres et disparaît, on ne sait où. Inassouvi, le besoin d'une rive paisible ! Chez elle, seule la musique, la kora*, répond aux questions : Inassouvie, la vie, puisqu'il nous manque toujours quelqu'un ou quelque chose. Inassouvis, nous survivons ; inconsolables, nous demeurons, nous les humains, les Inassouvis.
Note de l'éditeur
Un roman bouleversant et musical, sur la fragilité des liens, la solitude et ces manques avec lesquels chacun tente de vivre.
* Voici une trop belle occasion de nous évader avec cette belle musique et ce musicien qui a tout compris à la vie !
Le géni de la kora - Zal Sissokho ( Mama-chérie)
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Autre livre : "Impossible de grandir"
Salie est invitée à dîner chez des amis. Une invitation apparemment anodine mais qui la plonge dans la plus grande angoisse. Pourquoi est-ce si "impossible" pour elle d'aller chez les autres, de répondre aux questions sur sa vie, sur ses parents ? Pour le savoir, Salie doit affronter ses souvenirs. Poussée par la Petite, son double enfant, elle entreprend un voyage intérieur, revisite son passé : la vie à Niodior, les grands-parents maternels, tuteurs tant aimés, mais aussi la difficulté d'être une enfant dite illégitime, le combat pour tenir debout face au jugement des autres et l'impossibilité de faire confiance aux adultes.
A partir de souvenirs personnels, intimes, Fatou Diome nous raconte, tantôt avec rage, tantôt avec douceur et humour, l'histoire d'une enfant qui a grandi trop vite et peine à s'ajuster au monde des adultes. Mais n'est-ce pas en apprivoisant ses vieux démons qu'on s'en libère ? 

Rencontre avec Fatou Diome à l'occasion de la sortie de son livre 

"Oser se retourner et faire face aux loups", c'est dompter l'enfance, enfin. 
Le monde est plein d'adolescents. Pas facile d'oser grandir ! Et ces adolescents doivent éduquer des enfants sans avoir le moindre mode d'emploi de la Vie.
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La Belgique l'a très vite accueillie. Ils portent la plaie du CONGO
Toute l'Europe doivent la lire et sortir de la manipulation qui nous montent les uns contre les autres.
Fatou DIOME à Bruxelles Rencontre littéraire Vidéo reportage
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"Debout la république !"
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L'Afrique et la dépopulation de L'Europe.
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Fatou Diome dans Ce soir (ou jamais!) - L'essentiel
https://www.youtube.com/watch?v=xgZ0LcMUghA
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Je voulais finir en musique avec un chanteur sénégalais et je tombe encore sur un chanteur qui vient de décéder. Quelle série !

SÉNÉGAL : LE CHANTEUR ABLAYE MBAYE EST MORT. UN DE PLUS !
Le père de Yannick Noa est aussi décédé d'une crise cardiaque à l'age de 79 ans.
« Ablaye est décédé lundi soir 9 janvier après avoir fait un malaise en studio », a précisé à l’AFP Guissé Pène, important acteur culturel au Sénégal et proche du chanteur disparu.
« Cela s’est produit alors qu’il procédait aux derniers réglages pour la sortie de son album, prévue le 4 février, un album intitulé Intérêt général« , a-t-il ajouté. Selon lui, la dépouille de l’artiste a été transportée dans un hôpital dakarois.
On retrouve souvent ce scénario. Crise cardiaque + future sortie d'album ou future tournée. Il doit y avoir des questions de fric là derrière.
Youssou Ndour en deuil
Réagissant à la nouvelle sur son compte Twitter, la star sénégalaise Youssou Ndour a écrit lundi soir : « J’ai vraiment perdu un petit frère. »  Selon l’agence de presse sénégalaise (APS), Ablaye Mbaye l’a accompagné en tournée pendant sept ans.
Youssou Ndour Ablaye MBAYE Diapason 1990

Fils d’une famille de griots, Ablaye Mbaye, de son vrai nom Abdoulaye Mbaye, est né en 1981 à la Médina, quartier populaire de Dakar où a aussi grandi Youssou Ndour, qui l’a pris un temps sous son aile. Non-voyant à la silhouette longiligne, il chante depuis l’âge de douze ans.
Ablaye Mbaye est l’auteur de plusieurs albums et chansons à succès dans le pays, notamment Yaay, maag na (« Maman, j’ai grandi », en wolof), mais aussi de collaborations fructueuses avec d’autres artistes dont Disiz la Peste et Kery James.

Ablaye Mbaye a dribblé tout son monde avant de partir sur la pointe des pieds. Le chanteur avait l’air très bien portant et ne donnait aucune signe de maladie. D’ailleurs sa mort l’a trouvé en plein enregistrement au studio Mille Mélodies de Baba Hamdy. Quelques heures avant apprend-on, il avait dîné avec ses amis et collègues musiciens, Habib Faye, Fallou Dieng, Jules Guèye, Mapenda Seck, etc… dans un resto de la place. Sa mort survenue à la suite d’un bref malaise assomme toute la communauté artistique du Sénégal.

Selon APS, son décès survient moins de deux mois après celui de son père, El Hadji Dame Mbaye.

Saint Louis - Retour du duo Youssou Ndour - Ablaye Mbaye

Retour sur le film du décès de Ablaye Mbaye

Saint Louis - Retour du duo Youssou Ndour - Ablaye Mbaye

Sarah Cissé faisant un magnifique témoignage sur le défunt chanteur Ablaye Mbaye

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