mardi 3 janvier 2017

03/01 - NUIT DE FÊTE. PLUS DE 900 VOITURES BRÛLÉES. 
ET DES POLICIERS AGRESSÉS. 


Je crois que la France est le seul pays en paix civile au monde où une partie de la population – infime heureusement – se permet d’attaquer les forces de l’État sans être immédiatement et violemment sanctionnée.

Rébellion contre les forces de l'ordre : qui respecte encore l'autorité en France ?
Depuis plus de 10 ans, la France connaît une grave crise de l'autorité, qui se traduit notamment par de violentes agressions contre des policiers, des pompiers, mais également contre des enseignants, etc.

Au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, 300 interpellations ont eu lieu pour des agressions contre les forces de sécurité en France. Face à ce constat, comment peut-on juger du manque de respect de l'autorité dans notre pays ?
Yves Roucaute: Ces voitures brûlées, malheureusement dans les zones habituelles, est un phénomène tragiquement coutumier. Un certain nombre de ces attaques contre des biens appartenant à des particuliers sont, là aussi de façon coutumière, des pièges dressés pour agresser les policiers, y compris de façon très violente, avec probablement l’intention de tuer.
Si l’on prend l’exemple de ce qui s’est passé à Neuhof, quartier situé au sud-est de Strasbourg, on a une voiture brûlée, une intervention de la police, puis des tirs de mortier contre les forces de l’ordre ; à Vannes, une voiture est brûlée, les pompiers interviennent, puis sont ensuite caillassés. Il y a donc, dans ce type d’acte, à la fois la volonté de s’attaquer aux biens des « Français ordinaires », mais aussi celle d’attaquer les forces de l’ordre. 
Je crois que la France est le seul pays en paix civile au monde où une partie de la population – infime heureusement – se permet d’attaquer les forces de l’État sans être immédiatement et violemment sanctionnée.

Cette situation est grave, et est le symptôme d’une crise d’autorité sans précédent. Celle-ci, qui existe depuis plus de dix ans maintenant, dégénère de plus en plus ; il est désormais courant d’attaquer des policiers. Quand on lance des pétards contre les policiers, comme cela a été le cas dans un certain nombre de villes, c’est bien entendu pour les meurtrir, et non pour faire la fête.
Tout ceci prouve – et on ne cesse de le répéter – qu’il est indispensable que l’Etat reprenne pieds dans ces cités, et agisse avec détermination afin d’effrayer ces forces hostiles à la République. Visiblement, les mesures prises jusqu’à présent ne sont pas dissuasives ; nous ne sommes pas parvenus à instaurer cette dissuasion ni dans les cités, ni dans les prisons d’ailleurs. Cette crise française n’est pas prête d’être résorbée s’il n’y a pas une volonté de l’Etat de reprendre en mains l’ensemble du système français, de la petite délinquance jusqu’aux graves agressions contre les forces de l’ordre, et même allons plus loin, jusqu’au problème du terrorisme. Comment pourrons-nous rendre efficaces demain les actions prises pour lutter contre le terrorisme si on ne commence pas par s’attaquer à la petite délinquance qui engage une chaîne d’irrespect de la loi? Il y a clairement une gradation qui s’opère. Dans l’esprit d’un certain nombre de jeunes qui attaquent la police, ils ne voient plus l’interdit, qui doit absolument être rétabli.
On se trompe depuis longtemps sur ce qu’il faut faire pour endiguer l’islamisme et le terrorisme. Sanctionner un islamiste, c’est attaquer la conséquence, pas la cause. Idem pour un terroriste. Demain, un autre islamiste remplacera l’islamiste sanctionné, en imaginant que les sanctions le dissuadent, ce qui n’est pas avéré. De même, un autre terroriste remplacera le terroriste éliminé. Ce qu’il faut, c’est arrêter la production de tels êtres immondes, et donc s’attaquer à la production des idées qui les entraînent dans l’abjection

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