lundi 5 décembre 2016

05/12 - VICTOIRE DU «NON» EN ITALIE. 
NICOLAS DUPONT-AIGNAN S'ENTHOUSIASME. 



Non à Matteo Renzi
Suite à la va victoire du «non» en Italie, Nicolas Dupont-Aignan le leader du mouvement «Debout La France» a clamé sur Twitter «Vive l'Italie libre !» Il a vu dans le résultat de ce scrutin un rejet des élites soumises, selon lui, à l'UE. Un vote-leçon pour les hommes politiques français pro-UE, a également averti le candidat souverainiste à la présidentielle 2017. 

NIGEL FARAGE ANNONCE SON SOUTIEN À NICOLAS DUPONT-AIGNAN
Le cœur du chef de file de l'UKIP, galvanisé par la victoire du Brexit, penche du côté de "Debout la France" pour l'élection présidentielle de 2017.
Nigel Farage* semble enthousiasmé par la candidature de Nicolas Dupont-Aignan, qu'il perçoit comme «le leader d'un parti totalement respectable», tout en louant son souverainisme, dans un entretien au Sunday Express paru le dimanche 27 novembre.
* Voir ses vidéos !
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La victoire massive du «non» au référendum italien, avec plus de 59% des suffrages, vient de déclencher le mécanisme d’une bombe à retardement au sein de la zone euro et de l’Union européenne. L’ensemble des facteurs d’instabilité et de crise qui marquent cette zone va resurgir à l’occasion de ce vote. Nous allons assister au déploiement d’un drame en plusieurs actes.

Une défaite pour Matteo Renzi
Le premier acte en est indiscutablement la démission du Premier ministre italien, Matteo Renzi. Ce dernier était vu par les responsables des institutions européennes et par les dirigeants des principaux pays de l’Union européenne, comme un garant des réformes à imposer à l’Italie. Or, et la campagne référendaire l’a montré, ce sont ces réformes qui ont mobilisé les électeurs pour le «non». Renzi a commis l’erreur de vouloir faire de ce vote un plébiscite de sa politique. Elle a été nettement rejetée. Or, sa politique, et ce fut aussi largement dit dans la campagne, était l’application à l’Italie du cadre disciplinaire conçu à Bruxelles et à Berlin. La victoire du «non» est ainsi directement une défaite pour les européistes d’Italie et d’ailleurs.
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Le «non» au référendum italien fait des vagues en France
Le vote contre la réforme constitutionnelle défendue par Matteo Renzi a été accueilli diversement en France : les socialistes l'ont perçu comme un avertissement, alors que le FN y a vu le rejet d'une politique trop conciliante vis-à-vis de Bruxelles.
Le rejet massif (59,11%) par référendum de la réforme constitutionnelle portée par le chef du gouvernement Matteo Renzi, ainsi que l'annonce de la démission de ce dernier, n'ont pas manqué de faire réagir les dirigeants et la classe politique français. Dans un communiqué du lundi 5 décembre, au lendemain du scrutin, l'Élysée a ainsi adressé un ultime hommage à l'ancien président du Conseil italien, tout en trahissant une certaine inquiétude au regard du résultat du référendum.
François Hollande a ainsi salué le «dynamisme» de Matteo Renzi, qui a selon lui mis ses qualités «au service de réformes courageuses pour son pays», et a souhaité que l'Italie «trouve en elle-même les ressorts pour surmonter cette situation».

Soupe à la grimace chez les socialistes
Un certain nombre de responsables socialistes n'ont pas caché leur déception à la découverte du choix des Italiens du dimanche 4 novembre. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, a par exemple regretté que la désunion de la gauche italienne ait contribué à la victoire d'une «coalition hétéroclite» et à la chute de Matteo Renzi – un clin d'œil évident à la gauche française, dont certains représentants comme Jean-Luc Mélenchon ou Sylvia Pinel refusent la tutelle, en voulant s'affranchir de la primaire organisée par le PS.

Des craintes tempérées pour le socialiste et commissaire européen Pierre Moscovici, qui a assuré sur France 2 que l'Italie était un pays «extrêmement stable», malgré une «instabilité politique».
Dans les rangs de la gauche extérieure au PS, le sénateur écologiste Esther Benbassa a aussi paru déçu par le désaveu du gouvernement italien de centre-gauche, jugeant que Matteo Renzi tout comme François Hollande étaient en «mode autodestruction» (le président de la République française ayant, lui, renoncé à l'élection présidentielle de 2017).
Le désaveu d'un gouvernement incapable de tenir tête à l'UE, selon le FN 
Déçu par l'échec de Norbert Hofer à la présidentielle autrichienne ayant eu lieu le même jour, le Front national (FN) a toutefois trouvé matière à se réjouir dans le succès du «non» au référendum en Italie : le FN considère en effet que le peuple italien a manifesté à travers ce vote sa déception vis-à-vis de Matteo Renzi, qui se serait révélé trop docile face aux exigences de Bruxelles ces dernières années, notamment en matière de réduction des dépenses publiques et d'accueil des migrants – alors qu'il avait tenu par le passé des discours critiques sur l'austérité.

Le sénateur-maire de Fréjus David Rachline a présenté le camouflet subi par de Matteo Renzi, «chouchou réformiste de l'UE et des médias», comme une «bonne nouvelle»...

L'écrivain et "philosophe" Bernard-Henri Lévy a semble-t-il peu goûté le rejet du projet de réforme constitutionnelle italien, mettant en parallèle le départ de Matteo Renzi à celui de diverses personnalités politiques, «viré[e]s» selon lui comme de vulgaires participants à une émission de téléréalité.
Des personnalités politiques récemment disqualifiées par leurs électeurs, et appréciées (pour la plupart) par «BHL» : Hillary Clinton, dont le philosophe avait soutenu la candidature malheureuse à l'élection présidentielle américaine ; François Hollande, qui a abandonné l'idée de se présenter à un second mandat du fait de son extrême impopularité et dont l'écrivain a dit qu'il était «un bon président» :-) (pour lui et ses amis); Nicolas Sarkozy, humilié lors de la primaire de la droite et du centre, et que BHL avait conseillé durant sa présidence ; et Alain Juppé, défait par François Fillon à cette même primaire.

C'est fini mon cher BHL, il va falloir que tu l'admettes.
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Référendum en Italie : «C’est un vote contre le gouvernement, contre l’establishment et contre l’UE»
Les partisans du «non» ont remporté le référendum en Italie, Matteo Renzi a annoncé sa démission. Selon la journaliste italienne Anna Mazzone, l'issue de ce scrutin n'est que le résultat de l'incompétence des dirigeants italiens.

RT : Pensez-vous que ce référendum reflète la simple défiance du peuple envers Matteo Renzi, ou y a-t-il une plus large envie des changements radicaux ?
Anna Mazzone (A. M.) : Je crois qu'un tel résultat - le fait que 60% des Italiens ont rejeté les réformes constitutionnelles - cela implique au fond un vote contre le gouvernement, contre l’establishment et contre l’Europe. Ça a été un vote très conservateur : la majorité des Italiens ont décidé de ne pas changer notre Constitution selon les idées de Matteo Renzi. C’est pour cela qu’il a annoncé sa démission, déclarant que tout cela relevait de sa responsabilité.
La majorité des Italiens sont persuadés que les hommes politiques doivent avoir d’autres priorités que de changer la Constitution

RT : Y voyez-vous l'expression d'une large frustration ? Cela semble aller dans le sens de ce qui s’est passé au Royaume-Uni il y a quelques mois avec le Brexit. Beaucoup d’Italiens se disent inquiets quant à l'influence de Bruxelles sur leurs politiques. Peut-on faire des comparaisons ?
A. M. : Je pense que ce vote n’est pas similaire à celui du Brexit : le peuple britannique a voté pour la sortie de l’UE, alors que nous avons voté pour nous libérer de Matteo Renzi. La majorité des Italiens sont persuadés que les hommes politiques doivent avoir d’autres priorités plutôt que le changement de la Constitution. L’économie italienne est en souffrance, presque trois millions de personnes n’ayant pas accès aux soins. C’est là que sont ces priorités.
C’est plus fort que le Brexit, c’est la même chose qu’avec l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, et les raisons en sont peut-être les mêmes

RT : Le monde fait face aujourd'hui à une série de mouvements contre l’establishment. Peut-on dire que le vote de dimanche allait dans le même sens ?
A. M. : Je ne pense pas que les gens aient vraiment peur. Ils ont voté comme les Américains : nous avons eu une pareille campagne électorale vraiment difficile, le pays a été paralysée pendant quatre mois. Tout était centré autour du référendum, et Matteo Renzi l’a perdu.

RT : Vous évoquez la frustration des Italiens. Quelles solutions pourraient être imaginées pour apaiser l’existence des citoyens ordinaires ?
Nos hommes politiques s’avèrent incapables de faire leur travail
A. M. : Si j’avais la solution, je serais déjà devenue Premier ministre. Mais ce serait peut-être une bonne option que de se focaliser sur ces problèmes. Le gouvernement a essuyé un fiasco, parce qu’il avait proposé beaucoup de réformes, comme la loi pour l'emploi. Mais elle n’a pas été efficace : 34% de jeunes Italiens sont toujours incapables de trouver un emploi…

RT : Le problème vient-il de Bruxelles ou de la classe politique italienne ?
A. M. : A mon avis, c'est la responsabilité de nos hommes politiques, qui s’avèrent incapables de faire leur travail. La plupart des Italiens viennent de confirmer ce sentiment lors du référendum.
Extraits d'articles de RT France
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«Pas de poste vacant» : Londres répond à la proposition de Trump de nommer Farage ambassadeur
https://francais.rt.com/international/29381-pas-voste-vacant-britanniques-fustigent-donald-trump-souhaite-nommer-ambassadeur

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